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Didier Pemerle (Autre)
EAN : 9782277210474
Éditeur : J'ai Lu (28/11/2007)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 556 notes)
Résumé :
En l'an 2130... un "objet" pénètre dans le système solaire et aussitôt les ordinateurs répondent : un cylindre, longueur: 30 km, vitesse: 100 000 km/h... Il sera baptisé Rama.
Le vaisseau spatial Endeavour part à sa rencontre, réussit à se poser dessus et pour le commandant Norton et ses hommes l'accès de Rama se révèle étonnamment facile.
Un étonnement qui se change en stupeur, en effroi, quand ils pénètrent dans ses flancs : il y a là quatre mille km... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
Millencolin
  15 janvier 2018
Alors tout d'abord, merci Monsieur Clarke pour cet excellent roman !
L'intrigue de départ est relativement simple, mais le tout est traité avec tellement de finesse et de brio. En à peine 250 pages (format poche), l'auteur parvient à nous faire visualiser, à la quasi-perfection, un vaisseau spatial extra-terrestre (extérieur et surtout intérieur) avec ce qu'il faut comme éléments et détails ; notre fertile imagination d'inconditionnel de lecture SF s'occupant du reste, pour ce qui est du décor.
Après quelques efforts de réflexion et de calculs mentaux quant aux différentes échelles de grandeur de l'espace intérieur (taille totale du cylindre, distance entre les différentes structures, taille de la mer, hauteur des éléments,...), nous pouvons aisément nous joindre aux différents membres de cette mission d'exploration spatiale.
Les chapitres sont courts et les événements s'enchainent à une vitesse rapide et constante. Nous n'avons pas le temps de nous ennuyer, et même les séquences décrivant les réunions et autres assemblées, qui peuvent être pompeuses dans d'autres ouvrages, sont telles qu'elles n'alourdissent pas du tout l'ensemble.
Par contre, je préviens les lecteurs qui veulent absolument des réponses à toutes leurs questions, qu'il vont être partiellement déçus, car le mystère habite l'ensemble du livre, et une partie demeure encore à la toute fin.
J'ignore si Arthur C. Clarke avait déjà l'intention d'écrire une suite, ou s'il tenait tout simplement à laisser quelques portes ouvertes afin de nous permettre de rêver nous-mêmes aux diverses possibilités. Mais pour ma part, cela ne m'a pas tant frustré que cela.
En tout cas, j'ai passé un très agréable moment à bord de Rama et je pense m'attaquer un jour à son nouveau passage dans notre système solaire avec Rama II.
P.S. : Si jamais quelqu'un pouvait m'expliquer le choix des couvertures de deux éditions en particulier, je lui en serai reconnaissant. (Ceux qui se souviennent du livre sauront probablement desquelles je veux parler....)
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Luniver
  30 septembre 2020
Une histoire de premier contact magistralement exécutée !
Vers 2130, alors que l'humanité commence à coloniser péniblement ses planètes voisines, un objet particulier, Rama, entre dans le système solaire : pris dans un premier temps pour un astéroïde, sa structure lisse et symétrique lève rapidement tous les doutes : l'objet a été clairement fabriqué par une autre civilisation. Et au vu de sa taille démesurée, il s'agit d'un « vaisseau-monde », capable de récréer les conditions d'une petite planète pour que plusieurs générations d'habitants puissent y survivre en auto-suffisance.
Un vaisseau d'exploration qui passait dans le coin est chargé de recueillir le maximum d'information sur Rama avant qu'il ne quitte le système solaire. Au départ, c'est la déception qui règne : quoiqu'en parfait état , le vaisseau semble parfaitement vide. Que notre premier contact avec une civilisation extraterrestre soit un cercueil égaré dans le vide spatial n'est pas très réjouissant. Mais au fur et à mesure qu'il se rapproche du soleil, Rama semble se réveiller… et les vieilles craintes de l'humanité resurgissent : se faire découvrir par des êtres technologiquement plus avancés n'est jamais une bonne nouvelle.
Le récit est très réaliste, avec un côté « hard-science » très prononcé. Rama est explorée avec beaucoup de précautions, chaque petite découverte provoque son lot d'interrogations et de spéculations sur ceux qui l'ont construit. Les accélérations des vaisseaux, la gravité, la dangerosité des rayons solaires, les conditions atmosphériques à l'intérieur de Rama, la santé physique et mentale des astronautes jouent un rôle dans l'histoire.
Le final m'a également beaucoup plu. Un livre à conseiller à tous ceux qui sont pris de vertige en regardant l'immensité du ciel pendant la nuit.
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Oliv
  02 juillet 2017
Je crois bien qu'entre Arthur C. Clarke et moi, c'est fini pour de bon, et ce avant même d'avoir vraiment commencé. Dans l'optique de combler mes lacunes en matière de classiques de la SF, j'avais lu il y a quelques mois "La Cité et les Astres", qui par certains côté m'avait plu, mais pour lequel j'avais tout de même eu du mal à me passionner. Ne voulant pas rester sur cette impression mitigée, je pensais me régaler avec le fameux "Rama". Celui-ci, en plus d'être unanimement reconnu comme l'un des grands romans du genre, aborde en effet l'un de mes thèmes préférés en SF : les arches stellaires...
Écrit à une époque où, à l'inverse d'aujourd'hui, les pavés n'étaient pas la norme, "Rendez-vous avez Rama" compte environ 250 pages ; le type de roman court que l'on dévore en deux jours maximum, et pourtant... Après avoir mis près d'une semaine à en ingurgiter péniblement la moitié, à coups de dix pages par-ci, vingt pages par-là, sans jamais réussir à entrer dedans, il faut se rendre à l'évidence : le commandant Norton et ses hommes poursuivront leur exploration de Rama sans moi.
Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ? Je crois n'avoir décelé dans ce roman aucun réel enjeu dramatique, rien qui puisse capter mon intérêt et m'emporter jusqu'à la dernière page. Ce n'est pourtant pas un problème de manque d'action ou de suspense : faisant partie des farouches défenseurs du "Désert des Tartares" de Buzzati, il en faudrait davantage pour m'impressionner ! L'auteur a pris le parti, au moins dans la première moitié que j'ai lue, de faire la part belle à l'exploration, avec son lot de découvertes censées susciter l'émerveillement : ici une falaise, ici une mer, ici une plaine, mais dans une géographie prenant le contre-pied de nos habitudes terrestres. Les lecteurs ayant pu apprivoiser cette géographie y ont sans doute pris un grand plaisir... Sauf que j'ai personnellement échoué à me représenter le moindre élément de Rama. Les paragraphes descriptifs ont glissé sur mon imagination sans jamais parvenir à la stimuler d'aucune manière. Un récit d'exploration décrivant des lieux que l'on est incapable de se figurer ne peut que provoquer un insondable ennui et, au final, une frustration aboutissant à l'abandon de la lecture...
Puisque tout ne peut pas être qu'une affaire de subjectivité, de "rencontre qui ne s'est pas faite" entre le livre et le lecteur, au chapitre des défauts difficilement pardonnables on notera tout de même que le roman regorge de dialogues explicatifs de type "Comme vous le savez...", "Bien sûr, vous n'êtes pas sans connaître...", soit l'une des manières les moins subtiles de transmettre des informations au lecteur. Ce genre d'artifice d'écriture passait peut-être inaperçu dans les années 70, mais aujourd'hui cela ne peut que faire grincer des dents.
Que le roman soit objectivement bon (bien qu'il ait sans doute vieilli sur certains aspects, comme d'autres grands classiques de la SF), j'en suis convaincu : on n'obtient pas les prestigieux prix Hugo, Locus et Nebula par hasard... Mais je suis tout autant convaincu de la chose suivante : Arthur C. Clarke et moi ne sommes pas faits l'un pour l'autre. Tant pis pour moi. Lui s'en remettra très bien.
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Rusen
  22 décembre 2015
Rendez-vous avec Rama, d'Arthur C. Clarke, est un des gros classique du sous-genre SF « Big Dumb Object ».
Nous sommes en 2130, l'humanité commence à s'éparpiller à travers le système solaire et de gigantesques observatoires, situés sur Mars, scrutent le ciel à la recherche d'astéroïdes, de manière à prévenir tout danger de collision. Un jour, un mystérieux objet traversant notre système à 100.000 km/h est repéré. Sa forme cylindrique et son orbite laissent penser que l'objet n'est pas naturel et, très rapidement, une expédition est mise en place...
Rendez-vous avec Rama, c'est un peu 2001, l'odyssée de l'espace écrit par H.P. Lovecraft -du moins au début-. On y suit un groupe d'astronautes et de scientifiques cherchant à percer les mystères d'un artefact aux dimensions cyclopéennes et aux propriétés physiques donnant le tournis. Ces astronautes plongés en plein mystère deviennent alors de grands enfants se baladant au sein d'une gigantesque salle de jeux qu'ils ne comprennent pas (ils descendent d'ailleurs dans Rama en glissant sur les rampes d'escalier).
L'imagination du lecteur est elle aussi mise à rude épreuve. Difficile d'imaginer l'intérieur et la physique si particulière de Rama tant l'ensemble paraît démesuré et complètement fou.
Laissant finalement ses personnages et le lecteur avec leurs questions, Arthur C. Clarke nous propose avec Rendez-vous avec Rama un formidable voyage, bourré de Sense of Wonder, à la fois effrayant et fascinant.
Très bon !
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Cacha
  13 septembre 2016
Si j'ai lu ce livre dans ma jeunesse férue de SF, je ne m'en souviens plus.
Une planète artificielle est découverte par les terriens du futur qui ne sont plus tout-à-fait des terriens puisqu'ils ont essaimé sur d'autres - vraies celles-là - planètes.
Le commandant Norton, fervent adepte du capitaine Cook, dirige une expédition de reconnaissance.
C'est une première approche de ce monde bizarre, peuplés de robots vivants, les biots.
Nous sommes constamment tenus en haleine, le dosage entre réflexions et suspense est bien rendu et la psychologie des personnages aussi.
J'ai hâte de lire (ou de relire ?) la suite.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
beauscoopbeauscoop   18 janvier 2018
— Oui, monsieur l’ambassadeur, je pense posséder des informations de quelque intérêt. Nous sommes indubitablement en présence d’une Arche spatiale. C’est un vieux thème de la littérature astronautique. J’ai pu en retrouver le cheminement depuis le physicien britannique J.D. Bernal qui proposait cette méthode de colonisation interstellaire dans un livre publié en 1929 – oui, il y a deux cents ans. Et, bien avant lui, le grand pionner russe Tsiolkowski avait avancé des idées similaires.
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darkon31darkon31   27 janvier 2011
Car, à trop voir les choses sous cet angle, se dégageait une troisième image de Rama, dont il se défendait avec angoisse. Il s’agissait du point de vue duquel, de nouveau, ce monde était un cylindre vertical, un puits; mais maintenant, il se trouvait en haut, et non plus au fond, comme une mouche, marchant la tête en bas sur un plafond voûté avec, au-dessous, un vide de cinquante kilomètres.
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vincentim2vincentim2   06 novembre 2011
Il lui fallut tout d'abord établir une sorte de système de référence. Ses yeux voyaient le plus vaste espace clos qu'il eut jamais été donné à l'homme de contempler, et il devait, pour orienter sa perception, en dresser mentalement la carte.

La faible gravité ne lui était d'aucune aide, car il pouvait arbitrairement orienter l'axe haut-bas dans n'importe quelle direction. Mais certaines directions étaient psychologiquement dangereuses; son esprit lorsqu'il venait à les frôler, devait promptement s'aligner sur d'autres axes.

Le plus sûr était de s'imaginer dans un gigantesque puits large de seize kilomètres et profond de cinquante, et dont le fond aurait été hémisphérique. L'avantage de cette représentation était de supprimer l'angoisse de tomber plus avant. Mais elle avait de graves inconvénients.
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OlivOliv   28 juin 2017
La réunion extraordinaire du Comité consultatif de l'espace fut brève et houleuse. En ce siècle, qui était tout de même le XXIIe, le moyen d'écarter les savants âgés et conservateurs des positions clés administratives n'avait pas encore été découvert. En fait, on doutait que le problème pût être un jour résolu.
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EcureuilEcureuil   28 janvier 2016
Le commandant avait depuis longtemps arrêté son opinion là-dessus : certaines femmes ne devraient pas être admises à bord d'un vaisseau. Il se passait, entre leur poitrine et l'apesanteur, des choses par trop distrayantes. Ce n'était déjà pas mal lorsqu'elles ne bougeaient pas. Mais au moindre au mouvement s'éveillaient des palpitations corollaires qui, pour un mâle au sang tant soit peu chaud, était une provocation. Il était convaincu qu'un au moins des plus sérieux accidents de l'espace avait été causé par la vive distraction de l'équipage, consécutive au passage, dans la salle des commandes, d'une femme au relief avantageux.

(Des hommes, des femmes et des singes, p. 56)
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