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ISBN : 2812610638
Éditeur : Editions du Rouergue (04/05/2016)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 133 notes)
Résumé :
Merlin, auteur d’une série BD à succès, perd son vieux copain Laurent, qui lui a inspiré son héros, Jim Oregon. Comment continuer à le faire vivre dans ses dessins, d’autant que dans son "testament", Laurent lui impose deux contraintes pour l’album à venir…. Marie-Sabine Roger s’amuse allègrement à jongler entre deux mondes, celui de la réalité et de la BD, et donne naissance comme toujours à une tribu de personnages tout en couleurs.
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Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  07 juillet 2016
Merlin et Prune viennent enfin de trouver leur maison. Leur home sweet home en pleine campagne. Après bien des déboires. Une ancienne ferme bâtie tout en longueur, avec beaucoup de cachet, dixit l'agent immobilier. Et beaucoup de travaux aussi! Mais qu'importe, ils sont certains que c'est celle-ci qui abritera encore de nombreuses années de bonheur. Merlin aura même son atelier de dessin. Un endroit indispensable pour l'auteur et le dessinateur de bandes dessinées, et aquarelliste animalier. Il est d'ailleurs l'auteur de la série à succès (mérité selon Merlin) "Wild Oregon" ayant pour héros un certain Jim Bear Oregon. Ce bon vieux Jim, ce conducteur de convoi stellaire, ce chatouilleux de la gâchette, ce grand joueur de poker et ce buveur de whisky traversant les déserts cosmiques de son univers déjanté, lui a été inspiré par son ancien voisin, devenu meilleur ami, presque un père spirituel, Laurent. Mais, voilà que ce dernier vient de mourir. Tout bêtement sur les marches, devant chez lui, en tenue de pyjama. Merlin, sans pour autant verser une larme, est anéanti. Brisé. Comment va-t-il maintenant faire sans lui? Sans celui qui incarnait ce bon vieux Jim ?
 
Un véritable petit bonheur sucré que ce roman... Marie-Sabine Roger déploie, une nouvelle fois, ses talents de conteuse pour nous offrir un roman absolument divin. Elle nous entraîne dans le monde de la création, plus particulièrement celui du 9ième art, où l'on fait connaissance avec Merlin, presque 68 ans, auteur et dessinateur de bandes dessinées, et de sa compagne pétillante, Prune. Un bonheur malheureusement bientôt entaché par une bien triste nouvelle. L'auteur n'a pas son pareil pour nous dépeindre une galerie de personnages haute en couleur, tellement attachante et pleine de vie, que ce soit Merlin, le dessinateur documentariste enchanteur, la pétulante Prune, le fantaisiste Oncle Robert et l'acariâtre Tante Foune (qui est d'ailleurs la seule à ne pas savoir la signification de son surnom), Genaro et Lolie, les amis sincères, sans oublier Jim Bear Oregon, le cow-boy solitaire ou encore Miss Plum (alias Prune), la tenancière du Blue Rooster. Et bien sûr les chats Chausson et Cirrhose. Un roman tout en finesse, profondément humain et d'une incroyable justesse, qui aborde avec vivacité divers thèmes tels que la mort, l'amour, l'amitié, la création mais aussi les liens qui peuvent exister entre l'auteur, son personnage et le lecteur. L'écriture, quant à elle, est riche, percutante, drôle et sincère. 
Encore un très beau roman...
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TheWind
  01 octobre 2016
Après « Danser les ombres » et « Tropique de la violence », j'avais vraiment besoin de légèreté.
Alléluia ! Dans les prairies étoilées était juste là qui m'attendait. Il n'y avait plus qu'à se lover dans ses bras chaleureux et laisser s'effacer peu à peu l'ambiance sombre et oppressante dans laquelle m'avaient plongée mes deux dernières lectures.
Ce roman de Marie-Sabine Roger, c'est comme le fort ronronnement d'un chat qu'on prendrait sur ses genoux. Il vous réconforte, vous apaise, vous enveloppe dans une bulle cotonneuse et surtout vous flatte.
Ah pour ça, elle sait y faire Marie-Sabine ! Elle sait parler au lecteur et le brosser dans le bon sens du poil ! Ses mots vont droit au coeur et interpellent si familièrement le lecteur lambda qu'il se sent en terrain connu et donne dès les premières pages toute sa confiance au narrateur du livre.
Parlons-en de ce narrateur. Il s'appelle Merlin, il est auteur de BD et aquarelliste animalier. Sa femme s'appelle Prune et quand il nous dit :
«  Je ne m'appelle pas Merlin pour des prunes – et pas uniquement pour ma Prune non plus-, je crois en ma mission : réenchanter le monde. » , le lecteur, qui se surprend à sourire de cet humour gentillet, est déjà sous le charme.
Merlin enchante, Merlin amuse, Merlin fait résonner en nous bien des cordes sensibles mais surtout il partage avec nous ses moments de doute, ses angoisses de la page blanche, sa sensibilité d'auteur. Ce roman nous plonge en plein coeur de la création artistique et littéraire avec malice et ironie bienveillante et nous entraîne dans une mise en abyme fort habile. Il m'est même arrivé à certains moments de ne plus savoir si j'étais en train de lire un roman ou une bande dessinée !

Pour conclure, j'aimerai tout simplement dire merci au hasard qui m'a mis ce livre très rafraîchissant entre les mains et qui m'a rendu le sourire !
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lucia-lilas
  10 mai 2016
Attention, PÉPITE à côté de laquelle il convient de ne pas passer ! Si vous poursuivez votre chemin, on vous aura prévenu(e) (s) …
La lecture de ce livre m'a comblée de bonheur et je n'exagère pas. J'ai tout aimé !
1. Les personnages (les principaux et les secondaires) : Merlin, 57 ans et son amie Prune, huit de moins, viennent enfin de trouver la maison qu'ils ne souhaitaient surtout pas acheter. Loin de tout, tout à refaire. Un coup de coeur comme on dit. Mais Merlin n'est pas bricoleur. Lui, son truc, c'est le dessin, enfin, les dessins : il est dessinateur documentariste « métier en voie de disparition », précise-t-il et travaille pour La Grande Encyclopédie des oiseaux d'Europe. Il copie sans trahir le moindre détail la gorgebleue à miroir, la chouette hulotte, le guêpier : « Il faut que l'oiseau respire, et il faut qu'il s'envole ». Il est aussi l'auteur de la fameuse série de BD, Wild Oregon, sa grande oeuvre. « C'est une utopie maussade, ou une dystopie joyeuse, selon que l'on voit le verre vide ou plein… ». Quant à Prune, elle bricole, achète, revend. Ils font leur nid, tout va bien… jusqu'à ce que…
2. L'histoire (la principale et les secondaires) : c'est simple, on ne lâche pas le livre. D'abord, parce que l'on se demande comment les uns et les autres vont se sortir de leurs misères (ah, les décisions à prendre dans la vie !). Et puis, parce que l'on n'a qu'une hâte : retrouver nos personnages dans des situations irrésistibles qui m'ont fait rire mais RIRE… Et c'est rare que je rie en lisant un livre. Je souris mais je ne ris pas. Là, vraiment… J'ai ri (rigolé comme disent mes élèves !) - pauvre verbe « rire » ! Il n'en a plus pour longtemps celui-là !
3. Et j'ai pleuré aussi, enfin j'exagère, des larmes ont coulé (souvent, j'avoue) parce que ce qui est dit est si juste, si touchant, si exactement ce que je ressens, que ça m'a touchée au coeur- direct ! Bien visé !
4. Et l'invention, comment fait-on pour trouver tout cela ? Ça vient la nuit, en marchant, en faisant du vélo ? C'est ça un artiste, me répondrait Merlin, il doit « réenchanter le monde ». Bravo, Madame Roger, vous avez réussi et je vous en remercie.
5. Et l'écriture… de la prose aux vers, du roman à la pure poésie, des jeux de mots aux créations verbales les plus folles (ah, le « mortissoir à brinches » !). L'écriture m'a prise et m'a emportée. J'ai rempli mes carnets de citations, recopié de longs passages que je relirai quand j'en aurai besoin…
6. J'ai aimé aussi les réflexions de Merlin sur les rapports étroits entre le créateur et ses personnages. « Je vais mal, ils vont mal. Je vais bien, ils vont bien. Et réciproquement. C'est là que ça devient difficile à comprendre. » Les personnages envahissent l'univers de l'auteur qui leur parle, les imagine assis sur un coin du bureau ou allongés sur le lit à jouer avec le chat. Cela me rappelle Giono qui dans noé raconte à quel point il a vécu avec les personnages d'Un roi sans divertissement (à lire absolument !) si bien que, passant à un autre livre, il éprouve encore le besoin de parler d'eux.
7. Vous faites dire, Marie-Sabine, (ça y est, j'ai osé !), vous faites dire à Merlin page 215 : « Mes lecteurs ont des droits. » A-t-on le droit de vous demander, un jour, de nous reparler de Merlin et de Prune ? Parce que je sais qu'ils vont me manquer, je le sens déjà ! Et puis, finalement, Alléluia Mac Cárghtaigh et Jim, ça va l'faire ou pas, comme on dit ici ? Et l'Oncle Albert avec Edmée (il faudra quand même qu'un jour Merlin lui explique la différence entre les poissons de rivière et les poissons de mer, quitte à faire un dessin !)? Cirrhose et Chausson (le pauvre !) s'habitueront-ils l'un à l'autre ? Et surtout, SURTOUT, dites-moi, car cela m'inquiète vraiment, Bombala est-il revenu avec les pièces ou a-t-il oublié de les commander ?
8. Que vont devenir ces personnages que l'on a tant aimés ? Vousnousraconterezhein promisvousnousraconterez !

Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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sabine59
  21 mai 2016
De livre en livre, j'apprécie de plus en plus l'univers généreux, humoristique,plein de saveur de cette romancière, ainsi que son art de la formule.Ce dernier opus m'a beaucoup plu.
La première de couverture est déjà très attirante: ce dessin coloré d'oiseaux nous fait entrer dans le monde particulier du narrateur, Merlin ( l'amuseur plutôt que l'enchanteur...) Il est aquarelliste de planches botaniques consacrées aux oiseaux et aussi auteur de BD.
A cinquante huit ans, il achète- coup de folie- une maison à la campagne, avec Prune, la femme de sa vie, pétillante et originale. Mais Laurent, son meilleur ami, meurt.C'est lui qui est l'inspirateur du personnage principal de sa série de BD, Jim Oregon, évoluant dans un paysage étrange, à mi -chemin entre western et fantastique. le narrateur, face à cette mort brutale, est désarmé et anéanti.
Mais au travers de l'humour ravageur de l'auteur,les évènements, même s'ils sont empreints de chagrin refoulé, sont traités de façon désopilante, y compris le déroulé de l'enterrement de Laurent , mené de main de maître par Tante Foune, en méchante forme.Et quel délice que l'Oncle Albert, qui, à 94 ans, décide de quitter sa harpie de femme, la fameuse Tante Foune, pour une nouvelle conquête ! Il y a aussi la chatte en furie de Laurent, Cyrrhose,les amis bons samaritains, Lolie et Genaro, et toute une galerie de personnages hauts en couleur.Mention spéciale au plombier qui joue les Arlésiennes, je vous laisse découvrir son surnom ...
J'ai adoré les scénarios imaginaires très drôles qui rythment les pensées du narrateur, en italiques dans le texte.Ces scénarios se multiplient lorsqu'il reçoit une lettre posthume de son ami Laurent, lui demandant de trouver à Jim, son double dans la BD, une femme à aimer.L'inspiration sera longue à venir...
Je recommande cette lecture vivifiante, pleine de chaleur humaine, entre rires et émotion, aux personnages déjantés et tendres, que l'on aimerait tellement rencontrer - et aimer- dans la vraie vie !
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mosaique92
  09 août 2018
Ce roman commence doucement, sereinement : Merlin, documentariste et auteur de BD, et la jolie, loufoque et pragmatique Prune viennent d'acquérir à Pétaouchnok et sur un coup de coeur, une maison en mauvais état qu'ils comptent réhabiliter petit à petit, transformer en nid d'amour et dans laquelle ils vont vivre, lui, sa vie d'écrivain et elle, ses brocantes déjantées. Mais… « on croit être arrivé au port, on se prépare mollement à vivre une vie de youyou amarré à l'embarcadère, on se laisse aller à l'idée du bonheur, on en accepte la perspective, on s'en réjouit secrètement, et c'est à ce moment-là que survient la tempête. »
La mort subite de Laurent plonge Merlin dans un profond désarroi et une remise en question d'une grande partie de ce qui fait son existence. Car Laurent était un ami très cher, un père de substitution (et, accessoirement, son initiateur aux grands crus) mais il était aussi celui qui lui inspirait Jim Oregon, le personnage principal de sa série BD à succès, Wild Oregon, mêlant western et fantastique (« c'est une utopie maussade, ou une dystopie joyeuse, selon que l'on voit le verre vide ou plein ») et dont il commençait le quatorzième album... Laurent était également, avec Prune, le premier lecteur des nouveaux albums avant leur sortie. Et voilà que, dans une lettre posthume, Laurent lui révèle combien son clone avait ensoleillé son existence (« Tu mérites bien ton prénom, Merlin, tu sais changer la vie des gens et, même si je ne te l'ai jamais réellement dit, tu as enchanté la mienne. J'ai adoré ce supplément de vie dont tu m'as fait cadeau, ce don d'ubiquité qui m'a permis de passer d'une vie à l'autre, sans bouger de mon fauteuil. Tu as fait de moi un héros, ce que bien peu de gens ont l'occasion de vivre. ») ; il émet deux souhaits : « J'aimerais que Jim réussisse dans sa vie ce que j'ai le mieux raté dans la mienne : qu'il y ait, quelque part dans tes mondes inventés, une femme amoureuse qui le pleure, une qui resterait près de lui jusqu'au bout » et « Je te demande solennellement d'être mon ‘'exécuteur'' testamentaire ; fais moi une belle mort, applique-toi au travail, ne bâcles pas mes dernières paroles, comme tu as un peu trop l'habitude de la faire, avec mes répliques à la con » …
Panique, paralysie, syndrome de la feuille blanche (« Je n'ai jamais pu bosser sous la contrainte, je ne peux même pas l'imaginer ; j'allais perdre cette chose essentielle qui me permet de continuer depuis des années d'un album à l'autre : ne jamais savoir où je vais »), remise en question de sa qualité d'écrivain (« Plus j'y réfléchis et plus je m‘en convaincs, la fin de Wild Oregon sera aussi la mienne »).
Merlin s'enfonce alors dans une longue période de doute, d'abattement, de questionnement sur la nature du travail d'écrivain, sur son devenir. Mais, sous la plume de Marie-Sabine Roger, c'est jubilatoire… Les personnages de Wild Oregon sont inspirés de personnes de son entourage à commencer par sa femme, Prune, qui est devenue Phoebe, tenancière de saloon (« créer Phoebe, c'est la plus jolie façon que j'avais pu trouver de ne jamais quitter Prune, de ne jamais en être totalement séparé, de la garder sous ma main, sous ma plume, en amoureux possessif, exclusif, que je suis »). Et l'auteur jongle entre le monde réel et celui de la BD, matérialisé par des inserts en italique où les contrariétés de la vie réelle sont transposées dans le monde de Wild Oregon avec les clones des personnages concernés… ce qui permet à Merlin de se défouler !
Plusieurs scènes sont des morceaux d'anthologie : lorsque Merlin se remet à lui-même le Nobel de la BD (« exercice très utile au niveau de l'estime de soi ») ; lorsqu'il arrive chez le riche négociant Gordon Boyd (« je l'ai suivi dans son appartement de grand bourgeois du négoce, immense, dont une vie d'illustrateur ne suffirait pas à financer les plinthes (…) Boyd nous avait préparé un plateau-repas, un petit en-cas tout simple ; véritable pain de campagne, lamelles de truffe, gros sel, foie-gras et bâtard-montrachet… six mois de droits d'auteur, ça m'allait tout-à-fait (…) Boyd m'a accompagné jusqu'à ma chambre, qui était à une heure de marche de l'autre côté de l'appartement ») ; lors d'un trajet en voiture avec Jim Oregon (à la place du mort... appréciez le 2e degré !!), Phoebe et Laurent à l'arrière où personnages de BD et leurs clones s'invectivent ; etc…
Roman un peu différent des trois autres déjà lus (‘'La tête en friche'', Bon rétablissement'', ‘'Trente-six chandelles'') : au-delà de l'histoire d'amour, d'amitié et de deuil traitée avec un humour décapant et aux personnages hauts en couleur, Marie-Sabine a longuement détaillé avec drôlerie et gravité les doutes et les affres du travail d'auteur… une expérience manifestement très personnelle. Et ses lecteurs ? « Les lecteurs... Mettez une apostrophe, on entend "l'électeur". Ce n'est pas un simple jeu de langue, une pirouette. On est lu parce qu'on est élu. »
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Citations et extraits (159) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   15 mai 2016
Les lendemains de deuil ont quelque chose d'étrange. Le froid semble plus froid, la lumière plus laiteuse. Le chat ne miaule plus de la même façon et ses miaous furtifs sombrent sans résonner dans le silence opaque. Tout semble falsifié. C'est une mauvaise copie des journées précédentes. Le temps ne passe plus, il s'égoutte à grand-peine. Et ce goulot d'étranglement pénible, dans la gorge. Et ce manque glacé, qui envahit l'estomac. (p. 61)
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marina53marina53   23 juillet 2016
Prune est persuadée que le temps est un allié. Elle croit qu'en s'écoulant, il arrange les choses. Tout devrait lui prouver le contraire, à commencer par nous, pauvres humains. Nous vieillissons. Nous finissons.
Et les étoiles meurent. Les montagnes s'érodent. Les fleuves se tarissent.
Mais j'ai beau lui énumérer tout ce que le temps détruit, elle m'opposera que le printemps revient, que les arbres refleurissent, et que nous nous sommes rencontrés au mitan de nos vies.
La peste soit des gens qui voient la vie en rose.
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fanfanouche24fanfanouche24   15 mai 2016
C'est le problème de l'artiste avec sa création. Obscurs Frankensteins que nous sommes, attachés de façon névrotique à nos bulles, nos cases, nos créatures. Illégalement squattés par tout ce joyeux petit monde en cavale, échappé malgré nous de nos cerveaux malades, par une porte dérobée. Une porte entrouverte dans le mur de l'asile qui donnerait sur la cour du fond et, par-delà la palissade, sur le monde réel que je trouve parfois, moi, tellement peu crédible.
Les artistes sont poreux, ils n'ont pas de limites, leur imagination déborde sans arrêt. Leur univers transpire, puis se matérialise, devient réalité, se met à exister d'une existence propre. Il leur survit parfois.
parfois même, longtemps. (p. 45)
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marina53marina53   27 août 2016
Les gens pouvaient mourir, et les bêtes. Les saisons pouvaient se repousser l'une l'autre jusqu'au seuil de l'oubli, les amoureux cesser de s'aimer un jour, peut-être, d'autres générations de fouines se succéder pour pisser dans nos combles, et je pouvais déprimer en pull et caleçon dans ma grande cuisine, le feu chanterait pour toujours la même chanson de braises et de flammèches courtes, une chanson joyeuse, au parfum de résine, au goût de bois brûlé.
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genougenou   04 mai 2016
– Quand même, Oncle Albert, depuis le temps, vous ne croyez pas qu’elle a compris le sens ? a demandé Lolie, moyennement convaincue. On est au XXIe siècle.
– Ah, je ne pense pas, non.
– Si, si, Albert, je vous assure ! On y est même depuis plus de…
– … Non, ma chère Lolita : je ne pense pas que Tante comprenne ce surnom, voilà ce que je voulais dire. Et, croyez-moi, je prie pour que ça dure… Elle m’arracherait les yeux, sinon… a ajouté Albert.
– Ben, en même temps… « Foune » ! a dit Genaro, hilare. Vous ne l’avez pas ratée. Pourquoi pas chagoune, tant qu’à être ? Ou je sais pas, moi… Craquette ? Marmotte ? Berlingot ?
– … Friquette, Fouffe, Salle de jeu… a ajouté Lolie, jamais en reste de rien.
– Bonbonnière, Abricot, Minouche… a achevé Albert, en lapant rêveusement le bouchon.

Un ange en jarretière s’enfuyait en silence.
Je n’ai pas jugé utile d’apporter ma contribution.

Greffier
Figue
Bijou
Gazon »
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Idée lecture de Laurence Authentique | "Et tu te soumettras à la loi de ton père" de Marie-Sabine Roger
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