AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
Les enquêtes de Charlie Parker tome 7 sur 17

Jacques Martinache (Traducteur)
EAN : 9782258076181
448 pages
Presses de la Cité (06/03/2008)
3.86/5   113 notes
Résumé :
Cinq ans que le docteur Daniel Clay, pédopsychiatre à la réputation trouble, n'a plus donné signe de vie. Comment expliquer que les enfants ayant subi des abus sexuels qu'il suivait retombaient invariablement dans l'enfer du viol ? Quelle horrible réalité se cache derrière le témoignage énigmatique fait par les victimes : un vieux clocher, des hommes à têtes d'oiseaux ? Autant de questions auxquelles le privé Charlie Parker doit répondre, et vite. Car un père en deu... >Voir plus
Que lire après La Proie des OmbresVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
3,86

sur 113 notes
5
7 avis
4
5 avis
3
4 avis
2
1 avis
1
1 avis
La proie des ombres est le septième roman mettant en scène Charlie Parker, le héros de John Connolly.
Notre détective au grand coeur va être sollicité par une jeune femme qui aimerait savoir si son père qui a disparu depuis plusieurs années est réellement décédé car elle se fait harceler par un inconnu à son sujet. Une fois cette affaire acceptée, Parker aura fort à faire pour suivre tous les rebondissements car le rythme va s'accélérer de manière exponentielle. Il va faire quelques rencontres qui vont lui faire comprendre que cette histoire est bien plus compliquée qu'elle ne le paraissait de prime abord.
Le duo composé d'Angel et de Louis a mis un peu trop de temps pour apparaitre selon moi. Je dois avouer que j'aime bien ces deux personnages et leurs reparties me font souvent sourire.
C'est dans ce tome que Charlie Parker va recroiser celui que nous avons découvert dans le tome intitulé « La maison des miroirs », le mystérieux et sinistre Collectionneur, même si ce dernier n'est pas le personnage principal de cette histoire.
J'ai beaucoup aimé cet épisode, malgré sa thématique, que j'ai trouvé à la fois bien ficelé et mêlant savamment une petite dose de fantastique à l'enquête. le personnage de Charlie s'étoffe au fur et à mesure des histoires et gagne en intérêt. Selon mes critères. Donc, oui, je continuerais à lire ses aventures car je ne pense pas être prête de me lasser à son sujet.


Challenge Mauvais Genres 2021
Challenge ABC 2021/2022
Challenge Séries 2021
Challenge Pavés 2021

Commenter  J’apprécie          360
Charlie Parker est sollicité pour une affaire d'une apparente simplicité, mettre à distance un homme, Merrick, harceleur identifié d'une jeune femme, Rebecca. En acceptant cette mission banale pour un détective privé aussi chevronné que lui, Charlie ignore qu'il entame l'une des enquêtes les plus complexes, déstabilisantes et douloureuses de sa carrière. Rebecca est la fille du Docteur Clay, psychiatre renommé mystérieusement évaporé quelques années plus tôt, et Merrick est un tueur tout frais sorti de prison, qui veut savoir pourquoi, durant sa détention, sa petite fille a disparu alors qu'elle était justement suivie par le Docteur Clay. Existe-t-il un lien entre le chasseur et la proie, et si oui, lequel ?


Charlie est toujours hanté par la fin tragique de sa première femme et de sa fille, qui ne le laissent pas en paix. le jour de leur mort, une partie de sa santé mentale s'est envolée face à un chagrin si terrible que s'en remettre totalement est au-delà des capacités d'un être humain. Après des années d'un deuil impossible, en dépit de son caractère rationnel qui a érigé des barricades et fourni des explications, Charlie est toujours en proie à un sentiment de culpabilité intense et soumis à l'équilibre instable de son esprit, qui élabore parfois des voix ou fantômes qui l'accompagnent.


De fil en aiguille, l'enquête de Charlie le ramène aux heures les plus sombres de l'Etat du Maine, lorsque, au début des années 50, un petit magnat du bois crée la Communauté de Galaad – qui tient son nom d'un lieu de refuge biblique – au sein de laquelle les pires dérives sectaires sont commises au nom d'une bonne santé spirituelle à préserver, et d'un droit chemin dont il ne faut pas s'écarter. Ce faisant, en totale contradiction avec ses intangibles certitudes d'ex-flic et d'homme brisé, Charlie éprouve une forme de sympathie puis de compassion pour Merrick, meurtrier rendu touchant dans la recherche éperdue de sa fillette. La proie des ombres n'est donc pas un roman manichéen en noir et blanc ; il soulève des questions qui stimulent la réflexion du lecteur.


John Connolly est un orfèvre qui cisèle des pièces uniques présentées dans l'écrin naturel du Maine, omni-présent dans la beauté de ses paysages, dans lesquelles il enchâsse des éléments historiques pour servir de socle à l'intrigue, des informations juridiques pour crédibiliser l'évolution de l'enquête, ou encore médico-sociales et psychologiques pour éclairer les causes et conséquences des maltraitances infligées aux enfants, sans jamais franchir la ligne blanche malsaine du voyeurisme et de la sensiblerie, ou assommer le lecteur et l'ensevelir sous des détails rébarbatifs. Il faut ajouter la petite note fantastique récurrente, signature d'un auteur pudique, original, riche, profond, intelligent.
Commenter  J’apprécie          40
J'ai eu plaisir à retrouver Charlie Parker, le détective privé solitaire, à qui il arrive un tas de mésaventures. Avec ses questionnements. Qui va toujours au-delà de la mission qu'on lui demande parce qu'il est avide de vérité et qu'il a de grandes valeurs. Parce qu'ici, il s'agit de jeunes enfants abusés sexuellement. Parce qu'il prend pitié de Frank Merrick, ex-taulard, tueur sans états d'âme, qui ne vit que dans le seul but de retrouver sa petite fille. Parce qu'au fond, il sent qu'il lui ressemble. Il agit comme s'il n'avait plus rien à perdre.

Malgré quelques longueurs, malgré la présence incongrue de personnages comme le Collectionneur, répugnant à souhait, malgré la noirceur du sujet, John Connolly reste très pudique dans sa narration. Il n'y a pas de voyeurisme, ni de descriptions malsaines.

Un très bon polar.
Commenter  J’apprécie          90
John Connolly a beau être irlandais, c'est aux Etats-Unis qu'il situe ses intrigues: des thrillers avec un soupçon de fantastique, de mystère, pour donner une couleur différente à ses histoires de meurtres, de serial killers, de vengeances sanglantes.
*
Le héros, Charlie Parker, n'a rien d'un musicien, mais promène un mal de vivre chronique depuis la mort de sa femme et de sa fille.
*
Tout l'intérêt des romans de Connolly tient dans la distance ténue entre le bien et le mal.
Parker est un détective qui cherche la vérité mais il n'a rien d'un homme bon, d'un justicier sans reproche.
N'ayant plus rien à perdre, il lutte contre le mal par le mal, utilise la violence contre la violence.
*
Avec La proie des ombres, John Connolly risque gros en s'attaquant à la pédophilie, mais il évite les maladresses et les simplifications romanesques.
L'enquête tourne autour de Daniel Clay, un psychiatre mis en cause dans une affaire d'abus sexuels sur mineurs.
L'homme a disparu depuis ces accusations, mais sa fille est harcelée par un inconnu, juste sorti de prison, persuadé que son père est responsable de la mort de son enfant.
*
Entre Parker qui a vu disparaître toute sa famille et cet inconnu qui ne peut également faire son deuil, la frontière est parfois fragile et John Connolly joue subtilement de ce flou moral et social, de cette empathie entre deux solitaires.
*
Ancien journaliste, il s'appuie sur des commentaires médicaux, des faits divers réels sans jamais oublier son intrigue et sa course-poursuite.
Dans cette troisième aventure, Charlie Parker prend de l'épaisseur et son créateur évite le fatras mystique qui avait un peu gâché la lecture de son précédent roman, L'ange noir. C.F.
*
Biographie
*
Après avoir quitté le lycée en 1985, John Connolly travaille pour un journal local de la ville, puis entreprend des études d'anglais et de journalisme à l'université de Dublin.
Plus tard, il écrit pour le 'Sunday Tribune' et le 'Sunday Press', puis à plein temps pour 'l' Irish Times'.
*
John Connolly se consacre désormais à ses romans.
'Tout ce qui meurt', son premier livre, a tout de suite été salué par la critique.
Cet Irlandais de naissance est désormais considéré par les Américains comme l'un des maîtres du roman noir... à l'américaine.
Commenter  J’apprécie          00
8eme lecture 2024. Un thriller addictif !
John Connolly "La proie des ombres". pocket 570 pages

📚Le docteur Clay, pédopsychiatre, a disparu depuis 5 ans. Après une carrière irréprochable, les doutes se sont installés. Pourquoi les enfants qu'il soignait pour des abus ont-ils été à nouveau agressés ?
C'est la fille du Dr Clay, Rebecca, agent immobilier et jeune maman fraîchement divorcée, qui fait appel au détective Charlie Parker. Un inconnu la harcèle.

Je découvre Charlie Parker et hélas, en commençant par ce tome, j'ai découvert beaucoup sur le passé trouble du détective. Sur ses fêlures. Ses vengeances.
Tant pis ! J'ai carrément craqué pour lui😍😍. Et cela n'a en rien dérangé ma lecture.

Pas de manichéisme chez Connolly. le harceleur, tueur professionnel sans le moindre état d'âme, devrait nous faire horreur. Pourtant, comme Parker, on ne peut qu'éprouver de la compassion pour ce père qui fera tout pour retrouver sa petite fille.

Un roman noir. Sans aucun temps mort. Les descriptions des lieux, des personnages permettent de créer une atmosphère déroutante. Mi polar, mi thriller. Avec un soupçon de surnaturel comme chez Stephen King ou Cédric Sire. 😍😍😍😍
Malgré la noirceur du sujet, beaucoup de pudeur.

Absolument passionnant. Je n'ai pas pu le lâcher. Et je sais déjà que je lirai les autres aventures de Parker. Et cette fois, je débuterai par le premier 😉


Commenter  J’apprécie          30

Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Finalement, il s'approcha de la grande armoire, tourna la clé dans la serrure et ouvrit les battants. Son oeil inspecta sa collection, s'assurant que rien ne manquait, qu'aucun objet n'avait été déplacé. On n'y avait pas touché. Bien sûr, maintenant il devrait la changer de place, mais ce n'était pas la première fois qu'une partie de son trésor était ainsi découverte. ce n'était qu'un léger désagrément, rien de plus.
Le visage reflété dans le miroir abîmé le trouva et il contempla un moment son image partielle. Seuls étaient visibles sa chevelure et le bord de ses tempes, le reste de ses traits remplacé par le bois nu et le verre fondu. Ses doigts s'attardèrent sur la clé, la caressèrent et sentirent les vibrations provenant d'une source profonde qui la parcouraient. Il aspira une dernière bouffée d'air et reconnut enfin la troisième odeur.
Et le Collectionneur sourit.
Commenter  J’apprécie          40
Ce monde est plein de choses brisées : cœurs brisés, promesses brisées, gens brisés. C'est aussi une construction fragile, un lieu alvéolé où le passé s'infiltre dans le présent, où le poids de la culpabilité et les vieux péchés font s'effondrer des vies et forcent des enfants à reposer auprès des restes de leurs pères dans les ruines enchevêtrées de l'après.
J'ai été brisé, j'ai brisé en retour. Je me demande à présent combien de souffrances on peut faire subir à d'autres avant que l'univers réagisse, avant qu'une force extérieure estime qu'ils en ont assez enduré. Je pensais autrefois que c'était une question d'équilibre, mais je ne le crois plus.
Commenter  J’apprécie          30
Quelqu'un m'a dit un jour que nous créons nos propres fantômes, que, comme dans les rêves, chacun d'eux est une facette de nous-mêmes: notre sentiment de culpabilité, nos regrets, notre chagrin. Ils ne sont pas tous notre création, et pourtant ils finissent tous par nous trouver.
Commenter  J’apprécie          70
Winston Churchill a dit qu'on peut juger une société à la façon dont elle traite ses prisonniers. Vous savez, on a beaucoup parlé d'Abou Ghraïb, de ce que nous faisions aux musulmans, en Irak, à Guanatanamo, en Afghanistan et partout ailleurs où nous enfermons ceux que nous percevons comme une menace. Les gens ont été sidérés mais il leur aurait suffi de regarder autour d'eux. Nous traitons nos concitoyens de la même façon. Nous jugeons des enfants comme des adultes. Nous enfermons, nous exécutons même des malades mentaux. Nous attachons des prisonniers nus sur une chaise dans une pièce glacée parce que leur traitement est inefficace. Si nous le faisons ici, comment s'étonner que nous ne traitions pas mieux nos ennemis ?
Commenter  J’apprécie          20
Selon lui, il y avait beaucoup de gens à qui on ne devrait même pas permettre de porter un crayon bien taillé, alors un pistolet chargé...
Commenter  J’apprécie          140

Videos de John Connolly (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Connolly
Invité du salon Quais du Polar à Lyon, John Connolly nous a parlé de son dernier roman, "Le Chant des dunes", la treizième aventure de Charlie Parker. En savoir plus : http://bit.ly/1WCrI3z
autres livres classés : thrillerVoir plus
Les plus populaires : Polar et thriller Voir plus


Lecteurs (347) Voir plus



Quiz Voir plus

Le détective privé Charlie Parker

Dans quel Etat se déroule principalement la série ?

Texas
Maine
Floride
Missouri

10 questions
6 lecteurs ont répondu
Thème : John ConnollyCréer un quiz sur ce livre

{* *} .._..