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Jacques Martinache (Traducteur)
EAN : 9782258076181
448 pages
Éditeur : Les Presses De La Cite (06/03/2008)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 72 notes)
Résumé :
Cinq ans que le docteur Daniel Clay, pédopsychiatre à la réputation trouble, n'a plus donné signe de vie. Comment expliquer que les enfants ayant subi des abus sexuels qu'il suivait retombaient invariablement dans l'enfer du viol ? Quelle horrible réalité se cache derrière le témoignage énigmatique fait par les victimes : un vieux clocher, des hommes à têtes d'oiseaux ? Autant de questions auxquelles le privé Charlie Parker doit répondre, et vite. Car un père en deu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  29 juillet 2019
Charlie Parker est sollicité pour une affaire d'une apparente simplicité, mettre à distance un homme, Merrick, harceleur identifié d'une jeune femme, Rebecca. En acceptant cette mission banale pour un détective privé aussi chevronné que lui, Charlie ignore qu'il entame l'une des enquêtes les plus complexes, déstabilisantes et douloureuses de sa carrière. Rebecca est la fille du Docteur Clay, psychiatre renommé mystérieusement évaporé quelques années plus tôt, et Merrick est un tueur tout frais sorti de prison, qui veut savoir pourquoi, durant sa détention, sa petite fille a disparu alors qu'elle était justement suivie par le Docteur Clay. Existe-t-il un lien entre le chasseur et la proie, et si oui, lequel ?

Charlie est toujours hanté par la fin tragique de sa première femme et de sa fille, qui ne le laissent pas en paix. Le jour de leur mort, une partie de sa santé mentale s'est envolée face à un chagrin si terrible que s'en remettre totalement est au-delà des capacités d'un être humain. Après des années d'un deuil impossible, en dépit de son caractère rationnel qui a érigé des barricades et fourni des explications, Charlie est toujours en proie à un sentiment de culpabilité intense et soumis à l'équilibre instable de son esprit, qui élabore parfois des voix ou fantômes qui l'accompagnent.

De fil en aiguille, l'enquête de Charlie le ramène aux heures les plus sombres de l'Etat du Maine, lorsque, au début des années 50, un petit magnat du bois crée la Communauté de Galaad – qui tient son nom d'un lieu de refuge biblique – au sein de laquelle les pires dérives sectaires sont commises au nom d'une bonne santé spirituelle à préserver, et d'un droit chemin dont il ne faut pas s'écarter. Ce faisant, en totale contradiction avec ses intangibles certitudes d'ex-flic et d'homme brisé, Charlie éprouve une forme de sympathie puis de compassion pour Merrick, meurtrier rendu touchant dans la recherche éperdue de sa fillette. La proie des ombres n'est donc pas un roman manichéen en noir et blanc ; il soulève des questions qui stimulent la réflexion du lecteur.

John Connolly est un orfèvre qui cisèle des pièces uniques présentées dans l'écrin naturel du Maine, omni-présent dans la beauté de ses paysages, dans lesquelles il enchâsse des éléments historiques pour servir de socle à l'intrigue, des informations juridiques pour crédibiliser l'évolution de l'enquête, ou encore médico-sociales et psychologiques pour éclairer les causes et conséquences des maltraitances infligées aux enfants, sans jamais franchir la ligne blanche malsaine du voyeurisme et de la sensiblerie, ou assommer le lecteur et l'ensevelir sous des détails rébarbatifs. Il faut ajouter la petite note fantastique récurrente, signature d'un auteur pudique, original, riche, profond, intelligent.
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Commenter  J’apprécie          572
moussk12
  27 décembre 2016
J'ai eu plaisir à retrouver Charlie Parker, le détective privé solitaire, à qui il arrive un tas de mésaventures. Avec ses questionnements. Qui va toujours au-delà de la mission qu'on lui demande parce qu'il est avide de vérité et qu'il a de grandes valeurs. Parce qu'ici, il s'agit de jeunes enfants abusés sexuellement. Parce qu'il prend pitié de Frank Merrick, ex-taulard, tueur sans états d'âme, qui ne vit que dans le seul but de retrouver sa petite fille. Parce qu'au fond, il sent qu'il lui ressemble. Il agit comme s'il n'avait plus rien à perdre.
Malgré quelques longueurs, malgré la présence incongrue de personnages comme le Collectionneur, répugnant à souhait, malgré la noirceur du sujet, John Connolly reste très pudique dans sa narration. Il n'y a pas de voyeurisme, ni de descriptions malsaines.
Un très bon polar.
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Pasunmotdeplus
  28 février 2019
J' ai aimé "La Proie des Ombres" et j'ai été passionnée de bout en bout par cette histoire pourtant très glauque.
Le détective Charlie Parker est donc de retour, et cette fois-ci, il enquête sur une sombre histoire d'abus sexuels sur mineurs qui auraient été perpétrés dans une petite communauté sectaire du Maine. Un tueur sanguinaire dénommé Merrick se met en travers de sa route, et contre toute logique, Parker se met peu à peu à avoir de l'empathie pour cet ancien taulard qui recherche désespérément sa fille.
L'histoire est tortueuse, cruelle et malsaine, mais Connolly la mène brillamment en alternant les chapitres à la première et à la troisième personnes.
Hormis quelques passages qui ralentissent inutilement le rythme, l'auteur démontre à nouveau qu'il est un as du roman policier, et que personne ou presque ne lui arrive à la cheville quand il s'agit de créer du suspense.
Cependant, Connolly s'entête à inclure des éléments surnaturels dans ses récits, et cette fois-ci, on a droit à quelques histoires de fantômes et de créatures étranges qu'il surnomme les "hommes creux". On se demande où il veut bien en venir, car au final, tout cet aspect de l'histoire est anecdotique et ne sert à rien dans le déroulement de l'intrigue.
"La Proie des Ombres" aurait selon moi gagné en efficacité si Connolly s'était contenté d'écrire un roman policier tout simple et sans fioriture, mais bon, ce gimmick surnaturel fait partie intégrante de son style et l'a aidé à se distinguer des autres auteurs de polars.
Réjouissez-vous donc de retrouver Charlie Parker, Louis, Angel, et bien sûr Rachel et Sam.
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Tatooa
  08 juin 2013
Je suis fan de la série des Charlie Parker de Connolly. Et je le répète, il faut absolument les lire dans l'ordre car la vie de Charlie et de ses amis (originaux) évolue et leurs psychologies et leurs personnalités s'étoffent au fil des tomes.
On ne s'ennuie jamais dans ces bouquins, on veut savoir où tout commence et tout finit, l'humour est présent grâce aux personnages satellites, et, pour moi, c'est vraiment une série "Thrillers fantastiques" magnifique. Je regrette juste un peu que les allusions fantastiques soient moins présentes dans les tous derniers tomes, j'espère que ça reviendra.
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CorinneCo
  03 novembre 2013
Encore une histoire de Charlie Parker où les femmes et les hommes sont pris par leur passé, leur remords, leur désir d'absolu et de vengeance. Où les fantômes sont toujours présents (des fantômes apaisants ou dérangeants). J'aime beaucoup les passages ou Charlie Parker est "assailli" par les fantômes de sa femme et sa fille, cette écriture ou le fantastique, la réalité du deuil et de refus de l'apaisement peuvent amener à des dérives. Connolly le rend bien dans sa complexité et son empathie. Et toujours ses paysages du Maine....
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   27 juin 2019
Mais aujourd'hui j'étais à l'intérieur, en veste et cravate. Cravate rouge sombre Hugo Boss, veste Armani, bien que personne dans le Maine ne fasse beaucoup attention aux marques. Toute le monde pense que, si vous portez des fringues de marque, vous les avez achetées en discount, et que, si vous avez payé plein pot, vous êtes un imbécile.
Je n'avais pas payé plein pot.
p. 33
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namelessnameless   26 juin 2019
Il devait travailler plus pour gagner moins, pas encore au point, cependant, d'envisager de renoncer au métier qu'il avait choisi. Que pourrait-il faire d'autre ? Débarrasser les tables d'une cafétéria ? Se tenir derrière le comptoir d'un McDo, comme certains des retraités les plus désespérés qu'il connaissait, réduits à nettoyer après le passage de bébés vagissants et d'adolescents insouciants ?
p. 11
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namelessnameless   28 juin 2019
- J'ai pas envie de bière, répondis-je.
Il souleva sa bouteille, me regarda en plissant les yeux et proclama d'une voix de baryton :
- C'est pas de la bière, c'est de la Bud.
p. 92
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totototo   11 octobre 2010
Finalement, il s'approcha de la grande armoire, tourna la clé dans la serrure et ouvrit les battants. Son oeil inspecta sa collection, s'assurant que rien ne manquait, qu'aucun objet n'avait été déplacé. On n'y avait pas touché. Bien sûr, maintenant il devrait la changer de place, mais ce n'était pas la première fois qu'une partie de son trésor était ainsi découverte. ce n'était qu'un léger désagrément, rien de plus.
Le visage reflété dans le miroir abîmé le trouva et il contempla un moment son image partielle. Seuls étaient visibles sa chevelure et le bord de ses tempes, le reste de ses traits remplacé par le bois nu et le verre fondu. Ses doigts s'attardèrent sur la clé, la caressèrent et sentirent les vibrations provenant d'une source profonde qui la parcouraient. Il aspira une dernière bouffée d'air et reconnut enfin la troisième odeur.
Et le Collectionneur sourit.
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TatooaTatooa   08 juin 2013
Ce monde est plein de choses brisées : cœurs brisés, promesses brisées, gens brisés. C'est aussi une construction fragile, un lieu alvéolé où le passé s'infiltre dans le présent, où le poids de la culpabilité et les vieux péchés font s'effondrer des vies et forcent des enfants à reposer auprès des restes de leurs pères dans les ruines enchevêtrées de l'après.
J'ai été brisé, j'ai brisé en retour. Je me demande à présent combien de souffrances on peut faire subir à d'autres avant que l'univers réagisse, avant qu'une force extérieure estime qu'ils en ont assez enduré. Je pensais autrefois que c'était une question d'équilibre, mais je ne le crois plus.
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