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Michel Le Houbie (Autre)
ISBN : 2702411258
Éditeur : Le Masque (20/07/1981)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 251 notes)
Résumé :
La belle et riche Rosemary est empoisonnée au cyanure le jour de son anniversaire.
Les enquêteurs concluent d'abord au suicide mais George, le mari de la défunte, reçoit des lettres anonymes soutenant la thèse de l'assassinat. Il décide alors d'organiser un dîner qui réunit les invités présents lors du meurtre de sa femme.
Espérant démasquer le meurtrier, il est tué à son tour. Seuls, Iris, la jeune sueur de Rosemary, et son soupirant, Anthony, parvien... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
05 octobre 2016
Voila un Agatha Christie dans lequel ni Miss Marple ni Hercule Poirot n'interviennent, mais l'enquête n'en est pas moins passionnante.
Une très belle femme meurt lors d'un dîner en présence de son époux, de sa jeune soeur et de quelques amis et connaissances.
Il semblerait qu'elle ait choisi de mettre fin à ses jours. Cela semble assez étonnant, mais pas impossible.
Mais quand le mari reçoit des lettres l'informant que sa femme a été assassinée, celui-ci se met à fouiller le passé.
Tous les protagonistes évoluent dans la sphère des gens chics, qui s'invitent mutuellement à des cocktails, à des bals, à des soirées au restaurant et au spectacle, quand ce n'est pas à des garden party dans leur propriété à la campagne.
Toute cette belle assemblée donne une importance primordiale à la respectabilité et aux apparences, ce qui complique un peu l'affaire, car personne n'est prêt à reconnaitre ses failles et ses erreurs au risque de compromettre une carrière, un mariage, une réputation.
J'aime beaucoup ces romans qui fleurent bon l'ambiance d'une époque révolue et surannée, mais où la vérité finit toujours pas triompher, bien entendu !
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jadzia
17 novembre 2012
Premier livre d'Agatha Christie lue, il y a très longtemps. Tellement, en fait que je ne peux dire quand.
Toujours est-il que meurtre au champagne n'a rien perdu de sa fraicheur. J'ai aimé le lire comme la toute première fois. Je ne me souvenais pas vraiment de l'histoire, seulement qu'elle impliquait ma boisson festive fétiche, accompagné d'une bonne dose de poison.
C'est avec ravissement que j'ai côtoyée à nouveau les personnages, soupçonnant tous le monde jusqu'à une certaine scène qui me mit sur la voie, et pour une fois j'étais sur la bonne. Certains diront peut être que c'est de la triche, moi, j'assume complètement.
Pour conclure, je dirais qu'à 10, 20, 30 ans et je l'espère bien après Agatha Christie est toujours la plus grande à mes yeux de petite lectrice amatrice de polars.
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Sharon
17 février 2013
Ce roman n'est pas une des oeuvres majeures d'Agatha Christie, mais elle reste un roman de qualité, agréable à lire. La reine du suspense sait ce qu'écrire veut dire.
L'intrigue nait, comme souvent chez Agatha, au coeur du cercle familial. Et quel cercle familial ! Il faut remonter une génération plus tôt pour comprendre la situation actuelle, éminemment romantique. Un homme aimait une femme, et elle en aimait un autre, qu'elle épousa. Cet homme, ni jaloux, ni vindicatif, un être rare en somme, légua toute sa fortune à la fille aînée de sa bien-aimée, sans susciter autre chose qu'une profonde admiration. Cette enfant, Rosemary Marle donc, parcourt la vie entre cocktail, bal, réception mondaine – le bonheur. Elle a une vieille tante veuve d'un homme d'église, épousé sur le tard. Elle a un fils unique, Victor, la brebis galeuse de la famille. Pauvre chéri ! Ce n'est pas sa faute, c'est un artiste incompris, un entrepreneur qui manque de chance, un associé floué, qui menace de se suicider à chaque fois qu'il a des ennuis. Bon fils, il prévient toujours maman avant – le temps qu'elle réunisse l'argent nécessaire pour le sauver.
Il ne manque à ce tableau que deux personnages : le mari et la jeune soeur. le mari, c'est George. Tous se demandent comment cet homme si gentil, si prévenant, si peu romanesque a réussi à séduire Rosemary – on le saura, je vous rassure. Il est plus âgé, il est rassurant, il a une bonne situation, mais il n'est pas aussi aisé que sa femme. Ses défauts sont peut-être un excès de confiance en ces proches et une imagination mal canalisée.
Iris est l'antithèse de sa soeur. Elle n'a pas sa beauté, elle n'a pas eu autant d'attention de la part de sa mère. Elle est cependant sensible et intelligente – qualités qui font défaut à sa soeur.
Le mot est dit : Rosemary est bête, mais d'une bêtise rare, et curieuse à observer. S'ajoute à cette bétise une indifférence complète pour tout ce qui n'est pas elle-même qui la condamne sans qu'elle s'en rende compte. Ecoutez-la parler, c'est merveilleux : même quand elle dialogue, elle monologue toujours. Elle ne fait pas le poids face à n'importe quel assassin doté d'un minimum d'intelligence et d'organisation.
L'auteure rappelle un axiome : l'enquête doit être laissé à des professionnels, non à des amateurs qui risquent gros, très gros à défier quelqu'un qui a déjà tué, et n'a donc plus rien à perdre. Arrêter un assassin, c'est aussi empêcher d'autres crimes d'être commis – pour le même mobile que le premier, ou simplement pour empêcher le premier d'être découvert.
Meurtre au champagne comporte aussi deux belles histoires d'amour passionné – saurez-vous les reconnaître ?
Lien : http://deslivresetsharon.wor..
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sevm57
24 septembre 2015
Pas d'Hercule Poirot, ni de Miss Marple, mais néanmoins un bon cru que ce Meurtre au champagne!
J'ai bien aimé la construction du roman, et particulièrement les premiers chapitres où chacun des protagonistes repense à la défunte Rosemary Barton.
Les personnages sont bien campés et j'ai trouvé l'explication du second meurtre plutôt ingénieuse.
Avec ce livre, la Reine du Crime nous invite à un Meurtre au champagne à savourer en connaisseurs et sans modération.
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Belledenuit
04 décembre 2015
Agatha Christie et moi, c'est une grande histoire d'amour. Une nouvelle fois, j'ai été on ne peut plus séduite par le déroulé de cette enquête (même si Hercule Poirot, les Beresford, ou encore Miss Marple sont cette fois-ci aux abonnés absents). Pour moi, Meurtre au champagne ne fait clairement pas partie des meilleurs romans de la Reine du crime. Pour autant, j'ai adoré me plonger dans cette intrigue, destinée à résoudre le cas d'un empoisonnement au cyanure.
Lors de son dîner d'anniversaire organisé au Restaurant du Luxembourg, Rosemary Barton, une jeune femme admirée et fortunée, est retrouvée morte, du cyanure dans sa coupe de champagne. L'enquête conclut alors au suicide. Malheureuse, Rosemary Barton semblait en effet se battre contre une dépression. Quelques mois plus tard, George, son époux, reçoit de curieuses lettres rédigées par un mystérieux corbeau. Rosemary aurait été assassinée ! Désireux de retrouver l'assassin de son épouse adorée, George Barton tente alors d'organiser un second dîner au Restaurant du Luxembourg, et ce un an après les faits. Tous les suspects (ou presque) sont réunis. George, le mari délaissé par une épouse aussi ravissante que volage. Iris, la soeur cadette de Rosemary, plus intelligente mais moins adulée que son aînée. Ruth Lessing, la secrétaire dévouée et secrètement éprise de George Barton. Stephen Farraday, amant secret de Rosemary. Et par extension Lady Alexandra Farraday, qui aurait pu aller jusqu'au meurtre pour sauver son mariage. Enfin, Anthony Brown, un voyou au passé douteux démasqué par Rosemary. Oui, tous auraient pu assassiner la jeune femme. Mais cette petite mise en scène destinée à déstabiliser le coupable risque fort de se terminer aussi tragiquement que la première…
Bizarrement, j'ai apprécié le personnage de Rosemary, aussi égoïste et « ravissante idiote » qu'elle puisse être. Malheureuse, j'ai ressenti l'envie de l'aider, du moins avant que le cyanure ait été versé dans sa coupe de champagne. Plus intelligente et plus sensible, j'ai trouvé Iris beaucoup plus fade… L'intrigue est quant à elle très bien pensée de A à Z. Dame Agatha est une nouvelle fois épatante. Si tous les suspects présentent un mobile, il m'a été difficile de déjouer les pièges présentés par la romancière. C'est donc une réussite. J'ai grandement apprécié cette plongée dans la haute société britannique, tout comme j'ai aimé « enquêter » et découvrir le récit de deux histoires d'amour passionnées… Saurez-vous les reconnaître ?
Lien : https://labibliothequedebene..
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
genougenou12 septembre 2013
Iris Marle pensait à sa soeur Rosemary.
Pendant près d’un an, elle s’était délibérément efforcée de bannir de sa mémoire l’image de Rosemary. Elle ne voulait pas se souvenir.
C’était trop pénible, trop affreux.
Ce visage tout bleu, ces mains raidies, avec leurs doigts crispés… Le contraste entre cette vision et la Rosemary de la veille, si adorablement gaie… C’est à- dire, peut-être pas exactement gaie… Elle venait d’avoir la grippe, elle était déprimée, abattue. Cela, on l’avait souligné à l’enquête. Et c’est un point sur lequel Iris elle-même avait insisté. Il expliquait le suicide de Rosemary, n’est-ce pas ?
L’enquête close, Iris s’était appliquée à chasser tout cet événement de son esprit. A quoi bon se rappeler ? Mieux valait oublier…
Oublier cette horrible affaire…
Mais, maintenant, elle s’en rendait compte, il fallait se souvenir… Penser fortement au passé… Faire renaître les plus petites choses, même celles qui paraissaient n’avoir pas d’intérêt…
Cette extraordinaire conversation d’hier soir, avec George, le commandait. La chose avait été si inattendue, si bouleversante… Au fait, avait-elle été vraiment inattendue ? Certains signes ne la laissaient-ils pas prévoir ? L’air chaque jour plus préoccupé de George, par exemple, sa distraction, ses façons inexplicables et… mon Dieu, oui, c’était le mot, sa bizarrerie… Tout cela étrange…
Et, hier soir, l’ayant appelée dans le bureau, il avait tiré ces lettres de son tiroir… Non, maintenant, elle ne pouvait pas faire autrement. Il fallait qu’elle pensât à Rosemary. Qu’elle se souvînt.
Rosemary… Sa soeur…
Avec étonnement, Iris s’avisait soudain que c’était la première fois de sa vie qu’elle pensait à Rosemary. Du moins, qu’elle pensait à elle objectivement, comme à quelqu’un. Elle avait toujours accepté Rosemary sans rien se demander à son propos. On ne pense pas à sa mère, à son père, à sa sœur ou à sa tante. Ils existent, voilà tout. En cette seule qualité. On ne se pose pas de questions à leur sujet.
On ne pense pas à eux comme à des gens. On ne se demande même pas qui ils sont.
Rosemary, qui était-elle ?
Il pouvait devenir, maintenant, très important de le savoir. De cette connaissance pouvaient dépendre bien des choses. Iris tourna résolument sa pensée vers le passé. Elle se revit enfant.
Avec Rosemary, son aînée de six ans.
Des morceaux de passé lui revenaient. Des tableaux fugitifs, des scènes rapides. Elle se revoyait toute petite, en train de déjeuner : du pain trempé dans du lait. Rosemary, avec ses tresses, prenait des airs importants : elle avait des devoirs à faire. Puis, c’était le bord de la mer, en été. Iris enviait Rosemary qui était « une grande » et qui savait nager.
Puis, Rosemary pensionnaire, ne revenant à la maison qu’aux vacances. Ensuite, elle se revit elle-même en pension. Rosemary, elle, allait terminer ses études à Paris. Elle partait écolière, gauche, tout en bras et en jambes. Et elle rentrait transformée. Une Rosemary nouvelle, surprenante, élégante, gracieuse, parlant d’une voix douce et marchant avec un onduleux balancement du buste. Elle avait de beaux cheveux châtains, tirant sur l’acajou, et de grands yeux bleu sombre, frangés de longs cils noirs. Une magnifique créature, qui semblait se mouvoir dans un monde tout différent de celui d’Iris.
A partir de ce moment, elles se virent très peu. Jamais...
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sevm57sevm5715 septembre 2015
-Stephen m'a toujours semblé prétentieux et bête....
-Il n'est pas bête du tout. Mais comme les gens qui ont réussi :il est malheureux.
-Malheureux ?
-La plupart des gens qui réussissent sont malheureux.....C'est parce qu'ils sont malheureux qu'ils ont réussi. Ce sont des tempéraments qui ont besoin de se prouver à eux-mêmes qu'ils existent, ce qui les amène à faire des choses épatantes.....
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sevm57sevm5711 septembre 2015
Il y a des gens qui trouvent toujours de belles raisons pour justifier leurs vilaines actions. Quand ils veulent être désagréables, ils disent que c'est "par amour de la sincérité". Ils colportent les pires ragots parce que leur "honnêteté" leur fait "un devoir" de répéter ceci ou cela; ils sont si foncièrement hypocrites qu'ils arrivent au terme de leur existence, convaincus que toutes les petites saletés qu'ils ont commises, ils les ont faites pour le bien d'utrui, poussés par les mobiles les plus nobles....
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sevm57sevm5709 septembre 2015
Beaucoup plus vieux que sa femme, dépourvu d'attraits, Barton était de ces maris nés pour être trahis, de ceux qui ne sauraient retenir une épouse ravissante et volage.
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sevm57sevm5721 août 2015
Il y avait chez cet homme quelque chose de diabolique. Avec lui, le mal cessait d'être le mal pour devenir quelque chose de drôle, d'amusant.
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