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ISBN : 2352879124
Éditeur : Archipoche (07/09/2016)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 46 notes)
Résumé :


La Princesse Blanche clôture la saga historique de Philippa Gregory sur la Guerre des Deux- Roses.

Ce conflit historique de premier ordre pour la succession du trône d'Angleterre se déroule entre 1455 et 1485, entre deux maisons : les Lancastre et les York. L'emblème de la maison de Lancastre était la rose rouge, tandis que celui des York était la rose blanche, ce qui donna son nom à cette guerre, mais aussi au roman de Phili... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
helvetius
  08 juin 2015
La Princesse Blanche est le troisième roman de Philippa Gregory que je lis et je ne m'en lasse pas. Bien que j'ai fini ma lecture il y a déjà plusieurs semaines, j'ai encore tous les détails en tête et mon envie de découvrir les autres oeuvres de l'auteur ne fait qu'accroître !
J'ai lu les livres à la suite mais dans un désordre chronologique. J'ai commencé par l'histoire de la femme d'Henri VIII et ici je découvre la vie des parents de ce roi, Henri VII et Elizabeth d'York, princesse d'York, fille du défunt roi Edouard IV. Leur mariage a permis d'assurer la légitimité de la dynastie Tudor mais a aussi mis fin à la guerre des deux roses, qui a longtemps déchiré le peuple anglais.
En lisant ce roman, je me suis rendue compte que la paranoïa est héréditaire. Henri VII, exilé en Bretagne, fait son retour sur l'île britannique et obtient le trône en tuant le roi Richard III au combat. Bien que légitime, son règne ne sera jamais reconnu par l'ensemble de ses sujets et il devra mener plus d'un combat pour rester en place. Peu à peu, la peur de perdre le pouvoir le rend méfiant et méchant envers tous, surtout envers sa femme qui pourtant n'a eu de cesse de le défendre malgré ses actes.
Elizabeth pensait son avenir radieux, aux bras du roi Richard, son oncle, à régner en tant que reine d'Angleterre comme son rang le lui promettait. Mais voilà, la mort de son amant l'oblige à épouser son assassin. Même si le début de leur union est plus qu'houleuse, ça commence tout de même par un quasi viol, Elizabeth saura aller au-delà et se surprendra même à aimer son époux. Par amour pour ses enfants, sa famille et sa patrie, elle commencera à protéger et aimer son bourreau. Malgré tout, je l'ai trouvé un peu faible de caractère. Elle encaisse tous les coups bas portés à son encontre sans jamais rien rendre en retour. Certes sa position était délicate mais rien que pour la façon dont Henri VII traite son cousin, le duc d'York, j'aurai aimé qu'elle agisse plus. Elle s'est contentée de vivre sa vie sagement, sa vie de reine mettant des héritiers au monde pendant que d'autres perdaient la vie pour le combat qu'elle aurait pu mener, car nombreux aurait été ses soutiens...
Je vais prochainement attaquer la lecture de la reine clandestine, qui parle d'Elizabeth Woodville, la mère de la princesse blanche et j'espère ne pas être déçue par ce personnage qui m'a tant plu, fasciné et intrigué dans cette lecture.
Concernant le style de Philippa Gregory, il n'y a rien de plus à dire que ce que je n'ai déjà dit précédemment, je suis toujours entrainée dès les premières lignes et me retrouve plongée au coeur de cette cour anglaise, c'est un pur délice !
Challenge PAL
Challenge variétés "livre de plus de 500pages"
Challenge pavés 5/?
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Aelinel
  23 février 2015
Dès qu'un livre de Philippa GREGORY sort en librairie, je l'achète désormais les yeux fermés car je sais que je vais adorer. Encore une fois, je ne me suis pas trompée! Cette auteure a le don de nous emmener dans une autre époque en donnant la parole à une souveraine méconnue, au coeur de la Guerre des Deux Roses entre les Yorks et les Tudors. Ici, il s'agit d'Elizabeth York, épouse d'Henri VI et mère du futur et célèbre Henri VIII. le récit est fluide, bien documenté et les pages défilent sans que l'on se rende compte : et déjà on arrive à la fin! C'est un véritable régal et j'attends avec impatience la suite et fin de cette trilogie en juillet prochain.
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Phoenicia
  10 octobre 2018
Premier livre de Philippa Gregory et me voilà conquise. J'ai sciemment choisi de lire pour la découvrir autre chose que son roman phare, Deux soeurs pour un roi, afin de découvrir sa plume, certes traduite, mais plume tout de même.
La Princesse Blanche a été un heureux choix sous bien des aspects.
Premièrement, j'avoue connaître des Tudors avant tout le règne d'Henri VIII et de ses filles dans une moindre mesure. Ici, j'ai donc eu l'occasion de parfaire mes connaissances sur les débuts du règne d'Henri VII. Prétendant au trône à l'issue de la guerre des Deux roses, son règne est marqué par une quête de légitimité qu'il croit pouvoir obtenir en épousant une Princesse d'York, Elisabeth, le protagoniste principal de ce roman. Bien documentée, Philippa Gregory nous emmène dans ce règne bouleversé par de nombreux prétendants et le mystère qui plane autour des enfants d'York disparu de la Tour de Londres.
Philippa Gregory a un talent de conteuse et nous sert une fiction historique qui permettrait de faire la lumière sous de nombreux mystères. On se laisse facilement entraîné par sa prose et le roman se lit d'une traite. On ne voit tout simplement pas les 500 pages passées et j'ai fini le livre en me disant "Après tout, pourquoi pas?". J'ajoute que la petite malédiction est pour moi une sacrée trouvaille quand on sait ce que donne l'histoire.
Enfin, la psychologie des personnages est très travaillée. Il est vrai que l'auteure d'une fiction nous sert peut-être un caractère éloigné de la réalité historique mais pour le coup le roi Henri VII m'a touchée et m'a fait frémir à la fois. Impossible de l'approuver. Impossible pour autant de le détester. Quant aux personnages féminins, ils ont la part belle pour une époque où les femmes comptent pour rien. Et c'est effectivement sous bien des aspects le rôle d'Elisabeth d'York malheureusement... Prise dans une position impossible entre l'épouse d'un Tudor et la fille d'York. A voir le sujet des autres romans de Philippa Gregory, je ne doute que ce soit une prédilection pour elle de mettre en avant les femmes de cette époque. La fameuse Elisabeth Woodville m'intrigue par exemple. L'auteure en a fait l'héroïne d'une de ses histoires, la Reine clandestine. Ce sera donc sûrement mon prochain roman de cette auteure!
Challenge Pyramide
Challenge le tour du scrabble en 80 jours
Challenge Déductions élémentaires
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Khalya
  25 août 2016
J'aime beaucoup l'écriture de Philippa Gregory même si, dans ce livre, elle se base sur des faits historiques non avérés, comme la supposée liaison entre Richard III et sa nièce Elizabeth d'York, voire que l'on sait faux, comme l'influence politique de la mère d'Henry VII.
J'ai donc pris ce roman comme une fiction historique et non comme un livre historique romancé.
L'écriture est agréable, il est juste dommage que dans le format Kindle (je ne sais pas si la même erreur s'est glissé dans le format papier) le verbe serrer soit systématiquement remplacé par le verbe servir (ex : Mon oncle me tapote la main tandis que je sers mon bébé contre mon coeur).
Henry est imbuvable, il est lâche, peureux, accroché aux jupes de sa mère, incapable de prendre une décision sans son assentiment et incapable de comprendre et encore moins d'admettre que ce n'est pas parce que l'on s'empare de la couronne par la force que l'on obtient le respect et l'amour de son peuple.
Son attitude envers Elizabeth est abjecte.
Il faut dire que quand on voit sa mère : revêche, avide de pouvoir, cherchant à tout contrôler - jusqu'au nombre de jour qu'une reine accouchée doit passer alitée – on comprend mieux l'attitude du fils.
La mère d'Elizabeth, continue à oeuvrer dans l'ombre pour renverser les Tudors, sans aucune considération pour sa fille et pour son petit-fils, qui seraient renversés avec eux. Sa fille semble n'être qu'un pion sur un échiquier pour elle. On découvre de la veuve d'Edouard IV un visage qu'on n'avait pas perçu dans « la reine clandestine ».
La soeur d'Elizabeth est plus dure à cerner : son attitude est-elle de la méchanceté, de la stupidité ou de la jalousie ? Elle semble oublier que sa soeur est reine d'Angleterre et elle ne lui montre aucun respect. J'espère toujours qu'elle va en prendre pour son grade.
Elizabeth d'York est sans nul doute le personnage le plus sympathique de cette triste bande. Elle fait contre mauvaise fortune bon coeur. Contrainte d'épouser l'assassin de l'homme qu'elle aimait et voulait épouser, elle n'a aucune intention, malgré le peu d'estime qu'elle a pour lui et pour sa mère, de renier ses voeux de mariage. Elle a juré fidélité et loyauté et compte bien ne pas se parjurer. C'est ce respect de sa parole qui fait que sa mère ne la tient informée de rien, ce qui, au lieu de la mettre à l'abri, la met en danger car son époux et sa belle-mère ne peuvent croire qu'on la tienne ainsi dans l'ignorance la plus complète.
Le roman nous fait traverser les différentes « trahisons » et révoltes auxquelles a dû faire face le roi Henry VII et nous montre son incompréhension, lui qui pensait qu'une fois qu'il aurait conquis le trône, tout le monde ploieraient devant lui en le reconnaissant élu de Dieu.
Bien sûr, si on connaît un minimum cette période de l'histoire d'Angleterre, on sait à l'avance l'issu des batailles, des révoltes et autre évènement et on sourit même devant certaines phrases prononcées par Elizabeth, qui ne prennent tout leur sens que si l'on sait ce qu'il s'est passé ensuite.
Le livre s'achève en 1499, soit quelques années avant la mort d'Elizabeth, qui meurt en couche en 1503. A travers les différents livres de Philippa Gregory, on aura donc suivi toute la vie de cette princesse qui a sans cesse servi de trait d'union entre les York et les Tudor.
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LeaTouchBook
  18 novembre 2014
Philippa Gregory est mon auteur préféré en matière de romans historiques, c'est un(e) écrivain(e) incroyable qui nous raconte L Histoire au travers des yeux de protagonistes incroyables : des reines, des duchesses ? Oui, mais des femmes avant tout.
Je suis entrée un soir dans ce récit, je n'ai pas lâché ce roman jusqu'à sa fin, une fin en suspens qui nous sert un peu le coeur parce que l'on souhaite continuer encore et toujours dans l'esprit de l'héroïne. Quitter ce livre a vraiment été très difficile pour moi tellement je me suis attachée à Élisabeth. Elle n'a pas la force de sa mère mais elle n'a pas non plus les mêmes soutiens, les mêmes piliers : un mari faible, craintif, un pays en pleine crise face à un roi a priori illégitime et cette peur intangible pour le Roi et cet espoir inébranlable pour le peuple du retour d'un York.
C'est aussi cela que j'aime chez Philippa Gregory, redonner les lettres de noblesse à des femmes méconnues à leur époque, des femmes restées dans l'ombre mais qui ont eu leur propre importance, leur rôle inhérent à cet ensemble qui a forgé notre passé.
Ce qui marque avant tout ce récit c'est la volonté de cette reine : la force de devoir soutenir un mari méprisable, d'aimer une mère qui garde ses secrets et ses conspirations contre la couronne, d'élever ses enfants dans une époque troublée et dangereuse. Elle a ce charme héritée de son père, cette opiniâtreté intrinsèque à sa mère, mais elle va mûrir, grandir du fait de ses expériences. J'ai vraiment été émue par l'amour qu'elle continue de porter pour Richard (III), l'homme de sa vie tué lâchement, trahi par ceux qui lui ont promis allégeance et se sont tournés vers Henri.
En définitive, une magnifique perspective de l'Histoire que nous offre Philippa Gregory et Hugo éditions avec une héroïne inoubliable et une écriture extrêmement bien traduite par Sarah Dali. Pour tous les amoureux de romans historiques, de romance. Un portrait de femme et d'une ère nouvelle : un tournant dans l'Histoire de l'Angleterre !
Un livre, une oeuvre que je recommande fortement !! Un ÉNORME coup de coeur !
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
BithyaBithya   20 mai 2015
Elizabeth d'York s'adressant à la mère du roi (P. 420) :
"vous êtes son chef, son allié mais il n'y a pas en vous de véritable amour, pas le moindre. Aujourd'hui, vous découvrez le prix à payer pour vos erreurs. Il n'y a pas en lui de véritable amour, ni à offrir ni à recevoir, pas le moindre."
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AelinelAelinel   23 février 2015
Le roi Henri VI s'adressant à la reine Elizabeth York, à propos de sa mère Elizabeth Woodville :
"- Connaissait-elle la raison de son départ? Ou sa destination?
- Non. Je lui ait dit qu'il était peut-être parti en Flandre.
- Le savait-elle déjà?
- Je l'ignore.
- Était-il attendu?
- Je l'ignore.
- A votre avis sa famille le suivra-t'elle? Son frère Edmond? Sa mère? Son père? Je leur ai accordé ma confiance, les ai accueillis à ma cour, et j'ai pris conseil auprès d'eux. Malgré tout, sont-ils eux aussi déloyaux? Vont-ils rapporter toutes mes paroles à mes ennemis?
- Je l'ignore.
Il me lâche la main et recule pour m'observer, le regard sombre et suspicieux, le visage froid.
- Quand je songe à la fortune consacrée à votre instruction, Elizabeth, je suis réellement stupéfait de découvrir l'étendue de votre ignorance." (p.206-207)
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AelinelAelinel   23 février 2015
"Mon rôle principal, pour le restant de mes jours, se résume à celui d'une femme vertueuse et d'une reine Tudor dont la devise est "humble et pénitente". Peu importe si en mon for intérieur, je reste passionnée et indépendante. Ma vraie nature sera dissimulée ; l'histoire ne se souviendra de moi que comme l'épouse d'un roi et la mère d'un autre". (p.248)
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nightsreadingsnightsreadings   22 février 2015
« L’Histoire ne se souviendra de moi que comme l’épouse d’un roi et la mère d’un autre. »

http://lecturesdunenuit.blogspot.fr/2015/02/la-princesse-blanche.html
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