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ISBN : 2253067946
Éditeur : Le Livre de Poche (06/04/2016)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.74/5 (sur 973 notes)
Résumé :
Jamais Cecilia n'aurait dû lire cette lettre trouvée par hasard dans le grenier. Sur l'enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « À n'ouvrir qu'après ma mort ». La curiosité est trop forte, elle l'ouvre et le temps s'arrête... À la fois folle de colère et dévastée par ce qu elle vient d'apprendre, Cecilia ne sait que faire : si elle se tait, la vérité va la ronger, si elle parle, ceux qu elle aime souffriront.
Liane Moriarty brosse un tableau ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (253) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  29 juin 2016
Voilà un roman qui ne payait pas de mine à la maison de la Presse de la Clusaz, au titre gnangnan, à la couverture niaiseuse, au résumé cent fois lu, et dont le succès planétaire rabaché ne prouvait a priori en rien la qualité. Et pourtant !

Bienvenue à Melbourne, Victoria the place to be, c'est écrit sur les plaques minéralogiques des voitures. Ses quartiers à perte de vue de maisons toutes de plain-pied, la place ne manque pas sur l'île continent, leurs jardins en version grands espaces sans clôture, ses mères de famille très bénévolement investies dans les écoles privées et souvent cathos de leurs enfants, préparant des petits déjeuners avec du Vegemite, cette pâte noire au goût et à la texture de mélasse mâtinée de goudron, et de bons gâteaux à l'huile de sésame. Cecilia Fitzpatrick appartient à cette catégorie de femmes, classe moyenne, un bon et beau mari gagnant correctement sa vie, trois filles. Sa vie semble gravée dans le marbre, rangée hermétiquement dans une boîte Tupperware qui ne laisse pas s'échapper les mauvaises odeurs, et dont elle fait avec succès le commerce.

S'il n'y avait pas eu un grain de sable pour dynamiter ce parfait ordonnancement familial, Liane Moriarty n'aurait même pas eu besoin d'écrire un roman, car c'est la vie de millions de gens, de couples, de familles qu'elle aborde dans les premiers chapitres, d'une plume leste et humoristique mais connue de tous. Le grain de sable se nomme Esther, c'est l'une des trois filles du couple Fitzpatrick. Elle possède la particularité de développer des lubies. Après les dinosaures, elle s'intéresse à l'histoire du mur de Berlin, de son érection à son démantèlement, et collecte obsessionnellement toutes les informations susceptibles d'enrichir ses connaissances historiques. C'est ainsi que Cecilia monte au grenier chercher un morceau du honteux mur qu'elle a acheté lors d'un voyage adolescent en Allemagne pour l'offrir à sa fillette. Ce faisant, elle découvre une lettre rédigée puis oubliée par John-Paul, son mari : “à n'ouvrir qu'après ma mort”.

Ouvrir ? Ne pas ouvrir ? Là n'est pas la question (Cecilia ouvre) puisque l'on peut rapidement deviner ce que contient cette lettre pré-posthume.

A tort ou à raison, j'ai trouvé que ce roman baigne dans une atmosphère religieuse. Ses sept parties correspondent aux sept jours de la semaine sainte, du lundi au dimanche de Pâques. L'école catholique des enfants occupe une place importante y compris à travers le décès d'une bonne soeur y officiant, les interventions d'un prêtre, les évocations de messes, parsèment le récit ici ou là. Et c'est bien, ce n'est que mon avis, un questionnement sur le sens de leur foi et leur morale que nous offrent à partager Cecilia, “catholique jusqu'au bout des ongles” (p. 103) et les deux autres personnages principaux et féminins du récit, Tess et Rachel, toutes les deux en recherche de réponses à des questions existentielles qui peuvent concerner Dieu puisque sans réponse humaine. Avec sensibilité, légèreté, humour, Liane Moriarty pose des questions graves sur le deuil, l'adultère, la sexualité, le pardon, l'absolution, le poids des secrets familiaux et le sens de la famille. Mais la plus essentielle de toutes est peut-être celle-ci : peut-on expier, payer, monnayer, et si oui comment, une faute commise quelques vingt ans plus tôt ?

Liane Moriarty fournit une tentative de réponse ouverte dans les dernières pages de son roman, magistrales, qui permet à chaque lecteur de donner la sienne personnelle et intime, en fonction de ses convictions. Un grand roman qui n'en a pas l'air. Mais il en a les paroles...
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latina
  13 janvier 2017
Eh bien...des secrets comme celui-là, je ne voudrais jamais que mon mari m'en révèle !
Quelle histoire, bon dieu, quelle histoire !
Une petite précision pour commencer : j'ai A-DO-RE.
Oui ! Nous sommes en Australie, d'abord. A Sidney. La semaine avant Pâques. L'automne, quoi. Ben oui...changement d'hémisphère.
3 familles, 3 femmes de tête et de coeur. Elles ne se connaissent pas ou à peine. Et puis, à cause d'un bouleversement survenu chez 2 des femmes les plus jeunes -la quarantaine toutes les 2, mariées avec enfant(s)-, bouleversement dû à leurs maris respectifs, elles se retrouvent toutes les 3 en contact, voulu ou non. Et je peux vous assurer que ça va swinguer ! Haut les coeurs, haut les corps !
Dit comme ça, ça parait superficiel, « desperate housewifes », et pourtant...ça ne l'est PAS DU TOUT. Nous plongeons en apnée dans plusieurs drames à la fois :
• Rachel, la femme plus âgée, est une mère en deuil depuis des années et des années, sa fille a été assassinée lorsqu'elle avait 17 ans. Elle ne pense qu'à ça, évidemment, tout le temps. Et tous ceux face à elle ne peuvent qu'imaginer l'atroce douleur qu'elle ressent chaque jour : « Même si on essaie de se mettre à la place de celui qui se noie dans les eaux glaciales de l'Atlantique ou qui vit séparé des siens à cause d'un mur, seule la tragédie qui nous frappe personnellement - pire, celle qui frappe nos enfants - , nous fait vraiment souffrir ».
• Cecilia, la maman toujours prête, la femme toujours apprêtée, allergique au désordre, la pro des Tupperware et de l'étiquetage-maison, ouvre une vieille lettre de son mari cachée dans le grenier, et la tempête déferle dans son crâne.
• Tess, la « phobique sociale » qui se soigne, femme, amie, maman heureuse, voit son univers basculer par le biais de sa cousine adorée et complice depuis toujours.
Et c'est là que la force féminine montre toute son ampleur. Malgré les doutes, malgré les rancoeurs, malgré les bouleversements et les tragédies intimes, elles luttent, ces femmes. Elles craquent souvent, mais elles font face toujours. Et j'adore.
« Apprendre à être souple », voilà la leçon que je pourrais tirer de ces tranches de vie.
« Non ! », allez-vous rétorquer. Pas encore une histoire tourmentée, y en a marre de ces tragédies qui nous entourent. Un peu de légèreté, que diable !
Vous n'avez pas tort.
Mais ici, je tiens à vous persuader que ce livre en est rempli. J'ai ri : plusieurs fois. J'ai souri : d'innombrables fois. J'ai jubilé intérieurement. Car ces femmes ont fort à faire avec leurs familles et même leurs relations anciennes (tous ces personnages sont savoureux, soi dit en passant).
Ce livre est une somme d'humanité tragico-comique, où la psychologie féminine ultra-fouillée a la part du roi – ou plutôt de la reine-.
Merci à Canel qui m'a proposé une lecture commune de cette auteure que je ne connaissais pas du tout et que je lirai dorénavant avec un immense plaisir.
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marina53
  20 février 2017
À Sydney, Cecilia mène une vie paisible et sereine au sein d'un foyer aimant. Épouse chérie, mère comblée de trois filles charmantes, déléguée des parents d'élèves et conseillère à temps partiel chez Tupperware. Son mari, John-Paul est, quant à lui, un père adorable et un mari attentionné. Une existence équilibrée qui va du jour au lendemain vaciller à cause d'une lettre trouvée par hasard dans le grenier. Si ce n'était ce petit mot écrit sur l'enveloppe de la main de son époux, "Pour ma femme, Cecilia Fitzpatrick, à n'ouvrir qu'après ma mort", elle n'y aurait pas prêté attention. Que faire ? Respecter le souhait de John-Paul ? Ou lire cette lettre bien mystérieuse ?
Rachel vit toujours dans la douleur depuis l'assassinat de sa fille, Janie, il y a de cela plus de 20 ans. Heureusement que son petit-fils, Jacob, lui apporte de la joie. Malheureusement, lorsque son fils et sa bru lui annoncent qu'ils déménagent à New-York, Tess est plus que jamais ébranlée...
Loin de là, à Melbourne, Tess ne s'attendait pas à cette terrible nouvelle : son mari et sa cousine adorée, Felicity, sont tombés amoureux. Choquée, effarée et en colère, elle décide de partir in petto pour Sydney, là où elle a grandi et où vit sa maman...
Liane Moriarty tisse des portraits de femmes attachantes, combattives et profondément humaines qui, à Sydney se croiseront immanquablement. Cecilia qui, après avoir découvert le terrible secret de son mari, sera en proie à de nombreux doutes. Jusqu'où sera-t-elle prête à aller pour protéger sa famille ? Rachel, rongée par la douleur, et Tess qui voit son mariage se déliter. L'ambiance, paisible d'apparence, va peu à peu s'alourdir et s'opprimer dès lors que la vérité refait surface. Chacune de ces femmes porte en elle des doutes, des rancoeurs, de la colère ou de l'amertume. L'auteure, décrivant parfaitement le lien si ténu qui unit deux personnes, nous offre un roman juste et équilibré sur les relations familiales et amoureuses, mais aussi sur le pardon, la culpabilité ou le deuil. Alternant les chapitres consacrés à chacune d'elle, l'intrigue s'installe ainsi gentiment. Des histoires de femmes à la fois émouvantes et tragiques, des intrigues dramatiques mais aussi des sourires, des dialogues ciselés et un épilogue qui donne à réfléchir sur nos actes.
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ninosairosse
  07 novembre 2017
♪ Selon la mythologie,
Jadis, les hommes vivaient sans femmes
Ne connaissaient ni fatigue ni vieillesse, ni souffrance
Zeus donna naissance à une créature du sexe féminin
Parée de tous les dons
Belle, intelligente, rusée, futée et désirable
Mais Pandora, c'est son nom, ouvre les Jars,
De ce vase jallit la souffrance, la mort, le vol et puis le crime
Sa main à ouvert la boite de Pandore
Et je suis sure que son coeur aurait voulu la refermer ♪
intro La Boîte de Pandore, Julie Zenatti, 2007
Une brise vivifiante avait chassé la grisaille matinale propre au Vendredi saint et la journée s'était finalement parée de ses magnifiques couleurs d'automne.
p391 texto
Je connaissais Noël au balcon, Pâques au tison
Vanités, complaisances et petites trahisons
Mais Pâques en automne !, in petto
je m'étonne !!
Trop mariée ou le pied To-Tal
brosse à dent mauvais pour l'émail
ce qui t'attend c'est Ta Taule
in petto, à chacun ses casseroles...
Cécilia va payer très cher tout son fatras
choisir entre la peste et le choléra
Soulever un couvercle de Tupperwar bien trop tôt
comme extirper un ver exotique in petto...
Roman au mille destins,
m'a en balai c'est certain
digressions coulent à flot
on n'utilise plus de plumeau
le monde est il plus poussiéreux ?
Lisez le ...avant de finir en vieux.
Frissons du désir, papillons dans le ventre
♫oh Cécilia, you're breaking my heart♫
Syndrome de Marfan, dilemme pour un flirt
that's all folks !!!
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Kittiwake
  26 mars 2016

Ça commence comme une bluette, limite chick lit (un mariage à la dérive pour cause d'adultère, une mère en deuil de sa fille disparue brutalement dix sept ans plus tôt ). Oui mais voilà. Une lettre égarée et retrouvée va provoquer l'écroulement de la pyramide fragile des liens qui unissent ce petit monde.
Cécilia vend avec efficacité et succès des Tupperware tandis que son mari réussit dans les affaires. Leurs trois enfants sont superbes. Tout va bien. Sauf que la maniaque du rangement qu'est Cécilia découvre par hasard dans les archives de son mari une lettre qui lui est adressée, accompagnée d'une recommandation : à n'ouvrir que s'il décède...Cécilia n' a peut-être pas lu Barbe-bleue, en tout cas la curiosité l'emporte sur la prudence et ce qu'elle y découvre bouleverse profondément l'image qu'elle pouvait avoir de celui qui partage sa vie depuis de nombreuses années . D'autre part, les conséquences impliquent aussi d'autres personnages, ceux-là même dont on se demandait quels liens pouvaient exister entre eux.
Et l'on se retrouve peu à peu au coeur d'une intrigue sordide, qui refait surface après des années à la manière d'une lame de fond qui va tout emporter sur son passage.
Les personnages sont intéressants parce qu'ordinaires, et leurs réactions face à l'adversité est bien traitée. Cécilia m'a beaucoup fait pensé à Evelyn , l'héroïne de Beignets de tomates vertes, dans son apparente aisance qui cache un questionnement et une remise en cause permanente.
Les relations dans les couples, qu'ils soient récents ou plus anciens sont passées au crible pour mieux en cerner les dysfonctionnements.
L'histoire se déroule en Australie, de Sydney à Melbourne, mais aurait pu prendre place à peu près n'importe où, là ou la civilisation est inondée de boites de plastique qui sont censées vous changer la vie
Une remarque sur le prologue, qui reprend un épisode de la mythologie , très revisité, et qui donne le ton du récit, et incite à poursuivre avec enthousiasme
Liane Moriarty est devenue rapidement un auteur à succès.
Même si ce n'est pas un critère absolu, (on a connu de grosses daubes caracolant en tête des ventes), le secret du mari a tout de même tenu un an dans la liste des best-sellers du New-York Times, a été traduit en 35 langues et CBS a acquis les droits pour une adaptation ciné, pas mal pour une jeune australienne. Et il est très tentant de confirmer cette bonne première impression en explorant Big little lies, même s'il n'est pas traduit en français à ce jour.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Citations et extraits (126) Voir plus Ajouter une citation
valreinevalreine   10 décembre 2017
"Si c'est une blague, ça ne fait pas rire du tout", répondit Tess. Tels deux serre-livres assortis, Will et Felicity posèrent chacun une main sur ses épaules, comme pour l'empêcher de défaillir.
"Nous sommes terriblement désolés, dit Felicity.
- Terriblement désolés", répéta Will en canon.
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valreinevalreine   10 décembre 2017
Rachel raccrocha et se tourna vers son écran, les yeux baignés de larmes. Elle se rendit compte à présent qu'elle avait passé la journée plongée dans un attente fébrile, convaincue que le simple fait d'avoir trouvé la cassette relancerait la machine, qu'un dénouement inespéré était permis. Comme si cette maudite bande pouvait faire revenir Janie. Quelque part, une partie de son cerveau refusait encore d'accepter que Janie avait été assassinée ; la petite fille en elle continuait de croire qu'un jour, une figue d'autorité respectable prendrait la situation en main pour redresser le tort qu'on lui avait fait. Mais qui se cachait derrière cette entité raisonnable censée intervenir? Dieu? Comment avait-elle pu se bercer de tant d'illusions? Même inconsciemment?
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   05 décembre 2017
Ton fils reste ton fils jusqu'au jour de ses noces, mais ta fille reste ta fille jusqu'au seuil de ta fosse.
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ninosairosseninosairosse   05 novembre 2017
Voilà plusieurs semaines qu'elle avait demandé à John-Paul de s'en occuper. Il n'en avait pas trouvé le temps mais, si elle avait fait appel à un professionnel, il aurait fait un scandale. Monsieur l'aurait pris comme un affront à ses talents de bricoleur. Evidemment, le jour où il finirait par se pencher sur la question, il ne parviendrait pas à le réparer et Cécilia devrait quand même faire venir quelqu'un. Prodigieusement agaçant, n'est-ce pas ?
p365
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ninosairosseninosairosse   01 novembre 2017
Il y avait ce garçon dans sa classe, un dénommé Marcus, qui lui menait la vie dure. Oh, il ne le persécutait pas vraiment - ce qui, soit dit en passant, aurait été plus simple : l'école aurait appliqué le règlement et, en matière de harcèlement, ils ne faisaient pas de cadeaux. Dans le cas présent, les choses étaient plus compliquées : Marcus était un petit psychopathe tout ce qu'il y avait de plus charmant.
p48
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Videos de Liane Moriarty (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Liane Moriarty
Bande annonce de la série "Big Little Lies" adaptation du roman de Liane Moriarty (titre du roman en France Petits secrets, grands mensonges)
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