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ISBN : 2843448743
Éditeur : Le Bélial' (30/05/2019)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 14 notes)
Résumé :
D’abord il y a les enchairés, ceux qui s’approchent le plus, sans doute, de ce que fut homo sapiens. Vivant au cœur des jungles terriennes et des océans, leur corps de chair et d’os est mortel, mais leur génome modifié leur assure une longévité exceptionnelle. Sur la Lune et divers astéroïdes sont les gleisners, créatures composites, androïdes potentiellement immortelles. Enfin, dans les entrailles chromées de superordinateurs au potentiel de calcul inimaginable, vi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
JustAWord
  29 mai 2019
Greg Egan, légende vivante du monde de la science-fiction moderne, revient aux éditions du Bélial' après de nombreuses années d'absence…du moins dans la forme longue puisque la dernière traduction d'un de ses romans remonte à 2012 avec Zendegi.
Auteur très prolifique, l'australien est également connu pour ses textes courts franchement formidables que l'on peut retrouver dans trois intégrales indispensables : Axiomatique, Radieux et Océanique.
Bien décidé à publier dans l'Hexagone l'un de ses romans les plus remarqués, Diaspora, le Bélial' a donc fini par confier la traduction de ce roman de hard-SF à Francis Lustman pour que le commun des mortels puisse enfin y avoir accès…enfin presque.
Rêver en cinq dimensions
Tous ceux qui ont approché Greg Egan le savent : sa science-fiction n'est pas des plus aisées, bien au contraire. Si la chose a tendance à moins se ressentir dans ses nouvelles (quoique…), dans la forme longue, il en va tout autrement.
Sorti en 1997, Diaspora s'aventure dans un terrain de hard-SF intergalactique multi-dimensionnelle qui a de quoi impressionner.
Posons d'abord le cadre.
Le récit commence par la naissance d'un citoyen de la polis Konishi — un réseau d'ordinateurs qui sert d'infrastructure à une communauté de logiciels conscients et où des personnalités numérisées peuvent vivre sans limite aucune dans des univers virtuels d'une complexité parfois extrême— et par son éveil à la « conscience ».
Dans ce fabuleux premier chapitre, Greg Egan plonge d'emblée son lecteur dans un monde totalement autre mais qui se déguste lentement comme une peinture abstraite où quelques points de repères permettent de comprendre le lent processus de maturation de l'entité appelée Orphelin et qui deviendra rapidement le citoyen Yatima. C'est beau, vertigineux…et passablement hermétique parfois. Mais soit.
Pour la suite, Greg Egan, par petites touches, dévoile une société post-Introde fascinante et vertigineuse.
Qu'est-ce que l'Introde ? La migration de masse des humains de chair et de sang qui a eu lieu vers la fin du XXIIème siècle pour intégrer les environnements virtuels des polis.
Il existe donc trois « populations » qui cohabitent : les citoyens numérisés des polis, les enchairés (ceux qui ont choisi de rester de chair et d'os) divisés eux-mêmes en statiques (uniquement composés de gênes naturels) et en exubérants (qui n'ont aucune limite dans la manipulation de leurs gênes), et les gleisners, des robots conscients qui ont une existence matérielle.
De ce cadre déjà fantastiquement riche, Greg Egan se charge de nous faire rêver sur les conséquences de ces modifications à la fois sur l'homme lui-même mais aussi sur sa perception de l'univers connu. Par le truchement de l'explosion de deux étoiles à neutrons surnommées le Lézard, l'australien disserte sur la quête de sens et l'origine de l'existence (et même de l'univers) en suivant les multiples vies de citoyens des polis tels que Yatima, Paolo, Blanca ou encore Orlando.
Y'a pas de lézard, si ?
Le problème qui vient brutalement s'interposer entre le lecteur enthousiaste et cette histoire aux tenants et aboutissants gigantesques…c'est la propension à la hard-SF de Greg Egan.
Ce n'est une surprise pour personne mais l'australien n'a pas l'intention de modérer ses propos et l'on se retrouve vite immergé dans des théories physiques et quantiques de haut niveau, dans des mathématiques plus ou moins abstraits et des dialogues parfois…surréalistes du style :
« Confiner spatialement une onde produit l'effet inverse sur la répartition de son moment. L'énergie cinétique, étant proportionnelle au carré du moment, est donc en carré inverse. de sorte que la force effective, qui est égale au taux de variation de l'énergie cinétique avec la distance, est en cube inverse. »
Si la volonté d'appuyer les péripéties de son voyage vers l'inconnu et la recherche d'une vie extraterrestre peut amplement se comprendre, l'hermétisme gagne le récit au fur et à mesure des pages et fluctue selon les événements présentés. Lorsque Greg Egan nous fait découvrir une planète et se contente de décrire les formes de vies qui l'habitent, tout se passe plus ou moins bien. Dès lors qu'il plonge dans les mystères de l'univers, dans les bosons, fermions, macrosphère, horizon des événements et autres théories, le récit devient simplement indigeste au possible.
En privilégiant la pure construction scientifique au reste, il laisse le lecteur en plan qui se demande ce qu'il se passe et doit juste se contenter de rassembler quelques petits brins de compréhension décrochés ici ou là.
Il n'est pas impossible de suivre les événements de Diaspora, au contraire, mais l'on se trouve régulièrement empêtré dans des considérations qui nous dépassent totalement…et c'est particulièrement désagréable et épuisant.
D'autant plus que le récit n'est pas aidé par l'écriture traditionnellement aride de Greg Egan qui ne permet donc d'avoir aucune espèce d'empathie avec des personnages plus proches du robot que de l'être humain (forcément).
Vers l'infini et l'au-delà
Ce handicap majeur à la lecture n'empêche cependant pas l'ébahissement face au sense-of-wonder déployé par Greg Egan.
En visitant de multiples autres planètes, puis univers et en réfléchissant sur les chemins d'évolutions possibles de la post-humanité à travers les polis, l'australien impressionne. Sa capacité à imaginer un futur qui donne le vertige (notamment par les échelles temporelles employées ici) ne peut que réjouir le lecteur de science-fiction.
Xénobiologie et nouvelles dimensions, Diaspora offre des visions saisissantes qui marquent durablement. Si le reste du récit ne s'embourbait pas régulièrement dans de lassantes considérations physico-mathématiques, on aurait clairement à faire à un chef d'oeuvre du genre.
D'autant plus que l'australien réfléchit ici sur le rôle de la curiosité intellectuelle qui pousse l'homme (et le post-humain qui lui succède) à aller toujours et sans cesse plus loin. Diaspora renferme une frénésie intellectuelle particulièrement remarquable qui sait aussi s'interroger sur les vieux motifs de l'humanité (et sur ses croyances) ainsi que sur l'importance d'interagir avec le monde réel, ce monde physique où la chair rencontre la matière.
Doit-on expérimenter par le toucher et les quatre dimension pour véritablement exister ?
Greg Egan passionne quand il confronte ces points de vues, éblouit quand il nous fait rencontrer des civilisations extra-terrestres improbables, réjouit quand il tire vers l'infini son roman vers une fin ouverte qui veut à la fois aller plus loin et savourer l'instant.
Dommage qu'il ne comprenne simplement pas qu'un roman digne de ce nom fonctionne d'abord avec une trame narrative et des personnages plutôt qu'avec des nombres et des équations.
Les mathématiques ne suffisent pas.
Roman vertigineux qui offre du sense-of-wonder jusqu'à l'étourdissement, Diaspora expose un (des ? ) univers extraordinaire à son lecteur mais oublie que le commun des mortels n'a pas forcément l'envie qu'on lui parle de physique et de mathématiques pendant des pages et des pages pour apprécier le spectacle des atomes et des étoiles. Une grande déception qui dépendra aussi certainement de votre niveau de connaissance scientifique et/ou de votre persévérance.
Lien : https://justaword.fr/diaspor..
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Apophis
  26 mai 2019
(il faut vraiment ajouter une sixième étoile pour ce genre de livre :D ).
Diaspora montre la dispersion, dans l'espace interstellaire puis beaucoup, beaucoup plus loin, des descendants d'une humanité mutilée par une catastrophe cosmique ayant frappé la Terre à la fin du trentième siècle. Roman vertigineux du fait de l'ampleur inégalée de l'ambition et du sense of wonder omniprésent dont fait preuve son auteur, il constitue sans aucun doute le chef-d'oeuvre d'une carrière pourtant riche en textes d'une envergure quasiment unique. On y trouve la description très poussée d'une évolution transhumaniste, celle des merveilles mais peut-être surtout des dangers de l'univers, celle de formes de vie extraterrestres dont le degré d'originalité et de complexité ridiculise pratiquement toutes les tentatives d'autres auteurs dans ce domaine (à part sans doute les Xeelees de Stephen Baxter). C'est certes un festival d'ultra-Hard SF, mais l'auteur n'en oublie pas (tout à fait) d'être compréhensible, ni l'aspect humain ou son intrigue en cours de route.
C'est donc à un roman de SF comme on n'en voit, au mieux, qu'une fois par décennie, auquel nous avons affaire, le pinacle de la carrière de son auteur, l'apogée de ce qu'à pu proposer la Hard SF, et, à mon avis, l'acmé de la science-fiction tout court. On ne pourra donc qu'en recommander chaudement la lecture à tout amateur de ce genre qui se respecte, sachant que si Diaspora n'atteint pas les sommets de complexité de Schild's Ladder, et que Greg Egan fait de réels efforts pour rester compréhensible, elle demeurera exigeante. Comme tout chef-d'oeuvre de la SF, celui-ci va se mériter, mais la récompense de vos efforts sera plus qu'à la hauteur des efforts consentis !
Ce qui précède n'est qu'un résumé : retrouvez la critique complète sur mon blog.
Lien : https://lecultedapophis.com/..
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Tachan
  23 juillet 2019
Diaspora est arrivé dans ma wishlist grâce à réputation de titre majeur de la SF contemporaine. L'éditeur présentait l'auteur comme "le pape mondial de la hard SF" et ce titre comme un "vertige de propective inégalé", "une des pierres de touche de la science-fiction contemporaine, un roman étalon". J'attendais donc énormément de lui, malheureusement, je suis passée complètement à côté de cette lecture parce qu'elle ne correspondait absolument pas à ce que j'aime quand je lis en roman...
En effet, dès les premières lignes, j'ai senti que la plume très aride de l'auteur allait me poser problème et ce fut effectivement le cas. Comme promis, Greg Egan va à fond dans la hard science, il n'épargne pas son lecteur. Les concepts mathématiques et physiques sont présents partout et pas forcément de la manière la plus digeste et abordable pour le lecteur lambda. Mais surtout ces concepts prennent rapidement le pas sur l'intrigue qui est reléguée au second plan malheureusement derrière ceux-ci. du coup, on se retrouve avec un roman avec une narration fort lourde, peu de dialogues, un intrigue qui tarde à commencer et qui peine à avancer car noyée sous les concepts scientifiques si chers à l'auteur. Autant vous dire que je n'ai pas pris beaucoup de plaisir à cette lecture.
Je sais que le problème vient en partie de moi. Quand j'ouvre un roman, j'aime suivre une histoire, participer à un voyage. Mais encore faut-il que celui-ci soit compréhensible. Quand je n'arrive pas du tout à me projeter dans celui-ci comme ici, je bloque complètement. Je sais que dans Diaspora, Greg Egan a tenté de m'embarquer dans un voyage, mais c'était tellement bourré de concepts scientifiques sur les trous de verts, les différentes dimensions, etc, que ce fut impossible pour moi de faire marcher mon imagination et de me figurer une image de ce qui se passait. du coup, je suis complètement passée à côté du titre.
Pour les fans de Hard SF, Diaspora sera pourtant un titre qu'ils vont adorer, parce que l'auteur a, lui, une imagination folle. Sa proposition sur l'évolution de l'humanité est assez folle. Il met du coup en place un worldbuilding rarement vu, avec une humanité qui, dans le futur, peut exister sous 3 formes : des personnalités numérisées vivant dans des polis, des créatures composites, androïdes : les gleisners et bien sûr les hommes en chairs et en os qu'on appelle les enchairés, qui peuvent être "normaux" : les statiques, ou modifiés génétiquement : les exubérants. Chaque forme interagit peu avec les autres car il y a des méfiances et des conceptions différentes de l'humanité. Cependant quand une menace jamais vu arrive, il faut dépasser cela.
Le pan-humanisme est donc au centre de cette histoire, j'aurais juste aimé que cela soit plus développé que les autres concept scientifique. Peut-être que cela m'aurait permis d'accrocher plus aux "personnages", qui demeurent assez froids et distants - mais c'est peut-être le but même si je n'aime pas - et surtout à l'histoire. Car les rares moments où une histoire se dessine vraiment, où il y a des interactions inter-espèces si je puis dire et où on découvre d'autres mondes, là c'est génial, mais c'est tellement peu de pages par rapport au reste...
En conclusion : Diaspora n'était pas un titre fait pour moi. Je n'aime pas les romans où les concepts prennent le pas sur l'histoire, même si ceux-ci sont géniaux et s'appuie sur de vraies recherches/avancées scientifiques parce que ça m'empêche de me plonger dans les aventures qui ont lieu. Je comprends pourquoi certains ont tant aimé, l'univers inventé est complètement fou, mais moi j'y suis restée hermétique.
Lien : https://lesblablasdetachan.w..
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Snedronningen
  20 juillet 2019
Diaspora est probablement le roman où j'ai le plus ressenti ce fameux sentiment d'épiphanie propre aux grandeurs que la SF est capable de nous offrir. le début de roman est juste succulent, décrivant de manière touchante, peut-être même poétique, la naissance d'un logiciel conscient autonome. Par naissance, comprendre naissance telle que nous la vivons nous-mêmes : il s'agit de découvrir l'éveil de la vie... niveau logiciel.
Plus généralement, et comme son nom l'indique, cette oeuvre s'attelle à nous décrire la dispersion de l'espèce humaine dans l'univers, à la recherche de solutions pour prévenir un mal certain susceptible de détruire une bonne partie de la galaxie. Précisément, le roman va adopter le point de vue des Polis. Il s'agit de communautés qui ont fait le choix de la dématérialisation : des humains ayant décidé de s'uploader dans une matrice informatique, sous forme de programmes intelligents, et accompagnés de compatriotes d'origine purement artificielle, n'ayant pas connue la vie de chair. Il s'agit de suivre leur pérégrination vers les confins de l'univers connu... et plus loin encore.
Pour du Egan, le roman n'est pas aussi froid que ce à quoi on pourrait s'attendre. Les personnages sont, à leur manière, très attachants et j'ai personnellement ressenti le besoin de connaître leurs aventures et de découvrir leur devenir.
Le seul bémol est le vocabulaire utilisé par Egan. Bien que le roman soit parfaitement compréhensible, je regrette le côté juxtaposition de termes scientifiques qui parfois frise le ridicule. Je suis pourtant assez friand de sérieux scientifique, après tout c'est le socle-même de la hard SF, mais je pense tout de même que certaines expressions chez Egan ne font même pas sens. Dommage, car cela donne un côté un peu pompeux, voire assez kitsch quand on se rend compte de certaines supercheries.
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DarknessObscura
  08 juillet 2019
Diaspora est pour moi un véritable monument de la science-fiction.
Greg Egan décrit dans ce roman une civilisation humaine profondément différente de celle que l'on connaît, avec des modifications génétiques, des personnalités téléchargées dans des robots, appelées gleisners, et surtout, les citoyens des polis, c'est-à-dire des consciences numériques hébergées dans des superordinateurs et vivant dans des espaces virtuels.
L'auteur confronte cette civilisation, qu'on peut qualifier de posthumanité, à des événements cosmiques capables de détruire toute forme de vie dans la galaxie, ce qui la force à partir explorer l'espace pour en trouver les causes et des moyens d'y échapper.
Le voyage interstellaire de la Diaspora dévoile au lecteur des technologies et des civilisations complètement vertigineuses, telles que l'utilisation de particules élémentaires pour encoder des messages ou de femtomachines, et dépeint des personnages, qui malgré leurs capacités technologiques et intellectuelles phénoménales, restent profondément humains.
Plus de 20 ans après sa parution originale, Diaspora arrive en France, et j'espère sincèrement qu'il va y être reconnu !
Chronique complète et détaillée sur le blog.
Lien : https://leschroniquesduchron..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
JustAWordJustAWord   29 mai 2019
Restez donc enfermés dans vos citadelles d’ennui infini et laissez-nous en paix. Nous autres humains sommes des créatures déchues, mais nous ne viendrons jamais ramper dans votre ersatz de jardin d’Eden. Je vous le dis : la chair continuera toujours d’exister, et le péché, les rêves, la folie, la guerre, la famine, la torture et l’esclavage aussi.
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JustAWordJustAWord   29 mai 2019
Confiner spatialement une onde produit l’effet inverse sur la répartition de son moment. L’énergie cinétique, étant proportionnelle au carré du moment, est donc en carré inverse. De sorte que la force effective, qui est égale au taux de variation de l’énergie cinétique avec la distance, est en cube inverse.
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JustAWordJustAWord   29 mai 2019
Tous les orphelins étaient des explorateurs, envoyés cartographier un territoire inconnu. Et chaque orphelin était lui-même le territoire inconnu.
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JustAWordJustAWord   29 mai 2019
Nous avons besoin de comprendre ce que cela signifie que d’habiter l’univers.
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Vidéo de Greg Egan
Cérès et Vesta - Greg Egan Une Heure Lumière (Le Bélial') // 2017 // 144 pages
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