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Paul Mazon (Traducteur)Jean Alaux (Éditeur scientifique)
ISBN : 2251799737
Éditeur : Les Belles Lettres (04/09/2003)

Note moyenne : 3.22/5 (sur 16 notes)
Résumé :
L'ouverture de la tragédie par la parodos chorale au lieu d'un prologue dialogué n'est plus une trace d'archaïsme ; elle correspond à une intention dramatique délibérée. Dans les Perses, l'introduction chorale crée l'atmosphère. Dans les suppliantes le chœur est le personnage principal : il est formé des Danaïdes, héroïnes légendaires dont l'image s'est modifiée au cours des siècles et des œuvres, et recouvre sans doute des symboles fort divers : nymphes hydrophores... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Nastasia-B
  12 octobre 2013
C'est vrai, je vous l'accorde, Les Suppliantes n'est pas une pièce particulièrement facile d'approche, captivante ou séduisante de prime abord pour un lecteur d'aujourd'hui, quand bien même ce lecteur serait très familier du théâtre tel qu'on le conçoit de nos jours.
Ce n'est donc pas du théâtre que j'imagine lorsque je lis une pièce aussi ancienne et présentant, même pour de la tragédie grecque antique, des caractéristiques archaïques. Non, ce n'est pas pour moi du théâtre, c'est du documentaire, un témoignage ethnographique hautement intéressant car écrit de la main d'un de ses ressortissants et à l'époque même où fleurissait la civilisation dont il est question.
C'est également intéressant à considérer pour l'histoire de la pensée, pour l'histoire des religions, pour l'histoire de la Méditerranée, pour l'histoire de la politique, pour l'histoire de la philosophie et, bien sûr un petit peu, pour l'histoire du théâtre, mais ce n'est vraiment pas là l'essentiel selon moi.
Si vous lisez Eschyle comme vous liriez La Guerre Des Gaules, vous ne serez pas déçus.
C'est l'angle d'attaque que je choisis pour vous parler aujourd'hui des suppliantes.
Eschyle reprend le mythe séculaire (même à son époque) des Danaïdes et essaie de le contextualiser par rapport à la Grèce de son temps.
Il en ressort une réflexion très étonnante sur la condition de la femme, où il prend le parti de soutenir les femmes dans leur éventuel refus d'appariement avec des maris qu'elles n'auraient pas choisis. de même, il fait une forte dénonciation du viol, qui en corollaire du mariage forcé était monnaie courante.
Il fait aussi l'apologie d'un système politique où le sort des étrangers pourrait être tranché non par la décision d'un roi mais par le vote des citoyens.
Il nous donne aussi une grande leçon de tolérance à l'égard des étrangers aux abois qui viennent demander asile.
Donc, si l'on regarde cette tragédie comme cela, politiquement, philosophiquement et socialement parlant, c'est une pièce très riche.
Sur le plan purement théâtral, on peut aussi trouver certains qualités à cette pièce, notamment, ce qui deviendra l'essence de la tragédie, tel qu'un Corneille pourrait la concevoir, c'est-à-dire, le choix lourd de conséquence, dit choix cornélien, ou plus récemment sous la houlette de Coluche, le " Qui perd, perd ".
Ici, les cinquante filles de Danaos se sont enfuies d'Égypte pour échapper aux cinquante fils d'Égyptos, le propre frère de Danaos, les fils étant donc les cousins des précédentes.
Elles trouvent refuge en Argos où la cité va devoir faire ce fameux choix digne de la tragédie : livrer des vierges aux viols et aux violences de leurs cousins ou donner asile à celles-ci au risque de provoquer une guerre avec ses enragés de l'autre rive de la Méditerranée ?
Je vous laisse vous plonger plus avant dans cette lecture si le coeur vous en dit, en vous précisant, une nouvelle fois, que cette lecture n'est pas des plus sexy qu'on puisse imaginer, mais que si l'on s'y accroche un peu, elle peut revêtir des aspects très intéressants.
Néanmoins, une fois encore, je ne saurait vous supplier de croire en mon avis qui n'exprime qu'une des innombrables visions que l'on peut avoir de ce texte, c'est-à-dire, bien peu de chose.
N. B. : je vous ai fait grâce du discours religieux omniprésent dans la pièce car c'est ce qui m'y intéresse le moins mais qui nous informe sur le mode de pensée de l'époque.
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BazaR
  14 mai 2015
« Les Suppliantes » est la première pièce d'une trilogie racontant l'histoire des Danaïdes. Descendantes d'Io qui avait trouvé le repos en Égypte, les cinquante filles de Danaos fuient leurs cousins les fils d'Égyptos qui veulent se marier avec elles. Accompagnées de leur père elles abordent en Argos, patrie d'origine d'Io, et supplient les Dieux et le roi Pélasgos de leur donner asile. Les fils d'Égyptos les retrouvent mais sont stoppées par le roi et l'armée d'Argos.
La suite de l'histoire devait être contée dans les deux tragédies suivantes qui ont malheureusement disparu. Les mariages devront malgré tout avoir lieu contre le gré des Danaïdes. Ces dernières (exceptée Hypermnestre) assassineront leur mari au cours de leur nuit de noces. Elles seront condamnées à remplir sans fin, aux Enfers, un bassin dont l'eau s'échappait à mesure : le fameux tonneau de Danaïdes.
Cette pièce ne m'a pas spécialement emballé. La première raison tient aux circonstances ; les deux tragédies suivantes ayant disparu, on aura jamais la fin de l'histoire. On ne sombre pas dans une véritable fin tragique, les Suppliantes se terminant de manière plutôt positive. de plus le manuscrit des « Suppliantes » nous est parvenu dans un état désastreux au vu du nombre de coupes dans les vers qui ne facilitent pas la lecture.
La deuxième raison est plus intrinsèque. Les morceaux attribués au Choeur des Danaïdes sont trop longs et trop nombreux à mon goût. Même si c'est l'instant privilégié pour glisser des éléments d'histoire et de mythologie, quelle que soit la tragédie antique c'est la partie que j'apprécie le moins ; je lui préfère les dialogues. J'ai conscience qu'il fallait laisser aux suppliantes le temps de supplier mais l'espace pris ici par le Choeur endort l'ensemble.
On trouve aussi au moins une faiblesse scénaristique : alors que les Danaïdes sont à l'abri sur un tertre sacré que personne n'oserait franchir dans un but malveillant, le roi d'Argos leur demande de le quitter ; une prise de risque inconséquente qui n'a comme explication que le besoin d'espace pour le chant et la danse du Choeur qui va suivre. le roi essaie piteusement d'expliquer la raison de son commandement, sans convaincre.
Ce qui rattrape le tout, ce sont les informations sur la société athénienne qui se glissent dans la conversation. Exemple : le roi s'étonne que las Danaïdes refusent d'épouser leurs cousins car à Athènes les filles seules héritières devaient épouser un proche parent du père pour que le patrimoine reste dans la famille. Autre exemple : le transfert aux temps des tyrans légendaires des règles de la démocratie athénienne – le roi, en effet, ne décide pas, il a besoin de l'aval de l'assemblée du peuple.
Eschyle se confirme dans mon esprit comme le tragédien antique le moins intéressant. Bon, je suis loin d'avoir tout lu de lui et il peut encore se rattraper. Tout ce blabla est extrêmement subjectif, vous verrez peut être les choses autrement.
(Pas très drôle ma critique là ! Suis pas dans mon assiette moi).
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Woland
  27 août 2017
A noter que, par étourderie, j'ai posté la fiche relative aux "Suppliantes" sans me rendre compte que, par la suite, cela m'interdirait de faire de même pour chacune des tragédies d'Eschyle, que je possède en fait dans l'édition intégrale de Gallimard-Folio. Veuillez m'en excuser et sachez que cette situation de "doublon" ne se reproduira pas. Merci. ;o)
Les Suppliantes
Traduction : Paul Mazon
Préface : Jean Alaux
ISBN : 978-2251799735
Pour ceux de ma génération qui ont fait du grec classique, il est de tradition d'étudier, en matière de théâtre, une sorte de Trinité qui réunit Eschyle, Sophocle et Euripide. Les trois hommes sont cités par ordre de naissance, ce qui va de 525 pour Eschyle à 485 pour Euripide. En l'espace de ces quelques décennies, la Grèce, bien sûr, évolua mais son art littéraire également. Ainsi, c'est avec Eschyle que, pour la première fois, un deuxième acteur (ou deutéragoniste) est introduit sur scène où continue de dominer le choeur avec son responsable, le choryphée. Retenons également que, si Eschyle écrivit bien plus de trois-cent-quatre-vingt-dix tragédies sans oublier ses drames satyriques, il ne reste plus à notre disposition de tout cela que sept de ses tragédies (parfois avec des "blancs" comme, d'ailleurs, "Les Suppliantes") et quelques fragments de deux autres pièces.
"Les Suppliantes", qui devait s'accompagner d'une (ou deux) autre tragédie sur le même thème et certainement d'un drame satyrique, traitant lui aussi du même sujet mais alliant le comique au tragique, est en principe la première de cette liste qui nous soit demeurée accessible. L'initié constate que nous sommes loin du dithyrambe archaïque, sorte de procession entremêlée de chants et de danses, qui avait pour lieu les temples et leurs alentours. Nous sommes certainement plus proches du genre créé par Thespis (oui, le fameux "chariot de Thespis, c'est lui :o) ), dit Thespis d'Icare soit parce qu'il était né à Icaria, soit parce qu'il exerçait surtout là-bas, lequel disciplina un peu tout cela en affectant le dithyrambe au choeur et en faisant entrer pour la première fois sur les planches celui qu'on appelle le "protagoniste", c'est-à-dire, à cette époque le premier acteur. Tout cela se passait au VIème siècle avant notre ère et cela fut une véritable révolution dont nous avons certainement bien du mal à imaginer l'importance aujourd'hui.
Après Phrynicos, grand poète tragique du VIème siècle lui aussi, dont ne nous sont parvenus que quelques fragments d'oeuvres, qui, le premier, montre l'action non plus comme un résumé des événements (ce à quoi se bornait en principe le choeur à ses débuts) mais comme des faits se déroulant en temps réel, Eschyle endosse à son tour, répétons-le, l'habit du novateur de génie avec son idée d'ajouter un deuxième acteur à l'ensemble. Dans ses "Suppliantes", il n'oubliera cependant pas de rendre hommage à Phrynicos car le premier vers de sa pièce est une copie conforme de celui par lequel débute la tragédie dans laquelle Phrynicos traitait du même sujet.
Mais quel est-il, ce sujet ? Eh ! bien, il s'inspire de la légende des Danaïdes, les cinquante fille du roi Danaos qui, par leur trisaiëul paternel, Epaphos, descendent de Zeus et de son union avec Io. Mais la pièce, où certains exégètes ont voulu à tout prix voir une critique de l'inceste (alors que, dans la Grèce classique, on pouvait très bien se marier entre demi-frère et demi-soeur), ne tient pas compte de la fameuse légende que nous avons tous en tête et qui se réfère au fameux "tonneau des Danaïdes." Il est vrai que ce supplice sans fin a lieu dans les Enfers et que les Danaïdes des "Suppliantes" sont encore bien en vie mais toujours vierges. Guidées par leur père, Danaos, elles ont fui l'Egypte, où leur oncle, Aegyptos, voulait leur imposer le mariage avec ses cinquante fils, les Egyptiades.
Originaires, par leurs illustres aïeux, de la Grèce et tout spécialement de l'Argolide, c'est à Argos, où règne le roi Pelasgos, que Danaos et ses filles sont venus réclamer un asile que les exégètes actuels considèrent de plus en plus comme un asile politique. En effet, si Danaos régnait en Afrique sur la Lybie (et le costume des Danaïdes ainsi que leurs bijoux et coiffures induisent d'ailleurs Pelasgos, dès qu'il les aperçoit, en erreur car il a du mal à retrouver là-dessous des Grecques pures et non contaminées par les Barbares), son frère, Aegyptos s'était vu attribuer l'Arabie avant de s'emparer pour son propre compte de l'Egypte. Si son dessein de marier ses fils avec leurs cousines est bien réel, il semble aussi qu'il ait eu dès le début l'intention, après le mariage, de faire assassiner les Danaïdes (et Danaos), mettant ainsi la main sur l'héritage laissé par son frère . (En quelque sorte, l'assassinat des Egyptiades - sauf un, préservé par son épouse, Hypermnestre, à qui le jeune homme a accepté de laisser sa virginité - ne fait que répondre au projet meurtrier d'Aegyptos.)
Plein de bon sens et dans la droite ligne de la démocratie, Pelasgos accepte de protéger Danaos et sa fille, sous réserve que son peuple, les Pélasges, soit d'accord. Soumise (sans que le public le voit) à un vote, la suggestion du roi est approuvée à l'unanimité alors que, en scène, débarque un héraut égyptien qui, sur un ton des plus menaçants, intime aux Danaïdes l'ordre de monter dans les galères envoyées à leur poursuite par leur oncle et de revenir illico presto épouser leurs cousins. Danaos et ses filles refusent avec hauteur et implorent Zeus, leur aïeul, de se montrer clément envers eux. le retour de Pelasgos, qui ordonne au héraut mal embouché de se retirer et lui fait part de la décision de son peuple, calme leurs angoisses mais au final, leurs suivantes les rallument en les mettant en garde envers la suite de leur terrible destinée. On sait quelle importance les Grecs accordaient au Destin et à la Fatalité.
Si les Grecs du Vème siècle av. J. C., pouvaient sans peine trouver dans cette pièce des sous-entendus politiques pour eux bien plus évidents que pour nous, on est curieux de savoir ce qu'ils ont bien pu penser de l'aspect profondément "féministe" de l'histoire des filles de Danaos. Il existe en effet chez les Danaïdes, qui le proclament sans complexe bien haut et bien fort, une véritable haine de l'homme, considéré comme un prédateur assoiffé de virginités et, partant, comme une souillure ambulante, un véritable obsédé qui fait passer le sexe avant tout et qui, en utilisant justement le sexe et/ou le mariage, réduit la femme à l'esclavage. Certes, ce sont ici les Egyptiades qui sont visés mais on a l'impression très nette que, pour ces demoiselles, ce serait absolument pareil avec tout autre prétendant.
L'on sait, bien sûr, que les Grecs vénéraient Artémis, déesse chasseresse profondément chaste, Athéna, déesse de la Sagesse qui pouvait se révéler guerrière redoutable et qui, née toute casquée du cerveau de Zeus, ne semble pas (en tous cas, je n'en ai pas conservé le souvenir) s'être jamais donnée à un mâle, dieu ou mortel, et que les Amazones, qui se coupaient l'un des seins pour mieux tirer à l'arc et ne vivaient qu'entre elles, appartenaient au monde mythique qu'ils façonnèrent. On sait aussi que les fameux "Mystères d'Eleusis" étaient rigoureusement interdits aux hommes et que tout curieux de sexe masculin qui s'y faisait prendre était mis à mort sur le champ. Face à ce respect indéniable envers certaines formes de la Féminité, se dressent la façon odieuse dont les Grecs "protégeaient" leurs épouses et leurs filles de la vue des hommes dans le gynécée familial et leur misogynie légendaire qui apparaît, bien plus tard mais toujours aussi éclatante, dans les enseignements de Paul de Tarse et dans le mépris des pères de l'Eglise chrétienne pour la femme - mépris que Jésus ne connaissait pas.
Malgré cela, "Les Suppliantes" d'Eschyle poussent le spectateur à choisir le parti des Danaïdes, lesquelles ne supplient pas toujours et clament parfois non pas des slogans mais des désirs purement guerriers. Si elles doivent s'incliner, elles ne le feront pas sans se battre. Les Egyptiades et le spectateur sont prévenus. Ces jeunes filles dans les veines desquelles coule le sang divin de Zeus ne sont pas n'importe qui.
La pièce, évidemment courte puisqu'elle était liée en principe à au moins une autre tragédie et à un drame satyrique non retrouvés, est relativement simple à lire et à comprendre. Encore faut-il, cela va de soi, posséder quelques notions des mythes grecs. Signalons qu'il est intéressant de la comparer, par la suite, à celle qu'Euripide donnera sur le même sujet (et que nous verrons plus tard.) Nous ne doutons pas cependant que des lecteurs plus bardés de diplômes que nous le sommes, trouveraient à ajouter ici bien des choses . Nous les en remercions d'ailleurs par avance en leur précisant néanmoins que notre but, en ouvrant cette rubrique, est avant tout (comme pour toutes les rubriques littéraires de Nota Bene) de donner le goût au néophyte de lire l'auteur concerné et de s'intéresser à sa personnalité, à son oeuvre mais aussi à l'époque à laquelle il vécut.
Autre but recherché et qu'exige notre lamentable époque à nous (ainsi qu'une grande partie de nos gouvernants) : prouver que ces auteurs si lointains en apparence sont intimement liés à la littérature française de tous les temps (et, de façon générale, à la littérature en langues dites "romanes" et à la littérature mondiale, à l'exception peut-être de certaine littérature qui refuse de s'adapter depuis maintenant quinze siècles. Encore faut-il être juste et préciser que les Anciens de cette littérature-là, parmi les plus cultivés, avaient parfaitement connaissance des textes grecs, notamment philosophiques et aimaient à les lire. )
En résumé, nous serions heureux de lire d'autres points de vue sur Eschyle et les auteurs que nous serons amenés à ajouter ici. Mais, par pitié et pour votre tranquillité personnelle, pas de bla-bla jargonnesque, s'il vous plaît, pas de "Moi-j'ai-fait-des-études-et-vous-vous-n'êtes-que-de-pauvres-ignares-na-na-naire"). Sur notre Forum-Bibliothèque, beaucoup appartiennent à une génération dont les instituteurs et les professeurs brûlaient de partager leur savoir avec leur élèves et non de le conserver farouchement pour eux seuls (et les leurs). Chez nous, les autodidactes sont aussi bien vus que les archi-diplômés du moment qu'ils sont tous de Grands Lecteurs. Et du moment qu'ils veulent, en toute humilité et sans désir de compétition, donner à autrui, quel qu'il soit, le goût de lire et d'aimer lire ainsi que celui d'amener plus jeune et/ou moins cultivé qu'eux à réaliser que la Littérature est une richesse qui, même si elle n'est pas cotée en bourse, ne fondra jamais au soleil et leur restera toujours dans le coeur et dans la mémoire, prête à les soutenir et à illuminer leur vie. A bientôt ! ;o)
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cyan
  17 octobre 2016
(...) Une lecture finalement moins compliquée que ce à quoi je m'attendais, qui aborde des thèmes malheureusement encore d'actualité aujourd'hui pour certaines femmes. Et c'est ce qui, finalement, est le plus difficile à admettre.
Lien : https://bienvenueducotedeche..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   12 mai 2015
(Un héraut des fils d’Égyptos s'approche des Danaïdes réfugiées dans un sanctuaire et leur ordonne de venir avec lui, Pélasgos, le roi d'Argos où les Danaïdes ont fui, s'y oppose)

LE ROI: Dis-donc, toi, en voilà des façons! Qu'est-ce qui t'est monté à la tête pour insulter ainsi à nos droits territoriaux ? Les Pélasges, ce sont des hommes ! Est-ce que tu crois avoir débarqué dans une république de femmes ! Devant les Grecs, tu fais trop le faraud, rastaquouère ! Tu as grandement tort, c'est du délire !

LE HÉRAUT: En quoi suis-je dans mon tort, et hors du bon droit ?

LE ROI: D'abord, tu ne sais pas comment on se comporte quand on est chez les autres.

LE HÉRAUT: Moi ? Quelle idée ! On avait perdu quelque chose, et je le récupère... Ces filles, je vais les emmener - à moins qu'on ne me les ôte des mains.

LE ROI: Si tu te mêles d'y toucher, il va 'en cuire ! Ça ne traînera pas !

LE HÉRAUT: En parlant sur ce ton, tu manques totalement du sens de l'hospitalité.

LE ROI: Pour sûr: je ne suis pas hospitalier pour les flibustiers des lieux saints !

LE HÉRAUT: J'informerai de ceci les fils d'Égyptos quand je les retrouverai.

LE ROI: Ce souci-là, je l'envoie paître !
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Nastasia-BNastasia-B   21 octobre 2013
LE CHŒUR : Je meurs d'effroi. Je voudrais trouver un lacet fatal et me pendre avant qu'un homme exécré portât la main sur mon corps. [...] Puissé-je avoir dans l'éther un siège contre lequel les nuages humides se chargent en neige, ou un roc escarpé, inaccessible, invisible, sauvage, suspendu en l'air, une aire de vautour qui m'assurerait une chute profonde, avant de subir malgré mon cœur un hymen déchirant !
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Nastasia-BNastasia-B   16 octobre 2013
Dieu me garde d'être jamais soumise à l'autorité des mâles. Pour me préserver d'un hymen odieux, je suis décidée à fuir sous la conduite des étoiles.
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Nastasia-BNastasia-B   17 octobre 2013
LE CHŒUR : Ils ont eu pitié de nous, en émettant ce vote favorable. [...] Ils n'ont pas dédaigné la cause des femmes et voté pour les mâles ; ils ont songé au dieu qui surveille et qui venge le crime, sans qu'on puisse lutter avec lui.
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Nastasia-BNastasia-B   14 octobre 2013
DANAOS : Comment serait-il pur, l'oiseau qui dévore l'oiseau ? Et comment serait pur celui qui veut épouser une femme malgré elle et malgré son père ?
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Vidéo de  Eschyle
En 2005 a paru Dictionnaire égoïste de la littérature française , immense succès immédiat critique et public. Chroniqué par tous les médias en France et beaucoup même à l'étranger, ce livre qui n?avait pas d?équivalent a reçu cinq prix littéraires. Il est aujourd?hui devenu un classique.  Le Dictionnaire égoïste de la littérature mondiale est consacré aux littératures des autres pays du monde. Et non pas « étrangers ». Un article l?explique, l?auteur ne croit pas à la notion d?étranger, surtout en matière de littérature. Nous ne sommes pas seuls au monde, et aucun lecteur français n?a été constitué par l?unique lecture de livres français. de même, aucun lecteur n?est constitué par l?unique lecture des livres de son temps. Un lecteur est de tous les temps et de tous les pays. Et c?est ainsi que ce livre comprend aussi bien Eschyle (le plus ancien) que Gabriel García Márquez (le plus récent). Pour « égoïste », cela signifie que l?auteur ne parle que de choses qui, en bien ou en mal, l?intéressent, le passionnent, l?éveillent, et non à partir d?on ne sait quels canons de la littérature.  Le « DELM » comprend, comme son frère aîné, quatre types d?articles : sur des auteurs (Karen Blixen, Jorge Luis Borges, F.S. Fitzgerald, Yukio Mishima, Elsa Morante, Platon, Gertrude Stein?), des ?uvres ( Amant de Lady Chatterley (L?) , Guépard (Le) , Petit Livre rouge (Le)? ), des personnages (Ali-Baba, Lady Bracknell, Mademoiselle Else, le prince André, Arturo Ui?), des notions (« Bonheur », « Enterrements d?écrivains célèbres », « Imagination », « Verbes réfléchis »?). Il a, en plus, des « express » (« Esthétique Express », « Machiavel Express »?). On y retrouvera tous les grands noms célèbres, et on y découvrira des méconnus délicieux. On y trouvera un esthétique, et des anecdotes qui sont peut-être un peu plus que des anecdotes, comme Joyce en train de dicter Finnegans Wake à Beckett qui répond « entrez » à un visiteur, Beckett écrivant le mot par mégarde et Joyce lui disant : « Laissez. » Allègre, partial, drôle, sérieux, brillant, inattendu. Un livre qui donne envie d?en parler avec l?auteur. Venez converser avec Charles Dantzig...
En savoir plus sur le "Dictionnaire égoïste de la littérature mondiale" : https://www.hachette.fr/livre/dictionnaire-egoiste-de-la-litterature-mondiale-9782246820741
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