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EAN : 9782070379293
288 pages
Éditeur : Gallimard (13/09/1988)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 283 notes)
Résumé :
"Abena, ma mère, un marin anglais la viola sur le pont du Christ the King un jour de 16** alors qu'il faisait voile vers La Barbade. C'est de cette agression que je suis née..."

Ainsi commence la roman que Maryse Condé a consacré à Tituba, fille d'esclave, qui fut l'une des sorcières de Salem. 

Comment Tituba acquit une réputation de sorcière à La Barbade, comment elle aima et épousa John Indien, comment ils furent tous deux vendus au p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
Myriam3
  31 janvier 2016
Tituba a réellement existé, citée lors du procès des sorcières de Salem, en 1692 comme étant une esclave noire venue de la Barbade et pratiquant le vaudou, mais d'autres sources pensent qu'elle était Indienne, tout simplement parce qu'à l'époque, les deux peuples se confondaient dans l'esprit des colonisateurs.
Maryse Condé, elle, a pris le parti d'en faire la fille d'Abena, jeune Ashanti (du Ghana) enlevée et violée sur un vaisseau négrier, pour être vendue à des colons à la Barbade.
Tituba découvre très tôt l'oppression de son peuple, devient orpheline, est recueillie par Man Yaya, guérisseuse qui l'initie aux bienfaits des plantes et aux sacrifices rituels.
Adulte, elle est vendue à un pasteur, Parris, et emmenée avec son compagnon John Indien à Salem, où elle l'une des toutes premières à être accusée de sorcellerie, elle qui persiste à ne l'utiliser que pour guérir et non se venger.
Ainsi, toute sa vie, elle connaîtra les barbaries du 17ème siècle: esclavage, pendaisons, tortures, prison, oppression de son peuple mais aussi celui des Indiens et celui des Juifs et enfin celui des femmes, qui dans tout ça, resteront toujours les premières victimes.
Maryse Condé s'est fondée sur les rares informations qu'on ait sur Tituba - contrairement aux autres accusés, elle n'a jamais reçu le pardon officiel, n'étant qu'une simple esclave, et sa vie n' a pas été retracée dans les archives de Salem - et a imaginé le reste.
En lisant ce roman, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Beloved, de Toni Morrison, et j'ai aimé l'écriture, envoûtante, belle et tragique. Par ce personnage, en partie fictif, elle réussit à nous faire entrevoir tous les vices de cette époque.
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Mimeko
  20 juin 2019
A la Barbade, la jeune Tituba - née du viol de sa mère par un marin anglais - est élevée par la vieille Man Yaya qui l'initie aux secrets et aux vertus des plantes, des potions, des onguents et des esprits. A la mort de la vieille femme, à quatorze ans, Tituba succombe aux charmes de John Indien, un esclave qu'elle finit par épouser. Vendus par la propriétaire de John, ils doivent suivre leur nouveau maître, le pasteur Samuel Parris à Boston, puis à Salem où le révérend a trouvé une cure. L'attitude fondamentaliste et rigorisme de l'homme d'église s'épanouit dans la communauté très religieuse de la petite ville mais bientôt l'hystérie s'immisce dans l'esprit de jeunes filles fragiles qui accusent d'autres femmes dont Tituba, de s'adonner à la sorcellerie et de pactiser avec le malin.
Maryse Condé mêle adroitement petite et grande Histoire en imaginant le destin de Tituba, une jeune esclave qui, par les aléas de transactions commerciales ou dettes, se retrouve vendue avec son mari à un pasteur. A Salem, la jeune femme se retrouve dans la tourmente de l'hystérie collective provoquée par le fondamentalisme religieux de la petite communauté, encouragée par l'ambiance de suspicion qui règne dans la communauté et favorisée par l'esprit rigide et bigot du pasteur Parris. Contraintes et sévices corporels sont pratiqués dans un obscurantisme religieux qui rappelle celui de l'inquisition catholique, mais perpétré, là, par les puritains protestants avec toujours autant de radicalisme. La jeune femme, après avoir connu l'esclavage, sera accusée d'être une des sorcières de Salem et il lui faudra toute son énergie pour échapper à la sentence réservée aux sorcières.
Moi, Tituba sorcière est une très beau portrait de femme, une biographie imaginée d'après quelques rares informations disponibles sur cette femme qui a réellement existé. Maryse Condé en fait une héroïne résiliente, intelligente et courageuse face à une société pétrie d'interdits et de violences.
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Shan_Ze
  21 août 2019
Tituba, sorcière jugée au procès des sorcières de Salem en 1692, a réellement existé et Maryse Condé décide de tirer ce personnage de l'ombre et de lui donner une histoire. Tituba n'a pas eu une vie facile, elle nait sur l'île de la Barbade mais se retrouve très vite orpheline. Man Yaya, une guérisseuse l'élève alors. Quand elle est vendue à un pasteur qui l'emmène à Salem, sa vie va prendre une nouvelle direction...
Premier roman de Maryse Condé que je lis et j'avoue que j'ai fait une belle découverte. Je ne savais pas qu'il était question d'une des sorcières présentes au procès de Salem, à vrai dire, je pensais me découvrir moi-même le sujet de cette histoire. Il s'agit en fait d'une biographie romancée. L'auteure choisit de donner la voix à Tituba, c'est elle qui nous raconte sa vie, ses amours, ses peines, les accusations... C'est un peu frustrant par moments car certains moments manquent de détails, d'explications car Tituba choisit ce qu'elle veut raconter. A part son acte du début, très cruel, la jeune femme semble obéissante, très gentille et sa vie parait infiniment triste par tous ces malheurs... La fin est un peu vite expédiée, ça manque encore plus de détails sur cette révolte. Historiquement, on ne connait pas grand chose de Tituba, cette esclave noire accusée de sorcellerie mais Maryse Condé arrive à lui donner vie de façon réaliste. Je relirai cette auteure !
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Annette55
  22 novembre 2014
C'est une histoire fascinante : la réalité mêlée à la fiction que nous conte la plume alerte de madame Maryse Condé.
Méfiance ,suspicion, superstition, bêtise, cruauté, intolérance ou l'histoire d'une jeune guérisseuse: Tituba, seule contre l'hypocrisie d'une société qui se veut pure et qui tombe dans une hystérie collective meurtrière.Tituba est fille d'esclave : sa mére Abena, violée par un marin Anglais à bord d'un vaisseau négrier, a été pendue pour avoir défendu sa vie contre un blanc....
Orpheline, Tituba, née à la Barbade, est initiée aux pouvoirs surnaturels par Man Yaya , faiseuse de sorts et guérisseuse. Solitaire, sa rencontre avec John Indien l'entraîne à Boston puis au village puritain de Salem.....au service d'un nouveau maître , le révérend Paris.
Elle est accusée injustement de sorcellerie à cause de ses connaissances et de sa liberté d'esprit, puis jetée en prison, finalement amnistiée aprés le procès des sorciéres de Salem en 1692.
On entre facilement dans la peau de cette jeune femme noire grâce à la belle plume à la fois réaliste et poignante de Madame Condé, à l'époque de l'esclavage.
On souffre, on vibre, on ressent sa force et son désarroi, sa douleur et la lourdeur de ses chaînes au sens propre et figuré! On plonge dans un monde et une époque au sein d'une Amérique naissante où cette jeune esclave passera par tous les tourments que lui feront endurer sa condition.....
Elle ne cédera ni à l'amertume ni à la rancune...
Un univers riche où magie et histoire sont mêlées , un ouvrage captivant et rude , empreint de beaucoup d'humanisme!
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pompimpon
  11 juillet 2019
Tituba est le fruit du viol de la toute jeune Abena par un marin sur le navire négrier qui cinglait vers la Barbade.
Après la mort de sa mère et de celui qui l'a considérée comme sa propre fille, la petite est élevée par Man Yaya qui lui apprend les plantes, et à écouter le vent, et à regarder, la mer, les mornes, les montagnes.
"Elle m'apprit que tout vit, tout a une âme, un souffle. Que tout doit être respecté. Que l'homme n'est pas un maître parcourant à cheval son royaume."
Puis Man Yaya meurt à son tour.
Bientôt, la jeune Tituba rencontre John Indien, l'esclave de maîtresse Susanna Endicott.
Elle veut absolument partager sa vie, renonçant à son statut de femme libre pour lui.
Mais cette décision, que les esprits de Man Yaya et Abena tentent en vain d'infléchir, entraînera Tituba "de l'autre côté de l'eau", dans une existence de misère et de labeur qui culminera dans la détresse à Salem, petit village du Massachusetts et colonie de puritains, avec l'accusation de sorcellerie dont elle est victime.
Avant d'être un personnage de roman, Tituba est un personnage historique.
En 1692, elle fut l'une des toutes premières malheureuses convaincues de sorcellerie dans le village de Salem (devenu depuis Danvers), proche de la ville du même nom où se déroula le procès.
Amérindienne Arawak déportée enfant et vendue comme esclave à la Barbade, elle avait été rachetée par Samuel Parris ensuite et emmenée à Boston puis à Salem avec la famille Parris et un autre esclave amérindien, John, qu'elle avait épousé.
Tituba était parvenue à sauver sa tête en avouant être une sorcière et en dénonçant d'autres personnes.
Elle finit par être libérée, et sa trace se perdit ensuite.
Maryse Condé a voulu donner une voix à cette ombre délaissée par les historiens.
Elle lui crée une autre identité, celle de l'enfant né du viol d'une esclave noire par un marin blanc, et un parcours qui la mène de la plantation Darnell à la Barbade aux geôles des puritains de Salem, par cette rencontre avec un homme qui la séduit et qu'elle suivrait n'importe où, non, qu'elle suivra n'importe où.
Surtout, elle nous fait entendre ses mots, ses motivations, l'amour et l'attention aux autres qui sont derrière chacun de ses gestes.
Parce que Tituba, qui traverse tant d'épreuves, le rejet, la marginalisation, la peur, ne cesse jamais d'être attentive aux autres, à leurs souffrances et aux moyens qu'elle peut mettre en oeuvre pour les soulager.
Alors même qu'elle est abandonnée par celui qu'elle aime plus que tout, elle ne parvient pas à mépriser l'homme qu'il est devenu, instrument de dénonciation et profitant de cette situation.
Même si elle se le reproche parfois, Tituba ne souhaite qu'aller à la rencontre, être avec, partager, soulager autant que possible, accompagner.
Cette volonté que rien ne parvient à plier, pas même le désespoir de la torture et de la prison, sera pourtant bien mal récompensée.
Peu d'êtres, en effet, comprendront, accepteront et aimeront Tituba pour ce qu'elle est, juste pour ce qu'elle est.
Des magnifiques horizons de la Barbade aux confins glacés du Massachusetts, Maryse Condé évoque Tituba avec finesse, sans manichéisme.
Tituba, qui est rejetée parce qu'elle est noire, femme, esclave, guérisseuse, est une belle figure de résistance dans l'ombre de ce XVIIe siècle finissant.
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Citations et extraits (63) Voir plus Ajouter une citation
claudiaclaudia   11 mai 2009
Elle n'aime pas le mot métissage, préfère celui de diversités culturelles. Elle n'a pas tord Pourquoi, vouloir, encore enfermer les gens "différents " dans une seule catégorie.
Elle a dit que nous étions tous des artistes, à notre manière. En écriture, en cuisine ....
J'aime l'idée ...
Elle a dit qu'elle s'était libérée, en enlevant d'elle toutes les idées que son éducation lui avait inculqué, comme: "nous les gaulois ..."
J'aime cette idée et je pense que l'on peut tous y trouver son chemin. ce n'est pas juste une question de couleur. Comme la chrysalide qui sort d'elle pour naître. Nous devons aussi sortir des idées que nous avons reçu par notre culture pour aller vers d'autres cultures et pour savoir ce que nous voulons véhiculer autour de nous, à nos enfants et vers quels amis nous souhaitons aller afin de construire notre chemin de vie..."
Claudia
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SachenkaSachenka   06 janvier 2013
Les morts ne meurent que s'ils meurent dans nos coeurs. Ils vivent si nous les chérissons, si nous honorons leur mémoire, si nous posons sur leurs tombes les mets qui de leur vivant ont eu leurs préférances, si à intervalles réguliers nous nous recueillons pour communier dans leur souvenir. Quelques mots suffisent à les rameuter, pressant leurs corps invisibles contre les nôtres, impatients de se rendre utiles.
+ Lire la suite
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CalamityJahCalamityJah   06 août 2015
Le quimboiseur ricana : - Est-ce que tu n'es pas Tituba ? Celle que les Blancs ont failli faire tournoyer au bout d'une corde ? J'eus ma réponse habituelle : - Tu sais sûrement que je n'avais rien à me reprocher ! - Dommage ! Quel dommage ! Je le fixai, interdite, et il poursuivit : - Si je me trouvais dans ta position, ah ! j'aurais ensorcelé tout le monde : père, mère, enfants, voisins... Je les aurais dressés les uns contre les autres et je me serais réjoui de les voir s'entre-déchirer. Ce ne serait pas une centaine de personnes qui auraient été accusées, pas une vingtaine que l'on aurait exécutées. Tout le Massachusetts y serait passé et je serais entré dans l'histoire sous l'étiquette " Le démon de Salem ". Alors que toi, quel nom portes-tu ? Ces propos me mortifèrent, car ils m'avaient déjà traversé l'esprit. J'avais déjà déploré de n'avoir joué dans toute cette affaire qu'un rôle de comparse vite oubliée et dont le sort n'intéressait personne. " Tituba, une esclave de la Barbade et pratiquant vraisemblablement le hodoo. " Quelques lignes dans d'épais traités consacrés aux événements du Massachusetts. Pourquoi allais-je être ainsi ignorée ? Cette question-là aussi m'avait traversé l'esprit. Est-ce parce que nul ne se soucie d'une négresse, de ses souffrances et tribulations ? Est-ce cela ? Je cherche mon histoire dans celle des Sorcières de Salem et ne la trouve pas. En août 1706, Anne Putnam se tient en plein milieu de l'église de Salem et confesse les erreurs de son enfance, déplorant leurs terribles conséquences : " Je veux m'étendre dans la poussière et demander pardon à tous ceux à qui j'ai causé tort et offense et dont les parents ont été arrêtés et accusés. " Elle n'est ni la première ni la dernière à s'accuser ainsi publiquement et, une à une, les victimes sont réhabilitées. De moi, on ne parle pas. " Tituba, une esclave originaire de la Barbade et pratiquant vraisemblablement le hodoo. "
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Annette55Annette55   22 novembre 2014
Les morts ne meurent que s'ils meurent dans nos cœurs. Ils vivent si nous les chérissons, si nous honorons leur mémoire,si nous posons sur leurs tombes les mets qui de leur vivant ont eu leurs préférences, si à intervalles réguliers nous nous recueillons pour communiquer dans leur souvenir. Ils sont là , partout autour de nous, avides d'attention, avides d'affection. Quelques mots suffisent à les rameuter, pressant leurs corps invisibles contre les nôtres, impatients de se rendre utiles.
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MimekoMimeko   20 juin 2019
Pour une esclave, la maternité n'est pas un bonheur. Elle revient à expulser dans un monde de servitude et d'abjection, un petit innocent dont il lui sera impossible de changer la destinée. Pendant toute mon enfance, j'avais vu des esclaves assassiner leurs nouveau-nés en plantant une longue épine dans l'œuf encore gélatineux de leur tête, en sectionnant avec une lame empoisonnée leur ligament ombilical ou encore, en les abandonnant de nuit dans un lieu parcouru par les esprits irrités. Pendant toute mon enfance, j'avais entendu des esclaves échanger les recettes des potions, des lavements, des injections qui stérilisent à jamais les matrices et les transforment en lambeaux tapissés de suaires écarlates.
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Videos de Maryse Condé (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maryse Condé
Ce grand entretien a eu lieu le 2 juin 2019 au Mucem dans le cadre de la 3e édition du festival Oh les beaux jours !. http://ohlesbeauxjours.fr
?? Maryse Condé avec ses invités, Richard Philcox et Françoise Semiramoth. Entretien animé par Valérie Marin La Meslée (Le Point). Lecture par Eva Doumbia.
Originaire de Guadeloupe, Maryse Condé est l?auteure d?une ?uvre considérable, traduite en plusieurs langues, étudiée dans le monde entier. On ne compte plus les récompenses qu?elle s?est vu décerner internationalement, jusqu?à celle, récente, qui couronne presque 50 ans d?écriture : le prix de la Nouvelle Académie de littérature (qui a remplacé en 2018 le Nobel de littérature). le jury de ce Prix a salué dans son ?uvre « les ravages du colonialisme et le chaos post-colonial dans une langue à la fois précise et bouleversante. » Journaliste, dramaturge, auteure pour la jeunesse, essayiste et romancière, elle a également été professeure émérite à l?université de Columbia, aux États-Unis, où elle a fondé le Centre d?études françaises et francophones. L??uvre de Maryse Condé embrasse trois continents, l?Amérique, l?Afrique et l?Europe, liés à son parcours et à ses engagements. Née en 1937 à Pointe-à-Pitre, d?un père banquier et d?une mère institutrice, la future romancière confesse avoir grandi dans un milieu protégé, loin des questions qui parcourent sa littérature, et n?avoir pris conscience de la couleur de sa peau qu?en arrivant en France, à l?âge de 16 ans. Sa lecture d?Aimé Césaire la conduit à remonter le fil de l?histoire de l?esclavage et cette quête identitaire la mène en Afrique de l?Ouest. de cette expérience, elle tirera Ségou, roman historique en deux volumes qui la fait entrer dans le paysage littéraire. Vont suivre de nombreux romans où elle met souvent en scène des femmes maltraitées par l?histoire, qui tentent de conquérir leur liberté (Moi, Tituba sorcière noire de Salem ; Victoire, les saveurs et les mots, où elle rend hommage à sa grand-mère ; Desirada?). Elle aborde aussi la question des classes sociales à travers la saga d?une grande famille caribéenne (La Vie scélérate, Prix de l?Académie française en 1988), se raconte elle-même dans une très belle autobiographie (La Vie sans fards), met fin à ce qu?elle nomme « le mythe de la négritude » dans le Fabuleux et Triste Destin d?Ivan et Ivana, son dernier roman inspiré de l?attentat terroriste d?Amedy Coulibaly en 2015.
Au Mucem, nous retracerons avec elle son parcours. Elle partagera la scène avec des complices artistiques qui feront entendre ses textes ; évoquera ses engagements et un projet avec de jeunes Marseillaises de la Busserine autour de son roman pour la jeunesse Chiens fous dans la brousse ; reviendra sur la question de la représentation des noirs, notamment dans les musées? Mais on ne vous dit pas tout, seulement que la présence de la grande Maryse Condé est exceptionnelle !
?? À lire : La Vie sans fards, JC Lattès, 2012 Le Fabuleux et Triste Destin d?Ivan et Ivana, JC Lattès, 2017.
?? En coréalisation avec le Mucem.
+ Lire la suite
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