AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782072688775
336 pages
Gallimard (03/06/2021)
4.16/5   16 notes
Résumé :
Les lecteurs d’Alias Caracalla vont retrouver dans le deuxième volume des Mémoires de Daniel Cordier le même bagarreur épris d’idéal et de sacrifice, le même témoin candide mais scrupuleux de la grande histoire, le même jeune homme sensible, avide d’art et de culture, le même timide trop fier pour ne pas souffrir de ses faiblesses, le même ami fidèle multipliant les rencontres avec des êtres d'exception.
La Victoire en pleurant prend la suite d’Alias Caracall... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
oran
  13 novembre 2021
Ce livre constitue le second tome des mémoires posthumes de Daniel Cordier (1920-2020) et fait suite au premier tome publié en 2009 « alias Caracalla »
Dans cet ouvrage, Daniel Cordier raconte la Résistance après l'arrestation et la disparition de Jean Moulin, il dit ses doutes, ses emportements, mais jamais les regrets de son engagement.
Bénédicte Vergez-Chaignon, l'historienne spécialiste de la Seconde guerre mondiale , qui a travaillé longuement à ses côtés, complète la narration, corrige les quelques erreurs d'une mémoire défaillante (date , lieu…) par des notes en bas de page et un avertissement dans sa préface .
J'avais remarqué ce livre en librairie mais j'en différais son achat et sa lecture, en souhaitant reprendre ces mémoires dans l'ordre chronologique et donc commencer par « Alias Caracalla . »
J'ai dit lors d'un autre commentaire que j'avais fait provision de livres durant les Journées de Lourmarin consacrées cette année à « Albert Camus et le Journalisme. » le point librairie ( Mot à Mot de Pertuis) qui offre toujours un riche assortiment des ouvrages écrits ou évoqués par les différents intervenants lors de cette manifestation présentait ce livre sur son stand . En le feuilletant j'ai découvert « le pourquoi » : quelques pages étaient consacrées à la rencontre entre Cordier et Camus, journaliste clandestin à Combat, à qui Cordier avait demandé un article destiné à être publié lors de son retour à Londres.
Lecture tout à a fois instructive et émouvante et bien sûr, encore Camus !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          360
ollivier
  22 juin 2021
Qui a lu 'Caracalla", retrouvera ici la même sensibilité, la même modestie.
Daniel Cordier poursuit la relation de ses mémoires après l'arrestation de Jean Moulin dont il fut le secrétaire.
Les rivalités entre groupes de résistants, entre résistants et Londres, la filière partant de France pour rejoindre Londres en passant par l'Espagne et Gibraltar, le moment de la Libération de la France, le retour et l'absence des compagnons résistants (d'où le titre du livre) et les questions politiques qui se posent sur l'organisation de la République, la fascination communiste, l'URSS apparaissant comme le principal vainqueur d'Hitler : l'auteur nous plonge dans un quotidien riche de rencontres (Malraux, Raymond Aron) avec la conscience que le passé et ses émotions sont incommunicables. Et puis toujours cette foi aveugle envers De Gaulle qui participe d'une certaine ingénuité de l'auteur.
Un livre passionnant et d'une belle sensibilité.
Commenter  J’apprécie          60
Ciliaris
  22 août 2021
On ne peut pas lire ce livre sans avoir lu auparavant Alias Caracalla, et qui a beaucoup aimé Alias, comme moi, retrouvera avec émotion cet homme très sensible, entier, un peu ingénu, téméraire, courageux. le récit de cette époque qui suit l'arrestation de Jean Moulin, son patron vénéré, jusqu'à la démission de l'armée de Cordier en 1946 est parcouru des moments tous plus forts les uns que les autres qu'a vécus ce très jeune homme de 25 ans. Quel parcours de vie incroyable pour un si jeune homme. Qu'avais-je fait à cet âge là ? Voilà qui m'impressionne plus que tout. Pour moi, le temps le plus fort d'entre tous est celui du retour des camps de ses camarades déportés.
Daniel Cordier ne voulait pas être enterré au mont Valérien, honneur réservé au dernier membre de l'Ordre des Compagnons de la Libération. Son voeu est exaucé puisqu'il était l'avant dernier survivant de l'Ordre à sa mort…
Commenter  J’apprécie          30
dcombier
  25 octobre 2021
Un livre moins abouti que "Alias Caracalla"
Est-ce parce que l'auteur n'a pas eu le temps de le peaufiner ?
Le contenu reste passionnant mais il y a trop d'approximations et il manque des développements essentiels prévus par l'auteur.
Daniel Cordier y paraît tel qu'en lui-même dans sa juvénilité idéaliste et romantique, parfois utopique. Sa fraîcheur et sa candeur auront été à la fois un impedimenta et un atout pour traverser cette période trouble et dangereuse sans y laisser trop de plumes et d'illusions sauf morales.
Il décrit parfaitement l'accaparation de la victoire par les politiciens responsables de la défaite de la France et les résistants de la vingt-cinquième heure aux dépens des FFL sur le pont dès juin 1940.
Ce vol de la victoire entraîna le départ de ces derniers, Général de Gaulle compris) et aboutit à la catastrophique IVème République.
Commenter  J’apprécie          21
La31
  27 août 2021
Ce livre mis en forme à partir des souvenirs de Daniel Cordier couvre la période de 1943 (après l'arrestation de Jean Moulin dont Daniel Cordier était le secrétaire) à 1945.
Les rangs des premiers engagés dans la France libre se sont considérablement éclaircis au fil des répressions sanglantes des nazis. La victoire ayant beaucoup d'enfants à la différence de la défaite, beaucoup de nouveaux résistants jouent des coudes. Ce livre retrace la réussite du Général de Gaulle pour assoir à nouveau la République avant de laisser la place. de retour dans sa belle-famille il analyse lucidement le comportement attentiste de beaucoup pendant la guerre. Il est aussi révélateur du parcours idéologique de toute une jeunesse maurrassienne avant guerre mais qui s'est orientée dès 1940 dans la résistance puis évoluera vers les idées de gauche.
Commenter  J’apprécie          20


critiques presse (2)
LeFigaro   10 juin 2021
Dans cette suite d’Alias Caracalla, l’auteur poursuit l’histoire de la Résistance après la mort de Jean Moulin.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaCroix   10 juin 2021
Ce volume posthume du résistant Daniel Cordier (1920-2020) constitue la suite, vivante et édifiante, de ses Mémoires, à partir de 1943, à la mort de Jean Moulin.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
oranoran   19 novembre 2021
J'explique à Camus que c'est en lisant L'Etranger que j'ai compris qu'il est un "grand écrivain". C'est pourquoi, rentrant à Londres, je lui demande de rédiger un papier.* Il répond : "ce n'est pas un texte courant, car je pense que les gens d'Alger ont besoin d'être alertés sr des problèmes qu'ils ont l'air d'ignorer ou de négliger. Ils s'imaginent qu'avant tout nous avons besoin de l'annonce de la Libération. Nous sommes déjà des hommes libres puisque nous avons choisi la Résistance. Parce qu'il n'y a d'autre hiérarchie entre nous que celle du courage, nous en possédons autant qu'eux. Surtout les membres des assemblées, de l'administration et du gouvernement croient que nous attendons des libérateurs pour devenir libres. Non, la Résistance a besoin d'armes et d'argent.
* Malheureusement, ces différents textes n'ont pu être retrouvés dans les archives du BCRA ou dans les archives personnelles de Daniel Cordier.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
oranoran   19 novembre 2021
Parmi tous les écrivains, il y en a un que je souhaite faire connaître à Londres. Je l'ai découvert l'été précédent. Pour rentrer à Paris, j'avais acheté par hasard, dans la gare, un ouvrage assez court qui venait de paraître à la NRF. Du fait de sa faible épaisseur, il me semblait pouvoir être lu avant l'arrivée à Saint-Lazare. C'est comme cela qu'en moins d'une heure, je suis devenu un inconditionnel d'Albert Camus.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
oranoran   19 novembre 2021
Il (Sartre) me présente d'un signe de tête et nous nous serrons la main. Camus (c'est lui !) a le visage fermé, peut-être parce que comme moi, il mesure l'extraordinaire folie de cette présentation de deux résistants au milieu des regards attentifs d'une foule truffée de collaborateurs malveillants.
Commenter  J’apprécie          30
minuscule37minuscule37   19 décembre 2021
Hélas, je dois avouer qu'en dépit de tout, je n'ai pas honte d'être vivant : pire, je suis heureux de profiter de la douceur de l'air, de la violence de la lumière et surtout du bonheur de la liberté.
Commenter  J’apprécie          10
minuscule37minuscule37   19 décembre 2021
Ce premier jour de ma liberté, je l'ai vécu sans projet et surtout, sans avenir...
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Daniel Cordier (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Daniel Cordier
La Victoire en pleurant : alias Caracalla 1943-1946 Daniel Cordier Bénédicte Vergez-Chaignon Paulin Ismard, Yann Potin Éditions Gallimard Collection Témoins
D. Cordier retrace deux années et demie de son parcours, de la mort de J. Moulin en 1943 jusqu'à sa démission en 1946. Les conflits au sein de la direction de la Résistance, les positions des intellectuels dans le Paris occupé et le procès de C. Maurras font partie des sujets abordés. ©Electre 2021
https://www.laprocure.com/victoire-pleurant-alias-caracalla-1943-1946-daniel-cordier/9782072688775.html
autres livres classés : résistanceVoir plus
Notre sélection Non-fiction Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
1338 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre