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ISBN : 2330063741
Éditeur : Actes Sud (09/03/2016)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 98 notes)
Résumé :
Chez les Burroughs, on est hors-la-loi de père en fils. Depuis des générations, le clan est perché sur les hauteurs de Bull Mountain, en Géorgie du Nord, d’où il écoule alcool de contrebande, cannabis et méthamphétamine jusque dans six États, sans jamais avoir été inquiété par les autorités. Clayton, le dernier de la lignée, a tourné le dos à sa fratrie, et comme pour mettre le maximum de distance entre lui et les siens, il est devenu shérif du comté. À défaut de fa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
kateginger63
  08 janvier 2019
Une tragédie familiale trans-générationnelle
*
J'écris ces petits mots sur la chanson "Bloodline" de Dan Adams qui a été spécialement créée pour ce roman noir. La classe, hein! Du country folk pur jus comme j'aime! Alors je vous conseille fortement de lire ce petit bijou tout en écoutant cet air dont le titre me rappelle une série TV du même genre, "Bloodline" , une histoire de vengeance entre frères...
Tiens, tiens, un thème qui se retrouve également ici.
Oui, il est question de vengeance du début à la fin. Une saga familiale à la Hatfield & MacCoys (une histoire sombre de querelles familiales dans la Virginie rurale du 19esiècle).
*
Un règlement de comptes rempli de violence puissance 10 qui se finit mal (enfin mal, ça dépend pour qui...).
Un western moderne dont le sang ne cesse de couler sur une montagne du nord de la Georgie dans les Appalaches. Un récit immersif qui débute d'une manière brusque et effroyable. Des aller-retours dans le temps pour bien comprendre les mécanismes de ladite vengeance.
L'auteur m'a emmené dans le bruit et la fureur d'une famille haute en couleurs. Ca se tire dans les pattes au moindre petit mouvement de travers!
*
Un rythme haletant, si addictif que les pages se tournent toute seules. Des personnages qui laissent une empreinte indélébile sitôt le chapitre fermé.
La fin reste ouverte pour permettre une suite (je crois qu'elle est en écriture).
Un scénario habile, bien construit et crédible (si on se met dans la peau d'un américain vivant dans les Etats du sud) . Un environnement très masculin qui manque tout de même un peu de femmes montagnardes (je pense notamment à Serena de Ron Rash qui me hante encore :)
*
Le sang, la poussière, les détonations, vite aux abris, ça siffle au-dessus de nos têtes, surtout ne pas faire de bruit....sur la montagne de McFalls.
*
Lu dans le cadre du Picabo Riverbookclub du mois de janvier
(l'écrivain Mr Panowich y est également pour discuter)
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JIEMDE
  05 janvier 2019
Je l'avais manqué à sa sortie, mais Léa et son Picabo River Book Club m'ont donné l'occasion de me plonger dedans en le choisissant en "Poche du mois". Et bien lui en a pris : Bull Moutain de Brian Panowich, traduit par Laure Manceau, est un roman noir, particulièrement réussi et addictif !
L'histoire est pourtant assez classique : un clan familial qui s'est depuis des générations annexé une montagne de Géorgie devenue chasse gardée, pour y exercer ses activités d'alcool de contrebande, puis de drogue et d'armes ; une vengeance lointaine à assouvir des années après ; le fils "canard boiteux" du clan - puisque devenu shérif local - qui va tenter d'éviter le clash à venir quand les fédéraux décident de s'en mêler... Je ne vous cache pas que j'avais une petite pointe d'appréhension.
Honte à moi, lecteur de peu de foi ! Bull Moutain fonctionne parfaitement bien et mieux encore ! le récit choral mixant les époques à chaque chapitre est parfaitement construit, l'intrigue est subtilement distillée entre faux rythme lent et accélérations en coins de page, les personnages - avec une prime pour Clayton et sa femme Kate - sont bien travaillés et l'empathie fonctionne, sans oublier ces quelques passages descriptifs de la forêt montagneuse géorgienne qui invitent à se poser et à rêver le temps de quelques lignes, sans en abuser.
Pour une première oeuvre, Brian Panowich fait preuve d'une étonnante maîtrise du genre, avec une écriture enlevée, souvent drôle et manifestement joliment traduite. Cerise sur le gâteau : les remerciements sont également drôles et invitent à la découverte d'autres auteurs géorgiens, ce que je ne manquerai pas de faire.
La suite de Bull Mountain est annoncée au printemps : le rdv est pris !
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belette2911
  12 juillet 2016
♫ Pourtant, que la montagne est belle ♪ Comment peut-on s'imaginer, en voyant un champs de cannabis, que les Burroughs vont s'arrêter ? ♫
Non, le clan Burroughs ne va pas s'arrêter en si bon chemin, ils ont commencé avec de l'alcool de contrebande durant la prohibition puis les suivants ont fait du cannabis et maintenant, de la meth.
Jamais inquiétés… Leur petite entreprise, connait pas la crise… Bien que elle pourrait la connaître avec l'agent Simon Holly qui vient de débarquer pour mettre fin au business florissant de la famille Burroughs qui s'étend tout de même sur six états.
Clayton Burroughs, shérif de la petite ville et frère cadet des deux trafiquants là-haut sur la montagne va tenter de proposer à son frangin de se ranger des voitures… et c'est là que les romains s'empoignèrent.
C'est une véritable petite pépite noire que je viens de reposer après une lecture qui m'a entrainée en Géorgie, dans une petite ville où le shérif donnerai presque l'impression de couvrir les trafics des frangins. Mais est-ce vraiment cela ?
L'alternance des chapitres m'ont fait passer du présent au passé, me présentant ainsi cette histoire de 1949 à 2015, passant d'un personnage à un autre, nous donnant ainsi une vision plus grande de tout ce qui s'est passé entre les différents protagonistes.
Si parfois on se demande le pourquoi nous avons droit à une partie de la vie d'un personnage qui est secondaire, c'est parce que rien n'est laissé au hasard et que le diable se cache dans les détails, comme toujours.
Et quand le diable surgira de sa boite, on se demandera si, tout compte fait les méchants n'étaient pas moins pire puisque estampillés « méchants » directement, eux.
Les personnages sont travaillés, j'ai apprécié Clayton Burroughs, le cadet de la fratrie qui a mal tourné puisqu'il est flic, Simon Holly, l'agent fédéral qui semble droit dans ses bottes, l'escort girl Angel, la montagne elle-même car c'est un personnage important aussi… Petit bémol, j'aurais aimé en savoir plus sur Halford, l'ainé du clan Burroughs.
Hormis ça, la présentation des principaux protagonistes (dont le grand-père Cooper qui mis en place cette malédiction qui pèsera sur toute famille) est bien présentées et on n'a qu'une envie, tout dévorer d'un coup.
Niveau scénario et agencement, c'est bien fichu et le récit est distillé comme du whisky de contrebande : c'est du brutal !
C'est sombre, noir, dur, implacable, prenant et lorsqu'on le termine, on a l'impression de reprendre son souffle.
Une saga familiale qui a tout d'un univers impitoyable… Pourtant, dans ce roman rural noir, il y a quand même quelques lueurs d'espoir.
Une vraie pépite noire comme j'aime en lire.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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LeaTouchBook
  20 mars 2016
Comment réussir à vous retranscrire tout ce que j'ai ressenti à cette lecture ? Comment vous convaincre que Bull Mountain est une pépite du roman noir américain ? Comment vous expliquer qu'il faut absolument le lire ? Peu importe que cela soit votre genre littéraire ou non, peu importe car il s'agit bien plus que d'un simple roman américain : c'est une fresque familiale, un roman émouvant et sombre, un roman parfait !
Je comptais le lire en V.O. mais dès que j'ai pu voir qu'Actes Sud allait le publier je savais que je ne pouvais pas passer à côté : c'est un indispensable de l'année ! Tout d'abord je tiens à mettre en avant Laure Manceau qui a fait un travail formidable, la traduction est un élément primordial pour rendre toute la profondeur d'un tel livre : j'aime d'ailleurs le fait que les éditions Actes Sud mettent directement sur la couverture le nom des traducteurs.
Passons maintenant au livre en soi... Bull Mountain est un roman digne de Donald Ray Pollock, Daniel Woodrell et autres monuments du genre : cela mélange la puissance des grandes tragédies à la noirceur des romans policiers. L'auteur a réussir l'exploit de faire un roman qui harmonise tout ce que j'aime le plus dans la littérature américaine. La construction temporelle est particulièrement intéressante car Brian Panowich mélange les époques pour faire comprendre progressivement à son lecteur les véritables enjeux de l'histoire. Chaque moment raconté permet de mieux appréhender les protagonistes, leur passé, leur personnalité...Tout pour nous mener à un grand final !
Parlons des personnages : vous allez rencontrer des camés, des fous, des motards de club, des petits malfrats mais surtout vous allez faire connaissance avec la famille Burroughs. Des années amenant cette famille à engendrer des hors-la loi de père en fils : vous rencontrez le grand-père qui a lancé toute la "malédiction familiale", le père et les fils dont un antihéros -Clayton- qui cherche à échapper au destin répétitif qui attend chaque Burroughs en devenant sheriff. Mais les femmes ont aussi leur place : Kate, la femme de ce dernier, qui possède un courage incroyable ou encore Angel la prostituée qui aura une place prépondérante dans la suite de l'intrigue. N'oublions pas ce mystérieux agent du FBI qui arrive près de Bull Mountain pour faire régner la loi ou pour régler des comptes personnels ?
Vous l'aurez compris j'ai complètement adhéré à ce roman qui m'a fait penser à la série Outsiders (que je vous conseille) : je suis d'autant plus heureuse de savoir qu'il y aura une suite et je l'attends avec impatience en espérant qu'elle sera au niveau ! Cependant si vous avez peur de voir une série à rallonge sachez que ce roman possède une fin qui lui est propre : il n'y a aucune excuse pour passer à côté !
En définitive, que puis-je rajouter ? Faites moi confiance et lisez le ? A découvrir d'urgence ? Ah oui ! Que faites-vous encore devant votre écran, précipitez vous à votre librairie !
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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encoredunoir
  26 avril 2016
Au Nord de la Géorgie, dans les Appalaches, le comté de McFalls vit sous la domination du clan Burroughs. Montagnards spécialisés dans la production d'alcool de contrebande, puis de cannabis et enfin de méthamphétamine, les Burroughs, grâce à leur violence et à un approvisionnement régulier en armes ont su imposer leur loi dans la Bull Mountain qui domine la vallée. Surtout, ils ont su rester en dessous des radars des agences fédérales, ce qui leur a permis de faire prospérer leurs trafics. C'est aussi un Burroughs, Clayton, qui occupe la fonction de shérif. Un shérif haï par sa propre famille mais qui reste toutefois prudemment à l'écart de toute velléité d'arrêter son frère, Halford, dont les explosions de violence confinent à la folie. Jusqu'au jour où Holly, un agent de l'ATF, débarque avec un marché qui met Clayton en porte-à-faux. Une situation que résume assez simplement sa femme, Kate :
« Ce que je comprends (…) c'est que tu envisages de te maquer avec les fédéraux qui ont tué un de tes frères puis d'essayer de convaincre ton autre frère, l'autoproclamé parrain des ploucs de Bull Mountain, de laisser tomber l'entreprise criminelle de toute une vie, et après, quoi ? Tu vas à la pêche ? »
Sauf que, même si les choses paraissent déjà compliquées, elles le sont en fait encore plus, car l'agent Holly n'a peut-être pas tout dit à Clayton.
On a évidemment tôt fait, en lisant le début de Bull Mountain, de penser à Daniel Woodrell et particulièrement à Faites-nous la bise. L'affrontement de deux frères que tout a fini par séparer, les montagnes devenues un refuge dans lequel la police n'ose pas pointer le bout de son nez, la manière dont la violence se transmet de génération en génération, tout est là. Panowich, cependant, va certainement plus loin dans la violence et la noirceur que Woodrell mais aussi, au jeu de la comparaison, certainement moins loin dans la subtilité.
Certes, Bull Mountain est incontestablement un bon roman noir et Panowich, dans une grande première partie, met en place une captivante saga familiale dans laquelle le sang ne cesse de couler. Il crée aussi des personnages forts : Angel la prostituée défigurée, Gareth Burroughs, modelé par son père et un meurtre fondateur, Clayton et ses tourments, partagé entre les liens du sang et le désir de s'éloigner du clan. C'est tout cela, avec aussi une habileté certaine dans la construction, qui permet de saisir le lecteur et de ne plus le lâcher, qui fait de Bull Mountain un bon roman.
On pourra néanmoins regretter le manque d'épaisseur de certains personnages – à commencer par Halford – et une multiplication de twists dans la partie finale du roman qui laissent finalement sur une impression mitigée : tout cela commençait avec l'impression de se trouver confronté à un auteur conférant un véritable souffle épique et tragique à son histoire, et l'on ferme le livre avec la sensation d'avoir vu à l'oeuvre un très bon faiseur.
La réalité se situe sans doute entre les deux. Brian Panowich montre avec ce premier roman remarquable par son ambition qu'il en a sous la semelle. Peut-être que s'il arrive à se débarrasser des béquilles que sont ces « trucs » d'écrivain qui permettent de clore une histoire sans se fatiguer en ménageant un suspense un peu artificiel, il saura nous livrer non pas un bon mais un grand roman.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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critiques presse (2)
LeMonde   20 juin 2016
« Bull Mountain », excellent premier roman, nous permet de découvrir un auteur, Brian Panowich, qui, s’il quitte les rives rassurantes des règles du genre, deviendra une référence.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaPresse   07 juin 2016
L'action ne manque pas dans cette histoire pleine de bruit et de fureur, premier volet d'une série prometteuse.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
Martin1972Martin1972   15 avril 2016
- P'pa, il dit que tu as tué un grizzli près de la crête, à l'époque.
- Ah il t'a dit ça ?
Rye jeta un oeil à son frère, qui se contentait d'enfourner ses oeufs et sa viande frite.
- Eh bien, ton papa, il s'est trompé. C'était pas un grizzli. C'était un ours brun.
- Il dit que tu l'as tué avec une seule cartouche. Il dit qu'y a personne d'autre qu'aurait pu faire ça.
-Ton papa, il exagère. Tu aurais pu le descendre tout pareil, je suis sûr.
- Et comment ça se fait que t'as pas accroché sa tête quelque part? Ça, ça serait quelque chose.
Rye attendit que Cooper réponde, mais le frère ne leva pas le nez de son assiette.
- Gareth, écoute-moi bien tu veux? Cet ours ? Je ne voulais pas le tuer. Je ne l'ai pas fait pour accrocher sa tête quelque part, ou pour avoir une histoire à raconter. Je l'ai abattu pour qu'on voie le bout de l'hiver.
Si tu t'avises de tuer quelque chose sur cette montagne, tu ferais mieux d'avoir une bonne raison. Ici, on chasse par nécessité. Il y a que les imbéciles qui chassent pour le sport. Cet ours, il nous a réchauffés et nourris pendant des mois. Je lui devais ça. Tu comprends ce que ça veut dire?
- Je crois.
- Ça veut dire que j'aurais déshonoré la vie qu'il menait si je l'avais tué juste pour avoir un trophée. C'est pas dans notre façon de faire. On l'a utilisé jusqu'àu dernier morceau.
- Même la tête?
- Même la tête.
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TipeeTipee   02 mai 2016
Elle avait entendu dire un jour que la définition de la folie, c'était faire la même chose plusieurs fois, encore et encore, et s'attendre à des résultats différents. Si c'était vrai, alors son mari était fou. Mince, elle l'était peut-être aussi. Après tout, cette histoire d'homme de loi était son idée.
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Martin1972Martin1972   15 avril 2016
- La famille, dit le vieil homme pour personne.
Ses mots restèrent en suspens dans un nuage d'haleine givrée avant de se dissiper dans le brouillard du petit matin.
Riley Burroughs utilisait ce mot comme un charpentier se sert d'un marteau. Parfois il ne lui donnait qu'un petit coup en douceur pour orienter un proche vers sa façon de penser, mais il arrivait aussi qu'il l'assène avec toute la subtilité d'une masse de cinq kilos.
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Martin1972Martin1972   26 avril 2016
- Tu sais Choctaw, je te trouve bien prompt à juger pour quelqu'un qui est issu d'une minorité.
- Mais chef, je suis amérindien qu'à cinquante pour cent. Pour le reste, je suis cent pour cent plouc à l'ancienne.
- ça fait cent cinquante pour cent.
- Hum.
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Martin1972Martin1972   15 avril 2016
C'est le sort de l'univers de fleurir et de s'épanouir et de mourir mais dans les choses humaines il n'y a pas de déclin et le zénith annonce déjà la venue de la nuit. L'esprit de l'homme est épuisé à l'apogée de sa réussite. Son midi est à la fois son crépuscule et le soir de sa journée.
Cormac McCarty
'Méridien de sang
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