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ISBN : 2757841521
Éditeur : Points (19/06/2014)
Résumé :
Lola Faye fut autrefois la maîtresse du père de Luc Page. Ce dernier, écrivain, la tient pour responsable du drame qui a frappé sa famille. Le mari de cette femme, maladivement jaloux, a assassiné son père. Sa mère en est morte de chagrin. Alors qu'il est à Saint-Louis pour une séance de signatures de son nouvel ouvrage, Lola Faye insiste pour lui parler.
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Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  26 août 2014
Un entretien avec un vampire, trop risqué, pas encore partisan du don du sang ultime.
Un entretien d'embauche, trop risqué, pourrait marcher sur un malentendu.
Une dernière conversation avec Lola Faye, trop risquée, pourrait faire s'écrouler un monde bâti sur le déni le plus complet.
Luke Paige se rêvait prix nobel de littérature, il ne sera finalement qu'écrivaillon à la notoriété toute relative.
Ayant fui la miteuse bourgade de Glenville et tous ses fantômes, il se croyait à l'abri d'un passé en sommeil.
Lole Faye, amicalement surnommée " debout les zouzous ", ne semble pas l'entendre de la sorte. A l'origine de l'assassinat de son paternel qu'elle fréquentait assidûment et donc logiquement déssoudé par son jules un tantinet jaloux, précipitant alors la déchéance de sa mère ( celle de Luke, hein , je sens comme une légère confusion ;), c'est la fleur au fusil qu'elle viendra solliciter un ultime entretien histoire de parler du bon temps qui sait tout sauf guérir les blessures. Luke, sentant la force avec lui et doutant jamais d'apprendre de la bouche de cette pécheresse mortifère qu'elle était son père, acceptera à reculons. Adossé à un précipice, c'est rarement la bonne solution...
Cook adore les petits secrets de famille. Ceux bien camouflés sous le tapis qui resurgissent immanquablement, faisant d'une pierre deux coups en terrassant et les protagonistes et le lecteur. Cette dernière conversation avec Lola Faye ne fait pas exception.
Tailler le bout de gras ne présente rien d'affriolant a priori. Seulement lorsque la partition déroule sous les ordres d'un chef d'orchestre de la trempe de Cook, nul doute que la petite musique finale aura un goût de cendres.
Sublime passe d'armes entre deux duellistes accomplis. Léger avantage à la gente féminine faussement naïve excellant au jeu de la petite phrase assassine à double sens.
Luke croyait tout savoir, il ne savait rien.
Les révélations affleurent, les certitudes vacillent, le jeu du chat et de la souris tient pleinement et durablement toutes ses promesses jusqu'à " la mise à mort " libératrice.
Superbe récit sur l'enfance flouée, la famille écartelée et les désillusions en découlant, cette dernière conversation avec Lola Faye prouve, si besoin était, que la noirceur ne se mesure pas à l'aune des hectolitres d'hémoglobine versés.
La recette d'un bon Cook ? Un scénario sans failles, une qualité d'écriture indéniable, l'art de vous balader sans avoir l'air d'y toucher.
Vous pouvez y aller les yeux fermés, l'indigestion n'est pas prête de guetter...

4,5/5
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Marple
  21 septembre 2014
Lola Faye est une femme en colère, à l'image des Douze hommes en colère, ce film en huis-clos sur les délibérations du jury lors d'un procès pour meurtre, film qu'elle évoque lors de sa longue et dernière conversation avec Luke et auquel le livre m'a vraiment fait penser.
Car La dernière conversation avec Lola Faye est aussi un huis-clos assez magistral, entre Luke, mi-écrivain mi-loser, et la très provinciale Lola Faye, ancienne maîtresse de son père, tournant essentiellement autour de Glenville et de la fin tragique du père de Luke et du mari de Lola Faye. Vous vous en doutez, les apparences sont trompeuses, Lola Faye est bien plus qu'une plouc nostalgique, elle est aussi une reine de l'allusion et de la phrase qui tue, une femme blessée mais attachante, une enquêtrice volontaire et très fine, malgré son unique formation à l'école des séries télé... Et Luke a beau se décrire comme un écrivain raté solitaire et engourdi du coeur, il ne lui cède en rien dans l'art de la conversation ou la révélation de secrets.
Du coup, alors qu'il ne se passe quasiment rien dans les faits (ils commandent un cocktail, ils s'asseoient sur un banc, ils mangent des calamars, un homme entre dans le bar etc, je pense que vous avez saisi l'idée), il y a un vrai suspense dans le livre et j'ai eu grand plaisir à partager cette dernière conversation (je l'avoue, j'ai essayé d'imaginer comment elle se terminait mais je me suis complètement plantée). Bravo Lola Faye !
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canel
  11 janvier 2015
Luke est né et a grandi à Glenville, un patelin minable, aux côtés d'un père loser qui tenait une boutique miteuse. Son avenir était tracé : continuer là. Encouragé par une de ses enseignantes, il a nourri d'autres rêves qu'il a réussi à réaliser : rejoindre la prestigieuse université de Harvard. Il est devenu prof et écrivain - un écrivain médiocre, selon ses dires et au vu du succès très limité de ses livres.
Plusieurs années après le meurtre de son père, Luke est abordé par Lola Faye, qu'il a toujours supposé être la maîtresse de son père. Elle prétend vouloir une dédicace, mais leur échange se prolonge, et la lumière se fait lentement sur les drames en cascade qui ont suivi la mort du père de Luke.
Comme dans la plupart de ses romans noirs, Cook dissèque ici les relations entre un père et son fils adolescent - incompréhension mutuelle et malentendus, maladresses et difficultés à communiquer. L'exercice est brillant, Cook montre un homme qui reconsidère avec un regard adulte des événements qui étaient restés figés dans une version bornée d'adolescent intransigeant... Je me suis parfois engluée dans ce récit, quand même. On prend souvent connaissance deux fois des mêmes faits, lorsque le narrateur se souvient, et lorsqu'il parle avec Lola Faye. Quoi qu'il en soit, je trouve qu'il s'agit d'un très bon thriller psychologique, le suspense est bien là grâce à la complexité du personnage de Lola. Mais je n'avais pas l'esprit suffisamment disponible au moment où je l'ai lu.
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vieuchamp
  29 juin 2016
Glenville, tout petit trou au fin fond des États-Unis ou il ne se passe pas grand-chose. Ah non ! Thomas H. Cook est passé par là et nous fait subir un entretien entre un écrivain raté, qui a rêvé de gloire, mais ce n'était qu'un rêve et Lola Faye, mystérieuse lectrice qui viendra lui acheter son livre, unique vente suite à une des nombreuses conférences sans grand intérêt de Luke, l'autre personnage de ce roman.
Qui est Lola Faye ? La décence veut que je n'aille pas plus loin dans la description du personnage, sauf qu'elle a très bien connu le papa de Luke, qui s'est fait trouer le poitrail quelques années avant.
On avance dans les pages, le récit s'accélère, tourne en rond, revient en arrière et repart de plus belle. Cook nous mène en bateau et dans ce domaine, il excelle.
Du grand Cook, c'est parfois long, mais c'est encore meilleur ainsi.
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MarianneRichard
  02 mai 2015
Luke a grandi à Glenville, une petite ville sans envergure. Parti de là pour l'université après que sa vie se soit écroulée avec la mort de ses deux parents et le fantôme d'une relation extra-conjugale qui a été le point déclencheur de tout ces drames. de retour dans la region pour discuter avec ses fans de son plus récent roman, Luke reverra Lola Faye, celle par qui le mal était arriver. Une discussion en huis clos entre les deux personnages nous ameneras entre passé et présent à la découverte de la compréhension de la vie et de l'amour.
Troisième lecture pour moi de Thomas H. Cook et comme le sang sur l'autel, je suis restée sur ma faim, pas autant convaincue que je l'avais été par Au lieu-dit Noir Etang. Pourtant, ont y étaient presque. Tout le long du roman ont retrouve l'atmosphère, la tension qui à fait le succès de Noir Etang et je m'attendais à avoir un rebondissement de dernière minutes (voire pages) comme dans ce roman mais non; Niet! La fin est même étrange parce que les événements qui s'y déroulent ne nous sont pas expliqués. Enfin, moi j'aurais eu besoin d'une explication. Mais bon, outre cette fin qui m'a fait sourciller, ce roman m'a plu, comme tout ceux que j'ai lu de cet auteur. Décidément un nom à retenir pour les amoureux de polar et de roman noir. 4 étoiles
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Citations & extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel   08 janvier 2015
(...) je revis alors, en un kaléidoscope d'images, toutes les fois où, dans ma préadolescence, j'avais présenté à mon père mon carnet scolaire rempli de A, qu'il se bornait à repousser avec un haussement d'épaules indifférent ; toutes les fois où je m'étais donné en spectacle pour lui, où j'avais même essayé de me mettre au sport, à la chasse, d'être ce qu'il appelait "un garçon ordinaire" ; toutes les fois où je m'étais limité à ce rôle de fils pathétique, indispensable, jusqu'au moment où j'avais fini par reconnaître l'inanité de mes efforts et par accepter, maussade, le fait que je ne parviendrais jamais à lui plaire, à gagner son respect ou à me distinguer à ses yeux. Arrivé à cette conclusion, je lui avais définitivement tourné le dos pour rejoindre ma mère qui m'attendait, comme elle l'avait toujours fait, les bras grands ouverts. (p. 132)
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canelcanel   10 janvier 2015
- Est-ce que vous buvez beaucoup, Luke ?
- Oui, répondis-je. Trop.
- Ollie disait qu'il ne faut jamais boire seul.
- Je le fais, malheureusement.
- Pourquoi ?
- Ça fait avancer les aiguilles de l'horloge. Surtout le soir.
(p. 297)
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canelcanel   07 janvier 2015
Pour moi, le choc n'avait donc pas été de découvrir que mon père trompait ma mère, mais bien plutôt qu'il ait eu l'opportunité de le faire, qu'il y ait eu à Glenville, dans cette petite bourgade étriquée, une créature du sexe opposé disposée à répondre à ses avances probablement fort maladroites. (p. 54)
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MarianneRichardMarianneRichard   28 avril 2015
Je me demandai soudain si tous mes échecs, [...] n'étaient pas le fruit de mon incapacité à comprendre que je ne pourrais jamais raconter l'histoire d'un autre sans dévoiler la mienne, que tout livre est d'abord et avant tout une confession. P. 287
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lesmiscellaneesdepapierlesmiscellaneesdepapier   19 avril 2015
Julia ?

Que savais-je sur elle, en réalité, sur cette femme qui avait réussi à rester mon épouse pendant un peu plus de cinq ans et à laquelle, malgré notre divorce, je pensais encore cinquante fois par jour ? Notre mariage avait été bref, Julia prenant peu à peu conscience d’avoir épousé un homme mystérieusement acharné à réaliser un grand projet, qui travaillait sans relâche des heures et des heures et qui, même pendant ses loisirs, semblait vivre sous la menace d’un invisible fouet, un homme dont les notes de recherche remplissaient des cartons et des cartons-mais , en définitive, un homme dont les considérables efforts et la grandiose ambition avaient produit des livres d’une effarante médiocrité.
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Videos de Thomas H. Cook (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thomas H. Cook
Evidence Of Blood Trailer 1998
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