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ISBN : 2253006793
Éditeur : Le Livre de Poche (31/12/1998)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 133 notes)
Résumé :
Des terrils, des rangées de maisons grises tassées entre les montagnes, c'est tout ce que laisse voir de Blaenelly la pluie qui tombe à verse quand André Manson arrive en octobre 1924 dans cette petite ville minière du Pays de Galles pour devenir l'assistant du docteur Page. Le paysage est lugubre, le travail pénible , peu importe au jeune Ecossais qui fait là ses premiers pas dans la carrière de médecin. Pour lui, la vie est comme une citadelle perdue dans les nuag... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Palmyre
  09 juillet 2019
Andrew Manson est un jeune médecin qui vient d'obtenir sa première affection au coeur d'une contrée minière galloise. La population est pauvre, les moyens sont assez rudimentaires : pas d'hôpital, ni d'ambulances, etc. Mais, Andrew est motivé et pugnace. Car, en tant qu'assistant, il doit reverser une partie de ses honoraires au médecin dont il dépend. Il doit également gagner la confiance de population.
Ses débuts dans le monde médical sont difficiles, mais il a de nombreuses idées qui pourraient améliorer le système de santé.
Puis finalement, il donne sa démission et trouve un poste de médecin titulaire dans une ville plus grande. Avec sa compagne, ils vont connaître des débuts difficiles. Une fois de plus, il devra gagner la confiance des habitants habitués aux remèdes traditionnels et réticents face aux nouvelles méthodes.
Mais, Andrew persiste, se fait quelques amis parmi ses confrères et obtient une belle situation au bout de quelques années. Entre temps, il aura passé des examens qui lui permettent de décrocher des diplômes supplémentaires.
Fort de son expérience, de ses acquis, et suite à un conflit avec des membres du comité de la mine, il décide de partir s'installer à Londres. Il vise maintenant une clientèle huppée. Mais l'appât du gain sera-t-il un choix judicieux ?
Un roman d'un extrême réalisme et encore d'actualité, alors qu'il a été publié en 1937. Les scènes médicales sont détaillées et j'ai pu me rendre compte des difficultés rencontrées tant par les malades que par les médecins et des réticences face aux progrès scientifiques. L'auteur décrit un système de santé archaïque qui connaît de multiples dérives de la part de certains praticiens. Andrew dont le personnage est directement inspiré de la vie de l'auteur a lui des idées visionnaires pour l'époque.
J'ai énormément apprécié cette histoire. Et je dois cette découverte à Marjorie qui tous les mois se charge de nous dénicher de petites pépites littéraires avec sa box Exploratoly.
En m'inscrivant à Babelio, j'ai rapidement élargi mon univers livresque et là, je suis carrément passée au niveau supérieur. Je m'abonne ponctuellement et découvre avec surprise des ouvrages dont je n'aurai certainement pas pensé à mettre dans ma PAL.
A vous de découvrir ce classique de la littérature, où vous serez étonnés qu'il soit encore si moderne.
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stcyr04
  28 août 2012
Ce livre débute avec l'arrivée d'André Manson jeune diplômé idéaliste de 24 ans de l'Ecole de Médecine de Dundee dans un pays de mines et de terrils en Galles de sud. de médecin assistant d'une organisation ouvrière de mineurs, puis titulaire non loin de là, en passant par un poste de médecin inspecteur permanent du Conseil du Travail des Houillères et Usines Métallurgiques - autant dire une sinécure, pour finalement devenir médecin “ mondain” dans le West-end, c'est l'ascension sociale de ce médecin accompagnée de ses espoirs, de ses désillusions et de ses compromissions que nous fait vivre l'auteur, dans ce roman très largement autobiographique. le style en est simple, direct, efficace. Oui, pas une minute d'ennui pour cette oeuvre forte et humaniste, porteuse d'un véritable message prônant une médecine en constante évolution, libérée de tout empirisme dangereux et charlatanesque, purifiée des médicastres véreux et dilettantes.
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PrunellaLit
  07 octobre 2017
Intéressée par la lecture d'un autre auteur écossais puisque j'étais en vacances en Écosse, j'ai décidé de découvrir cet auteur que je ne connaissais pas du tout, et ce fut une bonne surprise.
En effet, je ne m'attendais pas du tout à autant apprécier ce livre. L'histoire de ce jeune médecin m'a vraiment intéressée, je me suis attachée à lui en grande partie, même si je ne validais pas toujours tous ses choix. Mais c'est un jeune homme sympathique, qui a de bonnes intentions et c'est donc très plaisant de suivre son histoire.
Son histoire, parlons-en ; elle commence simplement, il est pris comme assistant d'un médecin et arrivent les premières péripéties. de fil en aiguille, il va devenir de plus en plus important, monter en grade, changer de lieu où pratiquer la médecine… jusqu'à avoir son propre cabinet à Londres, et une prise de conscience puisqu'il s'est éloigné de ses propres convictions.
Cette évolution est très intéressante à suivre, mais surtout très intelligente. le héros passant par plusieurs étapes de sa vie, que ce soit au niveau professionnel ou personnel, étant confronté à des personnes bien ou mal intentionnées, il ne peut forcément rester tout le temps le même. L'auteur, sans changer son caractère et sa personnalité, le rend adaptable aux situations, mais lui permet de prendre conscience de cela vers la fin du roman.
Étant donné qu'on suit le héros pendant une bonne partie de sa vie, on l'accompagne dans toutes sortes de situations. du coup, je suis passée par plusieurs émotions pendant ma lecture. J'ai eu l'impression d'être avec le personnage, de vivre avec lui ces moments joyeux ou malheureux.
De plus, l'écriture fluide de l'auteur semble si moderne qu'on pourrait croire que ce roman a été écrit ces dernières années. Pourtant, il est paru en 1937 ! Il paraît qu'il s'agirait d'une sorte d'autobiographie puisque l'auteur aurait sensiblement vécu la même chose. Ça ne m'étonnerait pas, car ce qu'il décrit semble parfois si réel tant il y a de détails.
Ce roman qui me semble oublié, en tout cas peu connu du grand public, s'est donc révélé être une très bonne surprise. L'auteur a écrit d'autres livres et je vais sûrement m'y intéresser un jour.
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frandj
  23 juin 2016
Avant de connaitre la notoriété comme écrivain, A. J. Cronin (1896-1981) fut d'abord un médecin qui exerçait pour les classes laborieuses. le roman "La citadelle" a donc une résonance très personnelle. Il décrit la carrière d'un Ecossais idéaliste qui, à peine sorti de l'Ecole de Médecine, choisit de soigner des mineurs au Pays de Galles. Puis il abandonne cette sorte d'apostolat pour s'occuper d'une riche clientèle dans un quartier huppé; l'auteur insiste sur les compromissions que le héros est obligé d'accepter.
C'est un roman de facture très classique, un peu "daté", qu'on jugera peut-être trop moralisateur. Je l'avais beaucoup aimé lorsque je l'avais lu, pendant mon adolescence; c'est un livre qu'on n'oublie pas facilement. Et il a le mérite de poser des questions qui sont encore et toujours d'actualité, pour ma génération comme pour les suivantes.
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agenet
  16 décembre 2013
Cette magnifique histoire pleine d'humanité d'un jeune médecin idéaliste, se laissant un temps égarer par la facilité tant financière que d'exercice, est sans doute l'une des meilleures de Cronin, auteur qui mérite d'être connu, lu et relu.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
stcyr04stcyr04   28 août 2012
“- Ah ! s’écria Sir Rumbold, alors vous aussi vous avez payé votre tribut”. Et en s’éclaircissant la voix et mettant son pince-nez sur l’organe dont il était richement pourvu, il attira l’attention de toute la table. Sir Rumbold était très à son aise en pareil cas : depuis des années déjà l’attention du grand public britannique se concentrait sur lui. C’était lui qui, il y avait un quart de siècle, avait stupéfait l’humanité en déclarant qu’une certaine portion de l’intestin était non seulement inutile, mais décidément nuisible. Dès centaines de gens s’étaient immédiatement précipités pour se faire enlever ce dangereux morceau et, bien que Sir Rumbold ne fût pas lui-même de ce nombre, le bruit que fit cette opération, appelée par les chirurgiens “l’excision Rumbold-Blanc” établit sa réputation de diététiste. Depuis lors, il s’était maintenu au premier rang, faisant adopter avec succès par ses compatriotes successivement le son comme aliment, le yogourt et le bacille de l’acide lactique. Il inventa ensuite la “mastication Rumbolt-Blanc” et à présent, sans compter son rôle actif dans nombre de conseils d’administration, il rédigeait les menus de la série des fameux restaurants Railey : “Venez, mesdames et messieurs, permettez à Sir Rumbold-Blanc, M.D., F.R.C.P. de vous aider à choisir vos calories”. Nombreux étaient les murmures et les protestations parmi les guérisseurs plus authentiques, déclarant qu’on aurait dû depuis des années rayer Sir Rumbold de la liste officielle des médecins... A quoi on répondait évidemment : “Que serait donc cette liste sans Sir Rumbold?”
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stcyr04stcyr04   28 août 2012
Il se rendait compte, avec une cruelle perspicacité, que tous ses prétendus maux étaient dus à l’argent. Elle n’avait de sa vie travaillé un seul jour, elle se dorlotait, se soignait, se nourrissait trop bien. Si elle ne dormait pas, c’était parce qu’elle ne prenait aucun exercice... pas plus pour son cerveau que pour ses muscles. Elle n’avait rien à faire qu’à détacher les coupons de ses titres, à penser à ses dividendes, à secouer sa femme de chambre et à combiner des menus pour elle et son chouchou, un loulou de Poméranie. Si elle voulait bien sortir de son cabinet et faire quelque chose de sensé, renoncer à toutes les pilules, à tous les sédatifs, soporifiques, cholagogues et autres niaiseries... donner de son argent aux pauvres, aider les autres et ne plus penser uniquement à elle... Mais jamais, jamais elle n’y consentirait, ce n’était même pas la peine de le lui demander. Elle était moralement morte et lui aussi l’était, dieu lui pardonne.
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AlixoneAlixone   05 décembre 2017
Lorsque André entra dans la pièce, une longue chambre médiocrement meublée, aux rideaux de chenille fermés, où brûlait un petit feu dans une grille, Édouard Page se retourna lentement dans son lit, au prix, semblait-il, d’un effort considérable. C’était un homme grand, osseux, d’une soixantaine d’années, aux traits rudement taillés, aux yeux clairs et fatigués. Toute sa physionomie portait les marques de la souffrance et d’une sorte de patience lasse. Et ce n’était pas tout. La lumière de la lampe à huile tombant sur l’oreiller révélait une moitié de la face sans expression et comme en cire. Le côté gauche de son corps était également paralysé et sa main gauche, posée sur le couvre-pieds fait de pièces et de morceaux, n’était plus qu’un moignon luisant. En remarquant ces signes d’une attaque violente et ancienne, André se sentit brusquement consterné. Il y eut un silence gêné.
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