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Carl Gustaf Bjurström (Traducteur)Hervé Coville (Traducteur)
EAN : 9782070760077
294 pages
Éditeur : Gallimard (07/11/2001)
3.71/5   17 notes
Résumé :

Au coeur du monde de Dagerman règne la peur. Elle nous saute au visage dès les premières pages du livre. Le serpent est la matérialisation de cette peur : il y a le serpent capturé par Bill, soldat de deuxième classe, et qui lui sert à s'imposer à son entourage ; il y a le serpent qui, rapporté à la caserne par un des soldats, s'échappe de sa prison et plonge dans la terreur la poignée d'hommes r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Meps
  18 février 2018
Parfois le hasard fait bien les choses. Pour choisir ce roman, j'ai utilisé une de mes techniques: je me ballade dans les rayons de la bibliothèque et pose ma main au hasard sans regarder sur un des livres. Cela m'a ainsi permis de découvrir un auteur suédois, très connu dans son pays mais moins hors de ses frontières et dont la carrière se sera interrompue brutalement par son suicide à seulement 31 ans.
Le Serpent est son premier roman et on y sent déjà d'énormes qualités. J'ai senti une parenté avec Faulkner (gros compliment dans ma bouche !) et la postface m'a confirmé son admiration pour cet auteur contemporain de son époque même si tout de même son aîné. Son style qui cherche à décrire par un flot continu les discussions, le décor et les pensées des personnages peut être rapproché du "courant de conscience" du grand auteur américain.
Pour son premier roman, il a également la sagesse de choisir un milieu qu'il connait bien (les casernes où il vient d'effectuer son service) et de scinder le roman en plusieurs histoires distinctes, plus faciles à maîtriser pour un jeune auteur (22 ans à la sortie du livre) sans expérience.
Son âge est celui aussi du désespoir qui remplit l'ensemble des personnages du roman. C'est moins celui de la culpabilité qui pourtant inonde toute l'oeuvre, et que j'ai découvert dans la postface être celle de sa génération suédoise, "contrainte" à la neutralité pendant la Seconde Guerre Mondiale, protégeant juste leur frontière face à l'ogre nazi sans jamais l'affronter. Ce roman permet en tout cas de découvrir un auteur qui serait sans doute devenu majeur et référence si ses démons l'avaient laissé vieillir.
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Tandarica
  25 avril 2015
Plusieurs histoires, dont le contrepoint est le thème de l'angoisse, ainsi que le personnage de Scriver. une technique d'écriture quasiment cinématographique. On peut citer l'histoire de l'homme qui suis un enfant et un autre homme. On subodore quelque chose de louche, mais lâchement ou par indifférence, il ne fait rien. Nous voyons comme il voit et Dagerman se concentre sur quelques images saillantes. Aujourd'hui encore, le résultat reste impressionnant, par moments plus encore qu'un film (Dagerman appréciait le cinéma).
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lilicrapota
  21 décembre 2013
J'ai tenu jusqu'à la page 55...
Le style est vraiment très particulier : tout est vivant, les gens comme les choses, comme els arbres ou le train qui passe... tout fait oeuvre de "volonté", tout est décrit comme animé par une conscience propre, c'est vraiment très bizarre... et du coup, il y a description, description, description... d'où ma lassitude. La trame de l'histoire se dévoilait bien sûr!!! et m'intéressait, même! Mais pas le bon moment pour ce genre de lecture... à reprendre plus tard, donc!
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
MepsMeps   18 février 2018
Mais comme tous les lâches quand ils doivent prendre une décision hardie, il se persuade que l'action met fin au temps, que l'éternité viendra après, que la vie va s'arrêter et n'avancera plus, un peu comme une aiguille sur un disque éraflé.
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TandaricaTandarica   25 avril 2015
Si la littérature est un jeu de société, alors je veux noircir mon pied et sortir au crépuscule pour me faire l'ami des serpents et du petit rat du désert. Mais si la littérature est une condition de vie pour quelqu'un, n'oubliez pas d'emporter vos sandales et prenez garde aux rochers. Car les serpents guettent mon talon et le rat du désert me donne la nausée.
(Mon ami Scriver)
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Videos de Stig Dagerman (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stig Dagerman
Lecture de Notre besoin de consolation est impossible à rassasier de Stig Dagerman et concert autour des oeuvres de Théodore de Banville, Gérard de Nerval, Paul Eluard et Rabindranath Tagore.
« C'est l'angoisse de la séparation qui s'épand par tout le monde et donne naissance à des formes sans nombre dans le ciel infini. C'est ce chagrin de la séparation qui contemple en silence toute la nuit d'étoile en étoile et qui éveille une lyre parmi les chuchotantes feuilles dans la pluvieuse obscurité de juillet. C'est cette envahissante peine qui s'épaissit en amours et désirs, en souffrances et en joies dans les demeures humaines, et c'est toujours elle qui fond et ruisselle en chansons. »
L'Offrande lyrique, Rabindranath Tagore, traduit par André Gide.
Ces émotions douces et amères qui nous secouent ne sont-elles pas universelles ? Ne sont-elles pas l'essence même de notre existence ? Deleyaman, groupe franco-américain dans la veine céleste de Dead Can Dance, aborde ces questions vibrantes, parle d'art, d'amour, de beauté et de contemplation comme des réponses à nos contraintes existentielles.C'est une amicale collaboration artistique entre le groupe et Fanny Ardant qui a donné naissance à cette création. Au travers d'un texte lu, elle dialogue avec le groupe sur une musique créée par Deleyaman. Avec le son du doudouk, le groupe d'Aret Madilian interprétera les titres français de sa discographie
Fanny Ardant : voix Béatrice Valantin : voix, clavier Aret Madilian : piano, clavier, guitare, percussion Guillaume Leprevost : basse, guitare Artyom Minasyan : doudouk, plul, pku Madalina Obreja : violon Gérard Madilian : doudouk
Création en partenariat avec le Trianon Transatlantique de Sotteville lès Rouen – Scène conventionnée d'intérêt national art et création chanson francophone.
À écouter – Deleyaman, « Sentinel », 2020. Plus d'informations sur www.deleyaman.com À écouter : https://deleyaman.bandcamp.com/album/sentinel
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