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Béatrice Taupeau (Traducteur)
Éditeur : Le Livre de Poche (01/08/2016)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.73/5 (sur 763 notes)
Résumé :
Jamais Cecilia n'aurait dû lire cette lettre trouvée par hasard dans le grenier. Sur l'enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « À n'ouvrir qu'après ma mort ». La curiosité est trop forte, elle l'ouvre et le temps s'arrête... À la fois folle de colère et dévastée par ce qu elle vient d'apprendre, Cecilia ne sait que faire : si elle se tait, la vérité va la ronger, si elle parle, ceux qu elle aime souffriront.
Liane Moriarty brosse un tableau ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (204) Voir plus Ajouter une critique
nameless
29 juin 2016
Voilà un roman qui ne payait pas de mine à la maison de la Presse de la Clusaz, au titre gnangnan, à la couverture niaiseuse, au résumé cent fois lu, et dont le succès planétaire rabaché ne prouvait a priori en rien la qualité. Et pourtant !

Bienvenue à Melbourne, Victoria the place to be, c'est écrit sur les plaques minéralogiques des voitures. Ses quartiers à perte de vue de maisons toutes de plain-pied, la place ne manque pas sur l'île continent, leurs jardins en version grands espaces sans clôture, ses mères de famille très bénévolement investies dans les écoles privées et souvent cathos de leurs enfants, préparant des petits déjeuners avec du Vegemite, cette pâte noire au goût et à la texture de mélasse mâtinée de goudron, et de bons gâteaux à l'huile de sésame. Cecilia Fitzpatrick appartient à cette catégorie de femmes, classe moyenne, un bon et beau mari gagnant correctement sa vie, trois filles. Sa vie semble gravée dans le marbre, rangée hermétiquement dans une boîte Tupperware qui ne laisse pas s'échapper les mauvaises odeurs, et dont elle fait avec succès le commerce.

S'il n'y avait pas eu un grain de sable pour dynamiter ce parfait ordonnancement familial, Liane Moriarty n'aurait même pas eu besoin d'écrire un roman, car c'est la vie de millions de gens, de couples, de familles qu'elle aborde dans les premiers chapitres, d'une plume leste et humoristique mais connue de tous. Le grain de sable se nomme Esther, c'est l'une des trois filles du couple Fitzpatrick. Elle possède la particularité de développer des lubies. Après les dinosaures, elle s'intéresse à l'histoire du mur de Berlin, de son érection à son démantèlement, et collecte obsessionnellement toutes les informations susceptibles d'enrichir ses connaissances historiques. C'est ainsi que Cecilia monte au grenier chercher un morceau du honteux mur qu'elle a acheté lors d'un voyage adolescent en Allemagne pour l'offrir à sa fillette. Ce faisant, elle découvre une lettre rédigée puis oubliée par John-Paul, son mari : “à n'ouvrir qu'après ma mort”.

Ouvrir ? Ne pas ouvrir ? Là n'est pas la question (Cecilia ouvre) puisque l'on peut rapidement deviner ce que contient cette lettre pré-posthume.

A tort ou à raison, j'ai trouvé que ce roman baigne dans une atmosphère religieuse. Ses sept parties correspondent aux sept jours de la semaine sainte, du lundi au dimanche de Pâques. L'école catholique des enfants occupe une place importante y compris à travers le décès d'une bonne soeur y officiant, les interventions d'un prêtre, les évocations de messes, parsèment le récit ici ou là. Et c'est bien, ce n'est que mon avis, un questionnement sur le sens de leur foi et leur morale que nous offrent à partager Cecilia, “catholique jusqu'au bout des ongles” (p. 103) et les deux autres personnages principaux et féminins du récit, Tess et Rachel, toutes les deux en recherche de réponses à des questions existentielles qui peuvent concerner Dieu puisque sans réponse humaine. Avec sensibilité, légèreté, humour, Liane Moriarty pose des questions graves sur le deuil, l'adultère, la sexualité, le pardon, l'absolution, le poids des secrets familiaux et le sens de la famille. Mais la plus essentielle de toutes est peut-être celle-ci : peut-on expier, payer, monnayer, et si oui comment, une faute commise quelques vingt ans plus tôt ?

Liane Moriarty fournit une tentative de réponse ouverte dans les dernières pages de son roman, magistrales, qui permet à chaque lecteur de donner la sienne personnelle et intime, en fonction de ses convictions. Un grand roman qui n'en a pas l'air. Mais il en a les paroles...
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marina53
20 février 2017
À Sydney, Cecilia mène une vie paisible et sereine au sein d'un foyer aimant. Épouse chérie, mère comblée de trois filles charmantes, déléguée des parents d'élèves et conseillère à temps partiel chez Tupperware. Son mari, John-Paul est, quant à lui, un père adorable et un mari attentionné. Une existence équilibrée qui va du jour au lendemain vaciller à cause d'une lettre trouvée par hasard dans le grenier. Si ce n'était ce petit mot écrit sur l'enveloppe de la main de son époux, "Pour ma femme, Cecilia Fitzpatrick, à n'ouvrir qu'après ma mort", elle n'y aurait pas prêté attention. Que faire ? Respecter le souhait de John-Paul ? Ou lire cette lettre bien mystérieuse ?
Rachel vit toujours dans la douleur depuis l'assassinat de sa fille, Janie, il y a de cela plus de 20 ans. Heureusement que son petit-fils, Jacob, lui apporte de la joie. Malheureusement, lorsque son fils et sa bru lui annoncent qu'ils déménagent à New-York, Tess est plus que jamais ébranlée...
Loin de là, à Melbourne, Tess ne s'attendait pas à cette terrible nouvelle : son mari et sa cousine adorée, Felicity, sont tombés amoureux. Choquée, effarée et en colère, elle décide de partir in petto pour Sydney, là où elle a grandi et où vit sa maman...
Liane Moriarty tisse des portraits de femmes attachantes, combattives et profondément humaines qui, à Sydney se croiseront immanquablement. Cecilia qui, après avoir découvert le terrible secret de son mari, sera en proie à de nombreux doutes. Jusqu'où sera-t-elle prête à aller pour protéger sa famille ? Rachel, rongée par la douleur, et Tess qui voit son mariage se déliter. L'ambiance, paisible d'apparence, va peu à peu s'alourdir et s'opprimer dès lors que la vérité refait surface. Chacune de ces femmes porte en elle des doutes, des rancoeurs, de la colère ou de l'amertume. L'auteure, décrivant parfaitement le lien si ténu qui unit deux personnes, nous offre un roman juste et équilibré sur les relations familiales et amoureuses, mais aussi sur le pardon, la culpabilité ou le deuil. Alternant les chapitres consacrés à chacune d'elle, l'intrigue s'installe ainsi gentiment. Des histoires de femmes à la fois émouvantes et tragiques, des intrigues dramatiques mais aussi des sourires, des dialogues ciselés et un épilogue qui donne à réfléchir sur nos actes.
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Kittiwake
26 mars 2016

Ça commence comme une bluette, limite chick lit (un mariage à la dérive pour cause d'adultère, une mère en deuil de sa fille disparue brutalement dix sept ans plus tôt ). Oui mais voilà. Une lettre égarée et retrouvée va provoquer l'écroulement de la pyramide fragile des liens qui unissent ce petit monde.
Cécilia vend avec efficacité et succès des Tupperware tandis que son mari réussit dans les affaires. Leurs trois enfants sont superbes. Tout va bien. Sauf que la maniaque du rangement qu'est Cécilia découvre par hasard dans les archives de son mari une lettre qui lui est adressée, accompagnée d'une recommandation : à n'ouvrir que s'il décède...Cécilia n' a peut-être pas lu Barbe-bleue, en tout cas la curiosité l'emporte sur la prudence et ce qu'elle y découvre bouleverse profondément l'image qu'elle pouvait avoir de celui qui partage sa vie depuis de nombreuses années . D'autre part, les conséquences impliquent aussi d'autres personnages, ceux-là même dont on se demandait quels liens pouvaient exister entre eux.
Et l'on se retrouve peu à peu au coeur d'une intrigue sordide, qui refait surface après des années à la manière d'une lame de fond qui va tout emporter sur son passage.
Les personnages sont intéressants parce qu'ordinaires, et leurs réactions face à l'adversité est bien traitée. Cécilia m'a beaucoup fait pensé à Evelyn , l'héroïne de Beignets de tomates vertes, dans son apparente aisance qui cache un questionnement et une remise en cause permanente.
Les relations dans les couples, qu'ils soient récents ou plus anciens sont passées au crible pour mieux en cerner les dysfonctionnements.
L'histoire se déroule en Australie, de Sydney à Melbourne, mais aurait pu prendre place à peu près n'importe où, là ou la civilisation est inondée de boites de plastique qui sont censées vous changer la vie
Une remarque sur le prologue, qui reprend un épisode de la mythologie , très revisité, et qui donne le ton du récit, et incite à poursuivre avec enthousiasme
Liane Moriarty est devenue rapidement un auteur à succès.
Même si ce n'est pas un critère absolu, (on a connu de grosses daubes caracolant en tête des ventes), le secret du mari a tout de même tenu un an dans la liste des best-sellers du New-York Times, a été traduit en 35 langues et CBS a acquis les droits pour une adaptation ciné, pas mal pour une jeune australienne. Et il est très tentant de confirmer cette bonne première impression en explorant Big little lies, même s'il n'est pas traduit en français à ce jour.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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latina
13 janvier 2017
Eh bien...des secrets comme celui-là, je ne voudrais jamais que mon mari m'en révèle !
Quelle histoire, bon dieu, quelle histoire !
Une petite précision pour commencer : j'ai A-DO-RE.
Oui ! Nous sommes en Australie, d'abord. A Sidney. La semaine avant Pâques. L'automne, quoi. Ben oui...changement d'hémisphère.
3 familles, 3 femmes de tête et de coeur. Elles ne se connaissent pas ou à peine. Et puis, à cause d'un bouleversement survenu chez 2 des femmes les plus jeunes -la quarantaine toutes les 2, mariées avec enfant(s)-, bouleversement dû à leurs maris respectifs, elles se retrouvent toutes les 3 en contact, voulu ou non. Et je peux vous assurer que ça va swinguer ! Haut les coeurs, haut les corps !
Dit comme ça, ça parait superficiel, « desperate housewifes », et pourtant...ça ne l'est PAS DU TOUT. Nous plongeons en apnée dans plusieurs drames à la fois :
• Rachel, la femme plus âgée, est une mère en deuil depuis des années et des années, sa fille a été assassinée lorsqu'elle avait 17 ans. Elle ne pense qu'à ça, évidemment, tout le temps. Et tous ceux face à elle ne peuvent qu'imaginer l'atroce douleur qu'elle ressent chaque jour : « Même si on essaie de se mettre à la place de celui qui se noie dans les eaux glaciales de l'Atlantique ou qui vit séparé des siens à cause d'un mur, seule la tragédie qui nous frappe personnellement - pire, celle qui frappe nos enfants - , nous fait vraiment souffrir ».
• Cecilia, la maman toujours prête, la femme toujours apprêtée, allergique au désordre, la pro des Tupperware et de l'étiquetage-maison, ouvre une vieille lettre de son mari cachée dans le grenier, et la tempête déferle dans son crâne.
• Tess, la « phobique sociale » qui se soigne, femme, amie, maman heureuse, voit son univers basculer par le biais de sa cousine adorée et complice depuis toujours.
Et c'est là que la force féminine montre toute son ampleur. Malgré les doutes, malgré les rancoeurs, malgré les bouleversements et les tragédies intimes, elles luttent, ces femmes. Elles craquent souvent, mais elles font face toujours. Et j'adore.
« Apprendre à être souple », voilà la leçon que je pourrais tirer de ces tranches de vie.
« Non ! », allez-vous rétorquer. Pas encore une histoire tourmentée, y en a marre de ces tragédies qui nous entourent. Un peu de légèreté, que diable !
Vous n'avez pas tort.
Mais ici, je tiens à vous persuader que ce livre en est rempli. J'ai ri : plusieurs fois. J'ai souri : d'innombrables fois. J'ai jubilé intérieurement. Car ces femmes ont fort à faire avec leurs familles et même leurs relations anciennes (tous ces personnages sont savoureux, soi dit en passant).
Ce livre est une somme d'humanité tragico-comique, où la psychologie féminine ultra-fouillée a la part du roi – ou plutôt de la reine-.
Merci à Canel qui m'a proposé une lecture commune de cette auteure que je ne connaissais pas du tout et que je lirai dorénavant avec un immense plaisir.
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canel
13 janvier 2017
Vous connaissez certainement des mamans comme ces trois-là, vous ressemblez peut-être même à l'une d'elles.
• Cecilia : femme au foyer très engagée dans la vie de l'établissement scolaire, tirée à quatre épingles, bien coiffée/maquillée, sa grande maison rutile du sol au plafond et sent bon les gâteaux ; ses trois filles sont polies, ravissantes, intelligentes, son superbe mari mène une brillante carrière, elle-même arrive à fourguer des Tupperware comme personne, etc. Certes sa pré-ménopause et sa sexualité en berne l'inquiètent, mais digne comme elle est, elle n'en laisse rien paraître. Vous l'enviez autant qu'elle vous agace.
• Tess : elle rase les murs, vous ne la remarquez pas : timide, elle évite les grands rassemblements. D'ailleurs, il se murmure que son fils n'est pas plus dégourdi qu'elle - la preuve, il se fait harceler par un gamin...
• Rachel : la voir, ou même seulement penser à elle, ça vous tord le ventre. Elle a perdu un enfant. Mais comment fait-elle pour tenir encore debout ? Pour travailler où sa fille était scolarisée ? Et vous, que pouvez-vous bien lui dire sans gaffer ? le plus simple : l'éviter, détourner le regard...
Parce que le mari de Tess a des envies d'aventures, parce que celui de Cecilia a un secret très lourd, leurs chemins vont se croiser, leurs destins basculer.
Quand de telles rencontres se passent sous la plume de Liane Moriarty, le résultat est savoureux, comme j'avais pu le constater avec 'Petits Secrets et grands Mensonges'.
Comme Joyce Maynard, JC Oates, J. Courtney Sullivan (et même encore mieux, à mon avis, c'est dire !), cette auteur australienne est très douée pour décortiquer les réactions, interactions et pensées féminines, allant jusqu'à dévoiler nos idées les plus inavouables - mesquinerie, jalousie, désir de vengeance et de meurtre, fantasmes sexuels...
On s'y croit, on s'y voit, on en rit, on en frissonne, on s'en émeut, a fortiori si on partage la vision de l'auteur et ses questionnements sur le couple, la famille, la maternité et la féminité, la séduction, le vieillissement, la solitude...
Toutes ces femmes sont touchantes, parfois bouleversantes, et leurs mecs qu'on trouve souvent insupportables, voire minables, en-dessous de tout (comme les nôtres certains jours, ou ceux des copines dans la vraie vie), arrivent à nous attendrir et à nous émerveiller aussi.
Il paraît que les romans de Liane Moriarty ressemblent à 'Desperate Housewives'. Je ne peux pas comparer, je n'ai jamais regardé cette série.
Ce sont des histoires de femmes, certes, mais pas girly. Les personnages sont finement observés, présentés tout en nuances et paradoxes. Pas de clichés, pas de manichéisme, la roue tourne pour tout le monde, c'est le grand tourbillon de la vie où le pire et le meilleur de chacun se révèle.
♥ Un grand merci à Latina/Cécile pour cette lecture commune sur les chapeaux de roue. D'emblée séduites par le ton du récit et les histoires de ces femmes, super motivées par-delà les kilomètres et une frontière, on a dévoré ces cinq cents pages de concert ! Cette fois j'avais un peu d'avance sur ma co-lectrice, c'est rare. Je m'amusais, en lisant ses remarques en 'off', à redécouvrir ce que je pensais de tel ou tel personnage quelques heures plus tôt. 😉
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Citations & extraits (93) Voir plus Ajouter une citation
AurelieRAurelieR23 mai 2017
Peut-être que personne ne pouvait répondre à ce genre de questions. Peut-être même que rien n'était écrit à l'avance. Il y avait la vie, tout simplement, le moment présent, l'idée qu'on fait de son mieux. Qu'on apprend à être "souple".
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AurelieRAurelieR23 mai 2017
Les mille autres chemins que nos vies auraient pu, et peut-être dû, prendre nous restent à jamais inconnus. C'est probablement pour le meilleur. Certains secrets sont faits pour demeurer secrets. Ce n'est pas Pandore qui vous dira le contraire.
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asnicoasnico18 mai 2017
Les autres mères, les instituteurs, tous ces gens qui gravitent autour de ton gamin. Ca impose une vie sociale infernale, d'être parent. Il faut tout le temps donner le change. (p 341)
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sld09sld0907 mars 2016
Pauvre, pauvre Pandore. Zeus lui confie une mystérieuse jarre et l'envoie ici-bas pour épouser Epiméthée, un type passablement intelligent qu'elle n'a jamais vu de sa vie. Personne ne lui dit de ne pas ouvrir la jarre. Bien évidemment, elle l'ouvre. De toute façon, elle n'a rien d'autre à faire. Comment pouvait-elle savoir que les maux les plus vils s'en échapperaient pour tourmenter l'humanité à jamais, et que seul l'espoir y resterait enfermé ? Une étiquette de mise en garde, c'était trop demander ?
Ensuite, tout le monde y va de son petit commentaire : "Ah, Pandore ! N'as-tu donc aucune volonté ? Petite fouineuse, on t'avait bien dit de ne pas l'ouvrir cette boîte. Typiquement féminin, cette curiosité dévorante. Regarde ce que tu as fait." Alors, primo c'était une jarre, pas une boîte ; et deuzio - combien de fois va-t-il falloir qu'elle le répète ? - personne ne lui avait dit de ne pas l'ouvrir !
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ImmanenceImmanence12 janvier 2016
D'après le franc succès remporté en Amérique, j'avais hâte de découvrir ce livre. L'histoire est intéressante et pourrait être captivante. Cependant ce livre comporte des longueurs et ce, dès les premières pages! Par exemple en attendant que Cécilia se décide à ouvrir cette fameuse lettre qui comporte le secret, nous passons en revue tout ses changements d'émotions et d'humeur: "je l'ouvre, je ne l'ouvre pas, je l'ouvre, je ne l'ouvre pas..." J'exagère à peine!
Rachel, quant à elle, ressasse sans cesse les mêmes sentiments tout au long du livre. Certes ce qu'elle vit est terrible, c'est normal qu'elle ait tout le temps les mêmes pensées et si Rachel existait ce serait très certainement tout cela qu'elle ressentirait.; seulement voilà nous sommes dans un livre, et nous n'avons pas besoin, nous pauvres lecteurs, d'être en permanence dans la tête d'une personne âgée dépressive à ressasser les mêmes choses pendant 400 pages.
De plus, si l'écriture de l'auteure est très agréable, le fait de changer de personnages et de décors toutes les deux pages est parfois pénible et frustrant.
Pour finir le dénouement est tel qu'à la fin du livre, on ressent de la colère pour chacun des personnages, ce qui nous empêche donc de nous identifier a l'un d'entre eux. Je en parlerai pas de l'épilogue un brin déprimant qui, personnellement, m'a dérangé.
Néanmoins, beaucoup de personnes ont apprécié ce livre. Même si je ne comprends pas son succès, et malgré les défauts que j'ai pu relevée, on est curieux de découvrir le dénouement et je l'ai quand même lu rapidement, l'écriture de l'auteur restant très agréable.
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