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EAN : 9782743646011
200 pages
Éditeur : Payot et Rivages (02/01/2019)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Ce premier roman, inspiré de faits réels, plonge le lecteur dans l'histoire d'une vengeance, celle d'un fils, atteint de schizophrénie, prêt à tout pour détruire sa famille. Un redoutable drame en huis clos. Que fait-on lorsqu'on a hérité d'un « paquet de génétique avariée », d'une tête pourrie au « sous-gène » de la psychose ? Faut-il mettre ses parents au tribunal ? Faut-il se maudire ou accepter sans mot dire la condamnation sociale et générale pour « péché de di... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
horline
  06 février 2019
Entre le jeune homme frustré mû par des forces irrépressibles et contradictoires et celui que l'on découvre quelques années plus tard, , Sol Elias déroule un récit d'une étonnante sensibilité. Un roman quelque peu perturbant voire inconfortable pour ceux qui ne sont pas à l'aise avec les textes dans lesquels l'omniprésence du ressenti compose une toile chaotique.
Il faut dire aussi que derrière le personnage de Manuel qui occupe pratiquement tout le récit, Sol Elias raconte la schizophrénie. Pas celle pervertie par l'univers médiatique et entretenue par l'imagination collective, mais celle qui empêche Manuel, assiégé par des pensées parasites et dissonances émotionnelles, de s'aimer et d'aimer les autres.
Au fil de ses introspections et de ses délires, c'est une succession de frasques et une longue errance ; un chemin recouvert d'un sentiment de colère, d'impuissance et de solitude qui colle aux semelles du jeune homme comme à celles de l'entourage familial. Avec la lucidité constante dont fait preuve Manuel sur son état, on guette une guérison ? Un apaisement ? un sursaut ? mais témoin d'une maladie imprévisible on ne sait pas trop quoi espérer au fil du roman qui a quelque chose d'absolutiste. La langue du narrateur aussi coupante qu'un rasoir suscite un léger trouble, un vague sentiment d'incompréhension tout comme elle laisse des crevasses béantes au sein de la famille, personne n'est épargné ou presque...seule la relation avec la petite Soledad semble offrir du réconfort et du répit. Mais jusqu'à quand ?
Loin des fictions qui décortiquent des vies énigmatiques, démystifient ce qui nous échappe ou se donnent pour mission de donner de l'ordre au chaos, Tête de tambour affirme une écriture tout en sensation.Les pensées s'insinuent partout, débordent des failles que les personnages n'essaient guère de dissimuler. On n'a pas affaire à un récit qui impose réellement un lien, il suggère tout au plus des peurs et des manques qui taraudent les personnages de nature à les rendre distants ou solidaires. Mais il reste essentiellement à la surface de la maladie, là où scintille un style tranchant, incisif, à vif.
Si la plume est habile, l'encre n'est pas indélébile, ce roman qui pèse un peu comme une chape de plomb risque d'être oublié très vite.
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Kittiwake
  03 juillet 2019
Récit très sombre au coeur de la folie, envahissante, douloureuse, dramatique et inexorable.
Douleur intime, pour cet être éternellement en marge, depuis l'enfance et tout au long de sa vie. Avec la conscience aiguë de ce qui le submerge sans pouvoir contrôler quoi que ce soit. Les hallucinations l'enferment dans un monde où la violence et la haine sont la seule réplique, inutile.
Douleur pour les autres, les parents, témoins et victimes impuissantes des errances délétères de leur fils. Coupables de l'avoir mis au monde, condamnés à subir jusqu'à la mort les écarts de conduite qui les laissent sur la paille.
Les voix se succèdent et celle de la nièce vient apporter un peu de lumière à travers cet héritage lourd de conséquences.La collecte et le déchiffrage des innombrables notes laissées après son décès est une tâche énorme, mais aussi un hommage à celui qui fut à la fois victime et bourreau.

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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llamy89
  20 mars 2019
Comment aborder un tel roman ? Sol Elias relate une histoire impressionnante par la justesse de l'écriture, la construction efficace, des chapitres courts qui donnent de la tension, une angoisse sourde face à la description du quotidien du malade : la schizophrénie.
Anaël, gamin perturbé par trop d'émotions d'abord, un environnement familial étouffant avec une mère-louve ultra-protectrice et un père laborieux, pétri de principes, exclu de cette relation trop fusionnelle à son goût. le récit nous est relaté de l'enfance à sa mort prématurée.
Une adolescence rendue plus difficile encore par ses relations compliquées à la mère. La vie à la marge, Anaël qui devient Manuel, entre lucidités et étrangetés des situations perçues au travers de la maladie. Tout est décrit de manière que le lecteur comprenne mieux les effets de la maladie puis d'une psychiatrie abrutissante sur le malade.
On sent la frustration de Manuel face à la maladie, son souhait de vivre une vie de "normale" : une femme, un appartement, un chien... son impuissance à canaliser la violence de ses réactions, son enfermement dans la maladie, son isolement, sa marginalité, ses petits suicides. Une vie entre pensées cohérentes et incohérentes, destructrice pour lui, ses proches.
Jusqu'à transférer à Soledad, sa nièce, son questionnement, ses petits papiers, héritage à décrypter. Il y est question d'hérédité génétique, de celle de l'histoire à porter. de poésie et de violence qui s'apaise auprès de cette petite-nièce qui le trouve excentrique, différent, avec lequel elle rit beaucoup. Sol ne juge pas, "elle n'a pas encore le regard lavé" !
Il est également question du poids à porter pour les familles, de la culpabilité de ceux dits "normaux" qui vivent dans l'ombre des malades comme Ana-Sol, la petite soeur.
Ce roman est captivant par le biais choisi pour parler d'une maladie terrible avec humanité, une intensité qui vous empêche de décrocher d'une histoire dérangeante. La différence fait peur, si peu qu'elle soit habitée de sentiments violents, irrépressibles. L'écriture de l'auteure est puissante, aimante pour le personnage, enveloppante pour le lecteur, accompagne Manuel jusqu'à l'épilogue de son histoire tragique. Un premier roman perturbant, fascinant tout à la fois, pour désapprendre à juger peut-être...
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hcdahlem
  21 mai 2019
Mister Manuel et Monster Schiz
Avec «Tête de tambour» Sol Elias nous propose un premier roman aussi original que dérangeant, en se mettant dans la peau de Manuel, jeune homme souffrant de schizophrénie.
Au hasard des lectures, il arrive de croiser fortuitement un même thème, alors même que ce dernier n'est que peu traité dans la littérature contemporaine. Après On n'efface pas les souvenirs de Sophie Renouard dans lequel une famille est victime d'une schizophrène, voici une manière bien différente, mais tout aussi intéressante, d'aborder ce grave «trouble dissociatif de l'identité».
Quand s'ouvre ce roman, Manuel est en pleine crise d'adolescence. Il doit affronter son père qui ne comprend pas qu'il passe son temps à ne rien faire, même pas à aider sa mère aux tâches ménagères et qui passe son temps à le houspiller plus ou moins sévèrement, suivant ses humeurs. Mais il affronte aussi sa mère qui a choisi à l'inverse, de couver son petit. Cette Maman, surnommée Bonnie Cyclamen, «parce qu'elle avait le coeur si bon et que ses paupières ressemblaient au cyclamen qu'on avait dans le salon» va tout autant subir les foudres de son fils, bien décidé à leur faire payer le prix pour l'avoir mis au monde: «Je serais la croix à porter sur leurs épaules d'hommes pour toute une vie d'homme. Ils ne m'avaient pas tué quand ils avaient vu mon visage cyanosé de bébé tenu pour mort à la sortie du ventre de la mère, ni petit quand on pensait que j'avais une tumeur au cerveau tant j'avais la tête grosse de migraines, ni adolescent quand j'avais l'impression qu'un autre respirait dans mes hanches, ni plus tard, quand les doctes docteurs avaient décrété en choeur que j'avais "des troubles relevant indubitablement de la psychiatrie".»
C'est à un long chemin de croix que nous convie Sol Elias. Un parcours d'autant plus impressionnant qu'il nous est raconté par Manuel lui-même, luttant contre ses démons et les laissant l'emporter, se révoltant contre le verdict des médecins – «La schizophrénie vous a coupé en deux, comme la hache du bûcheron le tronc du chêne» – et leur donnant raison lorsqu'il exploite sans vergogne ses parents, leur soutirant leurs économies.
Passant d'un centre psychiatrique à l'autre et d'une sortie à l'autre, de moments d'exaltation vite rattrapés par de nouvelles crises, il va comprendre qu'il ne peut rien contre ce mal qui le ronge: «La schizophrénie avait gagné la partie sur la vie. Elle avait tout raflé: le rêve, la création, l'amour, l'amitié.»
En lieu et place, il aura gagné la violence, la rancoeur, la douleur et la souffrance. Entraîné dans cette spirale infernale, le lecteur partage cette impuissance, ce malaise, que ni les virées avec son copain, ni même la rencontre avec Anahé, une mauricienne qui a émigré avec sa mère et son enfant, ne pourront contrecarrer.
Le post-it qu'il colle au-dessus de son bureau: «On se suicide pour échapper à la pression de la vie, pour se soustraire aux exigences minuscules et aux parades familiales de l'existence» montre sa résignation. «Il ne lui reste qu'à devenir encore plus fou qu'il ne l'est déjà, qu'à se mortifier, se scarifier pour dire sa haine de lui-même et à se retourner contre ceux qui l'enchaînent et le regardent impuissants – les médecins, les parents, les autres patients. (…) Alors il devient Monster Schiz. »
Passera-t-il à l'acte, effrayé par celui qu'il est en train de devenir? Je vous laisse le découvrir et réfléchir sur le traitement que l'on réserve à ces malades.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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AudreyT
  17 mai 2019
**
Manuel est schizophrène. Quand le diagnostic tombe, sa vie est déjà compliquée. Ses relations avec son entourage sont difficiles, tendues et parfois violentes. D'hôpital psychiatrique en institut spécialisé, Manuel va suivre un parcours chaotique et sa haine pour sa famille ne sera que grandissante...
Ma chronique sera brève.... J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'univers de Sol Elias. Non que son écriture m'ait gênée, mais la construction du roman m'a parfois paru floue, les idées mélangées et les liens entre les personnages compliquées.
Il est certes difficile d'aborder un tel sujet. Sol Elias l'attaque de front et nous fait partager le long chemin de Manuel. Ses pensées, ses obsessions, ses sentiments violents... Tout est à vif dans ce roman !
J'ai apprécié de découvrir ce roman grâce aux 68 premières fois mais j'ai bien peur qu'il ne me marque pas...
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   21 mai 2019
On se suicide pour échapper à la pression de la vie, pour se soustraire aux exigences minuscules et aux parades familiales de l’existence. 
Parce que ça fout sacrément la pression, la vie. 
Il avait écrit ça en gros sur un Post-it orange au-dessus du bureau à petits papiers et des packs de soda entassés, collé sur la grande glace dans laquelle il se regardait tous les matins. Il en était à six bouteilles de Coca par jour, quatre paquets de Gauloises, cinq plaques de chocolat… Les années passant, de jeune et fringant, il était devenu ce corps méconnaissable et avachi de quadragénaire grossi par la bouffe anarchique de boulimique schizo addict. Il était devenu un ventre d’obèse surtout. Il se voyait encadré par deux pattes folles et une tête fêlée. Son jogging gris cédait sur les coutures. Il le cachait maintenant avec un peignoir éponge blanc XXL qui avait noirci sur les manches et à certains endroits. Un peignoir de clochard. Il s’appelait à présent dans ses notes Bibendum. p. 133
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mancrismancris   29 janvier 2019
On n'avait rien trouvé pour l'aider à aimer, à se faire aimer, pour construire la vie. Le schizophrène n'a pas de projets d'avenir. Il ne peut pas. Pas d'avenir. Il n'a que le présent dégueulasse qui lui colle aux basques, pareil à un coureur qui voudrait faire un cent mètres avec deux boulets au pied - les calmants. Il ne sortira jamais de ses starting-blocks. C'est impossible. Il ne lui reste qu'à devenir encore plus fou qu'il ne l'est déjà, qu'à se mortifier, se scarifier pour dire sa haine de lui-même et à se retourner contre ceux qui l'enchaînent et le regardent impuissants - les médecins, les parents, les autres patients. Alors il devient un rapace au bec acéré prêt à déchirer toutes les carcasses environnantes, privant de joie et de vie les autres.
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hcdahlemhcdahlem   21 mai 2019
INCIPIT
Anaël
Hiver 1972
«Ah! La vida buena! Monsieur veut qu’on lui apporte tout sur un plateau d’argent, il veut continuer à lisser ses moustaches devant la glace pendant que maman fait la popote, lave les belles liquettes et que papa se lève tous les matins, aux aurores, pour faire bouillir la marmite… » Le père, en bras de chemise, éructait en récurant une casserole dans l’évier, le visage rougeaud, pas à cause du petit verre de rosé qu’il avait bu ce midi, comme tous les midis, mais à cause de la colère qui montait. «On en a marre, tu comprends, on en a marre!» Il respirait fort. Le temps était à l’orage, on attendait la détonation.
Je ne répondais pas. J’avais décidé que je ne participerais pas aux divagations paternelles. Je regardais fixement mon assiette encore rouge du fond de ragoût à la tomate qu’avait préparé Bonnie, roulant entre mon pouce et mon index – en guise de contestation – les terminaisons de ma moustache.
Et zi et zi et zi. La paille de fer frottait le fond du fait-tout, le père insistait dans les coins. C’était un maniaque, il voulait que ça soit impeccable, que ça brille. Il repassait plusieurs fois aux mêmes endroits.
Personne ne parlait.
Et zi et zi et zi crissait dans le silence d’après-repas.
On n’entendait plus que ça: le râle du fer sur la fonte et les soupirs du père. Cela faisait déjà dix minutes qu’il avait entrepris de m’«expliquer la vie», et que j’encaissais sans répondre. «Toute façon t’as rien dans le pantalon», cette petite frappe de Djinn, mon soi-disant «pote», devait avoir raison… Bonnie ne disait rien, contenant sous ses ailes de papillon – ses paupières très fines – son énervement. Le crissement du grattoir commençait à me monter à la tête comme un vertige. Je m’étais mis à compter dans ma tête, très vite, de un à trente, à l’endroit et à l’envers, pour conjurer l’angoisse que je sentais venir. Bonnie faisait des allers et retours entre la table et l’évier. Elle avait commencé à débarrasser, posant les assiettes sales sur le plan de travail, à côté du père. Je lui avais fait un geste indiquant que je ne voulais pas qu’elle touche à la mienne, puis j’avais montré la panière du doigt, pour qu’elle me donne un morceau de pain, comme si je m’apprêtais à saucer le fond de ragoût. Elle avait plissé les yeux en me souriant. Une façon d’établir un peu de complicité entre nous au milieu du zi et zi et zi.
«Et voilà, propre comme un sou neuf.» Le père avait posé la casserole sur le rebord de l’égouttoir et la regardait avec fierté. Il reprit aussitôt, de plus belle: «Hein… Monsieur passe ses journées à la maison, enfermé dans sa chambre, à se tourner les pouces ou à se regarder dans la glace. Quand on lui demande d’aider à la vaisselle ou au ménage, il répond que ses mains ne sont pas celles d’un tâcheron! Ah ça, pour avoir de belles mains, tu en as des belles, t’inquiète pas, jusqu’aux ongles, qu’on dirait que tu t’es fait une manucure!» Le père ouvrit le robinet d’un coup sec et se lava les avant-bras. C’est sûr qu’on ne pouvait pas en dire autant des siennes – grosses mains aux doigts courts et larges, calleuses dans les paumes et sur les tranches. Il attrapa le torchon, le passa vigoureusement entre ses phalanges, puis le reposa.
Lentement, il se tourna vers moi: «Eh mon p’tit gars, tu m’écoutes quand je te parle?» Il avait la voix dure. J’en étais à vingt-neuf, vingt-huit, vingt-sept.
J’avais peur d’oublier un chiffre dans la liste. J’avais toujours le regard rivé sur l’assiette, la sauce formait des circonvolutions étranges, j’y voyais comme un visage avec des yeux énormes. Je sentis soudain un souffle sur ma nuque. C’était le père qui se tenait debout derrière moi. Il venait de poser la main sur mon épaule pour me secouer: «Oh? Tu m’écoutes quand je te parle» Pas de réaction. Je continuais à fixer mon plat. Je sentais les larmes se presser au bord de mes cils.
«Écoute, Michel, ça suffit maintenant. Fous-lui la paix!» C’était Bonnie. Maman dite Bonnie, Bonnie Cyclamen, parce qu’elle avait le cœur si bon et que ses paupières ressemblaient au cyclamen qu’on avait dans le salon. Ses yeux avaient la forme de deux pétales et cette même couleur étrange, d’un bleu tirant sur le mauve.
«Il est fatigué, le pauvre. Il a besoin de se reposer, qu’est-ce que ça change si c’est moi ou si c’est lui qui débarrasse la table?
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mancrismancris   29 janvier 2019
Je leur faisais payer le prix pour m'avoir impunément mis au monde. Je serais la croix à porter sur leurs épaules d'hommes pour toute une vie d'homme. Ils ne m'avaient pas tué quand ils avaient vu mon visage cyanosé de bébé tenu pour mort à la sortie du ventre de la mère, ni petit quand on pensait que j'avais une tumeur au cerveau tant j'avais la tête grosse de migraines, ni adolescent quand j'avais l'impression qu'un autre respirait dans mes hanches, ni plus tard, quand les doctes docteurs avaient décrété en choeur que j'avais des troubles relevant indubitablement de la psychiatrie?... Ils avaient tout fait, payant les meilleurs médecins, m'achetant les meilleurs viandes, pour que je vive cette vie d'âme morte, d'halluciné.
[...]
C'est à ce moment-là que je me fis cette promesse : tant que j'en aurai la force, je sèmerai la discorde dans leur foyer, je créerai l'âtre de guerre et je les regarderai s'entre-tuer comme des chiens affamés devant une charogne.
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Day-syDay-sy   06 janvier 2019
Si on te menace, ne perds pas ton calme. Dis comme Baudelaire : « Messieurs, je suis trop lâche pour me battre »
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