AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Quarante-deux (Éditeur scientifique)
ISBN : 2843440947
Éditeur : Le Bélial' (13/11/2009)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 45 notes)
Résumé :
Le Mot de l'éditeur : Océanique

« Il devait venir ici pour être rendu à la chair. »
Un match de football quantique pratiqué par des joueurs âgés de plusieurs millénaires.
Des mathématiques en guise d’arme de destruction massive dans une guerre interunivers.
Le premier voyage de l’homme vers les étoiles, bien après l’Âge de Chair, en pleine ère transhumaine. L’amour négocié par le biais des nanomachines.
Des jingles publicit... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Tchippy
  03 novembre 2010
Ouf ! Pas trop tôt. Je commençais vraiment à ne plus en voir la fin, de ce bouquin. Bon, d'accord, c'est bien écrit, mais c'est vraiment la seule chose qu'on peut dire de positif. Même s'il y avait eu possibilité de mettre 10 étoiles, je n'en aurai mis que deux.
Hé oui, désolée, monsieur Egan, faut pas penser qu'à soi quand on écrit un livre ! Il y a le lecteur lambda, comme moi, et comme la plupart des autres babeliothécaires ici présents, qui a un niveau d'études pas forcément élevé.
Avec un récent bac scientifique en poche et une année d'études supérieures dans ce domaine, la tomodensitométrie à émission de positons, les neutrinos, la constante de Planck, les connections interneuronales et tout le bazar, j'en ai quand même entendu parler, et pas qu'un peu.
N'empêche que j'ai rien compris, et c'est pas faute d'avoir essayé ! Alors si c'est pour ressortir les cours de physique quantique à chaque fois qu'on tourne la page, merci bien ! Si je prends un livre, c'est pour ne plus y penser… (Contrairement à ce que j'ai pu entendre par ailleurs, je ne trouve PAS DU TOUT qu'il mette ces notions à portée du premier venu, même avec des connaissances dans ce domaine.)
Vous êtes fan de maths ou de physique, vous adorez la SF et en plus le blabla (monologues parfois longs, très longs, dans les pensées des personages, selon les nouvelles…) ne vous dérange pas : ce livre est fait pour vous !
La difficulté est d'avoir le vocabulaire, et aussi de pouvoir lire des phrases qui paraîssent d'une lourdeur imposante… Plusieurs lignes pour exprimer une pensée unique : on dirait un devoir de philo… (In Gardes-frontières : « le plus beau don de l'état de conscience était la capacité à intérioriser les motifs constitutifs du monde ; pour autant, il se serait fait une joie d'être le tout premier dans un domaine, mais avec dix puissance seize personnes en vie, cela restait une ambition futile pour la plupart d'entre elles. » Gloups.)

Bon, il ne faut pas voir tout en noir : si on excepte les longs passages pour ingénieurs diplômés de grandes écoles (variable en fonctions des nouvelles, peut en représenter jusqu'à environ 45% du texte), les histoires sont bien cousues, et Greg Egan nous emmène dans un monde futuriste, souvent décadent, avec une vision assez négative de toutes les découvertes scientifiques qui pourraient être faites au cours du siècle. Ce n'est pas très perturbant ; on retrouve de nombreuses réflexions sur la foi, l'identité, la longévité, la pensée, l'éthique… le tout appliqué à la science, bien entendu…
Je n'ai vraiment aimé qu'une seule nouvelle : la dernière du livre, qui s'appelle le continent perdu. L'histoire est plus aventureuse et se rapproche de se qui se passe aujourd'hui avec les réfugiés politiques et clandestins. Imaginez la même chose, mais le seul moyen d'échapper à une vie d'enfer, c'est le voyage dans le temps, dans un pays qui ne veut pas de votre passé…
Comme on le voit, Greg Egan a des idées, de très bonnes idées, même, mais c'est vraiment dommage qu'elles soient noyées dans ce fratras idéologique et scientifique.
Je ne regrette pas de l'avoir lu, ça m'aura permis de découvrir un nouvel auteur, même si je n'ai pas aimé…
Je remercie Babelio et les éditions du Bélial' pour m'avoir envoyé ce livre et m'avoir permis d'en faire une critique, qui, je l'espère, à défaut d'être élogieuse, se montrera constructive.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          42
hubertguillaud
  21 décembre 2010
Greg Egan n'est pas un auteur de SF encore très connu en France. Voici pourtant quelques années que son oeuvre est disponible en Français et notamment l'intégralité raisonnée de ses nouvelles publiées aux éditions le Belial, en trois formidables volumes intitulés Axiomatique, Radieux et Océanique. C'est de ce dernier volume, le dernier paru, qu'est tiré “Mortelles ritournelles”, la nouvelle que nous vous proposons de découvrir.
Greg Egan est un représentant de ce qu'on appelle la hard science, une science-fiction caractérisée par son exigence scientifique, dans un domaine où la rigueur a rarement été de mise : longtemps, l'important était de raconter des histoires, pas qu'elles soient scientifiquement crédibles. Greg Egan, lui, n'hésite pas à s'inspirer de théories scientifiques parmi les plus actuelles et les plus complexes (la physique quantique, les neurosciences, la biotechnologie, la thérapie génique, les nanotechnologies, la Singularité…) pour tisser la trame de ses histoires et offrir à la science un contexte pour mieux la comprendre. Une exigence particulièrement bien adaptée au format court, permettant de rebondir d'un univers scientifique à un autre, avec une virtuosité imaginative qui donne le sens du vertige. Une exigence qui, certes, parfois oublie un peu la psychologie des personnages et donne une certaine impression de froideur, mais qui surtout permet de projeter des préoccupations métaphysiques sur des questions technologiques. Car la science, chez Egan, semble effectivement un prétexte pour interroger nos transgressions morales… Elle est toujours un support à la réflexion philosophique. Et pour ma part, c'est en cela que je le trouve passionnant.
“Il ne discrimine ni n'encense les nouvelles technologies. Il tente de pointer les bouleversements qu'elles vont nécessairement occasionner”, disait Julien Loubière. C'est effectivement toute la force des nouvelles de Greg Egan.
Les nouvelles qui composent ce volume sont pour beaucoup très étonnantes, et nous mènent d'une partie de football quantique aux univers parallèles, du clonage au neurosciences, aux implants neuronaux... Volontiers un peu sec, dans le fond comme dans la forme, Egan demeure un vrai plaisir intellectuel, que la forme courte sublime.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
chiffonnette
  14 janvier 2011
Je dois l'avouer en préambule de ce billet, Océanique m'intriguait pour une raison et une seule. La partie de football quantique annoncée en quatrième de couverture. Certains diraient que c'est un brin léger, mais que voulez-vous, il m'en faut souvent bien moins que ça pour partir à l'assaut d'un roman, ou, dans le cas qui nous intéresse d'un colossal recueil de nouvelles. Et puis j'avais déjà découvert avec bonheur grâce au travail des Éditions du Bélial, la plume merveilleuse de Joëlle Wintrebert et il n'en est pas allé autrement en ce qui concerne celle de Greg Egan.
Je ne m'avancerai pas sur les autres volumes qui constituent cette intégrale des nouvelles d'Egan, ne les ayant pas lus, mais Océanique est une indéniable réussite qui réunit des textes fondés principalement sur une réflexion passionnante sur le virtuel et ses conséquences sur la condition et la nature humaine, avec, à l'horizon des évolutions techniques et des manipulations du vivant, la naissance de quelque chose d'autre que l'humanité qui doit, d'une manière ou d'une autre, trouver sa place dans l'univers.
Il n'y a bien sûr pas que ça: on trouve pêle-mêle au fil des pages des intelligences artificielles, des clones, des univers parallèles, quelques extra-terrestres, le tout brassé avec talent, mais parfois, un petit peu difficile d'accès tant l'auteur s'appuie par moment sur des théories scientifiques pas forcément bien connues ni très abordables pour un néophyte. Ceci étant dit, si de la hard science ne s'appuyait pas sur la science, il faudrait commencer à se poser des questions.
On se perd, on se retrouve, on fronce les sourcils, mais avec la satisfaction, au bout du compte d'une lecture intéressante, voire passionnante encore qu'inégale, qui se prête à mon avis au picorage: avaler d'une traite 640 pages ardues peut faire l'effet d'une ascension du Kilimandjaro sans préparation physique. Même si le lecteur court le risque de perdre un peu de vue la cohérence du tout.
Indéniablement découvrir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
N0b0
  25 février 2014
Egan c'est de la science-fiction, pas au sens où on met des vaisseaux spaciaux ou des robots pour raconter une histoire, mais au sens où la Science (réelle ou imaginaire) est un personnage de l'univers de Egan.
Bref, pour les passionés de science ca passe, pour les autres ca casse.
Oceanique, c'est une boite de chocolats, on peut le dévorer d'une traite ou picorer des histoires (10-15 nouvelles) en fonction des envies. et on y trouve pleins de choses qui font partie de l'univers d'Egan, du futur transhumain aux transhumains d'ajourd'hui en passant par des populations qui vivent sur des bateaux vivants et des formes de vie alien qui ne ressemble pas à ce que l'on pourrait imaginer.
Certaines nouvelles sont de vrais chef-d'oeuvre accessibles aussi aux néophites, d'autres propose un concept intéréssant. Bref c'est un livre à lire, et à relire une fois de temps en temps pour le plaisir du texte.
À noter que certaines nouvelles sont librement dispos sur le site de l'auteur.
À noter que si j'en parle aujourd'hui c'est car j'ai vu chez mon dealer qu'il est dispo en poche, amis aux bourses serrées c'est l'occasion
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
tonny
  10 mai 2014
Les questionnement de l'auteur tourne souvent autour de l'intelligence artificielle sans pour autant ni fantasmé vraiment dans un optimisme futuriste, ni dans un dénigrement des dérives robotiques. le ton qui en résulte donne une bonne impression de normalité à sa science-fiction. de nombreux aspects morbides reviennent dans chaque nouvelle. Cela questionne et peut rebuter un lectorat sensible. le style d'écriture est assez renouvelé pour surprendre et piquer la curiosité.
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
TchippyTchippy   03 novembre 2010
De quoi vous avez peur ? Du bug de l’an 3000 ?
(In Les entiers sombres)
Commenter  J’apprécie          10
Video de Greg Egan (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Greg Egan
Cérès et Vesta - Greg Egan Une Heure Lumière (Le Bélial') // 2017 // 144 pages
autres livres classés : science-fictionVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
2752 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre