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ISBN : 2848767294
Éditeur : Philippe Rey (14/03/2019)

Note moyenne : 4.28/5 (sur 48 notes)
Résumé :
« J'ai encore tué quelqu'un. Je suis un tueur en série. D'accord, deux cadavres, c'est une petite série, mais c'est une série quand même. Et je suis jeune. Qui sait jusqu'où les opportunités me mèneront ? L'occasion fait le larron, le meurtrier ou la pâtissière. C'est documenté. »
La prison brise les hommes, mais la cage excite les bêtes.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  28 décembre 2018
« J'ai encore tué quelqu'un. Je suis un tueur en série. D'accord, deux cadavres, c'est une petite série, mais c'est une série quand même. Et je suis jeune. Qui sait jusqu'où les opportunités me mèneront ? L'occasion fait le larron, le meurtrier ou la pâtissière. C'est documenté.  (…)
J'ai pris seize ans dans la gueule. Paf ! On m'assure que ça aurait pu être pire. Ce sera pire d'ailleurs, cette fois avec la récidive. Je pourrais ne jamais être remis en liberté. La liberté, c'est dans la tête. Et j'ai le crâne vaste. (…)
Je dirai la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Ce manuscrit peut être remis au juge, aux jurés, aux experts-psychiatres et à un éditeur. Je parie que ce sera un long procès et un bon livre. » (p.9/10)
Ainsi se présente la narrateur de « La Bête et sa cage », un livre de David Goudreault, écrivain québécois, également travailleur social et poète. Cet ouvrage fait partie d'une trilogie dont le premier livre est « La Bête et sa mère ».
Ce narrateur raconte avec un défaut de langue car il lui manque une dent de devant, ce qui le fait « fiffler ». Il raconte cet univers carcéral impitoyable (la prison de Donnacona) :  « La prison brise les hommes, mais la cage excite les bêtes. »
Si la couverture du livre est bien jolie, toute simple, avec une tourterelle posée sur la main d'un homme (le narrateur qui l'a apprivoisée) et le tout sur un fond jaune, l'histoire l'est moins.
On nous décrit les « compagnons de secteurs », tels que Papillon (qui prend le héros sous son aile) - Philippe le Philippin – Denis – Giuseppe – Molosse – Timoune – Bizoune et bien d'autres dont les noms sont aussi « exotiques ».
On nous révèle la vie de couples de chacun (des hommes avec des hommes, ce n'est pas si simple). On apprend comment faire pour arriver à se procurer des médicaments « spéciaux » que l'on détourne en drogue….
Tout est décrit de façon bien réaliste (pas de fioritures, de nombreux « sacres »…). La tension est toujours là avec la violence qui sévit.
Mais on rit aussi un peu, par exemple quand le narrateur répond à Édith, la travailleuse sociale, qui le suit et à qui il promet : « Ve pourfuis mes efforts, Edith, ve furveille mes fréquentations. Ve travaille sur moi. Gros sshantier ! » (p.40)
David Goudreault, qui était présent au dernier Festival America 2018, a démontré une fois de plus son talent avec son écriture rythmée et fi des passages crus (car c'est la vérité vraie), que l'on rencontre au fil de la lecture et c'est « très documenté. »
Je laisse le mot de la fin au narrateur, à la Bête : « Peu importe où vous m'enfermerez, je m'évaderai pour vrai. Je m'évaderai et parachèverai ma liste de vengeance, longue et dodue. Si vous pensez que je suis dangereux, vous n'avez encore rien vu !
Mais pour l'instant, j'espère juste être envoyé en institut psychiatrique, la prison, c'est trop fou pour moi. »
Des paroles qui laissent envisager une suite et c'est « Abattre la Bête » à lire rapidement pour rester dans l'ambiance : « ve vous le confeille… !
❤❤ ❤❤❤
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bilodoh
  14 juillet 2017
Une jolie couverture toute jaune avec un oiseau blanc dans une cage…

Une lecture estivale légère?
Je n'avais pas lu le précédent roman du même auteur « La bête à sa mère ». J'ai donc été tout à fait déconcertée par cette incursion dans la brutalité de l'univers carcéral.
« La bête », il écrit au je, c'est un condamné à une lourde peine qu'il purge dans une aile de « coucous » comme il le dit lui-même, une aile de « protection » pour des détenus qui ont des problèmes psychiatriques.

Il décrit sans le monde qui l'entoure la sodomie dont il est quotidiennement victime, les drogues qui circulent et la hiérarchie rigide entre les prisonniers. Son discours tantôt naïf, tantôt plein de sagesse, expose ses raisonnements logiques, mais parfois d'une logique tordue comme l'est sa vision de la réalité.
C'est un contexte horrible, violent, mais la tension dramatique est ponctuée de touches d'humour qui relâchent la tension et la rendent supportable.

Une lecture déconcertante mais fascinante, car la magie de la littérature, c'est de nous faire voyager dans des univers où on n'ira jamais et de nous permettre d'explorer la vie intérieure de personnages étranges. (Je n'irai jamais en prison pour hommes et je n'ai pas l'intention de faire une seconde carrière de meurtrière psychopathe!!!)
Je vais lire la suite!
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MichelRoberge
  07 janvier 2018
Résumé : Le drame familial d’un homme. Et des chats qui croisent sa route. / La prison brise les hommes, mais la cage excite les bêtes. / Des explosions d’amour et de violence pour une finale apocalyptique digne de ce nom.
Commentaires : Certains romans sont des coups de cœur. La trilogie de La bête de David Goudreault est un coup de poing dans le plexus solaire : naît-on déviant ou le devient-on par l’action ou l’inaction d’une société hypocrite ou corrompue à l’os ? Vous devinez déjà la réponse.
Quel personnage que cette bête abandonnée par sa mère à l’âge de sept ans, qu’on trimballe de familles d’accueil en familles d’accueil, rejeté par les services sociaux, et qui s’enfonce progressivement dans la criminalité en milieu carcéral. Affublé de tous les travers : accro à la porno, aux drogues, menteur, manipulateur, violent, raciste, sexiste, homophobe, agresseur… nommez-les. À la recherche de sa mère et d’une paix interne dans la lecture dans un univers noir. Et pourtant, un monstre en manque d’amour qui finit par devenir attachant, à qui on souhaiterait porter secours et pour lequel on se sent démuni.
Une fiction percutante et très réaliste qui se veut une critique sociale et une charge contre la déshumanisation du soutien des individus souffrant de troubles de personnalité ou qui aggravent leur sort en prison :
« Mon personnage est un prisme génial sur ce monde dur et violent. Avec son regard absolument tordu, il m’a permis d’avoir un point de vue plus cru et plus drôle sur la prison. Les lecteurs connaissent plus ou moins la réalité du milieu, où ça consomme à fond, où ça se fait battre et ça se viole à tour de bras, mais je n’aurais pas pu leur balancer tout ça au visage sans passer par son regard décalé. Mon style plonge profondément dans l’horreur, mais j’offre des respirations aux lecteurs avec des touches d’humour, des clins d’œil, des aphorismes et un rythme particulier. […] J’ai collaboré de près avec des agents correctionnels et d’ex-détenus. Ils m’ont dit que je faisais survenir beaucoup de choses en trois mois d’histoire, mais ils m’ont confirmé que ces événements pouvaient arriver sur un an. Il y a une quantité folle d’armes blanches, de drogues, d’agressions et de meurtres en prison. Quand on enferme des psychopathes et des criminels aguerris avec des agents qui manquent de formation et de moyens, c’est évident que ça va péter une fois de temps en temps. »
Avec toute une finale… « Le film de ma vie a défilé derrière mes paupières closes. Attendri, je me suis revu enfant, en train de m’amuser avec personne. Tous les logements, les centres d’accueil et les prisons où j’ai traîné mon anxiété défilaient, toutes les écoles où j’échouais, où j’ai échoué, repassaient sur la toile de ma biographie. Et les animaux que j’ai aimés, les femmes que j’ai touchées, les drogues qui m’ont consolé, les armes qui m’ont édifié, tous les détails de mon existence tournaient en boucle comme la bande-annonce d’un long métrage prometteur. »
Précipitez-vous chez votre libraire, vous ne le regretterez pas.
Ce que j’ai aimé : Tout ce qu’on peut lire entre les lignes. Le niveau de langage des différents personnages. Le style et l’humour de l’auteur qui allège jusqu’à un certain point la dureté impitoyable de la thématique.
Ce que j’ai moins aimé : -

Lien : https://avisdelecturepolarsr..
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Errant
  09 août 2018
Quelle joie lorsque les attentes que l'on a envers un livre sont comblées! Car je souhaitais ardemment que le personnage que j'avais tellement détesté dans “La bête à sa mère” soit châtié pour toutes ses exactions. Justement la cage est une prison où la bête est victime... juste retour des choses! Pour connaître l'univers carcéral d'un point de vue particulier, pour pouvoir apprécier un humour noir constant de deuxième degré, pour admirer des idées de grandeur complètement déconnectées de la réalité, pour se complaire d'un cynisme machiavélique: voilà autant de raisons de lire ce bouquin atypique, gouleyant (en autant qu'on puisse accoler ce mot à un écrit). Une lecture très particulière qui m'incite très certainement à lire le troisième et dernier tome de cette série qui se démarque tant. Un régal.
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taktic66
  06 juin 2016
On continue de suivre La bête et rien ne vas plus... après la bête à sa mère où l'on comprends le dysfonctionnement d'un individu, on suit maintenant sa déchéance au fond d'une cage ... la prison de Donnacona! Avec une écriture brillante et humoristique... on en vient à se poser la question si la folie pousse au crime ou le criminalité rends fou... Mais ce n'est pas tous les criminels qui passent par la folie, et ça, c'est documenté !!
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
Day-syDay-sy   18 février 2019
Bonne idée, y a de l’avenir dans la soudure. Avenir mon cul, toutes les usines ferment une après l’autre. Autant devenir télégraphiste, ou libraire! 
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Day-syDay-sy   18 février 2019
 La littérature sauve des vies, surtout les livres de médecine
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Day-syDay-sy   18 février 2019
la quête de drogue n’est pas moins noble que celle du Graal
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nadiouchkanadiouchka   06 janvier 2019
Je planais ; on me retournait dans mon aile. Tous les pénitenciers étaient en surnombre et personne ne désirait recueillir un nouveau coucou. (…) Hip hip hip hourra ! L’avocat ne partageait pas mon enthousiasme. J’étais tellement impatient de retrouver mon gang et mon amoureuse ; je m’emportais. Hip hip hip hourra même fi t’embarques pas ! Je n’allais laisser un avocat juif, j’en étais désormais convaincu, étouffer ma joie.
Surtout, et c’est là que tu as une chance de cocu, l’agente que tu as agressée a refusé de porter plainte au criminel. C’est évident, Ducon, je ne l’ai pas agressée, c’est ma conjointe ! Et f’est quoi fette hiftoire de cocu, pourquoi tu dis que v’ai une sshance de cocu ?
P.206
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bilodohbilodoh   13 juillet 2017
On a beau y être soumis depuis l’enfance, on ne s’habitue jamais au rejet, à l’humiliation. L’humain étant un animal social, même le plus bête d’entre nous a besoin de contacts fraternels, à l’occasion. Si le social s’atrophie, il ne reste que l’animal. L’animal blessé.

(p. 164)
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Interview de David Goudreault.
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