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EAN : 9782246625810
375 pages
Éditeur : Grasset (14/08/2007)

Note moyenne : 3.34/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Qui a tué l'enfant du Temple ? C'est la question que se pose aussitôt Henri Norden, quand on lui demande d'écrire le scénario d'un film consacré au fils de Marie-Antoinette et de Louis XVI. Principal suspect : Jacques-René Hebert, écrivain favori des sans-culottes et directeur du Père Duchesne, le journal le plus scandaleux et le plus célèbre de la Révolution. A l'heure où l'on pense avoir authentifié le coeur de Louis XVII, le tabou sur le destin de ce 'roi sans le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Malivriotheque
  03 février 2015
Henri Norden se voit offrir la possibilité d'écrire un scénario sur Louis XVII, l'enfant du Temple, le très jeune roi déchu après la mise à mort de ses parents Louis XVI et Marie-Antoinette, tous condamnés par la Révolution française et la dictature de la Terreur qui a suivi. C'est l'occasion rêvée pour l'auteur de présenter sa théorie sur la fin du dauphin : c'est Hébert, le fondateur du Père Duchesne, qui serait responsable de sa mort ambiguë...
Le hasard a fait que, bien que je me le coltine depuis plus de 8 mois, je lise la période de la Révolution française dans L'Histoire de France pour les nuls de Jean-Joseph Julaud au même moment que le récit de Donner. Et l'auteur a bien raison : tout le monde s'en fout de l'enfant du Temple, immortalisé chez Julaud sur à peine une page, dans un encadré, pouf c'est réglé, au suivant !
Cette lecture parallèle a fortement aidé ma compréhension du roman de Donner, dans la mesure où son histoire de l'Histoire est extrêmement documentée et présente des personnages historiques qui ne sont pas forcément bien connus des néophytes. Par cet aspect, il est évident que ce n'est pas un roman à la portée de tout le monde.
Donner revient en détails crus sur cette période absolument sanguinaire, dépeignant le caractère sauvage, barbare, inhumain et cruellement féroce des Français. J'étais à mille lieues de savoir comment la France a enterré sa monarchie, ça me révulse et dégoûte. le barbarisme est latent partout, prêt à exploser quelle que soit la raison, quelle que soit la mèche allumée, et le genre humain ne s'arrange en rien. L'histoire ne peut-elle avancer qu'à travers le massacre ?
Donner romance cette époque, fait des allers et retours dans le passé souvent difficiles à suivre, mais surtout coupe son récit de scènes centrées sur son auteur (ses considérations sexuelles inutiles et sa relation avec sa nouvelle copine), nous bassine avec leurs rendez-vous jusqu'à la moitié du livre, pour au final n'y revenir qu'une brève et unique fois dans les toutes dernières pages, l'auteur se prosternant devant la relique du roi sans lendemain, oubliant tout le reste que le lecteur a pourtant dû subir. Sans compter l'histoire du scénario, qui nous tient les cent premières pages, pour finalement être complètement abandonnée d'un revers de "oh bah finalement, ils ne veulent pas de ma vision du scénar, je vais en faire un livre", et complètement passer le prétexte du livre à la trappe.
Au final, c'est un bon roman mais très mal construit, intéressant et instructif mais dur à appréhender.
Lien : http://livriotheque.free.fr/..
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Malaura
  06 septembre 2011
Scénariste à ses heures, l'écrivain Henri Norden accepte la proposition d'une riche femme d'affaires de faire un film sur Louis XVII.
Ses recherches sur le sujet l'entraînent sur les traces de Hébert, un écrivain révolutionnaire qu'Henri considère comme le véritable assassin du petit Capet.
Hébert, fondateur du "Père Duchesne" le plus célèbre brûlot de la Révolution, n'a cessé dans ses écrits, d'attiser la violence et la haine du peuple en prônant l'anéantissement complet de la famille royale.

La Révolution, synonyme de haine aveugle, de barbarie, de chaos.
C'est ce que dénonce Christophe Donner dans ce féroce réquisitoire, l'accablant constat de la liberté devenue animale.
A cette période tourmentée, s'ajoute une réflexion pertinente sur le pouvoir et l'influence de l'écrivain sur ses contemporains.
Ce "Roi sans lendemain", où l'enfant martyr tend vers le sacré, le divin, est une captivante leçon d'histoire aux échos résolument modernes.
L'auteur de "Bang Bang" a réussi à combiner le roman contemporain à la réalité historique avec une telle passion contagieuse, une telle volonté de partage, que le lecteur, conquis, ne peut faire autrement que de plonger à ses côtés dans les marécages fangeux de la Révolution.
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LiliGalipette
  16 janvier 2011
Roman de Christophe Donner.
Henri Norden, auteur et scénariste, est contacté pour écrire un scénario sur Louis XVII, le fils de Louis XVI et Marie-Antoinette, le fameux enfant du Temple. Il se lance à corps perdu dans l'histoire et les mystères qui entourent ce petit prince: l'enfant est-il mort au Temple? S'est-il échappé? Et surtout qui est coupable de son meurtre? "Louis XVII a toujours été considéré comme un dommage collatéral, et non comme un sommet de la Terreur. L'histoire officielle est passée à côté de Louis XVII." (p. 20) Henri veut réhabiliter la mémoire de l'enfant du Temple et dénoncer les responsables de sa mort. le premier coupable est Jacques-René Hébert, un écrivain raté mais révolutionnaire enragé. Dans les pages du Père Duchesne, il se déchaîne contre la famille royale et n'a de cesse d'appeler au procès et à la mort des Capet. Ses complices sont des milliers, des millions: pour Henri Norden, le peuple français tout entier est coupable de la mort du petit roi. le scénario glisse lentement vers la traque d'Hébert: Henri reconstitue le chemin qui a fait de cet enfant d'Alençon le meurtrier de l'enfant du Temple. Cette enquête met à jour un meurtre dont on connaît l'issue et le verdict mais dont on ignore les mécanismes.
Henri Norden est un personnage ambigu: notoirement bisexuel, il se lamente de la perte d'un amant. Dora Ishar, animatrice d'une émission littéraire à succès, lui semble la compagne idéale et il n'a de cesse de la conduire à l'autel après le premier rendez-vous. Henri Norden dissimule de la perversion et un goût prononcé pour la violence: collectionneur de représentations d'exécutions publiques au Tonkin, il se déclare en outre passionnément révolutionnaire et dégoûté par les mémoires oublieuses de l'histoire. "En France, le souci de préservation est en train de massacrer ce que la Révolution n'avait pas réussi à détruire. [...] On préfère oublier. Restaurer." (p. 61)
Ce roman réussit le tour de force de fondre des genres littéraires divers dans un creuset qui produit un texte polymorphe: la chronique des déboires d'un auteur ouvre la voie à l'essai historique, à l'enquête et au pamphlet anti-révolutionnaire. Si Henri Norden est clairement le personnage principal des premières pages, il s'efface derrière Louis XVII et Hébert. de ces derniers, difficile de définir lequel a la préséance puisque le second n'existe pas sans le premier. "Comment voulez-vous faire un film sur Louis XVII, sans faire un film sur son assassin!" (p. 125)
Gros bémol sur la fin du texte: si la logique historique conduit à la reconnaissance du coeur de Louis XVII en 2004, la chute de l'histoire est déceptive: Henri Norden a-t-il achevé son scénario? A-t-il réussi à l'imposer auprès de ses commanditaires? Cette fin de roman me semble bâclée et c'est bien dommage.
Le roman de Christophe Donner porte un éclairage original sur la Révolution, ses conséquences et ses crimes. Louis XVII est présenté en victime expiatoire, éternellement molestée." 'Maman, est-ce qu'hier n'est pas encore fini?' C'est bien la question qui se pose à la Révolution: est-ce que hier va continuer encore longtemps? L'enfant qui la pose est à jamais prisionnier d'hier, un roi sans lendemain." (p. 285) Un moment de lecture plaisant qui devrait ravir les amateurs d'énigmes historiques.
Lien : http://lililectrice.canalblo..
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Zephirine
  17 avril 2019
Deux histoires s'entremêlent dans ce roman jusqu'à l'intime. le héros, Henri Norden, (anagramme du nom de l'auteur : Donner) est contacté pour écrire le scénario d'un film sur Louis XVII. le film, tout comme ses précédents, ne se fera pas. Mais, habité par ses personnages, l'enfant du temple et surtout Jacques-René Herbert, créateur du » Père Duchesne », journal satirique célèbre parmi les sans culottes, le héros n'a de cesse de raconter l'histoire, ou plutôt son histoire, à son entourage. Pourquoi avoir tant fantasmé sur l'évasion de l'enfant du temple ? Sa mort était-elle si gênante qu'il fallait lui substituer une mystérieuse disparition de l'enfant martyr de son époque ? La thèse de l'auteur est intéressante, le dauphin n'étant qu'un instrument, comme l'ont été les autres membres de la famille royale, pour alimenter les articles virulents de son journal populaire.
Henri Norden traverse la vie, habité par ses personnages qu'il décrit aux comédiens pressentis, aux personnes de son entourage. C'est ainsi qu'il tombe amoureux de Dora, animatrice TV d'une émission littéraire. Il la séduit grâce à son histoire de l'enfant prisonnier, roi sans lendemain.

L'histoire est particulièrement bien construite, avec des allers retours incessants mais qui rendent le roman plus vivant. On avance dans l'histoire pour revenir sur une anecdote à une date postérieure. Sans cesse stimulé par des retours en arrière, l'intérêt du lecteur va grandissant pour ce récit implacable.
Il faut saluer le travail de recherche et l'érudition de l'auteur qui nous donne à voir tous les épisodes dramatiques de cette période agitée de l'histoire. Il nous fait entrer de plain-pied dans une violence exacerbée, dans l'horreur d'une époque sanglante et cruelle. Il n'évoque les différentes thèses que pour mieux argumenter la sienne. Rien ne doit être tabou dans la recherche de vérité trop longtemps mystifiée.
Les personnages ont une réelle consistance, du caractère. Surtout JR Herbert, que l'on suit de l'enfance jusqu'à sa condamnation à mort.
Il est à regretter que l'histoire de H Norden, très présente au début du roman, se termine en filigrane, l'auteur ne nous délivrant plus que quelques rares phrases concises. J'ai l'impression qu'il s'est servi de son personnage pour nous emmener par des chemins détournés vers une histoire qui, a priori, peut sembler éculée. le lecteur, pris au piège de son intérêt pour l'intrigue, même s'il en connaît le dénouement, ne peut plus lâcher le livre.
Tout l'art du romancier est là : il nous entraîne dans un roman contemporain ou l'on parle de réalisation de films et d'amours, le tout écrit dans un style limpide ou les dialogues, nombreux sont efficaces. Et, brusquement, le lecteur perd de vue le personnage d'Henri pour se trouver immerger dans l'histoire de cet enfant, roi sans lendemain.
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Frederic524
  28 août 2018
(...) "En se réveillant le lendemain matin à la même place, devant cette Assemblée qui continue de crier, de protester, de réclamer qui la mort, qui l'exil, qui la déchéance, Normandie a ce mot qui est tout lui, un mot qu'il n'a sans doute jamais prononcé, ou peut-être à Versailles le matin du 6 octobre, peut-être à Varennes dans l'auberge de M. Sauce : "Maman, est ce qu'hier n'est pas encore fini ?" C'est bien la question qui se pose à la Révolution : est-ce qu'hier va continuer encore longtemps ? L'enfant qui la pose est à jamais prisonnier d'hier, un roi sans lendemain." (p.284). J'ai choisi cet extrait parce qu'il donne tout son sens au titre du livre de Christophe Donner "Un roi sans lendemain". L'histoire est celle d'Henri Norden, un écrivain à qui l'on confie la tâche d'écrire le scénario d'un film consacré au fils de Marie-Antoinette et de Louis XVI. Henri débute ses recherches, mais très vite une question revient sans cesse, obsédante : Qui a tué l'enfant du Temple ? Henri découvre alors l'histoire d'un homme, d'un "monstre", Jacques-René Hébert, écrivain favori des sans-culottes et directeur du "Père Duchesne", le journal le plus scandaleux et le plus célèbre de la Révolution. Nous avons ici affaire, à mon sens, au meilleur livre de la dernière rentrée littéraire, l'histoire est passionnante, l'écriture limpide, les faits décortiqués et passés à la loupe un à un et l'on se prend à suivre pas à pas l'enquête de cet homme obsédé par ce crime affreux, cet enfanticide, ce second régicide du 8 juin 1795. Les 100 dernières pages de l'ouvrage de Donner sont parmi les meilleures que j'ai lu depuis longtemps. Les deux histoires, celle de la famille royale et celle d'Hébert, sont racontées en parallèle jusqu'au moment où leurs destins se croisent. L'exécution du roi Louis XVI, puis celle de Marie Antoinette vont constituer l'apogée de la vie d'Hébert, un homme nourrit pas la haine, le sentiment de vengeance, mais ils vont signifier aussi le début de sa fin, puisqu'Hébert finira lui-aussi par connaître le sort qu'il a réservé à nombre de ses adversaires. Il sera guillotiné à Paris le 24 mars 1794. La scène des adieux du roi Louis XVI à sa famille est d'une rare beauté, l'émotion nous submerge et l'on se demande alors comment de tels actes ont-ils pu être perpétrés ? le calvaire de cet enfant, abandonné de tous, est par moment insoutenable, mais les faits sont là, implacables. Un livre érudit certes, mais le principe de l'enquête quasi policière nous permet d'appréhender les différents épisodes de la Révolution sans aucun moment d'ennui. Donner nous livre ici un livre magistral, qui a le mérite de rappeller à ceux qui l'auraient oublié, que notre République s'est fondé sur la violence : "La Révolution, c'est de la violence, et la violence n'a pas d'origine, elle est là de tout temps, rien ne la fabrique, et elle ne produit rien." (p.53) "L'histoire de Louis XVII est celle d'un crime sacrificiel. (...) Les Français ont tous abandonné cet enfant, c'est ça l'histoire." (p.40) Cet enfant aura trois existences : duc de Normandie à Versailles, le dauphin aux Tuileries, le roi dans la prison du Temple. Il n'a pas encore huit ans, lorsque les sans-culottes viennent brandir sous ses yeux les mouchoirs tâchés du sang de son père..."Elle regarde son enfant. Contre les rires qu'on entend au dehors, les hurlements, les pierres lancées par ces sauvages, ces lâches, ces Français, contre le Pape, contre tous ceux qui l'ont abandonnée, elle s'incline devant son fils et murmure : Vive le roi de France. Quand elle relève les yeux, Normandie, comme elle l'appelle, n'est plus le dauphin, celui qu'elle regarde est un personnage qu'on n'a pratiquement jamais montré, un roi." (p.35)
Lien : https://thedude524.com/2008/..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
grisettegrisette   19 juin 2010
De cette nuit de fous par le manque de sommeil sort la Déclaration des droits de l'homme. On parle alors d'un homme majuscule, au-dessus de tout, un homme qui ne craint plus personne, ni Dieu ni César. On édicte des principes qui effacent les dix commandements, car s'ils s'en inspirent dans la forme, au fond c'est le contraire : le décalogue est une série de neufs interdits, fonde la morale à coups d'empêchements, de barrières dressés face aux instincts. Dix remparts pour protéger l'homme contre lui-même. Les droits de l'homme autorisent, distribuent des avantages, et ce faisant ils sapent tout ce que la religion a construit, ils instituent cette félicité primitive, qu'on appelle, pour faire moderne, la Révolution.
Or rien n'est moins moderne que le chaos.
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MalivriothequeMalivriotheque   26 janvier 2015
L'assiette de Martin était vide, carrément propre, il avait adoré cette crème, ce calva, ces champignons, tandis que Henri avait laissé refroidir son escalope sans y toucher, elle ressemblait à une de ces photographies sur les menus des restaurants chinois.
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litolfflitolff   07 octobre 2011
Le 6 mai 1795, alors qu'il est enfermé dans son cachot depuis un an, dévoré par l'ennui, le remords, la faim et la vermine, Louis XVII tombe malade. Il vient d'avoir dix ans, c'est l'âge qu'avait son grand frère quand il est mort, à Meudon. Normandie n'a pas besoin de ce rappel pour comprendre ce qui l'attend.
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litolfflitolff   07 octobre 2011
Les Parisiens m'adoraient, ils auraient voulu que je sois déjà le roi à la place de papa. Papa-roi ne venait plus à la promenade parce-qu'il était traité de cocu, il était sifflé, moi j'étais applaudi. Tout ce que je voulais, ils me le donnaient.
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MalivriothequeMalivriotheque   27 janvier 2015
C'est toi le jaloux, le puceau... Si je ne t'avais pas appris à te branler tu serais encore à te frotter contre les arbres !
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Videos de Christophe Donner (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christophe Donner
"Au clair de la lune" : c'est sur ces quelques notes, objet du premier son jamais enregistré que se penche Christophe Donner dans cet impressionnant récit. En 1857, Edouard-Léon Scott de Martinville réussit cette prouesse de fixer sa propre voix chantant le célèbre petit air, un enregistrement resté muet jusqu'à il y a dix ans. À travers son histoire mais aussi celle de Nicéphore Niepce, des frères Montgolfier ou encore de Firmin-Didot, c'est tout un siècle, celui des révolutions et des inventions, que raconte l'écrivain.
En savoir plus sur "Au clair de la lune" : https://www.hachette.fr/livre/au-clair-de-la-lune-9782246817154
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