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Françoise Du Sorbier (Traducteur)
ISBN : 2266161954
Éditeur : Pocket (10/10/2007)

Note moyenne : 3.49/5 (sur 135 notes)
Résumé :
C'est donc dans le Montana qu'aura pris fin la cavale d'Abbie Cooper. C'est là, en effet, que le corps de la jeune fille, recherchée pour meurtre et actes d'éco-terrorisme, a été retrouvé, prisonnier des glaces d'un lac gelé. Bien que les circonstances de sa mort demeurent obscures, pour Sarah, sa mère, le responsable est tout désigné : c'est Ben, son mari. C'est lui qui a, par ses actes impardonnables, précipité la décomposition de leur famille et la dérive incontr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Herve-Lionel
  10 avril 2014
N°496– Janvier 2011.
La ligne de partage – Nicholas EVANS- Albin Michel.
Traduit de l'américain par Françoise du Sorbier.

Le roman s'ouvre sur la découverte par deux skieurs du cadavre d'une jeune fille emprisonné dans la glace à « Goat Creek ». Les recherches, difficiles au début, révèlent son identité: il s'agit d'Abbie Cooper recherchée par le FBI.
Ainsi débute une histoire aux multiples rebondissements que le lecteur va découvrir grâce à la rétrospective. Derrière ce titre un peu sibyllin, il faut entendre « la ligne de partage des eaux » Cette histoire commence en effet il y a quelques années dans un hôtel de l'état de Montana aux États-Unis. En réalité cet établissement est un ranch, nommé « la Ligne » qui reçoit des hôtes et qui est situé « au sommet d'une vallée tortueuse ». A cet endroit précis, la rivière se divise en deux. D'un côté « Lost Creek », dont « l'existence est aléatoire » et de l'autre « Miller's Creek » dont le cours est impétueux. de chaque côté de cette colline, le paysage est bien différent et le filet d'eau d'une rivière ne donne vie qu'à une végétation maigre tandis que l'autre permet une flore luxuriante. Dans ce ranch, plusieurs familles se retrouvent chaque été. Sarah et Benjamin Cooper, les parents d'Abbie et de Josh, Les Bradstock, les Delroy. Apparemment ces couples sont satisfaits de se retrouver chaque année avec leurs enfants et Abbie, encore adolescente, s'imaginait que ses parents étaient heureux de vivre ensemble. Effectivement, leur vie est simple et normale, mais ils n'ont pas échappé à l'usure du couple, au temps qui passe, à l'envie de l'inconnu... Abbie vit sa vie d'adolescente et profite de ses amours de vacances en même temps qu'elle tombe amoureuse de la nature sauvage du Montana où habite Ty.
C'est dans ce décor que Benjamin, que tout le monde appelle Ben, tombe amoureux, six mois auparavant, de Eve Kinsella ce qui acheva l'histoire du couple qu'il formait avec Sarah. Les deux époux se séparent ce qui bouleverse Abbie, mais laisse apparemment indifférent son frère Josh. Est-ce pour cela que la jeune fille devenue étudiante, se passionne au rythme de ses rencontres et de ses aventures amoureuses, pour l'écologie, pour la contestation et même pour la révolution ? Elle rencontre Ty, le jeune fils d'un couple d'agriculteurs dont la propriété est ravagée par des forages de gaz. Elle prend conscience des choses, s'engage dans le militantisme et la défense de la nature, s'émancipe en même temps qu'elle finit par admettre, malgré sa révolte, la séparation de ses parents incapables d'êtres heureux ensemble. Ce qui est vécu par elle comme un échec [a-t-on le droit, quand on a fondé une famille, de la sacrifier au nom d'un nouvel amour ?] est pour son père un nouveau départ. Avec Eve « il se sent revivre » tandis qu'Abbie bascule petit à petit dans un monde marginal qui menace de la broyer. Elle participe, au côté de Rolf, devenu son mentor mais aussi son amant à un incendie criminel contre ceux qui s'enrichissent en détruisant la nature. Ce malheureux épisode se solde par la mort d'un homme. Abbie et Rolf sont donc recherchés par la police. Il mènent ensemble une vie de traqués, un peu comme Bonny et Clyde. En fait Abbie est victime du syndrome de Patti Hearst (syndrome de Stokholm) : Une jeune femme, issue d'un milieu aisé tombe, à l'occasion d'une période difficile de sa vie, sous l'influence d'un homme charismatique, plus âgé qu'elle. Il parvient à la convaincre que le système d'éducation sous lequel elle a vécu jusqu'à présent est pervers et il l'entraîne dans une vie où le crime est à la fois une obligation morale et une nécessité romanesque. Elle devient donc une « eco-terrorisme » poursuivie. Sa fuite éperdue et son désir de se livrer à la police lui font à nouveau croiser la route de Ty qui fut un temps inquiété comme éventuel complice d'Abbie. L'idylle avec Rolf tourne court malgré la future maternité d'Abbie et le piège se referme sur elle.
A travers cette histoire se mêlent le traumatisme du Worl Trade Center, les préoccupations écologiques et un drame familial. Les Cooper se déchirent sous les yeux de leurs deux enfants qui tentent comme ils peuvent de se raccrocher à leur vie et d'y donner un sens. Même si Sarah et Ben réussissent à refaire leur vie chacun de leur côté, même si Josh, mûri par cette épreuve, parvient à s'insérer dans la société, il reste que l'éclatement du couple me semble responsable de la dérive d'Abbie et de sa fin tragique. La question de la responsabilité reste posée [autant que celle de la culpabilité !] et du hasard qui met les gens en situation et pèse sur leur choix. Je ne partage que très difficilement l'apaisement de l'épilogue et je doute que chacun puisse, après un pareil malheur, retrouver le bonheur perdu. En ce sens le roman me paraît un peu superficiel et semble privilégier une manière de « happy end » qui ne m'a guère convaincu.
Malgré quelques longueurs et de nombreux personnages, parfois furtifs, l'auteur, grâce à des descriptions poétiques des grands espaces américains et un suspens savamment entretenu, tient le lecteur en haleine jusqu'à la fin.

©Hervé GAUTIER – Janvier 2011.http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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carre
  04 janvier 2012
le corps d'une jeune femme est retrouvée dans la glace par un skieur hors piste dans les montagnes rocheuses. Qui est-elle ? Il s'avère que la morte est recherchée par la police. Issue d'une famille aisée, choyée par ses parents, l'auteur va nous raconter en flashback, le chemin tortueux d'une femme dont la vie bascule par amour jusqu'à la tragédie.
Evans depuis "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux" collectionne les succès. Et il est vrai qu'avec ce roman ces fans ne seront pas déçus. Abordant les thèmes de la famille, du militantisme écologique, du terrorisme ou de la trahison, l'horizon est vaste et chacun y trouvera un écho. Evans se sert aussi de façon magnifique des paysages sauvages du Montana. Mené comme un thriller, Evans nous captive jusqu'aux dernières pages même si la fin est connue dès le début. Ne boudez pas votre plaisir.
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Vermicelia
  01 mai 2012
J'avais vu (et pleuré devant) le film "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux" et quand une amie m'a parlé de ce roman, je me suis dit que ça valait le coup d'essayer. Et c'est une réussite.
L'écriture est simple et aérée ce qui rend la lecture de ce roman très facile et agréable. C'est un roman écrit à la troisième personne du singulier sur un mode descriptif, le narrateur n'étant aucun des personnages.
Le récit commence par la fin, la découverte du corps de l'héroïne, et consiste à révéler les évènements qui l'ont amenée à cette fin terrible. Ce récit est donc ponctué de retour en arrière pour expliquer certaines situations (le point de départ de toute l'histoire, la rencontre des parents, la naissance de la liaison du père avec Eve...) et le tout est tellement bien fait que cela ne gêne en rien la lecture.
Si certains passages manquent cruellement d'originalité et semblent très convenus, notamment la naissance de la relation entre Ben (le père) et Eve (un rendez-vous à 4 où comme par hasard les deux autres ne viennent pas), cela n'enlève rien à l'intérêt de cette histoire.
Au fil des pages, on s'attache énormément aux personnages, assez nombreux d'ailleurs : Abbie, l'adolescente naîve qui se laisse entraîner dans une aventure beaucoup trop dangereuse pour elle, Benjamin , le père peu épanoui dans son couple qui quitte tout pour sa maitresse, Sarah, la mère un peu froide et autoritaire, Josh le frère un peu nigaud, amateur d'herbe, Ty le beau gosse, cow boy, Eve, le catalyseur, le grain de sable qui vient enrayer la machine, Rolf, le grand méchant...
Certes ils manquent un peu de profondeur et on a du mal à se les imaginer tant ils sont peu décrits, mais ils suscitent tout de même un intérêt croissant au fil de la lecture et certains se révèlent.
Et de pages en pages, l'histoire devient très prenante et on a envie de connaître le dénouement que l'on se surpend à espérer différent de ce qu'on sait.
Bref, c'est une très belle histoire que je vous recommande vivement de découvrir.
Lien : http://www.tigrou4145chroniq..
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mamansand72
  30 juin 2015
Roman très agréable à lire, facile à suivre et divertissant. le livre commence par la fin : Abbie est retrouvée morte, sous la glace dans l'état du Montana, au niveau de la ligne de partage des eaux. le récit est consacré à tout ce qui s'est passé les années précédentes aboutissant à cette fin tragique de la jeune fille : sa vie dans une famille plutôt bourgeoise à New-York, la séparation de ses parents, sa colère, son amour de la nature qui la pousse dans les bras d'un « éco-terroriste » qui la ralliera à sa cause, la convaincant de commettre des actes illégaux, le dérapage d'une action la menant à tuer un jeune homme, sa cavale….
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ALaure
  25 mai 2008
Ce roman est le deuxième de Nicolas Evans que je lis.
"L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux", m'avait beaucoup plu et j'en garde un très bon souvenir.
Mais venons-en à celui-ci.
Je n'ai pas aimé ce livre, je l'ai ADORE. J'étais en permanence partagée entre l'envie de le dévorer et l'envie de le faire durer.
Ce qui m'a captivé ??? le rythme, les descriptions toujours précises sans être "trop", le soucis du détail utile, l'histoire vraisemblable, les clins d'oeil à des évènements plus ou moins contemporains, la douceur qui passe à travers les mots, la force des sentiments ressentis...
Pour l'anecdote, une fois arrivée au milieu de ce livre, je sentais déjà que le quiter serait difficile. Je me suis donc procuré " le coeur des flammes", histoire de pouvoir combler le manque lorsque j'aurai tourné la dernière page...
Bon maintenant ça suffit, si vous voulez en savoir plus, je n'ai qu'une chose à vous conseiller : lisez-le vite.
Est-il utile de rajouter que ce livre est un très gros coup de coeur ???
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
line70line70   19 mars 2011
Occupez-vous l'un de l'autre. Comme couple. Quand vous aurez des enfants, vous voudrez les faire passer en premier. C'est une erreur. La vie de couple, ça ressemble à une plante. Pour qu'elle prospère, il faut l'arroser et la nourrir. Sinon, une fois les enfants partis, tu la chercheras dans un coin, et elle sera morte.
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mamansand72mamansand72   30 juin 2015
Pendant les deux semaines qu’ils avaient passées dans la cabane, Rolf avait été la seule source de frictions entre eux. Ty n’arrivait pas à comprendre comment elle avait pu aimer quelqu’un qui la traitait si cruellement. Abbie, qui avait passé sous silence la moitié de ses épreuves, avait parfois du mal à le comprendre elle-même. Pour Ty, tout était noir ou blanc : ce type était mauvais et responsable de tout ce qui était arrivé. Abbie lui enviait cette vision tranchée, et aurait peut-être pu la partager sans ce qui était en train de se passer en elle. Bien qu’il fût encore à peine formé, le bébé semblait brouiller sa vision du présent et du passé, et adoucir même la violence traumatisante de la nuit où elle s’était enfuie.
Malgré ce que Rolf avait fait, malgré sa dureté et son manque de cœur, personne ne l’avait touchée ni possédée si intensément. Elle était bien sûr parfaitement consciente qu’il l’avait trouvée au moment où elle était le plus vulnérable. Cela pouvait-il suffire à expliquer les sentiments qu’elle éprouvait encore pour lui, au bout de plus de trois ans ? Il lui fallait admettre qu’elle admirait encore sa détermination, lui enviait son audace et son indépendance. Et si, dans ses moments d’objectivité, elle reconnaissait la face obscure de la personnalité de Rolf, l’amour qu’elle lui portait ne révélait-il pas l’existence de quelque chose d’analogue en elle ?
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mamansand72mamansand72   30 juin 2015
Peut-être que cette jeune femme était un cas semblable. Ou peut-être avait-elle fait une chute accidentelle. On n’avait signalé aucune disparition chez les randonneurs ou skieurs, mais cela ne rendait pas sa mort suspecte pour autant. Sans doute était-elle toute seule et venait-elle de loin. Elle n’avait pas pensé à dire à qui que ce soit où elle allait. L’hypothèse était tout à fait vraisemblable. Avec un peu de chance, le corps serait en assez bon état pour permettre une identification.
Charlie pensa aux parents de la fille, à ceux qu’elle aimait, et à leur angoisse, à l’horreur quotidienne de ne pas savoir où elle était.
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CielvariableCielvariable   27 février 2019
Levés avant l’aube, ils sortirent sous un ciel sans lune criblé d’étoiles. Leur haleine montait en vapeur dans l’air glacé, leurs bottes crissaient sur les graviers gelés du parking. Une seule voiture était garée à côté du motel, la vieille familiale dont le capot et le toit étaient couverts de givre mat qui réfléchissait la lumière. L’adolescent fixa les skis sur le toit pendant que son père rangeait leurs sacs, puis contournait la voiture pour enlever le journal coincé entre les essuie-glaces et le pare-brise. Raidi par le gel, le papier craqua dans ses mains lorsqu’il le roula en boule. Avant de monter en voiture, ils s’attardèrent un instant, debout, pour écouter le silence et regarder vers l’ouest les montagnes qui se détachaient sur le ciel étoilé.
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VermiceliaVermicelia   01 mai 2012
Malgré les blessures et les punitions qu'elle lui infligeait, elle ne doutait pas de ses sentiments à elle. Elle l'aimait et l'aimerait toujours.
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Vidéo de Nicholas Evans
L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, bande annonce VF
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