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EAN : 9782221190449
336 pages
Robert Laffont (07/01/2016)
3.33/5   39 notes
Résumé :
'Les revues, je les laisse', elle annonce à l'employé de l'émigration. On dirait que c'est une décision qu'elle prend, et non qu'elle en est réduite à cette dernière extrémité. Elle ouvre un des Vogue, en arrache une page, et la glisse, pliée, sous sa manche. Soudain, elle va vers un garçon splendide dont, dira-t-elle, elle a remarqué les babouches ouvragées, différentes. Une fois près de lui, elle voit qu'il a des cils d'ânesse. Elle ne s'est pas trompée. Elle dépo... > Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
3,33

sur 39 notes

Ziliz
  07 février 2016
J'aimais bien Sophie Fontanel quand je la voyais sur Canal+ dans les années 1990, en première partie de NPA. Je la trouvais cool, sympa, genre "grande fille toute simple", par opposition à d'autres chroniqueuses plus chichiteuses et agaçantes.
J'ai beaucoup aimé son ouvrage 'L'envie' (2011) qui évoque un sujet tabou : l'absence de désir sexuel féminin, passager ou durable.
J'ai tiqué quand j'ai vu quel était le sujet de ce dernier titre en date. Dans 'La Vocation', l'auteur relate son expérience de Directrice de la mode dans le magazine ELLE. Sophie Fontanel le répète : elle est « l'enfant d'une lignée d'adorateurs des beaux habits ». Ah, pas moi, pas du tout. Ça démarrait mal entre ce livre et moi, donc : la mode et surtout le luxe, synonyme de vanité (dans les deux sens : orgueil et vide) et de gaspillage, ça me sort par les yeux.
J'ai encore plus grincé des dents quand j'ai constaté que l'auteur y évoquait également ses ancêtres réfugiés d'Arménie. Opportunisme ? Suffit-il de parler des souffrances de sa famille pour contrebalancer la futilité de ses propos ? J'ai failli abandonner, ou ne lire qu'un chapitre sur deux : les passages consacrés aux grands-parents, à la tante, à la mère, et à leur intégration à Paris.
Mais finalement, je me suis prise au jeu, et si les passages sur le travail de l'auteur à ELLE m'ont agacée (défilés, shootings, rendez-vous d'affaires, peoplerie), j'ai apprécié le ton de Sophie Fontanel : elle sait garder un certain recul et un sens critique par rapport à ce milieu. J'ai admiré également la façon dont elle tisse ses deux récits, entremêlant les destins des femmes de sa famille, unies par l'amour des belles étoffes, des belles coupes - de « l'élégance parisienne », selon Méliné, l'aïeule arménienne arrivée en France à vingt-deux ans.
Alors la mode et l'univers de la haute couture, futiles ou pas ? L'auteur s'en explique dans les dernières pages, mais aussi intéressantes soient-elles, ses réflexions ne m'ont pas fait changer d'avis.
PS : je trouve la couverture hideuse, et non, les rayures bleues ne représentent même pas le drapeau arménien.
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ASAI
  03 juin 2020
Voilà, j'ai fini cette lecture... encore une chronique pas simple, et cela m'agace car lorsque je lis un bijou, je n'ai aucune hésitation..., mais là on en est loin. Ni pierre précieuse, ni pierre fine, non un caillou tout simplement. Qui se lit plutôt facilement. Même trop facilement.
Quel en est le sujet et la problématique ? Alors d"après ce que j'en ai compris, il s'agit de garder la mémoire d'une vieille dame arménienne, échappée des massacres de 1915, et qui réussit son intégration, la preuve aujourd'hui... Donc on suit d'années en années l'histoire de cette dame Méliné. Sauf que rapidement on la perd.... pour nous faire vivre le temps présent, l'histoire de Sophie, dont personnellement je me suis foutue (pardonnez la vulgarité). L'espèce de parallèle que l'auteur a voulu réaliser entre sa vie et celle de sa grand mère est complètement raté. Car on passe de la vie sans doute difficile de la grand mère à la vie de Madame Sophie qui surfe sur les défilés de mode, les fashion weeks, les dépenses somptuaires de ce milieu... et le lien entre la pauvre grand mère et la Sophie qui (en plus la pauvre, vraiment à plaindre) ne s'amuse même pas dans ce milieu trop superficiel... je n'ai pas compris...
Il y avait un vrai sujet, celui de l'émigration, celui du rêve de la France, celui de l'intégration. Mais Mme Fontanel nous entraîne dans la superficialité et son livre ou son écriture (les deux ?) n'émettent aucun sentiment, aucune empathie. Nous en sommes donc bien à une histoire de nombril. Même pas bien écrit. Une déception. Un mensonge. Une usurpation.
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LeaTouchBook
  26 février 2016
Dans ce roman autobiographique, Sophie Fontanel nous conte sa passion pour la mode mais aussi la destinée de sa famille : un beau récit entre défilés et émotions !
Si au départ le coeur de l'histoire autour de la mode n'avait rien pour me plaire (je ne suis pas une grande adepte des vêtements) il n'en reste pas moins que ce livre ne raconte pas tant le quotidien dans cet univers, mais la vocation familiale dans une réussite finale au travers de Sophie. C'est une sorte de saga familiale qui m'a beaucoup émue et ce d'autant plus que le génocide arménien amenant la fuite de ce peuple vers d'autres contrées est un sujet qui me touche.
Ainsi il n'y a peut-être pas plus grande fierté que d'avoir réussie à accomplir le rêve familial tout en atteignant son propre objectif. Une sorte de revanche et d'espoir pour chacun. D'un côté Méliné qui fuit les persécutions contre les arméniens et qui arrive en France avec son magazine Vogue et de l'autre Sophie journaliste et directrice de la mode au sein de Elle. Quel parcours entre ces deux femmes, deux destins unis par le sang et par la plume, deux êtres qui sont liés par une passion commune. Je trouve que c'est d'autant plus fort que cela est vrai.
J'ai aimé ces chapitres courts, remplis de dialogues vifs, qui alternaient les deux vies, c'est une forme de comparaison sans jugement, plutôt un croisement, une évidence, une vocation. Je n'avais encore jamais lu un roman de Sophie Fontanel mais je sais à présent que je lirai les précédents et ceux qui suivront car il s'agit d'une plume incontournable de la scène littéraire française.
En définitive, une belle histoire de famille : si a priori la vocation de Sophie Fontanel était dans la mode, je peux dire que sa vocation est aussi dans l'écriture.
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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cdisaintemarguerite
  17 mai 2016
Un livre intéressant sur le monde de la mode et l'intégration de réfugiés arméniens dans la société française après le génocide perpétré par les Turcs en 1915.
Les fautes de style, par contre, sont assez nombreuses...Ce qui est toléré à l'oral, ne l'est pas à l'écrit !
C.Meaudre
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dcombier
  06 avril 2016
Comment ne pas faire le parallèle entre ce livre et "l'étrangère" de Valérie Toranian ?
Dans les 2 cas les auteurs sont des femmes, d'origine arménienne, journalistes à Elle et elles vouent une admiration sans borne à leur grand-mère venue d'Arménie lors du génocide perpétré par les Turcs.
Mais la comparaison s'arrête là. Autant j'ai aimé "l'étrangère" autant j'ai été déçu, au point de ne pas le finir, par le roman de Sophie Fontanel. C'est plat, sans empathie, semble faux comme le monde professionnel dans lequel elle évolue. L'auteur passe plus de temps à parler d'elle et de sa réussite que de sa grand-mère pour laquelle elle n'exprime pas vraiment ses sentiments.
Une déception alors que je cherchais à retrouver l'émotion du roman sur le même thème de Valérie Toranian
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Ziliz Ziliz   06 février 2016
Son pays perdu lui remontait, ses ancêtres pendus, leur maison abandonnée à des pillards, la pauvreté. Elle révélait qu'en réalité le statut d'enfant d'émigrés [arméniens] l'avait humiliée, enfant [dans les années 1930]. Une fois, troisième de sa classe, elle n'avait pu monter sur l'estrade pour enlacer le livret de Caisse d'Epargne offert aux lauréats, le directeur de son école avait dit : « Troisième... Anahide Drezian. Anahide Drezian n'étant pas française, nous passons à la quatrième. »
(p. 69-70)
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fann fann   26 février 2018
La première chose qu'il a remarqué chez Jacqueline, c'est ce don pour se donner une allure. Soufflé d'apprendre qu'une femme avec un tel style avait été infichue de trouver aussi le génie de ne pas tomber enceinte. L'enfant, bah, ça lui a plu. Il ne connaît rien aux Arméniens, si ce n'est que ces malheureux n'ont vraiment pas eu de chance, gentils comme ils sont, de se faire haïr à ce point en Turquie.
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FannyNetherfieldPark FannyNetherfieldPark   14 février 2016
Sur ce quai de l’exode, du malheur et de l’expropriation, ce n’est pas rien de donner quelque chose à un ennemi qui vous a déjà pris l’essentiel.
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ADVP ADVP   09 décembre 2021
Sa part intellectuelle le pousse à bonifier les circonstances.
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ADVP ADVP   09 décembre 2021
Les plaisanteries servent toujours à dire la vérité.
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Du lundi au vendredi dans "Culture Médias", Lisa-Marie Marques fait le portrait de l'invité avant qu'il ne soit connu. Aujourd'hui Sophie Fontanel, auteure et journaliste.
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