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ISBN : 2757833901
Éditeur : Points (06/06/2013)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 14 notes)
Résumé :
J'avais dix ans, j'étais petit, brun et rond ; il était grand, blond
et mince et je voulais être lui. Je voulais son vélo, son allure,
sa nonchalance, son élégance. J'avais trouvé en même temps
mon modèle et mon contraire. Jacques Anquetil a traversé
mon enfance cycliste comme une majestueuse caravelle. Il
était le plus beau cycliste possible. Je l'ai suivi, je l'ai admiré
sans jamais chercher à le comprendre, ajoutant... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Fandol
  19 octobre 2016
Une fois de plus, Paul Fournel laisse parler sa passion pour le sport cycliste et c'est un véritable bonheur de lire de telles pages sous l'excellente plume d'un aussi bon écrivain.
Comme le titre et la photo de couverture l'indiquent, c'est à Jacques Anquetil que se consacre l'auteur. Ce grand champion « fait pour rouler seul » fut son modèle et son contraire. Comme tous les cyclistes débutants, le jeune Paul Fournel s'identifie au champion mais il fait parler aussi Anquetil : « J'ai mal, la nuque, les épaules, les reins et puis l'enfer des fesses et des cuisses. Il faut résister à la brûlure… si je souffre tant, il n'est pas possible que les autres tiennent le coup. » Dans le contre la montre entre Bourgoin et Lyon (62 km), Anquetil rattrape Poulidor, son éternel rival et Antonin Magne, le directeur sportif de celui qui fut dénommé à tort l'éternel second, ordonne à son coureur de se garer et de regarder passer la caravelle…
Né à Saint-Étienne, Paul Fournel, président de l'OuLiPo, rêve d'être coureur cycliste et son premier vélo est vert, comme celui d'Anquetil. Il a été fabriqué dans la préfecture de la Loire qui fut la capitale du cycle.
Au fil du livre, les exploits mémorables du champion sont retracés, vécus de l'intérieur mais le lecteur profite, en prime, de l'humour de l'auteur qui se prend pour Jacques Anquetil. Il détaille aussi ses rapports avec les autres coureurs, lui qui n'aime pas rouler en peloton. Il hait Darrigade qui vient le chercher en queue de paquet pour le remonter en tête. En fait, Anquetil n'aime le peloton que quand il est loin derrière ! Pourtant, il déclare : « Je n'aime pas le vélo. le vélo m'aime. Il va le payer. »
Présent le 12 juillet 1964 sur les pentes du Puy-de-Dôme, à 2 km du sommet, Paul Fournel prend en photo, tour à tour, Poulidor et Anquetil, le premier ayant décroché le second, mémorable évènement faisant la gloire du Tour de France.
Quelques questions simples permettent de tenter de mieux comprendre l'homme et le champion. Il faut savoir ce qui motive Anquetil. Généreux et modeste, il recherche avant tout l'exploit alors qu'Alfredo Binda aimait vraiment le vélo, que Roger Walkowiak était indifférent à l'argent, que Raphaël Géminiani acceptait la douleur et que Louison Bobet savait la gérer au mieux.
Paul Fournel n'élude pas le problème de la drogue et du dopage. Il raconte ce grand prix de Forli contre la montre où avec Ercole Baldini, ils avaient décidé de se contenter d'eau minérale, de ne pas prendre d'amphétamines. Ils ont fait premier et deuxième, mais à une moyenne inférieure, en souffrant le martyre, trouvant l'épreuve interminable.
Toutes les questions sont posées et abordées avec passion et franchise, même sa vie de couple avec Janine dont l'auteur nous révèle le rôle prépondérant joué par elle auprès du champion : « Janine veille, elle conduit, elle compte, elle accompagne. Elle assure aussi le spectacle… Leur couple est si perfectionné qu'il est inséparable. Ils ne s'écartent l'un de l'autre qu'au moment où Jacques doit pédaler. » Enfin, il détaille l'incroyable histoire familiale de cet homme hors du commun sans oublier de brosser le portrait des hommes qui ont accompagné sa carrière : Jean Stablinski, le lieutenant, André Darrigade, son ami, son capitaine de route, son mentor, son tourmenteur, Raphaël Géminiani, son antithèse et Raymond Poulidor avec qui il partage finalement une amitié respectueuse et durable.
Enfin, je note une petite erreur concernant l'abandon de Jacques Anquetil lors de son dernier Tour, lors de l'étape qui arrivait à Saint-Étienne. Ce 11 juillet 1966, il mit pied à terre dans la côte de Serrières (Ardèche), comme le note Christian Lacroix, dit Lax, dans l'avant-propos de sa passionnante BD, « L'Aigle sans orteils » (Aire Libre, Dupuis). Ce n'était pas « dans un obscur trou de pluie, au milieu d'une descente, sous un orage froid. » Ce jour-là, je me trouvais sur le Cours Fauriel, à Saint-Étienne, où je m'étais rendu, sur mon demi-course Winster, pour assister à l'arrivée de l'étape remportée par Ferdinand Bracke, un coureur belge qui battra aussi le record de l'heure. le grand Jacques pouvait se retirer l'esprit tranquille, ayant assuré la victoire de son coéquipier, Lucien Aimar.
Après André Darrigade, mon éternel favori qui me le rendait bien en collectionnant les victoires d'étapes, je supportais Jacques Anquetil. C'est pourquoi, à 14 ans, après m'être cassé le poignet gauche en jouant au foot, je portais ma montre au bras droit. Lorsqu'on me demandait pourquoi, je répondais invariablement : « Mais… comme Jacques Anquetil ! »
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Suerte
  29 juin 2013
Lu un livre sur Anquetil, attachant, aimant. Anquetil tout seul. L'étrange c'est que ce quintuple vainqueur du Tour de France n'était pas aimé, la France préférait le rustique Poulidor. Plus étrange, ce type avouait tout bonnement prendre des produits dopants et en riait, provoquant. Imagine t-on un coureur aujourd'hui avoir la même liberté de ton, alors même que le dopage est une pratique généralisée. Regardons les mâchoires de nos champions, ces hypertrophies des maxillaires, pour voir un banc de piranhas. Mais, venteux, ils n'alignent pas une phrase sur leurs pratiques, sauf, quand pris dans la nasse, ils avouent sous contrôle d'agences de communication. Anquetil appartient à un temps plus heureux, ou on se dopait mais où on pouvait encore croire qu'un champion restait champion même si il fréquentait le pharmacien.
A part cela, ce livre recréé un peu la poésie du Tour de France en noir et blanc, celui des après midi de juillet, chez le père Allouard, seul détenteur d'un poste de télévision qu'il descendait au garage qu'il ouvrait comme une salle de cinéma gratuite à tous les enfants de la cité.

Lien : http://jsander.blogs.nouvelo..
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Suerte
  29 juin 2013
Lu un livre sur Anquetil, attachant, aimant. Anquetil tout seul. L'étrange c'est que ce quintuple vainqueur du Tour de France n'était pas aimé, la France préférait le rustique Poulidor. Plus étrange, ce type avouait tout bonnement prendre des produits dopants et en riait, provoquant. Imagine t-on un coureur aujourd'hui avoir la même liberté de ton, alors même que le dopage est une pratique généralisée. Regardons les mâchoires de nos champions, ces hypertrophies des maxillaires, pour voir un banc de piranhas. Mais, venteux, ils n'alignent pas une phrase sur leurs pratiques, sauf, quand pris dans la nasse, ils avouent sous contrôle d'agences de communication. Anquetil appartient à un temps plus heureux, ou on se dopait mais où on pouvait encore croire qu'un champion restait champion même si il fréquentait le pharmacien.
A part cela, ce livre recréé un peu la poésie du Tour de France en noir et blanc, celui des après midi de juillet, chez le père Allouard, seul détenteur d'un poste de télévision qu'il descendait au garage qu'il ouvrait comme une salle de cinéma gratuite à tous les enfants de la cité.

Lien : http://jsander.blogs.nouvelo..
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crapahutevida
  04 juin 2017
Je suis toujours preneur de récits sur le cyclisme...
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critiques presse (4)
Lexpress   03 décembre 2012
Anquetil tout seul est un texte subtil, qui respire sincèrement la passion du vélo.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaLibreBelgique   03 juillet 2012
Anquetil tout seul " de Paul Fournel est non seulement un délicieux livre mais aussi le récit idéal à lire en ce début juillet quand les télés et les radios sont remplies du Tour de France.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeMonde   22 juin 2012
Anquetil tout seul, livre magnifique, est également un titre mensonger. Car, durant les 150 pages du récit de Paul Fournel, l'auteur raconte en fait la longue course intime qu'il mena tout au long de sa vie au côté du champion.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Liberation   11 juin 2012
[Paul Fournel] ne porte pas de jugement. Il évoque sobrement la vie privée d’Anquetil […].
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
fannyvincentfannyvincent   19 septembre 2014
Anquetil jouissait de la bienveillance des vents, son nez aigu et son visage de fine lame lui ouvraient la route et son corps tout entier se coulait derrière, fendant les mistrals, pénétrant les bises d’hiver et les autans d’été.
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crapahutevidacrapahutevida   04 juin 2017
Son coup de pédale était un mensonge. Il disait la facilité et la grâce, il disait l'envol et la danse dans un sport de bûcherons, d'écraseurs de pédales, de bourreaux de travail, de masculin pluriel. Il pédalait blond, la cheville souple, il pédalait sur pointes
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Videos de Paul Fournel (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paul Fournel
Paul Fournel le Bel Appétit éditions P.O.L : Où Paul Fournel tente de dire de quoi sont composés les poèmes du "Bel Appétit", et où il est question notamment de la forme et du fond, de blanquette et de fromage, de recettes et de souvenirs, de vélo et de Sancerre, de terine et de rondel, de manger et de faire à manger, de l'OULIPO, de Pierre Gagnaire et de Troisgros, à l'occasion de la parution aux éditions P.O.L, de "Le Bel appétit" à Paris le 27 mai 2015 "La recette de cuisine n?est pas le plat, mais elle est la mémoire du plat et sa potentialité. Entre les deux, s?agite le cuisinier qui respecte ou qui transgresse, qui routine ou qui crée. La forme est la mémoire du poème. Entre les deux, s?escrime le poète qui respecte ou qui transgresse, qui routine ou qui crée. Les poèmes réunis dans le Bel Appétit sont des poèmes de table, des souvenirs de sauces, des parfums de ragoûts, des caresses de fruits. Ils sont improvisés selon les trouvailles du marché ou bien ce sont des recettes anciennes, rondel, villanelle, pantoum, terrine, sonnet, étreinte, ballade, comme autant de légumes dans le pot du Bel Appétit."
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