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EAN : 9782081337275
250 pages
Éditeur : Flammarion (07/05/2014)

Note moyenne : 3.23/5 (sur 70 notes)
Résumé :
"On ne devrait jamais finir ses jours dans des draps en coton souples comme du carton, à suçoter des tuyaux comme des chiards ou à boulotter de la morphine. Je me suis toujours vu ailleurs, agonisant dans un champ de pâquerettes, chialant dans les bras d’une femme, évaporé dans le ciel après un beau feu."
Le "vieux con" qui vous parle passe pour un infatigable grincheux. Aux Primevères, la maison de retraite où il vient d’échouer, Léon renoue pourtant avec ce... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  19 août 2014
Léon, un ancêtre, un croulant, un soixante-dix huit tours, a été sauvé des flammes de son appartement par son abruti de voisin. Rien n'a pu être sauvé de l'incendie à part son vieux transistor. Avec sa fracture bassin hanche, impossible pour lui de rester tout seul et, qui plus est, il n'a personne pour l'héberger. Voilà comment il est arrivé aux Primevères, cette maison de repos/maison de retraite/mouroir, cloué à son fauteuil roulant. Heureusement, la belle infirmière Marylin est à ses petits soins, Marylin et son cul à en faire tomber plus d'un. Mais, il y a aussi la vieille Camus, la folle au talon, à lui raconter en long, en large et en travers son passé avec feu son mari et le kiné binoclard pas vraiment tendre avec lui. Et, il y a également Jack, le féru de lecture, devenu aussitôt son meilleur ami et Roger, le roi de la débrouille, adepte du saucisson/pinard. Devenus inséparables, ces trois amis vont vivre des aventures passionnantes et extravagantes. 
Bienvenue aux Primevères... Avec ces patients tous aussi burlesques ou déjantés, l'on ne risque pas de s'ennuyer pendant notre séjour. Entre la vieille folle, le peintre qui ne peint pas ou la petite dame qui attend tous les jours, manteau sur les genoux, qu'on vienne la chercher et ces trois lascars, Alexandre Feraga nous dresse des portraits de vieux chnoques terriblement attachants. Pas un pour rattraper l'autre. Alternant les chapitres où l'auteur décrit le séjour de Léon dans cet établissement et son passé, l'on suit pas à pas la vie de ce vieux roublard qui a roulé sa bosse. Mais, inévitablement, la mort est au bout du chemin, alors il faut faire avec. C'est peut-être le moment de faire table rase du passé. Cynique, manquant de diplomatie, jamais la langue dans sa poche et lucide comme jamais sur sa vie et ce qui l'attend, ce bon vieux Léon nous fait passer un séjour agréable et captivant. de son enfance compliquée à sa vie de bourlingueur, il se livre avec passion. A la fois tendre, impertinent, jouissif et riche, ce roman à l'écriture enlevée et directe, offre une belle leçon d'humanité. 
Je n'ai pas toujours été un vieux con... ni un jeune con...
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stokely
  03 avril 2016
Une lecture rafraichissante ou l'on trouve le personnage de Léon qui doit quitter son appartement après que celui-ci ai pris feu, il doit donc vivre dans une maison de retraite dans une seconde partie de celle-ci pour sa rééducation.
J'ai été attiré par ce livre tout d'abord par son titre il est dans le même style que le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, Vieux, râleur et suicidaire ou le gang des dentiers fait sauter la banque mais le style de l'auteur m'a plus plût dans celui-ci. On passe comme dans les auteurs de sa vie actuelle à son passé.
Commenter  J’apprécie          300
Jolap
  17 mars 2017
Entre l'odeur du fenouil, la toilette des incontinents, les draps souillés, la symphonie des dentiers et j'en passe, je sais maintenant que passé un certain "stade de décomposition" j'emmerderai le monde et que j'aurai "le cerveau mité par l'industrie pharmaceutique".
Comme dans tout roman il y a des parties que l'on aime et les autres. Là c'est très clair. On termine ce livre avili, amoché. L'être humain se dirige inexorablement vers le pire. Aucune chance d'en réchapper! l'enfer se passe sur la terre. La prison. le lâcher prise dans tous les domaines, dans tous les états, de toutes les manières.
La vieillesse nous fait plonger dans tout ce qu'il y a de sombre, de sordide, d'incolore. La violence des mots n'a d'égal que la violence des faits relatés. Nulle poésie dans les rencontres. Aucune tendresse dans les échanges. Juste des phrases abruptes telles que" Cela nous donnait l'occasion d'éplucher les couches successives de nos oignons".
Même les conquêtes amoureuses de la vie du héros sont réduites à peau de chagrin.
L'escapade de la maison de retraite? Une série noire:"sombre escapade. Des gueules grises, fanées, coulantes, avalées par de drôles de siphons...... écrans, claviers, écouteurs, des petites sangsues censées guérir les voyageurs d'un mal incurable, l'ennui....... gris d'avoir vécu".
Ce jeune auteur de 34 ans a des idées bien noires ou bien sordides. Son idée de la vieillesse me donne le frisson. Ce n'est pas un roman, c'est un abîme. Un vertige. Un saut dans le vide un jour de tempête.
Et oui M. Feraga, j'ai connu des personnes âgées dont le visage s'éclairait juste à l'évocation d'un beau souvenir, dont les yeux pétillaient en disant un bon mot. Des personnes très âgées capables de s'émerveiller à l'évocation d'un bon bouquin, de s'attendrir en regardant un enfant, d'avoir de l'humour et de passer de vrais bons moments d'amitié. Capables d'apprécier une présence, d'avoir, encore, un appétit pour la vie et tout ce qu'elle peut encore apporter de surprises, de couleurs et de poésie.
Ce livre est une insulte à l'espoir, un coup de pied à l'inattendu. Si jamais l'auteur a voulu être drôle, c'est loupé. En ce qui me concerne je n'ai rien trouvé de drôle, de rassurant, de plaisant, ni de respectueux dans ce texte.
Comme disait l'instituteur à mon époque, je mets une note pour payer l'encre. Je vous souhaite de bien vieillir Monsieur Feraga et donc de clamer haut et fort: je me suis totalement fourvoyé.
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Commenter  J’apprécie          2013
StefEleane
  03 septembre 2015
Derrière cette couverture absolument géniale et délirante se cache un livre touchant et profond.
Léon est un petit vieux qui vivait peinard dans son appartement jusqu'au jour où il y mis le feu par inadvertance. En le sauvant, son voisin le fait tomber. Un bonhomme de cet âge n'est pas bien solide, verdict : fracture de la hanche.
Il se retrouve placé dans une maison médicalisée le temps de sa rééducation.. Entouré de personnes de son âge, Léon navigue entre souvenirs, présent et une bonne vision de l'avenir.
Si les vieux radotent, ce n'est pas pour emmerder leur entourage, c'est pour bien garder à l'esprit tous les bons et mauvais moments qu'ils ont vécus. Pour se rappeler qu'ils ont eu une vie, que l'état de décrépitude dans lequel ils se trouvent ne résume pas leur existence.
Ce roman a deux lectures. La première qui vous donnera le sourire, aborde avec légèreté la vieillesse et les institutions spécialisées. Tout cela sous des phrases incisives de notre ami Léon.
Avant d'arriver ici, je pensais entrer au musée des horreurs. Un version gériatrique de la fin du monde. Avec ballet de croque-morts tous les trois jours et marche funèbre pour danser le samedi soir.
La seconde lecture est plus profonde, je dirai même plus philosophique. Léon en a vu des choses, à traversé bons nombres d'épreuves et sous son côté bourru il a tout de même un coeur qui aime son prochain. Aux Primevères (le petit nom de la maison de retraite), il y a certains destins qui vont légèrement dévier de leurs axes ....
Alors ne vous attendez pas à voir des petits vieux avec couches, libido en berne et les souvenirs dans les chaussettes !! Léon dit bien à un moment que ce qui est pire qu'une petite vieille ayant la maladie d' Alzheimer, c'est la petite vieille qui se souvient de tout, du moindre détails et qui va tout vous raconter ...
Alexandre Feraga aborde une multitude de sujet (femme battue, orphelin, l'après guerre..), rien n'est de trop. Aucune lourdeur. Ce n'est pas pessimiste mais juste un constat.
Ce roman de 250 pages va vous surprendre ! Faites pas les cons, lisez le !

Lien : http://lesciblesdunelectrice..
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Commenter  J’apprécie          250
myriampele
  24 mai 2015
La couverture du livre renseigne déjà le lecteur sur ce qu'il va découvrir dans ce premier roman. Ici pas d'apitoiement sur la vieillesse et ses méfaits. Léon, suite à l'incendie de son appartement; se retrouve aux"Primevères" maison de repos sans surprise, et dans le corps malmené de ce septuagénaire rebelle, se cache un esprit d'une jeunesse extraordinaire, d'un humour décapant. Sa rencontre avec Jack et Roger le mène vers des prises d'initiatives dignes d'un adolescent. de nombreux retours sur son passé alternent avec des dialogues truculents avec l'infirmière, la voisine de chambre et autres personnages de ce roman.
Commenter  J’apprécie          120


critiques presse (1)
LaLibreBelgique   11 juillet 2014
On ne dévoilera pas la fin de ce savoureux roman mais, évidemment, Léon et ses amis ne pourront baisser le rideau sans un dernier coup d’éclat…
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   23 août 2014
C'est peut-être cela l'avenir du commerce et de la science. Pouvoir acheter du temps. Le clampin moyen passe son temps à le tuer en remplissant les espaces vides par un tas de saloperies en plastique, chevaux sous la capot ou machines tyranniques. Et puis il se lasse de toutes ces choses qu'il n'arrive plus à ranger. Il se lasse tant qu'il en crève. Un jour viendra où tout aura été acheté et vendu mille fois. Il n'y aura plus rien pour remplir les espaces vides. Il faudra tuer la mort en achetant du temps. Quelle blague. 
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marina53marina53   25 août 2014
C'est étrange, la mémoire ne retient pas la voix des gens morts. Les visages sont presque indélébiles, les mots sont à peu près justes, la voix, elle, disparaît. C'est toujours notre voix intérieure qui parle pour les autres. Je parle là des gens que l'on a bien connus, parce que pour les autres, il ne reste presque plus rien, ni visage, ni voix, tout juste une vague émotion qui traverse l'esprit. La mémoire est un luxe.
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marina53marina53   20 août 2014
Je crois que notre corps sait très bien nous rappeler qui nous sommes. (...) On nous donne la vie et on nous donne la mort en même temps. Entre les deux c'est à nous de nous débrouiller. Il n'y a rien à regretter car peu importe les décisions que nous prenons, elles ne sont ni bonnes ni mauvaises. Elles sont, un point c'est tout. Peu importent nos décisions, on continuera de nous juger tant que notre corps tiendra. La chance de vieillir. 
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marina53marina53   19 août 2014
Chaque chambre porte un nom de fleur. Aux Primevères l'avenir est assuré. Les enfants peuvent continuer d'abandonner leurs géniteurs et la science peut continuer ses progrès car il existe encore un paquet de noms de fleurs et un paquet de chambres à ouvrir. Avec les appellations de fromage ils auraient été pénards aussi.
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marina53marina53   26 août 2014
 Le temps que tu as traversé est écrit sur ta peau. Tu es vivant aujourd'hui par le temps que tu as vécu hier. Tu peux mentir, changer de visage ou même de nom, tu seras toujours ce que tu as vécu. Si la personne à laquelle tu parles ne t'entend plus ou si tu n'as plus personne à qui parler, alors tu n'existes plus.
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Videos de Alexandre Feraga (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexandre Feraga
"Après la mer" - Alexandre Feraga
Devant la voiture chargée jusqu?à la gueule, Alexandre comprend qu?il part en vacances, seul avec son père. L?occasion, pense-t-il, de glaner de cet homme enfin quelque signe d?affection. le temps d?un été, Alexandre va devenir Habib, traverser la mer, découvrir l?Algérie et prouver à ses grands-parents que leur aîné n?a pas renié ses origines. Mais le but de ce voyage se révèle, au fur et à mesure, plus inquiétant. Avec la tendresse et la cruauté qu?on a pour le passé qu?on enterre, Alexandre Feraga signe le roman de la fin d?une enfance. En librairie le 9 janvier 2019 https://bit.ly/2ECqeW5
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