AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782375610572
Mirobole (17/03/2017)
3.38/5   98 notes
Résumé :
Bienvenue dans le village de Niederkaltenkirchen, Bavière, pour une comédie policière haute en couleur. Le commissaire Franz Eberhofer, viré de Munich pour raisons disciplinaires, se la coulait douce dans sa bourgade natale : les patrouilles finissaient invariablement devant une bière chez Wolfi, en promenade avec Louis II – son chien –, dans la boucherie de son copain Simmerl ou à table avec sa mémé sourde comme un pot. Ça, c’était jusqu’à ce que les membres de la ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
3,38

sur 98 notes

Verdorie
  28 janvier 2018
« Winterkartoffelknödel » est le titre allemand original de ce polar du terroir bavarois et humoristique, bouquin qu'à l'occasion on peut également utiliser comme livre de cuisine, puisque la recette du titre y figure (e.a.).
C'est la première enquête du commissaire Franz Eberhofer, muté par sanction disciplinaire, de Munich à son village natal.
À Niederkaltenkirchen donc, Franz mène une vie plutôt tranquille de célibataire de la quarantaine entre son Papa (ancien éleveur de porcs, passionné des Beatles et fumeur de joints), La petite Mémé (sourde à son grand âge, faisant la chasse aux articles de toute sorte à prix réduits et surtout excellente cuisinière), son frère Léopold, dit « le lèche-cul », son chien Louis II et ses copains-buveurs-de-bière...
Jusqu'au jour où Franz estime que quatre morts par accident dans une même famille du patelin, c'est un peu trop pour pouvoir être définis comme des « simples » destins tragiques.
Et quand, de plus, arrive alors une belle bourgeoise qui met les yeux des hommes du bourg sur tiges... la vie peinarde du commissaire va devenir (presque) effervescente.
Tout ça n'empêchera pourtant pas ce pataud de Franz à se jeter, langue pendante, sur les saucisses, choucroute, patates et strudels de sa Mémé !
L'intrigue est bien là, bien que plutôt mince et sans réel suspens, dans ce récit qui raconte, dans un langage familier et de façon truculente, les existences de quelques ostrogoths à la campagne bavaroise. Une pochade picaresque qui ne m'a peut-être pas complètement séduite, mais qui m'a assurément bien fait rigoler !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          292
Sharon
  04 août 2020
Le fin fond de la campagne bavaroise, il n'y a que cela de vrai, du moins, pour le commissaire Eberhofer. A la suite d'un léger souci professionnel - très léger - il a été décidé de le mettre au vert. Enfin, disons qu'à ce stade, ce n'est plus du vert, mais le désert vert. Les choses ont été bien faites : à Niederkaltenkirchen, vit aussi la famille du commissaire. Son père, d'abord, est un fan absolu des Beatles ce qui rend la cohabitation avec son rejeton un peu délicate. Sa mémé, sourde, est une excellente cuisinière et il en profite largement. Elle est aussi une inconditionnelle des promotions en tout genre - comment lui faire plaisir ? une promo ! Reste Leopold, frère aîné du commissaire, fils chéri de la famille, mariée à une belle roumaine - vive l'union européenne.Il ne se passe jamais rien, dans ce patelin, au point que pour occuper le commissaire, on va presque le renvoyer à la circulation, avec des conséquences inattendues et drôles. Il faut dire que le commissaire, que l'on aurait tendance à qualifier trop vite de danger public, est très soucieux de la sécurité de ses semblables, et de sa capacité à enquiquiner ceux qui veulent le contraindre à faire quelque chose qu'il n'a pas envie de faire. Ah, si, pardon, quatre décès successifs ont eu lieu, quatre décès dans une même famille. Non, ce ne sont pas des meurtres, pas du tout, ce sont des accidents et un suicide. Il est vraiment des familles qui sont frappés par le sort.Ce n'est pas l'enquête qui est l'intérêt principal de ce livre, c'est la personnalité d'Eberhofer, qui décide d'enquêter à sa manière, et pas tout le temps, pour faire toute la lumière sur es étranges coïncidences et sur les profits certains que certains en ont tiré. Oui, le commissaire est parfois bien plus préoccupé par sa vie sentimentale à laquelle il tente de donner un semblant d'existence que de tout savoir sur ses meurtres qui ne préoccupent plus grand monde - puisque la famille Neuhofer n'existe plus du tout. Sa non-enquête l'emmène pourtant très loin - heureusement qu'il n'était pas seul sur le coup et que certains coupables ont tous les défauts des méchants de série B. L'on est un polar humoristique et culinaire ou on ne l'est pas. La preuve : les recettes nous sont données à la fin du livre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
cvd64
  23 juin 2020
Premier tome de la série des Franz Eberhofer mais seconde lecture d'un Rita Falk pour moi car à l'époque où j' avais trouvé bretzel blues, choucroute maudite était en rupture de stock mais cela n'a en rien gêné ma lecture, a juste apporté des réponses à quelques questions sur la bio de Franz.
Flic débonnaire allemand dont le pendant français pourrait être Berurier mais sans son San Antonio; on retrouve notre flic de campagne avec ses déboires tant au sein de sa famille que lors des son enquête mais dont il sait se tirer à merveille.
Tome trois dans ma PAL et qui devrait vite être lu.

Commenter  J’apprécie          180
Dervla3012
  16 janvier 2022
De quoi ça parle ?
À Niederkaltenkirchen, en Bavière, Franz Eberhofer, grand amateur de la cuisine de sa mémé (sourde comme un pot), des petits pains au fromage de foie de son ami Zimmerl et des ballades avec son chien Louis II, est accessoirement le seul commissaire du patelin à ses heures perdues.
Il est vrai qu'après avoir travaillé dans les grandes (Ô Très Grandes) forces d'élite de Munich puis avoir été muté pour raisons disciplinaires (castration d'un pédophile par arme blanche) dans son village natal, haut lieu de la délinquance où un habitant vole la pelle et le râteau de son voisin tous les 36 du mois, il y a de quoi se décourager.
Mais que nenni ! Ce serait mal connaître Franz Eberhofer que de le penser capable d'une telle faiblesse. Il s'accorde parfaitement de sa situation, entre les bières chez Wolfi ; son passe-temps préféré : emmerder son frère Léopold (notamment en jouant sur ses échecs répétés avec les femmes) ; et d'occasionnels détournements et abus d'autorité afin d'éviter de payer des amendes ou de se plier à d'autres broutilles du même genre.
Aussi, lorsque la malédiction qui pèse sur la famille Neuhofer semble se manifester à nouveau, le commissaire est-il plus énervé qu'autre chose d'être tiré de son quotidien douillet. Il faut dire que chez les Neuhofer, on ne meurt jamais de façon classique (par exemple dans son lit, comme toute personne sensée). le père électricien s'est fait électrocuter alors qu'il changeait son lave-vaisselle – un comble pour un homme de la profession ! La mère dépressive a été retrouvée pendue à un arbre dans la forêt et le fils aîné s'est fait écraser comme une crêpe par une benne. Ne reste plus que le fils cadet, qui s'empresse de vendre la maison familiale maudite. Franz, cependant, pressent qu'il y a anguille sous roche : tous ces décès coup sur coup sentent le traquenard, mais personne ne veut entendre parler de meurtre. Ceci s'explique en partie par la réputation du commissaire, connu dans les services pour avoir la gâchette facile et le caractère imprévisible.
Toutefois, lorsque le cadet lui-même succombe à un accident de scooter provoqué par la percussion d'une laisse de chien, Franz n'a plus le moindre doute. Ce sera à lui de trouver un moyen, entre deux plats de la mémé, pour élucider ce quadruple meurtre.
Mon avis :
Bon, je ne prétends pas ici faire la critique d'un grand roman de la littérature allemande. Ce n'est pas un classique (comme on le devine facilement). C'est pourquoi il serait injuste de ma part d'appliquer à Choucroute maudite les critères d'évaluation auxquels je soumettrais d'autres ouvrages plus sérieux. Tout simplement, si Rita Falk n'a nullement l'intention de nous offrir une vision nouvelle du monde ou de nous ouvrir les portes d'une réflexion profonde, pourquoi donc, nous lecteurs, en chercherions-nous une ?
Parenthèse mise à part, je donne à Choucroute maudite comme note finale : 4/5, car j'ai vraiment beaucoup aimé ! Commençons toutefois par le commencement : les personnages.
Ils sont tous chers à mon coeur désormais et c'est très rare que je ressente cela. D'habitude, il s'en trouve toujours un qui m'horripile et m'insuffle des envies de meurtres. Ici, tous plus loufoques et saugrenus les uns que les autres, il semblerait que les habitants de Niederkaltenkirchen soient tout droit sortis d'un jardin d'enfants. Que ce soit Franz, guidé par son estomac et sa légère mesquinerie pour parvenir à ses fins ; ses amis : le boucher et le tocard de chauffagiste (qui passe son temps à tromper sa femme (qui s'est déclarée en abstinence de gymnastique de matelas), mais qui, bien entendu, se fait perpétuellement découvrir, en raison de légères déficiences en matière de stratagème) ; ou la commère du village : Liesl Mooshammer, nous avons droit à un vrai festival en continu. Mon personnage préféré cependant reste la mémé : sourde comme un pot, avec des cors aux pieds, habillée de sweat-shirts pour enfant et cuisinant des plats à tomber par terre. Ce combo d'illuminés du bac à sable m'a fait éclater de rire de nombreuses fois, parfois à des instants peu opportuns. Je l'ai déjà constaté, il n'est pas fréquent qu'une lecture m'amène à extérioriser mes émotions : ces éclats de rire intempestifs sont donc le signe indéniable que ce roman possède un petit quelque chose en plus.
Maintenant : les péripéties, aka une enquête complètement abracadabrantesque. Tout est farfelu de bout en bout et c'est ça qui est bien. On y retrouve quelques caractéristiques de la série télévisée Les Petits Meurtres d'Agatha Christie – notamment le fait que l'enquête n'importe pas tant que les relations cocasses entre les personnages. Sans les amourettes de Franz avec la femme qui se joue de lui et ses voyages d'investigation sous couvert de vacances romantiques avec son ancien compagnon de voyage Rudi, le livre aurait-il toujours le même piquant ? Sûrement pas !
Bref, vous avez avec Choucroute maudite du divertissement littéraire en chausson de qualité ! Je n'ai pas pu le lâcher et aurais sans hésiter enchaîné avec le tome suivant si je n'avais eu d'autres lectures en cours. C'est ainsi qu'à mon grand désespoir j'ai découvert que seuls les trois premiers tomes de cette série étaient traduits en français. Oh, miséricorde ! Depuis ma lecture de ce roman, j'ai craqué et lu le tome 2 (Bretzel Blues) et suis en plein dans le tome 3 (Pression fatale). Toutes les bonnes choses ont une fin… à moins qu'un éditeur ne se décide à reprendre le flambeau.
https://lirelandoulerevedunemontmartroise.wordpress.com/2022/01/16/choucroute-maudite-de-rita-falk/
Lien : https://lirelandoulerevedune..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Zazaboum
  04 décembre 2019

Un début un peu abrupt, avec une écriture que je qualifierais de revêche (rédaction ou traduction ?) et un antihéros policier comme narrateur à la première personne.
Je me suis quand même demandé si je n'allais pas arrêter rapidement la lecture mais ma curiosité a été la plus forte. Les personnages et les situations sont suffisamment loufoques pour avoir envie de savoir où tout cela va nous mener.
L'enquête n'est pas une stricte enquête policière faite dans les normes mais elle sert de base pour l'histoire du village et de ses habitants.
Ca se laisse lire mais je dois manquer de sensibilité à l'humour bavarois malgré tout j'ai été sensible à tout ce qu'ils ont pu manger et qui tient une grande place dans le livre !
ps : il y a même des recettes à la fin
Commenter  J’apprécie          130

Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
AliceWAliceW   20 mars 2017
Je finis par trouver tous mes trucs et retourne à la voiture. Évidemment, j’ai laissé les clés sur le contact puisque la Mémé restait dedans. Et il s’avère que c’est une idée à la con : la Mémé s’est endormie et impossible d’ouvrir les portières. Elle a dû activer la fermeture centralisée pour ne pas qu’on la vole. Quand on connaît la Mémé, on sait qu’il n’y a rien à faire. Ni taper aux vitres, ni crier. Attendre est la seule solution. Alors je tourne autour de la voiture avec le chariot à cause du froid. Je ne veux pas trop m’éloigner (j’aurais pu aller boire un café au bistrot de chez Obi, mais non, parce que la Mémé aurait très bien pu se réveiller un court instant durant mon absence). Donc, pendant deux heures et demie, je fais le tour de la voiture avec mon chariot. Le gars de la sécurité vient me voir et demande si j’ai besoin d’aide. Je lui montre ma carte de police et déclare que je travaille sous couverture. Il me dit que je ne suis pas très discret. Et je lui conseille de disparaître parce qu’il est le seul à se faire remarquer.
Bon, la Mémé finit quand même par se réveiller. Elle ouvre la portière. Dehors, il fait déjà noir comme dans un four et en me voyant elle hurle : « Bon sang de bonsoir ! Qu’est-ce que tu as fabriqué là-dedans si longtemps ? »
Doux Jésus !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
collectifpolarcollectifpolar   01 novembre 2019
Bon, aujourd’hui je vais chez Simmerl (le mardi, c’est le jour où on tue le cochon, donc : boudin et saucisse de foie). Et là, je tombe encore sur ce bonnet de fourrure, devant la porte. Juste devant la porte d’entrée de la boucherie-charcuterie, il y a ce bonnet. Je ne sais pas si je vous en ai déjà parlé. Non, sans doute pas. Donc, on était mercredi (ou jeudi, peu importe). En tout cas, je faisais ma promenade avec Louis II, comme d’habitude. Il nous a fallu un tour de 1-17, mais ça n’a aucune importance ici. En fait, Louis II trottait tranquillement devant moi comme d’habitude et, d’un seul coup, il a senti un truc. Il m’a devancé, a ramassé quelque chose au sol et l’a gentiment déposé aux pieds de son maître.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
cvd64cvd64   23 juin 2020
Ce vieux psychopathe de Franz Eberhofer tire au clair, quasiment en vacances complètement zen, toutes les affaires non élucidées de ces dernières années. Ca coule bien sûr comme du petit lait.
Oui, et il est poli Moratschek, incroyable. Il est vrai que c'est la crème, cet homme. Mais ça, je crois que je l'ai déjà raconté.
Commenter  J’apprécie          40
collectifpolarcollectifpolar   01 novembre 2019
Le bonnet était toujours par terre et ne bronchait pas. Si je ne connaissais pas si bien Louis II, j’aurais pu douter que le bonnet ait survécu. Alors la femme a pris dans ses bras la bestiole inerte, a nettoyé les feuilles mortes collées à ses pattes et a tourné les talons, très en colère. Je me suis d’ailleurs demandé comment une créature aussi délicate pouvait claquer des talons de la sorte… Mais bon.
Comme je l’ai précisé, cet incident nous avait mis en retard de huit minutes sur notre meilleur temps et c’était vraiment fâcheux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
collectifpolarcollectifpolar   01 novembre 2019
En fait, je n’avais jamais vu cette femme auparavant. D’abord, j’ai pensé que c’était une de ces touristes d’un jour qui veulent sortir de la ville, montrer la campagne à leur clebs et lui apprendre qu’on peut pisser sur autre chose que des réverbères. Mais il y a de grandes chances pour que son séjour dure plus longtemps que ça, étant donné que le bonnet est aujourd’hui encore devant la porte de la boucherie-charcuterie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

Videos de Rita Falk (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rita Falk
Rita Falk - Choucroute maudite
autres livres classés : bavièreVoir plus
Notre sélection Polar et thriller Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
18105 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre