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Pierre Brévignon (Traducteur)
ISBN : 2809801436
Éditeur : L'Archipel (14/10/2009)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 328 notes)
Résumé :
L'Europe est sur le point de basculer dans la guerre. Le jeune David est trop petit pour comprendre la politique, mais il n'en ressent pas moins l'inquiétude qui, chaque jour, mine un peu plus les traits de son père. Le garçon se retrouve livré à lui-même, seul avec Rose, celle qui a remplacé sa mère défunte. Mais un jour, la voix de cette dernière l'appelle, elle est là, toute proche, quelque part au fond du jardin, dans ce tronc creux qui, hier encore, n'était pas... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (119) Voir plus Ajouter une critique
Cylhis
02 octobre 2012
L'histoire débute aux prémices de la seconde guerre mondiale. David a 12 ans et partage avec sa mère une très grande complicité liée aux livres et à la lecture. Sa mère tombe malheureusement gravement malade et, malgré toutes les prières et les rituels que s'imposent David, elle succombe à la maladie. David est inconsolable et n'envisage pas la vie sans elle. Il restera peu de temps seul avec son père, car ce dernier lui présente bientôt une femme qui deviendra la belle-mère de David, et avec laquelle il aura un second fils. La guerre ayant éclaté entre temps, tous quatre décident d'aller vivre dans la maison de Rose, la nouvelle femme du père de David, à l'écart de Londres bombardé. La vie de David est alors totalement bouleversée, partagée entre le chagrin et la colère. Il se sent abandonné par son père qui, du fait de la guerre est monopolisé par son travail, et qui prend fait et cause pour Rose, que David n'apprécie pas. Tout cela s'ajoute à des crises que subit David et qui lui font entendre les livres chuchoter, perdre parfois conscience pour se retrouver quelques secondes dans une réalité totalement différente, ou encore entrapercevoir un personnage vouté et bizarre qui semble venir d'un autre monde. Et il y a cette zone, dans le jardin, qui l'attire et l'effraie tout à la fois…
L'auteur plonge son héros dans un monde parallèle au nôtre, dans lequel il devra affronter ses peurs d'enfant : monstres, loups féroces, forêt inquiétante et autres éléments tout droit sorti des contes qu'il affectionne tant. Comme Alice dans son pays des merveilles, David cherchera à retourner chez lui mais devra affronter pour cela bien des embûches.
On retrouve l'ambiance inquiétante et parfois malsaine des versions traditionnelles des contes d'antan : il y a du sang, de la cruauté, et David doit faire preuve d'autant de perversité que ses assaillants pour se sortir de situations mortelles. C'est en cela que ce roman est trompeur, tout comme les contes dont il s'inspire et auxquels il rend hommage, car il est empreint de beaucoup de violence, l'imposant comme un roman adulte, même si son héros a 12 ans. Et toute la richesse de cette histoire est justement de faire écho à l'enfant que nous gardons au fond de nous, ou que nous sommes encore restés, réussissant à provoquer en nous les mêmes sentiments que ceux ressentis par David, vibrant à l'unisson de frayeur face aux situations qui lui tombent dessus.
Je le recommande chaudement, ne serait-ce que pour renouer avec cette ambiance de contes cruels du temps de nos grands-mères, regrettés car perdus et remplacés par les mièvreries qu'ingurgitent aujourd'hui nos chers bambins !
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Melisende
06 septembre 2012
J'avais beaucoup entendu parler de ce livre il y a plusieurs mois, je l'avais donc acheté d'occasion dès que je l'avais trouvé mais il somnolait dans ma PAL depuis. J'ai profité de mon voyage en Irlande pour le glisser dans ma valise. Pourquoi avoir choisi ce livre-là en particulier pour mon séjour ? Parce qu'il s'agit d'une histoire ayant trait aux contes et aux créatures féériques (et quand on pense au pays des Leprechauns, les mythes et légendes ne sont jamais loin !) et surtout parce que John Connolly est irlandais.
Il me semblait que tout était réuni pour que ma lecture se déroule dans les meilleures conditions mais malheureusement, n'ayant pas beaucoup le temps de bouquiner pendant mon séjour, j'ai fait traîner cette lecture pendant quinze jours et n'ai donc pas réussi à m'immerger complètement dans le monde offert par l'auteur. J'ai beaucoup apprécié mais je sais que j'aurai vraiment pu adorer si j'avais pu le lire d'une traite. J'envisage donc une relecture plus « concentrée » dès que j'en aurai l'occasion !
Le lecteur suit le jeune David qui n'a que douze ans à l'ouverture de ce roman. Les premiers chapitres passent rapidement sur les mois qui suivent la mort de sa mère et je pense qu'il avoisine les quatorze ans lorsqu'il pénètre dans le monde parallèle au fond du jardin. En colère et isolé, David ne supporte pas sa nouvelle situation familiale, ne trouve pas sa place auprès de sa belle-mère - Rose - et de son nouveau demi-frère - Georgie - et en veut énormément à son père pour ces changements. L'adolescent se raccroche aux souvenirs de sa défunte mère et c'est la voix de celle-ci qui l'attire au milieu de la nuit dans l'autre monde. Déboussolé et en pyjama, David doit trouver un moyen pour repasser dans la « vraie » vie avant que son père ne l'oublie complètement (sa plus grande angoisse). Mais, le Tricheur - un vieil homme rusé et étrange - l'empêche de trouver le chemin du retour. Perdu, David trouve aide et réconfort auprès du Garde forestier qui lui assure que le Roi du pays, grâce à son Livre des choses perdues, pourra l'aider à rentrer chez lui.
Sur le chemin qui mène au château, l'adolescent fait de nombreuses rencontres plus ou moins amicales et apprend beaucoup de celles-ci. Sa quête le mène sur la voie du monde des adultes, David évolue énormément au fil des pages. L'histoire de ce jeune garçon m'a beaucoup touchée (ça commence très fort, émotionnellement parlant, avec la disparition de sa mère) et j'ai pris énormément de plaisir à suivre son évolution. du petit garçon colérique et capricieux, David devient un adolescent courageux, déterminé et prêt à reconnaître ses erreurs passées.
A travers la quête de son héros, John Connolly fait passer de nombreux messages à ses plus jeunes lecteurs : la maladie, la perte d'un être cher, le remariage, la guerre, la religion, l'amour des livres…
En revanche, je suis surprise par le qualificatif « jeunesse » associé à ce titre. Certes, il s'agit d'un roman d'apprentissage ayant trait aux contes de fées ; mais ici, point de princesse en robe de mousseline rose, point de gentils écureuils parlants, point de vallées ensoleillées où il fait bon vivre ou de « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants »… Non, non et non ! Chez John Connolly, le conte revêt ses couleurs les plus sombres : Blanche-Neige est une maitresse de maison obèse, colérique et acariâtre et une chasseresse s'adonne à des expériences chirurgicales sur les êtres vivants (humains et animaux) croisant son chemin… C'est sombre, parfois très glauque et presque effrayant. Je ne suis pas sûre que les plus jeunes lecteurs supportent certaines scènes. Même si je ne suis pas pour enfermer les jeunes dans une bulle de Bisounours, je ne suis tout de même pas certaine que celle lecture soit appropriée à tous. Je pense plutôt que quelques années de plus sont les bienvenues pour pouvoir apprécier les références et l'univers mis en place par Mister Connolly.
L'auteur a en effet pioché dans les contes mais aussi dans les légendes et mythologies anciennes et sa réécriture de certains textes est particulièrement intelligente. Je pense notamment à sa rencontre avec les sept nains, des travailleurs ici surnommés « Camarades », luttant contre les inégalités et l'oppression dues au capitalisme ! Ou encore les passages réécrivant les histoires de la Belle et la Bête, du Petit Chaperon rouge ou de la Belle au bois dormant… C'est parfois drôle, souvent mélancolique mais toujours très bien amené !
Côté rythme : je n'ai jamais ressenti de temps morts. le lecteur suit David sur le chemin du château du Roi. Les rencontres sont assez nombreuses et diversifiées pour qu'on ne se lasse pas et le fil rouge tenu par le personnage du Tricheur nous questionne jusqu'au bout. La découverte de l'identité du Roi et de son Livre des choses perdues, n'a pas été une grosse grosse surprise mais elle s'inscrit dans la suite logique des choses.
En revanche, la fin m'a un peu déstabilisée et j'aurais aimé avoir l'avis de ceux qui ont déjà lu ce livre. ATTENTION SPOILER ! On découvre que David sort d'un coma de quelques jours. Vous pensez que toutes les aventures vécues appartiennent à son subconscient et sont de l'ordre de la métaphore (son retour au « pays », à la toute toute fin, pourrait être interprétée comme une entrée au « paradis » après sa mort) ou vous préférez rejeter cette théorie terre-à-terre pour choisir celle du véritable monde parallèle ? L'une ou l'autre des hypothèses me semblent plausibles même si mon âme d'enfant préfère quand même la magie de la seconde… qu'en pensez-vous ? FIN DU SPOILER !
John Connolly adopte un point de vue externe centré sur le personnage de David. Nous ne sommes donc pas tout à fait dans sa tête mais l'on vit tout de même très bien ses questionnements, doutes et émotions.
Je n'ai eu aucun mal à m'imaginer les différentes rencontres étranges faites par je jeune garçon et même si je n'ai pas été totalement plongée dans l'ambiance très sombre et fantastique de cet univers parallèle (à cause de la lenteur de ma lecture), je l'ai touché du bout du doigt et j'ai très grandement apprécié les descriptions offertes par l'auteur. de manière générale, j'ai trouvé ce texte particulièrement beau, bien écrit et émouvant ; un régal !
Je regrette de ne pas avoir découvert le Livre des choses perdues dans les meilleures conditions car je sais que si j'avais eu du temps devant moi, je l'aurais dévoré et aurais pu m'immerger complètement dans cet univers sombre créé par John Connolly. La quête initiatique de David nous mène à la rencontre de personnages extraordinaires et de situations émouvantes. Une belle histoire particulièrement bien écrite !
Lien : http://bazar-de-la-litteratu..
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Arakasi
17 octobre 2012
Tout commence en Angleterre durant le Blitz quand un jeune londonien, David, est forcé de quitter la capitale avec son père et sa belle-mère pour échapper aux bombardements. Réfugié dans une grande maison campagnarde, il ne vit que par et pour ses livres. Une nuit, la voix de sa mère, morte au tout début de la guerre d'une longue maladie, se fait entendre dans le jardin, le suppliant de venir la sauver. Mais dans les ombres du jardin abandonné, l'enfant découvrira bien d'autres choses que quelques statues brisées : à la suite du fantôme de sa mère, il plongera dans un monde sombre et tourmenté, hanté par les créatures les plus étranges et les plus terrifiantes. Durant son curieux périple, le petit garçon fera de nombreuses rencontres, quelque unes amicales et amusantes (j'avoue un faible énorme pour la rencontre avec les nains communistes, un détournement de conte délicieux et très drôle), mais la plupart hostiles. Il affrontera bien des terreurs, dont les plus glaçantes seront celles qui se dissimulent au plus profond de son esprit…
Les contes de fées, un truc de gamins ? Après avoir refermé « le livre des choses perdues », il faudrait être de mauvaise foi pour conserver une telle opinion (ou avoir une vision un peu singulière des enfants). Bien qu'il nous plonge dans un univers largement inspiré des contes de Perrault et des frères Grimm, ce trop court roman s'adresse davantage aux adultes qu'aux jeunes enfants. le monde créé par John Connolly regorge de maléfices sanguinaires, d'innocents sacrifiés et de monstres dérangeants. Avec son écriture simple, mais pourtant empreinte d'une certaine poésie, Connolly a cerné à merveille ce qui fait le charme de tous les contes de fées : ce mélange d'horreur et de merveilleux qui nous fascine tout en nous faisant frémir sous nos couvertures. La plupart des enfants adorent avoir peur, c'est bien connu, et, à différents niveaux, nous sommes tous des enfants trop vite grandis.
Un livre agréable à découvrir, mêlant habilement humour, noirceur et aventure, comme le font habituellement les contes. Si j'ai quelque chose à lui reprocher, c'est qu'il laisse un sentiment de trop peu : l'univers foisonnant de Connolly aurait surement gagné à être davantage exploité. Pour conclure sur une note cinéphile : il m'a beaucoup fait penser au « Labyrinthe de Pan » de Guillermo del Toro, dans le genre contes de fée pour adultes – une autre oeuvre fascinante à découvrir si le coeur vous en dit.
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Tatooa
14 juin 2014
Un livre étrange et qui remue de vieilles émotions, étrange que je lise cela alors même que j'apprends que M. Zimmer Bradley était pédophile, et que ça me bouleverse horriblement, j'étais si attachée à sa "romance de Ténébreuse"...
Je ne saurais dire si je l'ai aimé, tant il est glauque.
Certains parmi vous savent combien j'aime Connolly depuis que je connais sa série de thrillers fantastiques avec Charlie Parker.
Là, cependant, je suis plus mitigée.
Une chose est claire, c'est formidablement bien écrit et bien traduit. Seulement, John Connolly est trop bon dans le cauchemardesque. Je lisais en parallèle "Necroscope" qui est un livre classé "terreur", et bien je peux vous dire que B. Lumley est presque un enfant de choeur à côté de Connolly !
Nous avons ici un conte initiatique. le genre d'histoire que d'habitude j'aime bien. Sauf que les contes sont tout sauf des contes de fées. C'est triste, sombre, et il semblerait qu'à l'instar de S. King, Connolly n'ait rien oublié de ses "monstres dans les placards" en grandissant ! Ce livre en est une preuve éclatante.
Et la transformation de David en homme conscient de ses choix et de leurs conséquences se fait dans le combat, la douleur, le sang et les larmes. Ce n'est pas vraiment ce que je recherche dans les livres, cette histoire-là me paraît bien trop réaliste, contrairement à ce qu'on pourrait croire au premier abord. Bref, je suis dans l'incapacité pour l'instant de mettre une note, on verra plus tard... Et ce n'EST PAS un livre jeunesse, qu'on se le dise... J'avoue ne pas comprendre comment il a pu être classé comme tel. A moins d'être lu avec superficialité, peut-être ? C'est un livre violent, à l'image de l'homme, et même la fin ne permet pas d'en effacer cette impression. Enfin je ne sais pas. A moins de n'avoir vécu aucun traumatisme ni dans l'enfance ni après, à moins de vivre dans un monde "cuicui les petits oiseaux" et d'être d'une naïveté confondante, je ne vois pas comment on peut échapper à la pesanteur qui se dégage de chaque page de ce livre.
Je laisse le mot de la fin de ma critique à une citation de S. King :
"Comme [les angoisses des adultes] paraissent ternes à côté des terreurs que chaque enfant retrouve le soir, dans l'obscurité de sa chambre, sans espoir d'être compris de personne excepté d'un autre enfant ! Il n'y a pas de thérapie de groupe, pas de cure psychanalytique, pas d'assistance sociale prévues pour le gosse qui doit, nuit après nuit, affronter seul la menace obscure de toutes ces choses qu'on ne voit pas mais qui sont là, prêtes à bondir, sous le lit, dans la cave, partout où l'oeil ne peut percer le noir. L'unique voie de salut, c'est la sclérose de l'imagination, autrement dit le passage à l'état adulte." Stephen KIng (Salem)
Je me permets juste d'ajouter que souvent, la menace, on ne la voit que trop et on ne sait que trop d'où elle vient, sans pouvoir jamais envisager d'y échapper... L'enfant est une victime si facile et fragile.
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Amethyst
29 janvier 2013
Les critiques de la blogosphère était tellement enthousiastes que j'attendais énormément de cette lecture.
Après un long combat contre la maladie, la mère de David pousse son dernier soupire. Quelques mois après, son père se rapproche de la directrice de l'hôpital, Rose, qui les a soutenu pendant ces moments douloureux. David ne voit pas d'un très bonne oeil cette relation et lorsque Rose met au monde son demi-frère, David se sent délaissé. C'est alors qu'il entend la voix de sa mère dans le jardin. En la suivant, il se retrouve propulsé dans un monde très étrange.
Le début de ce roman nous surprend un peu. En effet, au vu de son genre et de son résumé, on ne s'attend pas à suivre l'existence d'un petit garçon comme les autres touché par le malheur. le contexte de seconde guerre mondiale renforce la tristesse de ces premiers chapitres.
On apprend à connaitre David au travers des différents sentiments qu'il éprouve: la tristesse lié au deuil, la jalousie dû à l'arrivée d'un nouvel enfant dans la famille et la peur de l'abandon qui en découle. Ces émotions sont très compréhensible et très vite on se prend d'affection pour David. Son amour pour les livres et plus particulièrement pour les contes le rend encore plus attachant à nos yeux de lecteurs.
Soudain, la monotonie, la banalité de cette vie est troublé par des éléments étranges: David entend ses livres murmurer, il fait des rêves insolites et aperçoit à plusieurs reprises la silhouette d'un homme biscornu. le fantastique fait alors une brève apparition dans la réalité pour ensuite prendre sa place dans l'histoire lorsque David pénètre dans un monde inconnu, dont la porte est une brèche dans son jardin.
Nous découvrons cet univers en même temps que David et comme lui nous sommes à la fois émerveillé et horrifié. Là, les contes pour enfants prennent vie mais dans une version bien plus macabres. Notre héros va rencontrer les personnages qui ont l'habitude de peupler les livres qu'il prend plaisir à parcourir. Cependant, il va être surpris de découvrir que "l'histoire" n'est pas exactement la même que dans ses livres.
Il va être confronté à de nombreuses créatures cruelles comme les Sires-loup, des individus mi-homme mi-loup, une chasseuse sans pitié, une vieille sorcière, des trolls et des nains et bien d'autres encore.
Une fois que je suis rentrée dans ce monde, j'ai bien eu du mal à en ressortir. John Connolly est un conteur hors pair. Il prend plaisir à détourner les histoires de notre enfance, à nous surprendre avec sa propre version. David évolue dans un univers qui fonctionne comme un conte mais en même temps les différents personnages qu'il rencontre lui raconte des histoires ce qui permet à l'auteur d'évoquer encore plus de contes de notre enfance. J'ai particulièrement aimé sa version de Blanche-neige et les sept nains. Il nous captive du début à la fin comme si nous étions des enfants à qui ont raconte une histoire avant de s'endormir.
L'atmosphère du roman est mystérieuse, malsaine mais l'humour et l'ironie sont également bien présents.
Vous l'aurez compris ce livre est un véritable coup de coeur pour moi. Tous les ingrédients sont réunis pour nous faire passer un moment exceptionnel dans un monde extraordinaire. L'action et la magie sont omniprésent: on ne s'ennuie jamais, aucun détail n'est superflue. La réécriture des contes est originale, pleine d'imagination et de surprises !
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Citations & extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
calypsocalypso08 août 2017
On raconte que le roi possède un livre, Le Livre des choses perdues. C’est son bien le plus précieux. Il l’a caché dans la salle du trône de son palais et nul sinon lui n’a le droit de le parcourir. On raconte que ces pages renferment la totalité des connaissances engrangées par le roi et que, en période de troubles, il le consulte pour y trouver des conseils.
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lilibaliliba16 août 2011
J'ai beaucoup aimé ce roman, même si j'ai pourtant pas mal de critiques à son encontre. Tout d'abord, je trouve que ce livre classé en Jeunesse n'est à mettre qu'entre les mains de lecteurs très avertis, et pas trop jeunes. En effet, je crois qu'il faut posséder une certaine culture générale pour en apprécier toute la finesse, en tout cas en ce qui concerne les références à la littérature, et aux contes de notre enfance, des contes que nous connaissons tous, certes, mais dont on aurait extirpé seulement la face cachée, noire, mauvaise. De plus, le sujet est grave, parfois violent, et pourrait à mon avis choquer des esprits sensibles. J'ai moi-même frissonné plusieurs fois au cours de ma lecture... Il faut également avoir une capacité certaine à passer d'un monde réel (et qui plus est très réel, puisque nous sommes en temps de guerre) à un monde fantastique, qui parait bien pire !

David est un enfant auquel on s'attache facilement, tant il a l'air malheureux, entre son père plutôt absent et cette nouvelle mère pas très sympathique. Sans compter l'arrivée du bébé, qui lui "vole" sa place d'enfant unique. On comprend aisément qu'il cherche refuge dans la lecture, consolatrice de bien des maux. Il est courageux, ingénieux, curieux et honnête et, avec toute l'innocence de son âge, ne porte pas sur les autres ce regard plein d'a-prioris qu'ont en général les adultes. Il va devoir faire face à des méchants très méchants et trouver le moyen de se sortir de ce monde parallèle, sans que cela ne fasse de mal à sa famille. Et c'est là que la psychologie de cet enfant - et tout le roman - deviennent très intéressant : David apprend qu'on doit faire des choix, mais que nos choix ont toujours des conséquences, à court ou à long terme. Il découvre aussi que la confiance ne doit pas s'accorder selon la bonne mine des interlocuteurs et qu'elle se mérite. Et il va tenter de surmonter ses peurs...

C'est donc un roman d'initiation, dont le suspense vous conduit aisément à la dernière page, avec grand plaisir, mais qui me semble bien difficile pour un jeune lecteur. La barrière entre réalité et fiction est si floue qu'il me semble que cela pourrait perturber ou effrayer. On trouve aussi au fil du texte quelques passages particulièrement gores et violents : sang, torture, mensonges...

Je viens de lire en faisant quelques recherches sur le roman qu'il a été édité sous deux formes : la couverture bleue est une version pour adultes, et la rouge pour ados. J'ai donc lu la rouge... et je n'ose imaginer ce que doit contenir le roman à la couverture bleue : encore plus dur ?

J'ai malgré tout particulièrement aimé l'amour que ce jeune garçon porte aux livres et la façon dont il s'y plonge... J'avais l'impression de me retrouver quelques années en arrière, plongée moi aussi dans les livres pour m'évader du quotidien (mais rassurez-vous, j'ai eu une enfance très heureuse !).
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EvilysangelEvilysangel02 décembre 2010
Il se trouva devant la femme la plus grande et la plus grosse qu'il eût jamais vue. Son visage était couvert d'une épaisse croûte de fond de teint blanc, un bandeau en tissu coloré maintenait ses cheveux noirs en arrière et un vernis pourpre soulignait le dessin de ses lèvres. Elle était vêtue d'une robe rose assez large pour abriter un petit cirque. Dans ses plis était enfoui le camarade n°1 - sans doute pour mieux entendre les bruits curieux provenant du gigantesque estomac. La robe était ornée de tant de boutons et de ruban que David se demandait comme Blanche-Neige s'y prenait pour distinguer ceux qui servaient à fermer le vêtements des autres, purement décoratifs. Ses pieds étaient enfoncés dans une paire de pantoufles de soie trop petites d'au moins trois tailles et ses bagues disparaissaient presque sous les plis de chair de ses doigts.
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MelisendeMelisende06 septembre 2012
- Tu verras, dit le Camarade n°1. Quoi qu'il en soit, nous lui avons donné une pomme, "crounch-crounch, zzzz-zzzz, snif-snif, pauvre Blanche-Neige, elle-nous-manquera-tant-mais-que-voulez-vous-la-vie-continue". Nous l'avons étendue sur une dalle, entourée de fleurs et de petits lapins blancs en larmes, les flonflons habituels, quoi. Tout à coup, voilà qu'arrive ce satané prince qui se met à l'embrasser. Un prince ! On n'en a jamais vu par ici ! Il a surgi de nulle part, à califourchon sur ce crétin de cheval blanc. On n'a pas eu le temps de dire ouf que, déjà, il sautait de selle et se ruait sur Blanche-Neige comme un whippet sur un lièvre. Je me demande à quoi il jouait, à vadrouiller dans la forêt et à embrasser au hasard des femmes endormies...
- Un pervers, oui, éructa le Camarade n°3. Du gibier de potence !
- Bref, il débarque sur son canasson blanc comme un gros couvre-théière parfumé, va se mêler d'affaires qui ne le regardent pas et, une fraction de seconde plus tard, Blanche-Neige se réveille. Et alors là... ooouh, elle était de sale humeur ! Le prince, elle lui passe un de ces savons ! Juste avant, elle lui balance un coup de poing pour avoir osé "prendre des libertés" avec elle. Le prince l'écoute pendant cinq bonnes minutes et, au lieu de lui proposer le mariage, il saute sur son cheval et repart sans demander son reste vers le soleil couchant. On ne l'a jamais revu.
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EvilysangelEvilysangel02 décembre 2010
David avait compris que le Garde Forestier ne parlait pas sauf si on lui adressait d'abord la parole. Il lui revenait donc de poser les questions, auxquelles le Garde Forestier répondait de son mieux. Il essaya de donner à David un aperçu géographique de cette contrée : le château du roi était situé à plusieurs kilomètres vers l'est, et la région qui les en séparait était à peine peuplée, quelques hameaux rompant ça et là la monotonie du paysage. Un profond canyon séparait la forêt du Garde Forestier des territoires de l'est et ils seraient obligés de le franchir pour continuer leur voyage vers le château du roi. Le sud donnait sur une vaste mer noire, mais rares étaient ceux qui osaient s'y aventurer. C'était le domaine des monstres et des dragons marins, où se déchaînaient de prodigieuses tempêtes soulevant des vagues immenses. Le nord et l'ouest étaient bordés par des chaînes de montagnes aux pics couverts de neige, infranchissables durant la majeure partie de l'année.
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Videos de John Connolly (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Connolly
Invité du salon Quais du Polar à Lyon, John Connolly nous a parlé de son dernier roman, "Le Chant des dunes", la treizième aventure de Charlie Parker. En savoir plus : http://bit.ly/1WCrI3z
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