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ISBN : 2210423031
Éditeur : Magnard (25/11/1993)

Note moyenne : 4.42/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Maîtriser les connaissances et les outils nécessaires à l'étude d'une ?uvre intégrale, voilà l'objectif de cette collection. L'élève doit avoir une vision synthétique de l'?uvre : connaître sa genèse et sa structure, appréhender les personnages à travers leur portrait, leur rôle et leur dimension symbolique, retenir les différents thèmes évoqués. Par ailleurs, l'ouvrage procure des informations d'ordre paratextuel qui enrichissent la culture du lecteur : détails sur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Henri-l-oiseleur
  06 mai 2016
Voici un Baudelaire que je ne prête à personne ! Cette édition épuisée appartenait à l'ambitieuse collection "Textes et contextes" qui se proposait de publier les plus grands livres de notre littérature et aussi de la philosophie ("La Trinité" de Saint Augustin,"La conscience et la vie" de Bergson, "Du contrat social", "Gorgias" etc). Seuls quelques titres ont été publiés (Saint Augustin, Baudelaire, Flaubert) avant que l'entreprise ne soit enveloppée dans le naufrage général des lettres et de la pensée. A petites doses, je me sers de cette édition pour occuper mes dernières années à enseigner un peu de Baudelaire, homéopathiquement.
Ce gros livre introuvable de 700 pages, dont chacune recèle des trésors, présente évidemment les poèmes des Fleurs du Mal, mais en regard, et parfois sur plusieurs pages, fait figurer des textes en écho : soit des critiques modernes, soit des critiques contemporains de l'auteur, soit encore d'autres textes de l'auteur, des dessins, des témoignages variés de la réception du recueil, bien au-delà des sempiternels extraits du Procès de 1857 que l'on trouve dans tous les manuels de littérature que le commerce diffuse aujourd'hui. le tout forme une sorte d'encyclopédie du XIX°s et du XX°s, et l'on sait que les Fleurs du Mal sont "le maître-livre" de la modernité : ouvrir ce livre, c'est se placer aux sources de tous les fleuves qui nous irriguent encore.
Un exemple : le lecteur trouvera pp. 158 et 160 "Le Balcon" ("Mère des souvenirs, maitresse des maîtresses, O toi, tous mes plaisirs ! ô toi, tous mes devoirs ! ...") ; en regard, aux pages 159 et 161, un essai lumineux de Walter Benjamin, "Le putsch dans le langage", qui
fait voir l'audace de l'auteur introduisant dans l'enclos sacré de la Poésie réservé aux fleurs et aux extases, des balcons, des cloisons, des omnibus, des wagons, et tout ce que le vocabulaire a de plus prosaïque, dans un cadre métrique impeccablement néo-classique. Après la dernière strophe, p. 160, la gravure d'un couple nu, tordu, d'Egon Schiele ; enfin, pp. 162-163, une méditation de Jean-Pierre Richard (Microlectures II) sur le balcon et sur le poème qui le célèbre.
Qu'on n'hésite donc pas si, chez un bouquiniste, cet ouvrage (comme l'édition de Madame Bovary ou du Père Goriot) apparaît sous une couche de poussière. On n'a pas tous les jours l'occasion de lire ces classiques avec les meilleurs lecteurs possibles.
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PegLutine
  17 novembre 2013
Bien sûr il faut avoir aimé Baudelaire pour avoir envie de prolonger le plaisir avec ce très complet "Texte et Contextes"!
C'est un voyage dans l'atmosphère littéraire de l'époque, les pour et les contre, les admiratifs et les offusqués... On retrouve tous les poèmes des Fleurs du Mal, mis en perspective à travers les textes écrits par les contemporains de Baudelaire et de nombreuses oeuvres artistiques.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
PegLutinePegLutine   17 novembre 2013
La Beauté

Je suis belle, ô mortels! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poëte un amour
Eternel et muet ainsi que la matière.

Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris;
J'unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.

Les poëtes, devant mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d'austères études;

Car j'ai, pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles:
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles!
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