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Jacques Martinache (Traducteur)
EAN : 9782258076181
448 pages
Presses de la Cité (06/03/2008)
3.88/5   94 notes
Résumé :
Cinq ans que le docteur Daniel Clay, pédopsychiatre à la réputation trouble, n'a plus donné signe de vie. Comment expliquer que les enfants ayant subi des abus sexuels qu'il suivait retombaient invariablement dans l'enfer du viol ? Quelle horrible réalité se cache derrière le témoignage énigmatique fait par les victimes : un vieux clocher, des hommes à têtes d'oiseaux ? Autant de questions auxquelles le privé Charlie Parker doit répondre, et vite. Car un père en deu... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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La proie des ombres est le septième roman mettant en scène Charlie Parker, le héros de John Connolly.
Notre détective au grand coeur va être sollicité par une jeune femme qui aimerait savoir si son père qui a disparu depuis plusieurs années est réellement décédé car elle se fait harceler par un inconnu à son sujet. Une fois cette affaire acceptée, Parker aura fort à faire pour suivre tous les rebondissements car le rythme va s'accélérer de manière exponentielle. Il va faire quelques rencontres qui vont lui faire comprendre que cette histoire est bien plus compliquée qu'elle ne le paraissait de prime abord.
Le duo composé d'Angel et de Louis a mis un peu trop de temps pour apparaitre selon moi. Je dois avouer que j'aime bien ces deux personnages et leurs reparties me font souvent sourire.
C'est dans ce tome que Charlie Parker va recroiser celui que nous avons découvert dans le tome intitulé « La maison des miroirs », le mystérieux et sinistre Collectionneur, même si ce dernier n'est pas le personnage principal de cette histoire.
J'ai beaucoup aimé cet épisode, malgré sa thématique, que j'ai trouvé à la fois bien ficelé et mêlant savamment une petite dose de fantastique à l'enquête. le personnage de Charlie s'étoffe au fur et à mesure des histoires et gagne en intérêt. Selon mes critères. Donc, oui, je continuerais à lire ses aventures car je ne pense pas être prête de me lasser à son sujet.


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Challenge ABC 2021/2022
Challenge Séries 2021
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Charlie Parker est sollicité pour une affaire d'une apparente simplicité, mettre à distance un homme, Merrick, harceleur identifié d'une jeune femme, Rebecca. En acceptant cette mission banale pour un détective privé aussi chevronné que lui, Charlie ignore qu'il entame l'une des enquêtes les plus complexes, déstabilisantes et douloureuses de sa carrière. Rebecca est la fille du Docteur Clay, psychiatre renommé mystérieusement évaporé quelques années plus tôt, et Merrick est un tueur tout frais sorti de prison, qui veut savoir pourquoi, durant sa détention, sa petite fille a disparu alors qu'elle était justement suivie par le Docteur Clay. Existe-t-il un lien entre le chasseur et la proie, et si oui, lequel ?


Charlie est toujours hanté par la fin tragique de sa première femme et de sa fille, qui ne le laissent pas en paix. le jour de leur mort, une partie de sa santé mentale s'est envolée face à un chagrin si terrible que s'en remettre totalement est au-delà des capacités d'un être humain. Après des années d'un deuil impossible, en dépit de son caractère rationnel qui a érigé des barricades et fourni des explications, Charlie est toujours en proie à un sentiment de culpabilité intense et soumis à l'équilibre instable de son esprit, qui élabore parfois des voix ou fantômes qui l'accompagnent.


De fil en aiguille, l'enquête de Charlie le ramène aux heures les plus sombres de l'Etat du Maine, lorsque, au début des années 50, un petit magnat du bois crée la Communauté de Galaad – qui tient son nom d'un lieu de refuge biblique – au sein de laquelle les pires dérives sectaires sont commises au nom d'une bonne santé spirituelle à préserver, et d'un droit chemin dont il ne faut pas s'écarter. Ce faisant, en totale contradiction avec ses intangibles certitudes d'ex-flic et d'homme brisé, Charlie éprouve une forme de sympathie puis de compassion pour Merrick, meurtrier rendu touchant dans la recherche éperdue de sa fillette. La proie des ombres n'est donc pas un roman manichéen en noir et blanc ; il soulève des questions qui stimulent la réflexion du lecteur.


John Connolly est un orfèvre qui cisèle des pièces uniques présentées dans l'écrin naturel du Maine, omni-présent dans la beauté de ses paysages, dans lesquelles il enchâsse des éléments historiques pour servir de socle à l'intrigue, des informations juridiques pour crédibiliser l'évolution de l'enquête, ou encore médico-sociales et psychologiques pour éclairer les causes et conséquences des maltraitances infligées aux enfants, sans jamais franchir la ligne blanche malsaine du voyeurisme et de la sensiblerie, ou assommer le lecteur et l'ensevelir sous des détails rébarbatifs. Il faut ajouter la petite note fantastique récurrente, signature d'un auteur pudique, original, riche, profond, intelligent.
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J'ai eu plaisir à retrouver Charlie Parker, le détective privé solitaire, à qui il arrive un tas de mésaventures. Avec ses questionnements. Qui va toujours au-delà de la mission qu'on lui demande parce qu'il est avide de vérité et qu'il a de grandes valeurs. Parce qu'ici, il s'agit de jeunes enfants abusés sexuellement. Parce qu'il prend pitié de Frank Merrick, ex-taulard, tueur sans états d'âme, qui ne vit que dans le seul but de retrouver sa petite fille. Parce qu'au fond, il sent qu'il lui ressemble. Il agit comme s'il n'avait plus rien à perdre.

Malgré quelques longueurs, malgré la présence incongrue de personnages comme le Collectionneur, répugnant à souhait, malgré la noirceur du sujet, John Connolly reste très pudique dans sa narration. Il n'y a pas de voyeurisme, ni de descriptions malsaines.

Un très bon polar.
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Cà faisait six mois que je n'avais pas touché à un de mes auteurs préférés John Connolly ,c 'est chose faite avec ce sixième opus de la série Charlie Parker .
Charlie , détective privé ,a le don d'accepter des affaires qui semble de prime abord relativement simple mais qui ont tendance comme toujours à dériver sévèrement.
Nous sommes toujours dans le Maine ,sa région fétiche qu'il aime à nous décrire humainement et historiquement .
On retrouve pratiquement tous les protagonistes des romans antérieurs avec en tète ses amis chers ,mes préférés Louis et Angel , Jackie Garner et ses deux tas de viandes les frères Pulci , Rachel et Sam ses deux amours et l'énigmatique "Le Collectionneur "de retour dans cet opus .
Vous l'avez compris ,il vaut mieux lire la série dans l'ordre ,ce serait mieux pour la compréhension .
Une intrigue simple donc au départ qui devient de plus en plus compliqué ,
une femme embêté par un homme qui lui est un ancien tueur qui recherche sa fille ,celle ci disparue et qui avant ,étais soignée par le père de la première femme , lui aussi disparu après une sombre histoire de pédophilie . Voyez çà commence à dériver grave ....et ce n'est que le début .
On rajoute à çà ,des hommes creux ,la mafia russe ,des hommes avec des masques d'oiseaux, des anciens fêlés de la grappe ,des nouveaux pas beaucoup mieux et encore quelques autres de la police et du FBI qui n'ont pas spécialement une estime considérable pour notre privé
De plus Charlie est toujours hanté par ses fantômes , le surnaturel ,le fantastique ne sont jamais bien loin dans ce roman .
Ce roman m'as tenu en haleine tout le long ,des petites longueurs néanmoins mais pas trop , pas loin de penser que c'est un des meilleurs de la série .
Les thèmes difficiles sont toujours traités avec respect , pas de gore ou de surenchère .
En résumé un très bon opus ,la série ne s'essouffle nullement bien au contraire et c'est tant mieux .
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J' ai aimé "La Proie des Ombres" et j'ai été passionnée de bout en bout par cette histoire pourtant très glauque.

Le détective Charlie Parker est donc de retour, et cette fois-ci, il enquête sur une sombre histoire d'abus sexuels sur mineurs qui auraient été perpétrés dans une petite communauté sectaire du Maine. Un tueur sanguinaire dénommé Merrick se met en travers de sa route, et contre toute logique, Parker se met peu à peu à avoir de l'empathie pour cet ancien taulard qui recherche désespérément sa fille.

L'histoire est tortueuse, cruelle et malsaine, mais Connolly la mène brillamment en alternant les chapitres à la première et à la troisième personnes.

Hormis quelques passages qui ralentissent inutilement le rythme, l'auteur démontre à nouveau qu'il est un as du roman policier, et que personne ou presque ne lui arrive à la cheville quand il s'agit de créer du suspense.

Cependant, Connolly s'entête à inclure des éléments surnaturels dans ses récits, et cette fois-ci, on a droit à quelques histoires de fantômes et de créatures étranges qu'il surnomme les "hommes creux". On se demande où il veut bien en venir, car au final, tout cet aspect de l'histoire est anecdotique et ne sert à rien dans le déroulement de l'intrigue.

"La Proie des Ombres" aurait selon moi gagné en efficacité si Connolly s'était contenté d'écrire un roman policier tout simple et sans fioriture, mais bon, ce gimmick surnaturel fait partie intégrante de son style et l'a aidé à se distinguer des autres auteurs de polars.

Réjouissez-vous donc de retrouver Charlie Parker, Louis, Angel, et bien sûr Rachel et Sam.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Finalement, il s'approcha de la grande armoire, tourna la clé dans la serrure et ouvrit les battants. Son oeil inspecta sa collection, s'assurant que rien ne manquait, qu'aucun objet n'avait été déplacé. On n'y avait pas touché. Bien sûr, maintenant il devrait la changer de place, mais ce n'était pas la première fois qu'une partie de son trésor était ainsi découverte. ce n'était qu'un léger désagrément, rien de plus.
Le visage reflété dans le miroir abîmé le trouva et il contempla un moment son image partielle. Seuls étaient visibles sa chevelure et le bord de ses tempes, le reste de ses traits remplacé par le bois nu et le verre fondu. Ses doigts s'attardèrent sur la clé, la caressèrent et sentirent les vibrations provenant d'une source profonde qui la parcouraient. Il aspira une dernière bouffée d'air et reconnut enfin la troisième odeur.
Et le Collectionneur sourit.
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Ce monde est plein de choses brisées : cœurs brisés, promesses brisées, gens brisés. C'est aussi une construction fragile, un lieu alvéolé où le passé s'infiltre dans le présent, où le poids de la culpabilité et les vieux péchés font s'effondrer des vies et forcent des enfants à reposer auprès des restes de leurs pères dans les ruines enchevêtrées de l'après.
J'ai été brisé, j'ai brisé en retour. Je me demande à présent combien de souffrances on peut faire subir à d'autres avant que l'univers réagisse, avant qu'une force extérieure estime qu'ils en ont assez enduré. Je pensais autrefois que c'était une question d'équilibre, mais je ne le crois plus.
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Quelqu'un m'a dit un jour que nous créons nos propres fantômes, que, comme dans les rêves, chacun d'eux est une facette de nous-mêmes: notre sentiment de culpabilité, nos regrets, notre chagrin. Ils ne sont pas tous notre création, et pourtant ils finissent tous par nous trouver.
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Winston Churchill a dit qu'on peut juger une société à la façon dont elle traite ses prisonniers. Vous savez, on a beaucoup parlé d'Abou Ghraïb, de ce que nous faisions aux musulmans, en Irak, à Guanatanamo, en Afghanistan et partout ailleurs où nous enfermons ceux que nous percevons comme une menace. Les gens ont été sidérés mais il leur aurait suffi de regarder autour d'eux. Nous traitons nos concitoyens de la même façon. Nous jugeons des enfants comme des adultes. Nous enfermons, nous exécutons même des malades mentaux. Nous attachons des prisonniers nus sur une chaise dans une pièce glacée parce que leur traitement est inefficace. Si nous le faisons ici, comment s'étonner que nous ne traitions pas mieux nos ennemis ?
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Selon lui, il y avait beaucoup de gens à qui on ne devrait même pas permettre de porter un crayon bien taillé, alors un pistolet chargé...
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Videos de John Connolly (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Connolly
Invité du salon Quais du Polar à Lyon, John Connolly nous a parlé de son dernier roman, "Le Chant des dunes", la treizième aventure de Charlie Parker. En savoir plus : http://bit.ly/1WCrI3z
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