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EAN : 9782264038470
288 pages
10-18 (15/06/2006)
4.1/5   333 notes
Résumé :
" En Angleterre au début du siècle, l'homosexualité était un délit. Sanctionnée par la prison ou le fouet. Mais à Cambridge, dans ces collèges aux boiseries sombres où l'on n'entrait qu'en col dur et où l'on se devait d'aller chanter à l'église, les jeunes gens, parfois, s'aimaient...Un sujet vieux comme le monde, et plus précisément ici comme l'Angleterre, une histoire, aussi, inspirée à l'écrivain britannique E.M. Forster par sa propre expérience : Maurice, le liv... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
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Une lecture que je n'aurais certainement pas faite sans le challenge Solidaire. de cet auteur britannique que je ne connaissais absolument pas, j'ai choisi ce roman, publié de façon posthume en 1971, alors qu'il avait probablement été écrit avant la première guerre mondiale. Il s'agit d'un roman d'inspiration autobiographique gardé secret du vivant de l'auteur. Et pour cause, puisque l'homosexualité était considéré en Angleterre comme un crime jusqu'à la fin des années 60 !
L'écriture est belle, très classique, et nous plonge dans une toute autre époque, explorant dans ce roman d'apprentissage préjugés et barrières sociales d'un autre temps. C'est le roman de la découverte par Maurice, jeune bourgeois de la bonne société, de son homosexualité. Ses premiers amours, platoniques, finissent mal, puisque Clive décide de céder à sa famille et aux conventions en se mariant. Par la suite, après un temps où il essaie de rentrer dans la norme et un épisode dépressif, Maurice rencontrera Alec, jeune ouvrier, ce qui le poussera à faire des choix décisifs.
C'est un très beau roman d'amour, mais j'ai trouvé la psychologie des personnages un peu difficile à cerner : le retournement de Clive n'est guère expliqué, et Maurice est parfois particulièrement énervant (en dehors de son homosexualité il est bien représentatif de son milieu social, et assez snob et misogyne). Clive est-il vraiment devenu hétéro ? Maurice a-t-il vraiment souhaité rentrer lui aussi dans la norme ? Ces questions du lecteur restent sans réponse claire.
J'ai refermé ce livre en me disant qu'il faisait bien bon vivre dans une autre époque, moins puritaine, moins normative et où la diversité et les différences ont leur place. Quoi que … on ne puisse pas pour autant en dire autant partout !
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L'amour qui n'ose pas dire son nom… Ou l'homosexualité dans les très sélectes universités anglaises.

Maurice a mis du temps pour comprendre qu'il marchait de l'autre côté du trottoir ! Il a fallu qu'il entre à Cambridge pour enfin ouvrir les yeux sur ses préférences sexuelles.

Oui, sa préférence à lui, ce sont les jeunes garçons de son âge dont un camarade d'université qui deviendra son compagnon, même si jamais rien n'est affiché.

En ce temps-là (1910), en Angleterre, l'amour entre hommes était toujours considérée comme un crime et passible de peine de prison tandis qu'en France, le code Napoléon avait déjà rendu la chose "légale".

Pour vous dire la bêtise humaine : si l'homosexualité masculine était punissable, celle entre les femmes pas car le législateur ne l'avait pas prise en compte. Paraîtrait que la reine Victoria avait trouvé tellement répugnant qu'elle avait jugé la chose impossible. Mais je n'ai aucune preuve de ses dires non plus.

Pas facile de vivre son homosexualité dans l'univers conformiste et répressif de l'Angleterre édouardienne !

Maurice n'appartient pas à l'aristocratie proprement dite, mais nous évoluons dans les milieux bourgeois, les milieux où on ne se mélange pas entre classes, où les domestiques sont priés de rester à leur place, où il faut sauvegarder les apparences, quoiqu'il arrive.

Cette société bourgeoise anglaise est régie par des règles désuètes, vieillottes, bourrée de morale chrétienne, tout le monde était enfermé dans un carcan plus serré qu'un corset taille XS porté par le troll Hébus de la série fantasy Lanfeust !

Franchement, j'ai eu très envie d'en baffer plus d'un et plus d'une, dans ce roman riche en apprentissage de la vie chez les bourgeois, qui, comme le chantait si bien Jacques Brel ♫ Les bourgeois c'est comme les cochons Plus ça devient vieux plus ça devient bête ♫

Nous suivrons le récit du jeune Maurice, de ses 14 ans à ses 24 ans, passant d'un enfant effacé, paresseux, dans les jupons de maman, à un étudiant du collège effacé, paresseux, puis, enfin la chenille deviendra papillon avec Maurice amoureux d'un camarade, filant le parfait amour, mais sans le consommer !

Ah ben oui, messieurs dames ! L'amour entre hommes était plus toléré s'il était platonique. Se chipoter la chose, mon dieu, vous n'y pensez pas ! Nos deux amants s'aiment mais ne s'astiquent pas le manche mutuellement, aucun ne jouant avec la batte de criquet de l'autre.

Entre nous, bourré d'hormones qu'ils devaient l'être à 19-20 ans, je me demande comment ils ont fait pour ne pas succomber à la bêbête à deux dos.

Maurice est un personnage qui va évoluer au fil des pages, passant de chenille pataude effacée à papillon flamboyant d'amour, avant de virer tyran avec sa mère et ses deux petites soeurs.

Si la première histoire d'amour a tout d'une folie entre deux jeunes gens, la seconde histoire d'amour, celle qui sera le moins développée dans le livre, est pour moi la plus importante, la plus mûre, celle où Maurice aura le plus de couilles, ou il sera le plus touchant et où il prendra encore plus de risques en transgressant toutes les règles de l'époque, notamment le mélange des classes.

Un livre que j'ai tardé à lire, reportant sans cesse la lecture au fil des Mois Anglais et là, je suis contente d'avoir pris le taureau par les cornes car c'est une oeuvre majeure en ce qu'elle nous parle des difficultés de vivre son homosexualité et des carcans empesés de la bourgeoisie anglaise.

Sans compter que le roman nous laisse avec moult question : Clive a-t-il vraiment changé de bord où a-t-il eu peur des conséquences à long terme de cet amour interdit ? Maurice avait-il vraiment envie de rentrer dans la normalité ?

Bon, yapuka se faire le film, maintenant, afin de découvrir le jeune Hugh Grant déjà super sexy et le futur Lestrade de la série Sherlock BBC (Rupert Graves).

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Maurice est l'histoire du long et dur combat d'un homme vers son autonomie intellectuelle et sexuelle, l'histoire de la lutte d'un homme seul contre les carcans religieux et sociaux de son temps.
Tout comme son condisciple Clive, Maurice est élevé, donc conditionné, afin de devenir une partie de l'élite dirigeante de cette Angleterre du tout début du vingtième siècle. Secret, sensible mais se sous-estimant constamment, il tombe sous l'emprise intellectuelle de Clive qui voit avec pédantisme dans leur relation une illustration de cet amour sublimé mais non physique prêté à Platon.
Ce ne sera qu'avec la transgression justement physique et sensuelle de cet idéal que Maurice sera enfin libéré de ses angoisses existentielles dans un pays qui punissait pourtant légalement et lourdement l'homosexualité.
On comprend tout le chemin de cet être si vulnérable mais aussi celui de nos sociétés à la lecture de ce courageux et lucide roman d'Edward Morgan Forster superbement et finement adapté à l'écran par James Ivory.
Autant qu'un très beau roman d'amour, il s'agit donc ici d'une très sensible étude sociale et psychologique.
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"Maurice" est un roman essentiellement autobiographique, de genre intimiste et initiatique, mais social également, écrit en 1913, mais dont l'auteur – E.M Forster (1879 – 1970) refusa toujours la publication en raison du thème abordé : l'homosexualité masculine en Angleterre au début du 20ème siècle. Il ne sera publié qu'après la mort de l'écrivain. Il relate « les amitiés particulières » et les amours contrariées d'un jeune garçon en quête de réponses identitaires.


Puisse ce livre aider quelques-uns à affronter nombre d'obstacles, pour voir plus clair en eux et à accepter qui ils sont. Assurément, "Maurice" est essentiel et compte parmi les plus beaux romans d'amour. Quand on (re) lis « Maurice », malgré les souffrances, la culpabilité, le jugement et le rejet des autres ravivés, l'on se sent apaisé par l'univers du récit et la manière dont Foster aborde un sujet, toujours saisissant de modernité, au moyen d'une écriture limpide et agréable, de dialogues parfois cruels, mais toujours délicats.


Il est impossible de ne pas être ému par cette histoire d'amour entre hommes – des premiers émois de Maurice, quand il rencontre Clive à Cambridge, au rejet, initialement partagé, par ce dernier, Et pour autant, les doux dialogues et l'érotisme tendre de leurs caresses, jusqu'au dégoût de soi à une violente colère contre un monde qui juge un jeune homme malade et anormal en raison de ses sentiments. Que dire de ces premiers moments entre Maurice et Clive chargés d'érotisme - pour les hétérosexuels aussi…  ?


Soyons reconnaissant de ne pas vivre dans un monde et dans un temps où un auteur de l'envergure de Forster pensait qu'il devrait attendre sa mort pour publier un roman dont il était pourtant fier, mais conscient du fait que son récit d'un amour authentique transgressait des lois iniques.

Bonne lecture,
Michel.
Lien : https://fureur-de-lire.blogs..
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Au début du roman, Maurice est le typique adolescent anglais de la bonne société. Il a été scolarisé dans une école de garçons, où les convenances et bonnes manières de l'époque et de son rang lui ont été inculquées. Mais, comme tout élève de ce genre d'établissement, le jeune garçon ne connaît pas grand-chose de la vie « réelle ».

Lorsqu'il intègre l'université, Maurice découvre un tout nouveau monde et se lie avec plusieurs autres jeunes hommes. L'un d'eux, Clive Durham, jouera un rôle très important dans la vie de Maurice, puisqu'il en tombe amoureux.

« Maurice » a été écrit en 1913, mais ne paraîtra que de façon posthume en 1971 (à la demande de Forster) car son contenu, centré sur la découverte, par de jeunes adultes, de leur homosexualité, aurait pu choquer les moeurs de l'époque.

Alors, « Maurice » est-il un roman choquant ? Personnellement, je ne l'ai pas trouvé dérangeant (mais je vis au XXIe siècle, donc je suppose que je n'ai pas la même sensibilité que les anglais des années 20). Au contraire, « Maurice » est un roman magnifique, qui illustre parfaitement bien la passion, les difficultés, la peur d'être jugé ou rejeté par ses semblables, le poids des convenances, etc. Forster nous plonge donc dans un mélange d'émotions très intenses, lui qui considérait pourtant que l'émotion ne devait pas être un thème en soi, mais le point de départ du travail de l'écrivain.

Bien plus qu'un roman d'amour, « Maurice » dresse aussi le portrait d'une certaine Angleterre. L'ère victorienne en est à ses derniers moments. L'aristocratie connaît certaines difficultés et doit adapter son mode de vie à des circonstances nouvelles, qui ne lui plaisent pas particulièrement. Une esquisse de la société de l'époque est donc bien présente, surtout dans les passages consacrés aux familles respectives de Maurice et de Clive. Ces parties de l'histoire sont particulièrement passionnants : on y constate le déclin de ces familles bâties sur la tradition et leur difficulté d'adaptation au nouveau monde qui est en train de voir le jour.

Mais cette Angleterre en pleine évolution est aussi dénoncée, par Forster, comme étant très cruelles envers les jeunes qui, comme Maurice, découvrent leur homosexualité. Certains passages nous rappellent ainsi qu'à une certaine époque (et encore maintenant dans certains pays voire dans certaines mentalités…) les gays et autres LGBT étaient considérés comme des malades mentaux qu'ils fallait soigner (dans le meilleur des cas) ou comme des dépravés qu'il faillait réprimer.

Dure société que celle de l'époque. Pas étonnant, dans ces conditions, que Forster ait lui-même souhaité que ce roman très autobiographique ne soit publié qu'après sa mort : sans doute a-t-il souhaité éviter le même genre de procès retentissant que celui de D.H. Lawrence pour « L'amant de Lady Chatterley » (procès au cours duquel Forster a d'ailleurs témoigné en faveur de Lawrence).
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Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
"Navez-vous jamais rêvé que vous aviez un ami, Alec ? Rien d'autre. Seulement "un ami". Et il vous aidait et vous l'aidiez. Un ami, répéta-t-il soudain attendri. Et vous vous aimiez pour la vie. Je suppose que ça n'existe que dans les rêves."
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Allumant une bougie, il contempla avec surprise son pyjama déchiré et ses membres tremblants. Il pleurait toujours sans pouvoir s'arrêter, mais le plus fort de la crise était passé. Il refit son lit et se recoucha.

Le délire de Maurice fut comme le coup de tonnerre qui disperse les nuages. L'orage n'avait pas couvé pendant trois jours, ainsi qu'il l'imaginait, mais pendant six ans. Il s'était formé dans les profondeurs obscures de son être, et son entourage l'avait épaissi. Il avait éclaté, et Maurice n'en était pas mort. La splendeur du jour l'entourait. Il se tenait sur la crête des montagnes qui enténèbrent la jeunesse. Maintenant, il " voyait ".

Il avait vécu de mensonges. Les mensonges sont l'aliment ordinaire de la jeunesse, et il s'en était avidement repu. Même si tout le monde s'en foutait, il vivrait désormais loyalement. Ne serait-ce que pour la beauté de la chose. Il essaierait de ne plus se raconter d'histoires. Pour commencer, il ne prétendrait plus être attiré par les femmes alors que seuls les hommes allumaient son désir. Il désirait, n'avait jamais désiré que les hommes. Maintenant qu'il avait perdu celui qui partageait son amour, il l'admettait enfin.

Après cette crise, Maurice devint un homme.
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Dans le premier enthousiasme de ses fiançailles, quand elle était pour lui le monde entier, l'Acropole incluse, il avait failli se confesser à elle au sujet de Maurice. Elle-même lui avait avoué une peccadille. Mais par loyauté envers son ami il garda le silence et par la suite s'en félicita car, toute déesse immortelle qu'elle fût, Anne n'était pas Pallas Athênée et il y avait beaucoup de sujet qu'il ne pouvait pas aborder avec elle. Le principal devait d'ailleurs être leur propre union. Quand il arriva dans la chambre de sa femme après le mariage, elle ne savait pas ce qu'il lui voulait. Malgré une éducation poussée, personne ne lui avait parlé des problèmes sexuels. Clive se montra aussi délicat que possible, mais il la terrifia et partit convaincu qu'elle le haïssait. Il n'en était rien. Les nuits suivantes, elle lui fit bon accueil. Mais ils n'échangèrent jamais aucun mot. Ils s'unissaient dans un monde sans point commun avec celui de la réalité quotidienne et ce silence prude se répercuta dans leur vie. Ils avaient tellement de tabous ! Jamais ils ne se virent nus. Jamais ils ne faisaient allusion aux fonctions digestives ni reproductives. Il n'était donc pas question qu'il évoquât devant elle cet épisode de sa jeunesse.
Cela faisait partie de ces choses dont on ne parle pas. Le passé ne se dressait pas entre eux : c'était Anne qui se dressait entre le passé et lui et, tout compte fait, Clive s'en réjouissait car, bien que leur amitié n'eût rien eu de déshonorant, elle avait eu un côté sentimental et ne méritait que l'oubli.
La pudibonderie n'était pas pour lui déplaire, du moins l'adopta-t-il sans regret. Il ne s'était jamais fait un point d'honneur à appeler un chat un chat et bien qu'il prisât le corps humain, l'acte sexuel proprement dit lui semblait prosaïque, et il aimait autant qu'il restât enveloppé du voile de la nuit. Entre hommes c'était inadmissible ; entre un homme et une femme on peut le pratiquer puisque la nature et la société le tolèrent du moment qu'on n'en parle pas et qu'on ne l'étale pas au grand jour. Son idéal du mariage était mesuré et élégant comme tous ses idéaux et il trouva en Anne une partenaire parfaite. Comme lui, elle était raffinée et appréciait le raffinement chez les autres. Tous deux s'aimaient tendrement. De belles conventions les soutenaient – tandis que de l'autre côté de la barrière Maurice errait, avec sur les lèvres des mots interdits, dans le cœur des désirs interdits, et ses bras n'étreignaient que du vent.
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« Je vous aime » lui chuchota Durham

Maurice fut horrifié, scandalisé. De toute son âme de petit bourgeois, il était choqué. « Non, mais vous rigolez ! » s’exclama-t-il. Sa réaction, ses mots furent plus prompts que sa pensée. « Durham, dit-il, nous sommes anglais tous les deux, ne dites donc pas de sottises!... Vous n’ignorez pas que c’est le seul sujet absolument tabou, le seul écart impardonnable.
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Il entraîna le bien aimé le long d'une voie étroite et sublime, très loin au-dessus de toutes les contingences. Rien sinon la mort, n'interromprait leur course, et quand enfin les ténèbres descendraient sur eux, ils auraient au moins vécu plus pleinement que n'importe quel saint ou sensualiste, et exprimé jusqu'à son essence toute la noblesse et la douceur du monde.
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Le jeune médecin et critique littéraire Henry Ellis vient d'épouser Edith. Ils se sont rencontrés dans un groupe de libres-penseurs appelé la Vie Nouvelle, et se sont promis de construire un couple moderne, loin des rigidités de l'Angleterre victorienne. Au même moment, John Addington, grand bourgeois respecté par la bonne société londonienne, marié et père de trois jeunes femmes, entre en contact avec Henry. Ensemble, ils décident de concevoir un ouvrage à quatre mains : une étude historique de l'homosexualité depuis la Grèce antique.
Tout en travaillant à ce livre, chacun des deux coauteurs est pris dans les contradictions de sa vie intime. Henry aimerait consommer son mariage avec Edith, mais n'y parvient pas, et John est aux prises avec sa passion pour Frank, un jeune homme rencontré à Hyde Park, ce qui met en péril son mariage. Puis le procès scandaleux d'Oscar Wilde fait la une de tous les journaux du Royaume-Uni et change la donne… Deux mariages, deux affaires : un premier roman époustouflant sur le conflit entre l'ordre moral et notre besoin de liberté – entre E.M. Forster et Alan Hollinghurst – d'une étonnante actualité.
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