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Les Mille et une nuits - Flammarion tome 3 sur 3

Antoine Galland (Traducteur)
EAN : 9782080712028
455 pages
Flammarion (21/05/2004)
4.06/5   92 notes
Résumé :
La mère d'Aladdin prit la lampe là où elle l'avait mise. " La voilà, dit-elle à son fils, mais elle est bien sale ; pour peu qu'elle soit bien nettoyée, je crois qu'elle en vaudra quelque chose davantage. " Elle prit de l'eau et un peu de sable fin pour la nettoyer; mais à peine eut-elle commencé à frotter cette lampe qu'en un instant, en présence de son fils, un génie hideux et d'une grandeur gigantesque s'éleva et parut devant elle, et lui dit d'une voix tonnante ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
L'intérêt des contes et des recueils de contes, comme les Mille et Une Nuits mais aussi le Décaméron (de Boccace), les Contes de Perrault, ou encore les Contes de Canterbury (de Geoffrey Chaucer) c'est qu'à travers leurs histoires, les auteurs nous révèlent involontairement leur perception et leur compréhension du monde. Ces histoires sont d'autant plus intéressantes et surprenantes pour un lecteur étranger à la culture de l'auteur, dont la propre culture est déterminée par des conceptions du monde différentes.
Même si Galland a quelque fois (comme on peut l'apprendre dans la préface) transformé l'histoire pour l'occidentaliser à dessein de la faire comprendre par un lecteur « latin » on découvre des façons de vivre, une morale, des traditions, etc propres au Moyen-Orient de l'époque.

Antoine Galland, auteur de la version des Mille et Une Nuits que j'ai lue, disait que « cette vision du monde est solidaire d'une civilisation, d'un ensemble de pratiques culturelles, sociales, religieuses, morales, et que son intérêt [à lui en tant que traducteur de contes étrangers] est de faire connaitre ce monde » auquel appartient l'auteur original des contes.
Galland assume aussi tout à fait que ce recueil de contes ne soit pas issu d'une seule et même oeuvre originale (c'est un condensé de plusieurs sources de contes du Moyen-Orient). Il doute d'ailleurs que tous les contes originaux puissent provenir d'une seule main. L'oeuvre qu'il a traduite au 18ème siècle serait « une oeuvre collective formée progressivement » inspirées de contes datant au plus tôt du 8ème siècle.

Lire les Mille et Une Nuits c'est aussi re-découvrir les histoires extraordinaires de Sindbad le marin (et ses voyages fabuleux – dignes de l'Odyssée d'Homère), Ali Baba (et sa fameuse caverne), Aladin (et le génie) et tant d'autres. Des histoires d'aventures, de princes et de princesses, de gloire, de trahison, de pouvoir et d'humilité aussi. Des histoires imbriquées dans d'autres, et d'autres courtes. Des histoires avec une morale, d'autres simplement pour l'émerveillement des sens.
Lire les Mille et Une Nuits c'est s'ouvrir à un imaginaire fabuleux qui inspira les fantasmes du monde occidental sur l'Orient au 18ème et 19ème siècle.
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En route pour la fin du rêve. Laissez vous guider par Antoine Galland traducteur, compilateur et inventeur des milles et une nuits. le nom de ce français est tellement indissociable de ces contes que même les premières traductions en anglais sont basé sur son texte.
Pour ce dernier voyage faites attention aux djinns.
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Les deux soeurs jalouses est le dernier des Mille et une nuits dans l'édition d'Antoine Galland publiée en 1881. Plus méconnu que d'autres, il n'en reste pas moins l'un de mes préférés. Comme son titre ne l'indique pas, Les deux soeurs jalouses narre les aventures des enfants d'une cadette malheureuse. Devenue épouse du sultan de Perse par un heureux souhait, cette jeune fille se retrouve victime de la jalousie de ses soeurs, qui enlèvent ses enfants à leur naissance, et prétendent au sultan que sa femme a mis au monde un chiot, un chaton et un bout de bois. le mari crédule emprisonne et humilie publiquement sa reine pendant plusieurs années, alors que les enfants grandissent en secret chez l'intendant des jardins…

Leurs ennuis commencent lorsque, devenus adultes, ils partent en quête de l'oiseau qui parle, de l'arbre qui chante et de l'eau qui danse. Ces trois merveilles dignes des plus beaux palais attisent la convoitise de bien des aventuriers, parmi lesquels la princesse Parizade, dernier enfant de la sultane malheureuse. Mais tous ceux qui se lancent à leur poursuite finissent changés en pierre… On retrouve dans Les deux soeurs jalouses des archétypes parfaits, emblématiques des contes de fées, mais également des personnages plus originaux, telle Parizade qui ne craint pas de quitter sa condition de femme et n'est pas sans rappeler Marmoisan.

Péripéties, ruse et exotisme sont au rendez-vous dans ce conte, qui est l'un des rares dans l'édition d'Antoine Galland à placer l'adresse des femmes au-dessus de celle des hommes. La morale, bien qu'assez classique, demeure plus que jamais d'actualité en ces temps de fake news : Les deux soeurs jalouses exhorte à l'honnêteté, à la modestie et au courage, mais se veut également un avertissement contre la crédulité. Au bon sens du sultan rappelant à ses hôtes que les perles ne se mangent pas, l'oiseau qui parle s'étonne que Sa Majesté soit « dans un étonnement si grand d'une farce de perles qu'elle voit de ses yeux, elle qui a cru si facilement que la sultane son épouse était accouchée d'un chien, d'un chat et d'un morceau de bois. »

Outre la poésie d'un oiseau qui parle, d'un arbre qui chante et d'une eau qui danse, j'ai adoré la variété des aventures vécues par les protagonistes, et la manière dont le sultan se faisait remettre à sa place par l'oiseau qui parle.

Pauline Deysson - La Bibliothèque
Lien : http://www.paulinedeysson.co..
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Aladdin, Ali Baba, le tapis volant... tous ces éléments mythiques des Mille et une nuits que l'on a tous en tête sans en connaître forcément la "vraie" version se retrouvent dans ce troisième et dernier tome (en ce qui concerne l'édition moderne).
Si j'ai eu un peu de mal à rentrer dans cet univers bien particulier, avec son merveilleux et ses invraisemblables coïncidences, j'ai ensuite été, à l'image du sultan à qui Scheherazade raconte ces histoires, entraînée par ces récits empreints d'imaginaire perse et par le style d'Antoine Galland (qui les a traduits et adaptés en français au XVIIIe siècle) : on veut savoir la suite, et on a toujours envie de lire le récit suivant ! Les contes ont tous leur part d'originalité malgré leur grand nombre (même s'il n'y en a pas 1001 !) et nous font encore rêver, des siècles après leur invention...
Une belle découverte !
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Pourquoi se contenter d'une histoire quand on peut en avoir mille de plus ? En vrai il n'y en a une soixantaine et c'est déjà pas mal, environ 1400 pages !
Les histoires sont d'une grande diversité, j'ai quand même une préférence pour le premier de 3 livres, les histoires sont un peu plus courtes sont ponctuées des moments avec Sheherazade, le sultan qui veut la tuer et la soeur de cette dernière. Pour vivre elle commence une histoire et la coupe à l'aube, toujours en plein suspens. Cette habille découpe de ses histoires, donne donc envie de connaître la suite et quand une histoire se termine, il y en a toujours une autre meilleure ensuite.
Les personnages se croisent au fil des histoires, d'ailleurs je note la différence culturelle ou générationnelle. Quand j'étais petit il y avait des monstres des fantômes mais là ce sont des personnes où animaux.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
— Jeunes gens, m'écriai-je à la fin, mettez un terme à mon anxiété, dites-moi pourquoi vous vous noircissez le visage.
— Il vaut mieux que tu n'en saches rien, me dirent-ils.
Mais la curiosité me fit perdre le boire et manger et, devant mon insistance :
— Cela est bien périlleux, laisse-nous là sans rien demander, sauf à vouloir devenir borgne comme nous.
— Il faut que je sache ! Ou alors, laissez-moi repartir avec les miens, que je me repose auprès d'eux du spectacle que vous m'avez donné. Car le proverbe dit bien : Être loin de vous est meilleur et préférable : au moins l'œil cesse-t-il de voir, et le cœur de s'affliger.
Ils allèrent prendre un bélier, l'égorgèrent et firent un sac de sa peau.
— Prends ce couteau, me dirent-ils, et mets-toi dans ce sac. Nous allons le recoudre sur toi, puis partir et te laisser là. Viendra un oiseau, que l'on nomme rock. Il t'emportera dans ses griffes et t'enlèveras dans les airs. Quelque temps après, tu sentiras qu'il t'a déposé sur une montagne. Quand tu seras bien sûr que tu y es et que l'oiseau a pris quelque distance, tu fendras le sac avec ton couteau et sortiras de là. L'oiseau, en te voyant, s'envolera. Toi, après une demi-journée de marche, tu verras un château. Entre, et ta destinée s'accomplira. Pour nous, c'est en y pénétrant que nous nous sommes retrouvés borgnes et réduits à nous noircir le visage. Te raconter tout ce qui nous est arrivé serait vraiment trop long : chacun de nous aurait là-dessus sa propre histoire pour t'expliquer comment il a perdu son œil droit.

16e Nuit : Histoire du troisième Calender.
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Quelquefois, comme Votre Majesté ne l’ignore pas, et comme elle peut l’avoir expérimenté par elle-même, nous sommes dans des transports de joie si extraordinaires que nous communiquons d’abord cette passion à ceux qui nous approchent, ou que nous participons aisément à la leur. Quelquefois aussi nous sommes dans une mélancolie si profonde que nous sommes insupportables à nous-mêmes, et que, bien loin d’en pouvoir dire la cause, si on nous la demandait, nous ne pourrions la trouver nous-mêmes si nous la cherchions.
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Mille et une nuits s'étaient écoulées dans ces innocents amusements ; ils avaient même beaucoup aidé à diminuer les préventions fâcheuses du sultan contre la fidélité des femmes ; son esprit était adouci ; il était convaincu du mérite et de la grande sagesse de Scheherazade ; il se souvenait du courage avec lequel elle s'était exposée volontairement à devenir son épouse, sans appréhender la mort à laquelle elle savait qu'elle était destinée le lendemain, comme les autres qui l'avaient précédée.
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Que le pardon est beau quand un puissant l'accorde,
et principalement à qui est sans secours !
Au nom de cet amour qui nous lie l'un à l'autre,
ne tue pas le premier si le dernier a tort !
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Passant par la maison, la maison de Laylâ,
je baise ce mur-ci, cet autre et celui-là.
Est-ce d'aimer les murs que tu perds la raison ?
Non pas les murs, mon cœur : les gens de la maison.
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Videos de Antoine Galland (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antoine Galland
Le dimanche 15 2022, l'émission ISLAM de France Télévision avait invité l'écrivain Jean-Baptiste de Froment (auteur des romans ETAT DE NATURE et BADROULBOUDOUR) à venir parler de son roman et du rôle de passeur qu'a eu l'écrivain et traducteur Antoine Galland (1646-1715), parfois décrit comme "l'inventeur" des MILLE ET UNE NUITS.
Bref extrait.
L'émission entière peut être vue ici : https://www.france.tv/france-2/islam/3366364-emission-du-dimanche-15-mai-2022.html
Résumé de l'émission présentée par Leili Anvar, Zohra Ben Miloud et Abderrahim Hafidi :
"Certains noms nous évoquent l'épopée de la littérature et la beauté en terre musulmane. « Les mille et Une Nuits » est une oeuvre monumentale qui bouscule encore les imaginaires. Aujourd'hui, on parle d'amour dans les courants de la littérature arabo-musulmane avec Carole Boidin, spécialiste de littérature musulmane et Jean-Baptiste de Froment, écrivain."
+ Lire la suite
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