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Alain Gnaedig (Traducteur)
EAN : 9782070773008
192 pages
Éditeur : Gallimard (25/01/2007)

Note moyenne : 3.26/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Cela aurait pu être un simple mariage blanc permettant à Elena de fuir la Roumanie de Ceausescu. Mais Scott, un photographe de presse d'origine américaine, s'attache beaucoup plus que prévu à cette jeune femme secrète, et lorsqu'elle le quitte, après quelques mois de vie commune au Danemark, il est désemparé.

Cette séparation brutale ne lui permet pas de comprendre ce qui s'est réellement passé depuis leur rencontre, à la faveur d'un reportage de Scot... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
latina
  17 septembre 2020
Quand l'introspection est poussée à l'extrême, cela donne un roman très profond mais aussi par moment très ennuyeux. du moins pour moi…
J'aime beaucoup l'auteur danois Grondahl, notamment dans son superbe roman « Les portes de fer ». Très lent, intimiste, psychologique.
Nous retrouvons dans « Piazza Bucarest » le cheminement envers, non pas soi-même, mais vers deux personnes : Scott, un Américain déraciné qui, lors d'un voyage en Transylvanie, s'est senti profondément attiré par son guide, une femme beaucoup plus jeune que lui. Celle-ci, à son tour, sera « décortiquée » par le narrateur et nous découvrirons son secret vers la fin du roman.
Les thèmes abordés sont l'exil, la vérité en littérature et la liberté puisque le roman commence trois ans avant la chute de Ceaucescu, mais aussi tout ce qui est attaché, paradoxalement, à cette liberté : l'accomplissement de soi-même, envers et contre tout, c'est-à-dire la famille, l'amour, le bonheur.
Nous nous promenons de Bucarest à Rome, en passant par le Jutland, tout en suivant le parcours (au sens premier du terme mais aussi au sens figuré) du narrateur qui veut écrire sur son ami Scott et sa relation avec Elena.
Enormément de phrases pleines de bon sens, philosophiques.
Mais des passages aussi qui se répètent et allongent ainsi la lecture, sans apporter beaucoup plus, sinon de l'ennui et une sensation de sur-place.
Il m'a manqué ce petit quelque chose qui fait que je m'attache aux personnages et à l'atmosphère.
« Piazza Bucarest » : si le livre ne m'a pas emportée outre mesure, j'irais quand même bien y faire un tour, au sens premier du terme, cette fois, aux alentours de la villa Borghese de cette Rome fascinante…
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mariech
  30 avril 2016
J'ai été bien inspirée en prenant ce roman au hasard des étagères de ma bibliothèque, j'aime beaucoup lire de la littérature étrangère , dans ce cas précis danoise , j'aime beaucoup découvrir de nouveaux auteurs , et j'ai été comblée , je n'avais jamais entendu parler de cet auteur , et je n'ai qu'une envie c'est de courir à là bibliothèque , chercher d'autres titres de l'auteur .
C'est l'histoire de Scott qui fait un voyage en Europe l'année de ses 18 ans , il est au Danemark lorsqu'il reçoit sa lettre de mobilisation à la poste restante de Copenhague , il doit partir au Vietnam comme des milliers de jeunes américains mais il vient de rencontrer Vicky , une toute jeune infirmière , mère célibataire d'un fils de 6 ans , le destin de Scott prend un autre chemin , il se marie et devient résident danois , Scott trop timide , trop effacé , qui parait sans ambition , il finira par lasser Vicky qui demandera le divorce .
Scott va faire un voyage en Roumanie , quelques années avant la chute de Ceaucescu , il va recontrer Elena et lui propose de l'épouser , un mariage blanc comme on appelle ça , Scott a plus de 40 ans , Elena en a 22 ans , il n'ose lui avouer qu'il est tombé amoureux d'elle ....
Voilà une petite partie de l'histoire , ce que je dois absolument dire ce que ce roman est une pépite , je lis souvent très rapidement mais ici j'ai lu lentement , m'imprégnant des mots .
L'auteur décortique l'âme humaine , nous explique pourquoi l'histoire d'amour entre Scott et Elena n'a pas été possible , je n'ai jamais lu me semble - t - il une analyse aussi juste des différences de mentalité entre les personnes du bloc communiste et les habitants de pays d'Europe démocratiques , Elena est marquée par ses années où elle avait une soif insatiable de liberté , elle est incapable d'aimer , Scott lui est bouleversé pour la première fois de sa vie , son beau - fils , le fils de Vicky sa première femme est le témoin inquiet de la transformation de Scott , Scott qui semble perdre pied quand Elena le quitte de façon brutale .
Plaza Bucarest c'est le nom d'une place d'une petite ville de Toscane où le narrateur , le beau - fils de Scott retrouve Elena qui lui racontera sa vie de jeune fille , de jeune femme en Bulgarie .
Elena à la recherche continuelle d'un ailleurs improbable , impossible à trouver , hantée par sa quête éperdue de liberté , Elena si difficile à comprendre et pourtant pas si différente nous dit l'auteur en des termes émouvants .
Un roman qui est fait pour moi , moi qui aime tant les écrivains qui décortiquent l'âme humaine , la mettent à nu .
Une lecture dont je me souviendrai longtemps .
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missmolko1
  28 décembre 2011
Une écriture vraiment très belle d'un auteur pas assez connu (enfin que moi je ne connaissait absolument pas).
Une belle histoire d'amour écrite avec beaucoup de délicatesse.
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christinebeausson
  23 mai 2017
L'auteur :
Jens Christian Grøndahl, est il vraiment l'un des meilleurs écrivains de sa génération ?
Ce n'est pas moi qui le dit (même si je ne suis pas loin de le penser)... ce sont les éditions folio qui l'écrivent !
Et lui que dit il de lui, que fait il dire de lui à son personnage, je suis "doué pour remuer les tourments de mon nombril avec une cueillette à thé."
Détour dans la péninsule du jutland,
Découverte du Kattegat, nom venant du néerlandais et qui signifie chatière ( Cattégat en français, espace maritime, comprenant plusieurs détroits au sud et une vaste baie au nord, s'étendant entre le Danemark et la Suède, plus précisément entre la péninsule danoise du Jutland et la province suédoise de Halland).
Je ne connaissais pas cette appellation, l'endroit idéal pour observer la séparation entre la mer du Nord et la Baltique. Je m'y suis risquée et il me reste à aller me perdre dans les dunes de Skagen !
Une quatrième de couverture pourrie de chez pourrie.
Scott ne demande rien à personne, le narrateur a le besoin pressant de raconter une belle histoire alors il suit les traces d'Elena, il la piste à travers sa fuite en Europe.
Bucarest,
Les environs de Florence.
Il réécrit ou invente l'histoire d'une femme qui a toujours été un mystère pour lui, la compagne de celui qu'il a pu considérer comme son père, une errante qui a jour à rencontré un errant.
L'actualité de la Roumanie est évoquée et nous montre le besoin de fuite que l'on pouvait ressentir à se retrouver enfermé dans un quotidien sans espoir sans but.
La fuite vers un ailleurs, une façon de se fuir soi même, fuir son passé, ce qu'on a refusé d'être à un moment, et puis l'exil mot pas vraiment douloureux car est on vraiment parfois de quelque part ?
Les lieux se ressemblent, les mêmes arbres, les mêmes branches oscillent au même vent, les mêmes feuilles tombent, les mêmes oiseaux chantent.
C'est juste comment on se sent, comment on ressent les autres, c'est juste ça qui compte le reste n'est qu'un détail dans l'histoire.
Lecture enthousiasmante, j'adore l'écriture de ce Monsieur !
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ChristelleH
  10 août 2018
J'ai été tentée à plusieurs reprises d'abandonner la lecture de ce roman (le narrateur se lance dans des considérations hors intrigue qui de ce fait ralentissent la découverte de cette histoire) et puis je m'y suis accrochée et...j'ai bien fait car dans sa seconde moitié, le roman démarre enfin et le lecteur est plongé dans une histoire d'amour dramatique passionnante, en Roumanie. Comme si l'auteur avait eu l'idée de cette intrigue digne d'une nouvelle mais qu'il avait voulu à tout prix l'étoffer pour en faire un roman. Je suis donc un peu déçue.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   20 mars 2019
Une fois descendu du train à Florence, je voulus savoir à quelle heure il y avait un bus pour Vallombrosa. Je n'y étais jamais allé mais, depuis que j'avais entendu ce nom pour la première fois, il m'avait fait rêver. Certains noms de villes possèdent cette particularité : Odessa, Lahore, Buenos Aires, Trieste. Même si, un jour, on réussit à voir ces villes, on sait parfaitement que, d'une certaine façon, on n'y parviendra jamais. Quelque chose dans le nom n'exprime pas un lieu, mais une aspiration qui nous tiraille d'autant plus fort, car elle ne saurait être satisfaite. Il en va ainsi des noms des lieux qui désignent le nulle part que l'on porte en soi, et qui nous font encore rompre le charme de la musique du nom. Son écho et sa résonance suffisent à nous dire que l'on n'a pas encore tout vu et que, au fil des rues de cette ville inconnue, on échappera à son moi convenu pour finir enfin à devenir un autre.
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SachenkaSachenka   19 mars 2019
On reconnaît une ville étrangère d'après les photos que l'on a vues de celle-ci, mais l'on y voit également ce qui est commun à toutes les villes. Les banlieues, les couloirs carrelés du métro, les quartiers autour des voies de triage de la gare, l'usure anonyme des bâtiments. L'ombre au fond d'une rue, et cette forme particulière d'immobilité qui caractérise les voitures garées l'une derrière l'autre, avec le reflet singulier du ciel sur la peinture des véhicules entre les contours sombres des façades d'immeubles.
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mariechmariech   30 avril 2016
Céder est un acte volontaire , je l'avais toujours su . J'avais moi - même choisi et voulu mon existence , il m'était donc possible d'en vouloir une autre . En réalité , je ne m'étais jamais soumis totalement, pas plus qu'Elena .
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mariechmariech   29 avril 2016
Autant que je sache leur relation reposait sur la sécurité et le sexe . D'un côté , la différence d'âge a confirmé Vicky dans sa féminité , de l'autre , le graduate exilé a trouvé dans ses formes douces et rondes quelque chose qui pouvait faire office de chez - soi . Du reste , mieux qu'un chez - soi , car , avec le corps d'une femme disponible et bienveillante à ses côtés , un homme peut se sentir chez lui n'importe où .
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mariechmariech   29 avril 2016
Moi , je pense toujours trop tard aux répliques que j'aurais dû décocher , mon esprit de répartie est retropectif et donc vain , et c'est peut - être pour cela que j'écris .
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