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EAN : 9782757801246
278 pages
Éditeur : Points (07/06/2007)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 246 notes)
Résumé :
Rue de la Doulce-Belette, Max Corneloup, auteur de romans-feuilletons, et Eugène Ruche, peintre sur coquilles d'œuf, habitent en vis-à-vis. Chacun suspecte l'autre de l'épier. La méfiance règne, d'autant plus que le voisinage n'est pas spécialement sain d'esprit. Sans compter les commérages de Mme Ladoux, la gardienne...

Quand un cadavre est découvert, c'est une véritable psychose qui s'installe. Seraient-ils allés trop loin ?

"Entre l'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (71) Voir plus Ajouter une critique
HORUSFONCK
  12 mars 2018
Ma découverte de J.M. Erre, commence avec Prenez soin du chien.
Ce livre, chapitré en compte à rebours, fut un vrai délice pour moi.
L' humour y est aussi constant que trépidant, et l'intrigue m'a rien à envier aux maîtres du genre policier issus de la période dite "classique".
Les personnages vont leur train de locataires parfois bien déjantés, sis dans deux immeubles se faisant face... Et où rien ne manque, ni lettres anonymes ou non, incident fâcheux et propriétaire absent... Sans compter deux concierges antagonistes et un sale gosse que le lecteur ne souhaiterais pas à son pire ennemi.
La conclusion du bouquin, relativement sombre, n'a pas su me décevoir.
Elle se situe dans l' exacte continuation de cette fiction captivante entre Agatha Christie et Georges Simenon.

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Sauveterre
  29 mars 2019
Patiemment, obstinément, avec un masochisme et une abnégation dont je ne me croyais pas capable, j'ai tourné les pages une à une, je les ai même lues, mais oui - avec l'impression de nager dans une eau sale. Et j'ai fini par craquer, quelque part du côté de la 150ème page, j'ai enfin, avec un soulagement indicible, accompli le geste dont je rêvais depuis longtemps : j'ai balancé ce livre loin, très loin, le plus loin possible.
Je m'étais répété tout au long de ces interminables 150 pages "Ce n'est pas possible, ce n'est pas vrai... Ca ne peut pas tout le temps être aussi NUL ! Il y a bien un moment où ça va s'améliorer, où ça va devenir très mauvais, voire mauvais, voire (on peut toujours rêver) médiocre..."
Mais non. Toujours pareil, toujours ces tentatives lamentables de créer une atmosphère délirante, toujours ce style visant San-Antonio et pataugeant dans Jean-Marie Bigard, toujours cette accumulation de blagues ratées et de plaisanteries poussives. J'ai tenu 150 pages et c'est 150 pages de trop.
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MissSherlock
  23 janvier 2018
Ayant adoré le mystère Sherlock, je ne pouvais pas en rester là avec J.M. Erre. C'est sur les bons conseils de mosaique92 que mon choix s'est porté sur Prenez soin du chien, le premier roman de l'auteur.
J'ai passé un très agréable moment en compagnie des locataires des 5 et 6 rue de la Doulce-Belette. J.M. Erre a une imagination débordante, je me demande où il va chercher tout ça. Il place ses protagonistes dans des situations plus folles les unes que les autres et c'est jubilatoire.
J'ai beaucoup ri (un peu moins qu'avec le mystère Sherlock) et j'ai aimé être mené en bateau. Je ne m'attendais pas à ce dénouement.
Cette lecture a été rafraîchissante et solaire. Je vais m'empresser de me procurer les autres titres de l'auteur.
CHALLENGE MULTI-DÉFIS 2018
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TINUSIA
  07 juillet 2010
L'addiction est définie comme une dépendance qui repose sur une envie répétée et irrépressible...
Après avoir dégusté le MADE IN CHINA de cet auteur à la plume jubilatoire, il n'y a que quelques jours, c'est quasi compulsivement que je me suis précipitée à la librairie, pour acheter, que dis-je, m'emparer, du premier ouvrage qu'il a écrit. Et j'ai dévoré...
Comment un écrivain peut-il donc posséder une imagination si féconde, une écriture si joviale, un ton si radieux ? J'en frémis de jalousie ! Je voudrais avoir quelques décennies de moins pour partager avec les élèves qu'il accompagne à Sète des heures de cours que j'imagine foisonnantes et efflorescentes.
Amateurs et amateuses de "polars", ne pas s'abstenir ; amateurs et amateuses de romans exaltants, ne pas s'abstenir ; amateurs et amateuses de fantaisie impétueuse, ne pas s'abstenir... j'ai cherché, en vain, sur le net, une petite critique pas trop positive, une minuscule réserve... en vain !
Venons aux faits.
Rue de la Doulce-Belette, vit un microcosme social d'un genre particulier. Max Corneloup, un auteur de roman-feuilletons radiophoniques emménage dans un immeuble, en même temps que s'installe, dans le bâtiment en vis à vis, Eugène Fluche, peintre sur coquilles d'oeuf. Ces deux hommes n'ont rien en commun, exceptée la rue qu'ils se partagent. Sans se le dire, ils éprouvent pourtant l'un pour l'autre une solide aversion, fondée sur la sensation complètement paranoïaque d'être espionné par celui d'en face. Chaque faits et gestes est minutieusement analysé, scruté, sondé pour alimenter ce sentiment de persécution qui les envahit monstrueusement.
Pour entretenir cette psychose, une faune un peu spéciale gravite autour d'eux : notamment, les deux concierges respectives de leurs habitations, Madame Ladoux qui vaque du côté de chez Corneloup, et qui met toute son énergie à faire du "5, de la rue Doulce Belette une maison de standing" en se glorifiant d'y héberger ceux du show-biz : Monsieur Zamora, piètre réalisateur de films en est un digne représentant ! de l'autre côté, au 6, sa concurrente, Madame Polenta, "radieuse trentenaire" à la plastique exceptionnelle. Il y a aussi Lazare Montagnac, myope comme une taupe et auteur minable de "romans érotiques destinés aux femmes à qui il révèle leurs fantasmes cachés", Madame Brichon, acariâtre et procédurière veuve, qui ne cesse d'envoyer des courriers rageurs à Monsieur Naudet, représentant de l'invisible et énigmatique propriétaire de l'immeuble. La liste des occupants et de leurs particularismes serait trop longue à établir... bref, tout ce beau monde s'épie, s'accuse, se moucharde.
Et J. M. ERRE sait les faire extravaguer à merveille ! Cette petite communauté hétéroclite se répand en conjectures toutes plus loufoques les unes que les autres, lorsqu'un crime est commis...
Comme explique l'auteur : "Dans un roman, le véritable suspense ne réside pas dans la question : "qui est le meurtrier ?", mais dans celle-ci : "L'auteur est-il bon ?" Et il est bigrement bon ce romancier ! Tout est dans la subtilité des rebondissements, dans la cascade des péripéties, dans le style soutenu et sémillant. Excellent, pour tout dire !
Comprenez-vous maintenant mon addiction ? Je ne peux que vous souhaiter de contracter la même maladie ! C'est tellement bon de se délecter !
Lien : http://livresouverts.canalbl..
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Aline1102
  24 janvier 2020
C'est loufoque, totalement délirant, et j'ai adoré ! Entre deux lectures plus sérieuses, ce roman de J.M. Erre m'a fait l'effet d'une véritable bouffée d'air frais.
Max Corneloup et Eugène Fluche m'ont vraiment amusée : leur « relation » très particulière les pousse à s'épier l'un l'autre, persuadés qu'ils sont que leur vis-à-vis est un assassin sanguinaire. Et au final, les deux hommes finissent par réellement s'espionner. Leurs comportements respectifs les mènent à la limite de la paranoïa et c'est à ce moment-là que des cadavres apparaissent dans le récit… La suspicion qui, jusque-là, ne régnait qu'entre Fluche et Corneloup gagne alors tous les habitants des numéros 5 et 6 rue de la Doulce-Belette et donne lieu à des situations plus rocambolesques les unes que les autres.
Les personnages créés par J.M. Erre sont tous plus ou moins bons pour l'asile psychiatrique, ce qui ajoute encore un peu de piment à l'intrigue et de gaieté au récit en général.
L'histoire reste tragique, mais toujours avec humour et légèreté : c'est savoureux et réjouissant !
Pour une fois, je suis parvenue à deviner l'identité du coupable (champagne ?), mais ses motivations sont restées mystérieuses jusqu'à la fin lorsque notre homme ou notre femme (je ne veux spoiler personne) se dévoile.
Ce mix du polar et du roman épistolaire me laissera donc un excellent souvenir : il fait partie des romans que je relirai avec plaisir.
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Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
iarseneaiarsenea   09 avril 2012
La partie de ping-pong accusateur devenait franchement excitante. Tout le monde parlait en même temps, chacun vidait son coeur. Corneloup, survolté, s'est mis à insulter Ladoux avec une grossièreté qui m'a laissée admirative. En gros, il invitait des hippopotames sodomites à enrichir les connaissances de notre concierge en matière de sexualité de groupe. Polenta a eu le malheur de rire à cette alléchante évocation et a essuyé en retour un flot d'invectives cinglantes qui établissaient une étroite ressemblance entre ses habitudes vestimentaires et les moeurs de la femelle bonobo en rut. Nous avons alors pu assister à une démonstration de catch féminin de haut vol avec crêpage de chignon en torsion latérale, manchette brise-molaire et vautrement final dans la quiche lorraine. Gaspard, arbitre courageux, a fait stopper le match un peu trop tôt à mon goût. Les vaillantes étaient presque nues, couchées sur le lino, leur féminité chastement camouflée par du taboulé à l'oignon doux.
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TINUSIATINUSIA   05 juillet 2010
Nous sommes tous d'une crédulité confondante. Pourquoi ? Parce que l'essentiel pour nous, ce n'est pas ce que dit notre interlocuteur mais le coefficient de crédibilité que nous lui affectons inconsciemment. Le résultat ? Le conditionnement de nos pensées. A partir du moment où untel atteint un coefficient de crédibilité confortable, je le croirai en toutes circonstances, sans éprouver le besoin de vérifier ses dires.
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iarseneaiarsenea   09 avril 2012
Me voilà étendu sur la sable, mon corps offert aux caresses des embruns. J'écris face à l'immensité océane, bercé par le doux gazouillis du ressac, le pépiement subtil des mouettes et le susurrement de la bise... Bon, évidemment, j'ai la couenne gelée et l'air patraque d'un bâtonnet de colin sans chapelure, je sers de cible aux goélands pour le championnat régional de guano, j'ai mouché trois litres et demi de morve, MAIS, par la grâce de Dieu et du thermomètre, je suis tout seul ! Sans voisin à l'horizon ! D'ailleurs, il n'y a PAS d'horizon ! Et c'est bon.
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TINUSIATINUSIA   05 juillet 2010
La caractéristique la plus remarquable du suspense, ce n'est pas le plaisir qu'il est susceptible de procurer, mais bien son potentiel de frustration. Il n'y a rien de plus désagréable pour un lecteur de roman qui a cherché sa voie dans le mystère que de devoir se satisfaire, lors du dénouement, d'une explication bancale qui tombe à plat.
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TINUSIATINUSIA   05 juillet 2010
Sur quoi repose la crédibilité d'un récit ? On lit souvent des romans pour de mauvaises raisons. On pense y trouver les aventures les plus délirantes, les émotions les plus fortes, les personnages les plus surprenants. Or un romancier est quelqu'un de bridé et d'inquiet, qui se heurte sans cesse à cette question terrible : "Mon histoire est-elle crédible ?" Et s'il se laisse un tant soit peu dominer par ce problème, il bornera ses ambitions, censurera ses idées, castrera son imagination.
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Vidéo de J. M. Erre
À Mourgoujols, petite bourgade perdue de Lozère où vivent depuis 70 ans les anciens membres d?un freak show itinérant, la découverte du cadavre atrocement mutilé de Joseph Zimm, dit « l?homme-homard », met en émoi les villageois.  Qui a tué cet ancien sociétaire du cirque des monstres, et pourquoi ? L?adjudant Pascalini et son stagiaire Babiloune vont mener l?enquête et mettre à jour bien des secrets?  L?intrigue de « Qui a tué l?homme-homard ? » (éditions Buchet-Chastel) est racontée par Lucie, jeune femme paraplégique et fille du maire du village. Un roman policier écrit par J.M. Erre, teinté d?une bonne dose d?humour noir.
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