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ISBN : 2091886033
Éditeur : Nathan (24/05/1991)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Deux personnages déambulent en philosophant. On ne sait qui ils sont. On ne sait d'où ils viennent. On ne sait où ils vont. Tout ce que l'on sait, c'est que l'un est le maître de l'autre. Bientôt on se demandera lequel.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Henri-l-oiseleur
  13 mars 2016
"Jacques les Fataliste" est peut-être le roman le plus abouti de Diderot, et il semble inaugurer un type de création littéraire qui se développera au XIX° mais surtout au XX°s, l'écriture expérimentale. Appuyé sur Sterne et sur la tradition picaresque espagnole, Diderot installe le dialogue entre lecteur et auteur au centre même de la narration, et des histoires qu'il va raconter, ou faire raconter à ses personnages. Il ne nous laisse jamais oublier ce que les romans réalistes s'ingénient à dissimuler : un récit est le résultat d'une collaboration entre un narrateur et son auditoire, quand il n'en est pas la résultante. Il nous sera donc impossible de céder à l'illusion narrative réaliste, nous serons toujours placés dans le plus grand inconfort par ce diable d'auteur qui ne nous laisse jamais nous assoupir comme dans une salle de cinéma, à regarder passivement des images et à réagir. "Jacques le fataliste" est donc aussi difficile à lire aujourd'hui, avec nos Musso, Lévy, Coelho et autres vendeurs de rêvasseries, qu'au XVIII°s avec ses romances et bergeries sentimentales. Pourtant, les personnages sont hauts en couleurs, les récits tellement vivants qu'on peut les mettre en scène, et le divertissement que ce roman comique procure est inégalable. Seulement, il ne faut pas dormir, ou plutôt, ne pas avoir pris l'habitude de dormir avec les romanciers somnifères auxquels le Culturel médiatique nous a habitués.
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david19721976
  26 avril 2019
Diderot se donne beaucoup de mal pour nous faire croire qu'il écrit au fil de la plume tout ce qui lui passe par la tête, jusqu'à traiter son roman d'insipide rhapsodie. .. Mais en recensant les divers modes de construction du récit, le lecteur saisit "l'unité secrète" ( formule de Pruner) de l'oeuvre et admire comment Diderot pratique l'art de la déconstruction. Sous l'apparence de la conversation familière, le langage nécessite la même attention. L'auteur recourt à tous les registres de vocabulaire....Il plonge ses personnages dans la réalité concrète d'une France disparue. Et le lecteur apprend ainsi les plaisirs nouveaux du soupçon, les subtilités de l'enquête...et surtout l'art et la manière de ne pas se prendre au sérieux.
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ismailll
  20 novembre 2013
J ai trouve ce roman magnifique,je ne m y attendais pas du tout....en tout cas pas a,ce point la..bien sur,jacques le fataliste n est pas un roman traditionnel et sa lecture peut s averer laborieuse par moment,mais tellement agreable et distrayant.....j ai adore jacques et son cote philosophe qui arrive par moment et heureusement a etre si drooooole.....
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Belykhalil
  26 juillet 2014
Ce récit se construit en réalité autour de trois niveaux. le premier raconte les aventures de Jacques et de son maître sur leur route. le second est consacré aux anecdotes ; la principale étant l'histoire des amours de Jacques qu'on ne cesse de quitter pour d'autres. le dernier niveau est celui des commentaires du narrateur au lecteur.
Ce procédé est assez amusant et fantasque pour m'avoir séduit, mais je reproche au narrateur d'en avoir un peu trop usé, car les soixante dernières pages m'ont paru très longues. En vérité, j'ai commencé à sérieusement me lasser un peu avant, à partir d'une anecdote qui m'a cruellement rappelé un de mes romans préférés : Les liaisons dangereusesDe Laclos, mais en moins bien. Et c'est là que le bas blesse, la lassitude imaginaire du lecteur dont le narrateur se moquait au départ et devenue bien réelle et j'en ai eu assez de tourner autour du pot. D'autant que l'histoire avançant, j'ai commencé à me dire que le pot ne devait pas dissimuler grand-chose d'extraordinaire et je me suis mise à survoler les pages pour atteindre le but plus vite. [la suite sur...]
Lien : http://belykhalilcriticizes...
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lesmiscellaneesdepapier
  19 août 2018
Ce livre était à mon programme de littérature lorsque j'ai passé mon bac.
Tout d'abord décontenancée par les digressions qui m'avaient perdu, j'ai interrompu et repris la lecture et c'est aujourd'hui un véritable plaisir. le narrateur est omniprésent et interagit directement avec le lecteur, si cela déroute et exaspère c'est aussi une particularité qui rend ce libre si exceptionnel; nous avons vraiment l'impression d'interagir avec l'auteur!
Diderot joue avec les lecteurs, que ce soit sur les thèmes dont les principaux sont le voyage, l'amour et la religion, ou encore sur la structure. Mêlant littérature et philosophie cet ouvrage est un pilier de l'oeuvre de Diderot, philosophe des lumières.
Lien : http://www.lesmiscellaneesde..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
LandulpheLandulphe   03 octobre 2015
Elle disait plaisamment de la religion et des lois, que c’était une paire de béquilles qu’il ne fallait pas ôter à ceux qui avaient les jambes faibles.
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BelykhalilBelykhalil   26 juillet 2014
Si vous me sachez peu de gré de ce que je vous dis, sachez-m'en beaucoup de ce que je ne vous dit pas.
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Videos de Denis Diderot (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Denis Diderot
Du 29 septembre au 27 janvier 2019, plongez dans l'univers du luxe parisien en suivant les marchands merciers, cette corporation parisienne au c?ur d?un réseau de commanditaires, d?artisans/artistes et à l?origine des phénomènes de mode du XVIIIe siècle. "Vendeurs de tout, faiseurs de rien", suivant la célèbre et peu amène sentence prononcée par Diderot dans son Encyclopédie, les marchands merciers constituent une des plus importantes corporations parisiennes au XVIIIe siècle.
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From 29 September 2018 to 27 January 2019, the musée Cognacq-Jay presents the very first exhibition dedicated to this highly codified corporation, known to have played a key role in the promotion of French art and luxury. Through the study of the destinies of merchants like Gersaint or Duvaux, the museum presents a selection of some hundred works of art, documents and archives that illustrate the origins of luxury à la parisienne.
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