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EAN : 9782221245668
198 pages
Robert Laffont (22/08/2019)
3.41/5   46 notes
Résumé :
Pour toutes celles qui se sentent le talent d'écrire..." En octobre dernier, quand, par un coup de téléphone, votre Académie a agité ses clochettes, c'est le nom de Magnus qui m'est venu en premier à l'esprit. Les choses naissent bien quelque part, et comment ne pas nous revoir, lui, le jeune garçon penché sur mes poèmes, et moi, au toupet illimité, qui le regardait lire... " À l'occasion de son discours de réception du prix Nobel de littérature, Annette Comte se so... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
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Kittiwake
  04 septembre 2019
Si le récit s'ouvre sur un discours de réception du prix Nobel, c'est un épisode d'enfance de l'impétrante que nous propose Sophie Fontanel. L'été de ses 10 ans, qui verra naître un premier amour et des ambitions littéraires. Père imprimeur, hôte éditeur, et ami secret écrivain, les conditions sont réunies pour encourager la vocation de la fillette, qui découvrira l'existence du plagiat, à ses dépens.
Les questions sont nombreuses pour l'enfant, témoin des échanges parfois abscons des adultes qui sont là pour faire la fête. C'est le lecteur adulte qui perçoit derrière les interprétations de la gamine, les travers du cercle réuni à Saint Paul de Vence.
Si les lieux ne sont pas sans évoquer Pagnol, qui proposait aussi une vision enfantine des relations entre adultes, il manque les descriptions magiques de l'arrière -pays qui se réduit ici à une piscine privée.
On ne croît pas vraiment et on oublie en cours de lecture de ces souvenirs d'enfance qu'il s'agit d'un discours officiel. Qui, dans de telles circonstances énoncerait des dialogues?
Cela reste un agréable moment de lecture, mais qui passe à côté de l'ambition initiale, et qui était une très bonne idée.



Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Eve-Yeshe
  13 octobre 2019
Annette vient de recevoir le prix Nobel de littérature (pas moins !) et dans son discours fait allusion à Magnus un gamin de son âge qu'elle a connu pendant les vacances l'année de ses dix ans (1972) : c'est à ce moment-là qu'elle a senti qu'elle deviendrait écrivain.
Quelque temps avant, elle a lu un poème qu'elle avait composé pour l'enterrement de son grand-père, poème qu'elle n'avait pas hésité à attribuer à Aragon avant de reconnaître que c'était elle qui l'avait écrit.
Pour son anniversaire, elle a donc reçu en cadeau un stylo-plume pour l'encourager à écrire. Son père, imprimeur, lui a offert « Saint-Paul de Vence » : un séjour dans la villa de son ami Bernard, éditeur. Pas dupe, Annette réplique : « c'est gentil de me faire un cadeau que vous vous offrez à vous tous ». le stylo aide à faire passer la pilule…
Sur place, elle rencontre le fils de Bernard, Magnus, qui a le même âge qu'elle, et elle tombe amoureuse du beau blond, allant nager avec lui dans la piscine d'un écrivain en mal d'inspiration Kléber mais que tout le monde vénère dans la maison de Bernard (ou donne l'illusion de vénérer tant l'hypocrisie ambiante est intense).
Yoyo, le frère aîné d'Annette, pendant ce temps, se promène en mobylette et semble être aussi amoureux.
Annette perçoit très bien toute l'hypocrisie ambiante, la méchanceté de Bernard qui voudrait que son fils devienne un écrivain, mais il n'est pas doué. La fillette lui écrit des poèmes pour le réconforter, et lui faire comprendre ses sentiments.
Pendant ce temps la mère d'Annette et celle de Magnus deviennent très proches, se promènent ensemble… Tout se passe bien jusqu'à l'arrivée d'une chipie qui arrive chez Bernard avec ses parents critiques littéraires (éreinteurs serait un mot plus adapté dans leur cas) et tout va s'embrouiller… Annette va faire l'expérience de la trahison.
Le thème est intéressant, la jalousie, la méchanceté, avec les remarques au vinaigre de Bernard qui démolit Annette, faisant référence à une poétesse Minou Drouet, qui a écrit de beaux poèmes, mais comme elle était très jeunes, les mâles critiques de l'époque l'ont descendue en flèche : elle ne pouvait pas être l'auteur bien-sûr ! ledit Bernard étant aussi infect avec tout le monde: la manière dont il se montre exigeant avec Magnus qui , quoi qu'il fasse ne pourra jamais satisfaire les désirs de son père.
Par contre, Kléber, l'écrivain est un personnage très intéressant et très humain, ce qui contraste avec ce milieu intello méprisant (et méprisable).
A l'adolescence, ce roman m'aurait peut-être plu mais, à mon âge vénérable, c'est plus compliqué ! il en faut plus pour me convaincre. Je suis passée à côté de ce roman, même s'il y a des passages bien écrits, je n'ai réussi à m'y intéresser, et certaines phrases laissent un peu à désirer. (cf. certains extraits-ci dessous).
Je lui accorde des circonstances atténuantes: cette lecture vient juste après « Pourquoi tu danses quand tu marches » de Abdourahman A. Waberi qui était un coup de coeur…
Un grand merci à Babelio et aux éditions Robert Laffont qui m'ont permis de découvrir l'auteure en même temps que le roman, car elle a déjà écrit un certain nombre d'ouvrages et je n'en avais encore lu aucun.
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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Bazart
  09 septembre 2019

Alors qu'elle apprend qu'elle est lauréate du prix Nobel de littérature la romancière Annette Comte va alors lors de son discours repense à ses 10 ans, un été dans la chaleur de St Paul de Vence ou elle fait connaissance avec Magnus, fils d'un éditeur,
Durant cet été initiatique, elle va connaître les affres du premier amour et la révélation de son talent littéraire qui ne demande qu'à éclore.
Sophie Fontanel créatrice du personnage Fonelle dans ELLE nous avait déçu avec ses derniers romans très centré sur l'auto fiction, notamment le dernier, une apparition sur son obsession pour les cheveux blancs un récit dont on a un peu de mal à mesurer toute la portée symbolique et qui nous avait semblé un peu trop égocentrique pour convaincre.
Bonne nouvelle ; Sophie Fontanel qui n'a pas lâché la mode (avec un compte Instagram qui connait un succès fou) abandonne l'auto fiction en cette rentrée littéraire avec Nobelle, son nouveau roman, un texte poétique et sensible qui sonde l'enfance, la trahison et l'aspiration à l'écrire.
"Hélas, on ne peut s'ensorceler sans s'isoler. Une femme ne le peut pas. D'ailleurs, un homme ne le peut davantage. C'est simplement qu'il s'en rend moins compte."
Un roman aux qualités littéraires évidentes dans lequel Fontanel aborde des questionnements assez profonds sur le deuil, la trahison, le pouvoir de l'écriture, la frontière entre amitié et amour, mais le fait avec un regard d'enfant qui amène légèreté et insouciance.
Par ailleurs, le Saint Paul de Vence des années 70, patrie des écrivains en goguette sert de joli décor à cette chronique aussi plaisante et délicate qu'une douce soirée d'été …
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Francedewepion
  05 octobre 2019
Livre lu dans le cadre de Masse critique de septembre 2019
Un récit aux allures d'un roman de Pagnol mais qui par sa structure, m'a fait aussi penser aux fonctions décrites dans "La morphologie d'un conte" de Vladimir Popp.
A la suite du décès de son grand-père, les vacances de l'été 1972 ont tourné court pour Annette (10 ans) et sa famille. Plus tard, ils se retrouvent à Saint-Paul-de-Vence où ils sont accueillis dans une maison prêtée par un éditeur . le père, imprimeur collabore avec lui. Tous les soirs, il y a foule chez l'éditeur. A cette époque, la ville est courtisée par les artistes et les écrivains. Annette (la narratrice) y rencontre Magnus, le fils du même âge qu'elle. Ils vont passer toutes leurs vacances à la piscine prêtée par un écrivain illustre , qui fuit le monde. Les mères vont devenir très amies. Annette écrit en secret des poèmes qu'elle offre amoureusement à Magnus. Arrivent aussi un couple de critiques et leur gamine également du même âge que les 2 autres. Celle-ci sera l'élément perturbateur de l'amitié entre Annette et Magnus.
Ce dernier recherche l'amour de son père qui le rabaisse à longueur de temps car Magnus ne correspond pas à l'enfant dont il rêve.
Nous suivons tout ce petit monde le temps de quelques jours de vacances. Les relations des uns avec les autres (adultes et enfants) sont décrites par une fillette de 10 ans.
Ce sera Kléber Bahut, l'écrivain célèbre, bon samaritain qui tiendra le rôle de donateur (cf les fonctions de Popp) et qui ainsi, sortira de sa retraite.
Toute l'histoire tourne donc autour de l'écriture et se veut être le discours d'Annette lorsqu'elle reçoit le Prix Nobel en 2019. Oui , elle est devenue une grande écrivaine.
Ce n'est , certes pas de la grande littérature, mais j'ai passé un bon moment de "vacances au soleil" avec les protagonistes et leurs petites aventures.
Merci Babelio, merci aux Editions Robert Laffont pour cette lecture.
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Waterlyly
  08 septembre 2019
Annette, grande écrivaine, s'apprête à recevoir le prix Nobel de littérature. C'est lors du discours qu'elle fera lors de cette réception qu'elle se souviendra comment elle est devenue écrivaine et qu'elle fera appel aux souvenirs de son tout premier amour, Magnus, avec qui elle a passé un été inoubliable l'année de ses dix ans.
Ce roman n'est pas loin du coup de coeur, tant par la délicatesse de l'histoire que par la sensibilité qui émane de chaque phrase. Dès les premières lignes, je me suis totalement laissée porter par l'histoire d'Annette. Certes, elle est simple et pourtant elle est très touchante.
Le choix narratif de la première personne est très réussi. Il ne faudra pas oublier que le récit est raconté au travers des yeux d'une fille de dix ans, et que, par conséquent, les mots sont simples. le tout reste très délicat, sans jamais tomber dans la mièvrerie. Les sentiments sont purs et j'ai totalement été conquise par le récit d'Annette.
Au travers de cette histoire d'amour, la protagoniste va se livrer et nous en dire plus sur ce qui lui a permit de réaliser son grand rêve de devenir écrivaine. J'ai trouvé le personnage d'Annette très attachant et très bien travaillé. Les émotions sont bien rendues.
La plume est tout en douceur et en totale adéquation avec l'histoire. Chaque mot est choisi avec soin et le tout sonne juste et réaliste. le récit est découpé en plusieurs petits chapitres et cela donne un très bon rythme à l'ensemble.
C'est donc un roman tout en finesse, empli de délicatesse et de sensibilité, sans jamais tomber dans la mièvrerie, bien au contraire. J'ai été conquise par cette très belle histoire.
Lien : https://mavoixauchapitre.hom..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Eve-YesheEve-Yeshe   13 octobre 2019
Kléber avait les yeux aussi verts que les cyprès. Et, comme les cyprès, par sa taille, par son air majestueux, il pouvait faire de l’ombre à n’importe qui. Là s’arrêtait sa ressemblance avec les arbres du jardin. Sinon, il semblait assez abattu. Ses lèvres, ses épaules, ses paupières, ses joues, son cou, ce n’était que lassitude et peut-être paresse. S’il n’avait pas été un tel génie, on n’aurait eu qu’une envie, le secouer.

A part pour sauver des enfants, il ne serait peut-être pas sorti de chez lui.
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BazartBazart   08 septembre 2019
Hélas, on ne peut s'ensorcer sans s'isoler. UNe femme ne le peut pas. D'ailleurs, un homme ne le peut davantage.C'est simplement qu'il s'en rend moins compte.
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BazartBazart   07 septembre 2019
Au milieu de tous ces livres, comment ne pas la voir, pauvre grosse bête d'écriture , voyante malgré la housse qui la recouvrait.Elle aussi, même traitement que le lit, elle avait été poussée jusqu'à un endroit, et n'en bougeait plus. Sauf que dans son cas, c'était dans un coin.
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lipinhalipinha   05 septembre 2019
Il savait que j'avais été envoyée de très haut pour déranger sa paresse. Il était malin depuis la nuit des temps. Ni la tristesse ni l'ennui, qui le paralysaient, n'auraient réussi à le rendre stupide. Et quand j'eus posé la machine sur la seule table déserte de la pièce, il n'eut plus qu'à s'avancer.
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MatatouneMatatoune   29 novembre 2019
Tous les gens qui écrivent vous le diront : à peine on offre des mots aux autres, on est suspendu à leur réaction. Ét moi, j'attendais
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Videos de Sophie Fontanel (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sophie Fontanel
Du lundi au vendredi dans "Culture Médias", Lisa-Marie Marques fait le portrait de l'invité avant qu'il ne soit connu. Aujourd'hui Sophie Fontanel, auteure et journaliste.
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