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ISBN : 2081227908
Éditeur : Flammarion (05/11/2010)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 61 notes)
Résumé :
"Figure-toi que j'ai lu dans un journal français que le nombre croissant des voitures cause des encombrements permanents à Paris, que les cabriolets, les calèches, les cavaliers et les chevaux de volée se bousculent sur les Champ-Elysées comme au Bois de Boulogne, et qu'il n'y a pas assez de selliers pour satisfaire les besoins de tant d'équipages. Eh bien, moi, je leur en ferai, des selles ! Magnifiques, en cuir fauve, lissées comme un miroir, cousues à la façon ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Aela
  14 septembre 2014
Comment passe-t-on de l'artisanat au commerce de luxe? Cela prend plusieurs générations . Jean Diwo, dont on a pu apprécier " Les Dames du Faubourg" l'épopée des ébénistes du Faubourg Saint Antoine, nous entraîne ici dans le monde racé de la sellerie et produits dérivés. C'est la naissance d'une dynastie qui est retracée ici.
Il faudra trois générations pour atteindre le sommet : d'abord Thierry Hermès le fondateur. Il est issu d'une famille cévenole qui a quitté la France au moment de la révocation de l'Edit de Nantes sous le règne de Louis XIV.
La famille s'installe dans la région de Cologne. A l'époque napoléonienne la région est annexée par la France au sein de quatre départements rhénans .
Lors du passage des troupes françaises dans cette région , l'Empereur est impressionné par la qualité des selles Hermès .
Thierry va s'installer en France, et à Paris après un passage de deux ans dans une entreprise de Pont-Audemer, capitale de la tannerie au début du 19 eme siècle .
Très vite le succès va arriver à Paris. le jeune Thierry Hermès va fonder son établissement sous le règne de Louis Philippe.
Ses locaux seront sis d'abord dans le quartier Montmartre , ensuite près de l'Opera, à l'endroit où se trouvent actuellement les coulisses de l'Olympia, et enfin l'entreprise sera transférée rue du Faubourg Saint Honoré, consécration suprême.
Le roman est intéressant et nous fait vivre le quotidien de ces artisans hautement qualifiés.
L'épopée se déroule sur tout le 19 eme siècle .
Toutefois on peut regretter que les événements historiques importants : les Trois Glorieuses, les soulèvements de 1848, le second Empire, la guerre contre la Prusse, la Commune de Paris, soient évoqués de manière trop succincte.
Pour autant c'est un bon moment de lecture qui nous fait connaître les tenants et aboutissants de la légende Hermès .
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Ktyminilit
  12 juillet 2016
Je découvre Jean Diwo, auteur de romances historiques au travers de cette épopée consacrée à la luxueuse maison Hermès qui excelle dans l'art de la sellerie.
C'est tout au long du XIXème siècle que la dynastie Hermès se fera connaitre et atteindra le rang de sellerie de luxe à Paris.
Il faudra non moins de trois générations pour accéder au sommet de la gloire.
Thierry Hermès est sellier comme l'a été son père. Il va parcourir la France pour perfectionner son art qui le passionne et qu'il exerce avec adresse, minutie et respect de la matière noble.
Il sera compagnon de Prusse à Paris en passant par la Normandie jusqu'à intégrer une belle enseigne parisienne, son rêve.
Il lui poussera des ailes car très vite, il sera reconnu pour la perfection de son savoir-faire au service de la haute bourgeoisie parisienne. Il prend de l'assurance et s'installe à son compte dans un atelier à Montmartre puis avec son fils Charles, ils s'établiront non loin de l'opéra pour enfin dès la troisième génération intégrer le fameux atelier rue du Faubourg Saint Honoré.
Le coeur de ce roman tient sur le fait de retracer la vie de cette famille autour de la passion pour la sellerie, au fil d'événements historiques importants tel que les « trois Glorieuses »par exemple.
Ce récit est accessible à tous, l'évocation de la chronologie historique est abordée de façon plaisante néanmoins ne laisse pas de place au hasard ou au manque de rigueur.
Lire l'histoire de la légendaire marque « Hermès » s'inscrivant dans la grande Histoire ne peut que nous inviter à l'apprécier d'autant plus de nos jours.
Je conseille vivement cette lecture qui fera passer un bon moment à son lecteur.
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Gwordia
  07 juin 2012
Célèbre reporter connu pour ces romans historiques, Jean Diwo dresse dans La calèche une approche romancée de l'épopée du fondateur de la luxueuse maison Hermès.
Passionnés d'histoire, de luxe ou de saga familiale, un vaste éventail de lecteurs peuvent trouver leur compte dans ce livre qui, à défaut de pouvoir s'appuyer sur de nombreux documents historiques, est parfaitement renseigné sur le monde de la sellerie-bourrellerie et le contexte dans lequel ont évolué les pionniers de l'illustre famille de créateurs.
D'une écriture fluide, l'auteur nous emmène sur les traces de l'essor d'une marque, grâce au talent de Thierry Hermès, qui en plus d'être talentueux et visionnaire, était un homme beau, intelligent et sympathique, un fils dévoué, un mari et un père aimant. Bref, un mec parfait qui aurait de quoi agacer mais qui se contente de séduire, de fasciner. D'être inoubliable, comme l'Histoire l'a démontré.
Une biographie romancée à mettre entre toutes les mains.
Lien : http://gwordia.hautetfort.co..
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Marquise_de_Miaoucha
  16 avril 2012
Si vous avez aimé Les Dames du Faubourg, du même auteur, alors sans aucun doute, vous aimerez La calèche.
Après les artisans du bois du faubourg Saint Antoine, Diwo a entrepris de raconter l'histoire romancée de la famille Hermès.
On baigne dans le cuir de Russie, les peaux de vaches et de cochons, les différents outils, l'atmosphère de l'atelier d'un sellier, les points de couture, les chevaux, les carrosses...Comme à son habitude, c'est très bien raconté, les personnages sont attachants, peut-être un petit peu trop parfaits, mais cela ne gâche pas le plaisir.
On découvre également avec intérêt Paris sous la Commune, les différents événements politiques qui ponctuent la vie de la famille Hermès.
Un bon roman, vite lu, instructif, plaisant, hélas gâché par un nombre impressionnant de fautes d'orthographe, de coquilles, de mots oubliés en pleine phrase.
Pendre à la place de Prendre, par exemple, ça change "légèrement" le sens d'une phrase. La femme du personnage principal s'appelle Christine, et devient Christiane le temps d'une phrase. Affligeant !!
Cela m'étonne de Flammarion. C'est navrant !
Quoi !? On n'apprend plus à l'école qu'il ne faut pas dire "j'ai été" mais "je suis allé" ??? Hein, les instits, rassurez-moi, on leur apprend encore ??
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BMSierre
  01 mars 2011
Est-ce que le titre du roman et le parfum du même nom est un hasard ? le parfum, à l'odeur de cuir assez forte parait-il, peu rebuter, mais pas le roman. Thierry, fondateur de la toute puissante institution de luxe Hermes, s'établit à Paris et devient très vite connu pour l'excellence de son travail du cuir, équipement de calèches et selles très prisées par les nobles cavaliers des champs de course. Son fils, s'établit faubourg St-Manore. Leur réputation dépasse les frontières malgré les guerres, l'instabilité, la famine. Plus tard, leurs descendants se diversifieront dans les domaines que l'on sait, parfum, bijoux etc. J'ai apprécié ce plongeon dans cette époque mal connue, bien que l'histoire de cette famille soir récrite d'une façon un peu naïve. J.B.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
KathleeneKathleene   05 mars 2011
Le patron s’était ceint du même tablier mais en peau anglaise d’un blanc immaculé. Cet accessoire vestimentaire l’intriguant, Thierry finit par interroger l’intéressé. Lequel sourit avant de répondre :
- Le port de ce tablier blanc est lié à de multiples raisonnements commerciaux et psychologiques. Le premier est, évidemment, de me distinguer de mes ouvriers. Un autre explique pourquoi je ne porte pas une redingote pour recevoir des clients qui appartiennent, pour la plupart, aux hautes classes de la société. Le tablier est un symbole de dépendance. Il leur montre que, malgré les prix élevés que je pratique, je reste leur serviteur. Il leur dit aussi que je ne suis pas un simple marchand mais que je reste un artisan près de ceux qui travaillent pour leur permettre de parader aux Champs-Elysées. Et puis, bien que je ne manie plu très souvent l’outil, il me plaît de demeurer attaché, ne serait-ce que par le cordon d’un tablier, aux traditions du métier.
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GwordiaGwordia   07 juin 2012
« Figure-toi que j'ai lu dans un journal français que le nombre croissant des voitures cause des encombrements permanents à Paris, que les cabriolets, les calèches, les cavaliers et les chevaux de volée se bousculent sur les Champs-Élysées comme au Bois de Boulogne, et qu'il n'y a pas assez de selliers pour satisfaire les besoins de tant d'équipages. Eh bien, moi, je leur en ferai, des selles ! Magnifiques, en cuir fauve, lissées comme un miroir, cousues à la façon du maître Hermès, foi de Thierry.»
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KtyminilitKtyminilit   10 juillet 2016
- Je suis heureux pour toi, mon garçon. Moi aussi, et je n'avais pas ton talent, j'ai osé ! Et j'ai dû me battre pour réussir à ouvrir ici l'une des meilleures selleries de Paris.
- C'est mon désir, patron, de vous prendre comme modèle.
- Hum, tu peux peut-être trouver mieux mais, venant de toi, je suis flatté. Sérieusement, je crois que tu as tout compris et que le nom d'Hermès deviendra un jour plus connu que le mien dans le monde du cheval.
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joedijoedi   01 septembre 2011
Victor Hugo, rentré à Paris dès l'annonce de la destitution de Napoléon III, délivrait ses impressions au Petit Journal. Rue Basse-du-Rempart, on découpa en riant le passage où il écrivait : "Mon dîner me tracasse et même me harcèle. J'ai mangé du cheval et je songe à la selle."
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KtyminilitKtyminilit   10 juillet 2016
Pour les commandes de haut luxe, je tiens en effet que ce soit le même artisan, le meilleur naturellement, qui fasse le travail. En ce qui concerne votre selle, c'est mon nouveau collaborateur qui a mené l'oeuvre, pour ne pas dire le chef-d'oeuvre, du début à la fin, du bâti de l'arçon à la dernière couture des coussinets. Je suis heureux de vous présenter M. Thierry Hermès.
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