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EAN : 978B0899L938G
Éditeur : Plon (27/08/2020)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 83 notes)
Résumé :
« Ses enfants, eux, ils savent qui elle est, et ils exigent que le monde entier le sache aussi. »

Yamina est née dans un cri. À Msirda, en Algérie colonisée. À peine adolescente, elle a brandi le drapeau de la Liberté.
Quarante ans plus tard, à Aubervilliers, elle vit dans la discrétion. Pour cette mère, n’est-ce pas une autre façon de résister ?
Mais la colère, même réprimée, se transmet l’air de rien.
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
montmartin
  17 septembre 2020
Il y a des romans qui vous parlent, le livre de Faïza Guène en fait partie. Ce récit m'a vraiment touché, tout d'abord par la qualité de l'écriture, simple, toujours juste, toujours vraie, emplie d'une douceur, celle de l'amour ; et surtout par le personnage central Yamina.
Faïza Guène va donc nous conter l'histoire de cette femme algérienne de bientôt soixante-dix ans et en parallèle nous allons suivre ses quatre enfants. Yamina ne se plaint jamais, comme si cette option lui a été retirée à sa naissance. Elle n'a que son amour a offrir à ses enfants, avec un peu de chance l'amour leur fera oublier les humiliations.
Omar, trente piges, le seul garçon est chauffeur Uber, un job temporaire depuis deux ans ; Malika l'aînée de la fratrie, elle a été mariée à dix-sept ans, elle est celle qu'on remarque le moins, elle n'a jamais fait de vague. Hannah elle a toujours un temps d'avance, elle a toujours pigé plus vite que les autres, particulièrement sensible, elle ne veut pas que ses futurs enfants futurs, héritent de cette colère qui lui dévore les tripes. Imane la cadette, elle aurait dû être un fils, elle a le sentiment de décevoir en permanence
Et puis il y a Brahim, le père, il est encore beau, il ne dit pas nécessairement les mots qu'il faut, mais son réconfort est dans le coeur de Yamina.
L'histoire d'une petite fille débrouillarde, privée de son enfance par la guerre d'indépendance, obligée d'arrêter l'école pour aider ses parents à la ferme et élever ses frères et soeurs. À soixante-dix ans, elle rêve encore qu'elle a un cartable sur le dos. Un mariage arrangé après la prière du vendredi avec Brahim, un immigré de dix ans son aîné, l'arrivée en France dans un taudis où les murs pleurent d'humidité, où les souris se faufilent, les blattes surgissent de partout, un appartement qui même propre a l'air sale. Ce livre est l'histoire d'un déracinement, d'un arrachement à la terre natale.
« Je ne supporte plus que ma langue se meure de rester figée dans ma bouche, je ne supporte plus ma salive inutile, je meurs de ne pouvoir parler à personne, et même si la radio reste allumée toute la journée, je ne peux pas lui répondre. »
L'histoire de braves gens travailleurs, qui se font discrets, car ils se sentent invités en France et leurs enfants, la seconde génération, celle qui porte la colère, nés en France et qui ont l'impression d'être nulle part chez eux, ni en Algérie ni en France. Toujours devoir se justifier, montrer patte blanche pour éviter l'amalgame.
« Brahim a encouragé ses enfants, n'a jamais levé la main sur eux, les a poussés à étudier. La seule chose qu'ils peuvent lui reprocher est d'avoir été pauvre, et épuisé par le travail. »
C'est surtout une formidable histoire d'amour d'une mère pour ses enfants, elle a tenu pour qu'ils réussissent, qu'ils soient heureux et surtout indépendants. Un livre d'une grande sensibilité, tout en retenue. D'un petit village berbère à la banlieue parisienne un magnifique portrait de femme.
Faïza Guene a dédié son roman à son père, Abdelhamid, « mort de discrétion », voilà tout est dit… Un grand merci aux éditions Plon de m'avoir offert l'opportunité de lire ce livre.
« La Discrétion » de Faïza Guène. #rentreelitteraire2020 #NetGalleyFrance
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Ziliz
  01 novembre 2020
Parcours de Yamina, femme née à la fin des années 1940 dans l'Algérie colonisée.
Exilée en France en 1981 pour rejoindre un mari marocain plus âgé qu'elle, qu'elle n'avait pas choisi.
Devenue mère de quatre enfants, aujourd'hui adultes, toujours à dorloter son petit dernier de trente ans, son seul fils - question de culture ? ou bien tous les hommes exploitent leurs pseudo faiblesses en matière de tâches domestiques pour retarder la coupure du cordon ? C'est moins fatigant pour eux, et ça fait plaisir à maman. Coup double, sauf que ça énerve les soeurs.
Pourquoi me suis-je autant ennuyée avec un roman si court (250 pages), dont les sujets m'intéressent ? Guerre d'Algérie, exil, intégration, deuxième génération, sort des immigrés en France, et ceux du Maghreb en particulier (avec traumatisme supplémentaire pour les Algériens), maternité et féminité, émancipation des femmes. Et colère - étouffée ou exprimée, nourrie par les événements de la vie ou transmise entre générations...
Je me perdais dans les personnages, les filles de Yamina apparaissent de loin en loin dans le récit, j'ai eu du mal à mémoriser les caractéristiques de chacune et donc à m'y attacher.
Pourtant, j'apprécie généralement les romans de Faïza Guène, simples et honnêtes, truffés d'idées pertinentes, avec des formules et images qui font mouche (cf. extrait sur les cow-boys dans les westerns).
Ici, l'intrigue m'a semblé manquer de liant - tableau trop impressionniste pour une myope.
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Julitlesmots
  14 septembre 2020
« La discrétion » ne se contente pas de livrer l'histoire d'une famille entre l'Algérie et la France, avec ce tiraillement entre deux cultures, celle de l'éducation et des origines, face à celle de la naissance et de l'imprégnation. C'est un texte plus profond qu'il n'y paraît, à travers le microcosme familial, l'auteure aborde des sujets de société très intéressants. de manière parfois grave, pour décrire certaines humiliations couvertes par une fausse bienveillance, mais aussi de manière humoristique, comme pour ne pas étrangler le lecteur.
La plume simple et directe, rend le texte accessible à toutes les personnes qui souhaitent mieux comprendre, ressentir les émotions et interrogations d'une partie de la population française. Être né français, mais ne pas se sentir à sa place, être né algérien et ne pas se sentir algérien… Une éternelle dualité que vit une partie de la population française que l'on peut difficilement comprendre si l'on ne l'a pas vécu soi-même.
Même si je n'ai jamais eu à me sentir exclue, car née française, de parents français, j'ai grandi en Tunisie, et je dois dire que je connais ce sentiment de ne pas se sentir à sa place. Ce sentiment a été très présent lors de notre retour en France, je ne savais plus qui j'étais et surtout, je vivais ce retour comme un exil. Je pleurais tout le temps et j'ai mis du temps, beaucoup de temps à me sentir à ma place. En France, je n'avais qu'une envie, c'est de rentrer en Tunisie et lorsque je retournais en Tunisie, je n'avais qu'une envie, c'est d'y rester. Tiraillée entre mes deux cultures, mes deux vies. J'ai retrouvé dans « La discrétion » de Faïza Guène, cet exil latent, sous-jacent avec la description du mal-être que l'on ressent.
Faïza Guen à travers son récit, rend hommage à ces femmes qui éduquent, discrètement, qui sont dépassée, car elles ne connaissent pas ces enfants qui réclament une identité, une reconnaissance et crient leur appartenance à cette France, qui parfois, les renvoie à ces origines qu'ils ne connaissent qu'à travers des vacances toujours heureuses, mais pendant lesquelles ils sont considérés comme étranger et français. L'exclusion est des deux côtés de la méditerranée, ils ne sont ni algériens ni français.
Comment construire son identité face à cette dualité ? On ne fait pas de vague, on se fait discret, ou alors on se révolte, on crie pour montrer que l'on existe.
Notre société a du mal à comprendre cette dualité, et ne fait que creuser le fossé. La grande mode, qui ne fait qu'attiser la haine et largement véhiculée, est de demander à une personne de quelle origine elle est ! L'extrême droite se nourrit du terreau de cette dualité.
Certains passages m'ont particulièrement touchés, notamment celui de la soeur aînée qui travaille dans une mairie et qui aide une personne en lui parlant en arabe, elle est dénoncée par ses collègues. Je sais, pour l'avoir vécu, que si l'anglais, l'espagnol, l'allemand avaient été utilisés, cela n'aurait incommodé personne. C'est une profonde injustice qui se vit au quotidien et à moins d'avoir vécu ou assister une scène de ce genre, on a du mal à comprendre.
Ce n'est pas un texte à charge, c'est une tranche de vie, aux côtés de cette famille ordinaire, où chaque membre trouve sa place, traverse la vie d'une manière discrète pour ne pas se faire remarquer ou d'une manière plus visible pour montrer qu'il existe. Chacun s'appropriant cette Histoire qui les marque au fer rouge, pour enfin s'apaiser et se construire.
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Bazart
  25 août 2020
Faïza Guène, jeune auteur française d'origine algérienne, révélée à 19 ans à peine, avec l'excellent 'Kiffe Kiffe demain' paru il y a déjà 15 ans de cela, avait donné ses dernières nouvelles littéraires en 2018 avec Millenium Blues, son dernier roman en date, un récit drôle et touchant sur le quotidien d'une famille méditerannéenne.
Avec "la discrétion", son nouveau roman sorti pour cette rentrée littéraire, même si médiatiquement elle s'est faite aussi discrète que le titre de ce roman, Faïza GUENE continue de dresser le portrait choral d'une famille aux origines orientales, mais en y apportant une petite touche de singularité et en prenant parti d'un angle assez original.
Cette famille de 4 enfants, nés dans les années 80 et 90 qui ont une double culture, celle de la France où ils sont nés, et celle de l'Algérie de leur mère.
La romancière fait donc se croiser les trajectoires de chacun des membres de la famille permettant au lecteur de découvrir l'histoire familiale, du départ d'Algérie, et surtout la vie de Yamina, qui ne dit mot à ses enfants des déchirures de son exil et de passé qu'elle a délibéremment mis sous scellé.
Tout en délicatesse et en douceur mais sachant aussi se montrer un peu amère voire cruelle- on pense parfois à la plume de Magyd Cherfi notamment ses chansons, Faïza Guene nous montre que la résignation de Yamina et la colère qu'elle a réussi à étouffer toutes ses années ne l'a pas empêché de transmettre des fragments de son passé à ses enfants, ainsi qu'une volonté de résister et de subsister dans ce monde difficile .
Un beau portrait de femme et de famille comme Faïza Guene sait parfaitement les dessiner ..

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Verdure35
  26 juillet 2020
La discrétion est de mise chez Yamina, née dans les années 50 , et mariée en Algérie .
Elle a vécu les différents chaos qu'a connu ce pays. Son mari Brahim vient travailler en France, et c'est ici que naîtront leurs enfants.
Ils habitent Aubervilliers et Yamina élève ses enfants dans le respect de leur pays . Des 4 enfants, un fils, trois filles, l'une d'elle a la rébellion dans le sang, et ne manque pas de remarquer les humiliations subies et en particulier par sa mère qui n'est que douceur.
L'idée du livre est que Yamina cache une colère profonde venue d'Algérie, qu'elle la maîtrise totalement mais qu'elle sourd chez ses descendants et reprend racine.
Au lecteur de définir cette colère si présente en esprit dans le texte alors que la discrétion de Yamina est exposée.
Un joli hommage d'une fille à sa mère, romancé ou plus personnel.
Merci à NetGalley et aux Edts Plon pour cette lecture. #rentée littéraire.
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critiques presse (2)
LePoint   16 septembre 2020
Annie Ernaux a déclaré écrire pour « venger » les siens. Faïza Guène, elle, écrit pour leur honneur non pas perdu mais occulté. Illustration avec « La Discrétion », son dernier roman.
Lire la critique sur le site : LePoint
Culturebox   28 août 2020
L'histoire de Yamina Taleb, aussi singulière qu'universelle, nous dit l'histoire de milliers de familles immigrées d'Algérie.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (97) Voir plus Ajouter une citation
JeanMarie7070JeanMarie7070   20 novembre 2020
Yamina a fini par l'aimer, lui et ses manières gauches, sa moustache, sa grosse voix, ses baskets à scratch pointure 42, Yamina ne comprend pas qu'un homme adulte continue à mettre des chaussures à scratch; quant à Brahim, il ne comprend pas pourquoi on perd autant de temps à nouer des lacets.
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JeanMarie7070JeanMarie7070   19 novembre 2020
Elle ne voudrait pas qu'on remarque qu'elle se plait à marcher entre les cailloux, à observer l'eau claire passer entre ses orteils. Rahma peut sentir la fraicheur monter jusqu'au sommet de sa tête. C'est une sensation délicieuse.
Mais l'enfance est finie.
On a fait d'elle une femme, brusquement.
Cest probablement vrai pour toutes les femmes du monde.
Devenir femme, c'est soudain, c'est d'un instant à l'autre.
+ Lire la suite
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JeanMarie7070JeanMarie7070   19 novembre 2020
Depuis un bon moment, en plus de compter les calories, elle se bagarre contre le doute. Et s'il y avait une autre femme? On croit toujours que ça n'arrive qu'aux autres. Arrête de te faire des idées, Fabienne, qu'il lui dit, les yeux rivés sur son portable. Au début elle a essayé de chasser de son esprit ce mauvais scénario. Mais très vite, c'est devenu une fixette: Pourquoi commencer à se parfumer à cinquante-trois balais alors qu'il a toujours dit que le parfum c'est pour les fiottes?
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ZilizZiliz   30 octobre 2020
Dans les westerns que son père regarde à la télévision, des tas d'images banales se succèdent. Il y a toujours un moment dans le film où le cow-boy attrape une femme, n'importe laquelle. Il la prend par le bras et la tient assez fermement. Soudain, bien planté devant elle, en la regardant droit dans les yeux, il décide de la plaquer brutalement contre lui. Il fait ça de façon virile, presque animale. D'ailleurs, il grogne un peu, comme le ferait un ours mal léché ou un CRS.
Parfois, la fille se débat, elle respire fort et dit à voix basse : 'Johnny nooo, please, nooo.' Elle chuchote, c'est à peine audible, et, de toute manière, Johnny se fout de ce qu'elle raconte, Johnny, comme tous les cow-boys, confond le Non avec le Oui.
C'est clair qu'elle ne passe pas un super moment à l'étage de ce saloon du Nouveau-Mexique. Elle tente de se dégager de l'emprise du cow-boy et se demande depuis combien de jours il n'a pas pris de douche. Car le cow-boy pue. D'ailleurs, est-ce que quelqu'un sait pourquoi les cow-boys prennent des douches tout habillés ? Ils se baignent dans une sorte de grenouillère pour adulte en coton dégueulasse et font trempette dans un baril en bois posé au milieu du salon, sans savon, sans gant de crin, sans gel douche (...).
Comment ces gens ont-ils réussi à opérer un génocide sur des millions d'Indiens et à inventer Hollywood ?
(p. 116-117)
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ZilizZiliz   01 novembre 2020
[ Aubervilliers, France, 1981 ]
Yamina [née en Algérie] n'avait jamais vu un ciel si gris, des nuages si lourds, elle n'avait jamais connu de nuits si froides.
Voilà, elle est en France.
C'est ce qu'il [son mari] a trouvé de mieux, comme ça, dans l'urgence. Brahim Taleb fait enfin venir sa femme. Les démarches du regroupement familial ont été plus rapides que prévu, il n'a eu que deux semaines pour trouver où la loger. Jusque-là, il a toujours vécu seul ou avec d'autres gars du chantier dans des cafés-hôtels, des foyers de travailleurs, dans les baraquements, les préfabriqués, et a même fait escale chez un cousin au bidonville de Nanterre à son arrivée en région parisienne en 1961. De cette période, il garde surtout le souvenir de la crasse, des godasses pleines de boue, des rats et du bruit du zinc au-dessus de sa tête. Les soirs de pluie, c'était un enfer de s'endormir.
Brahim ne se souvient pas du nom de tous les types qui partageaient sa cabane de tôle, c'est loin maintenant.
En revanche, il se rappelle Nasser, celui d'entre eux qui n'est jamais revenu. On a raconté que, lui aussi, la police française l'avait jeté dans la Seine.
(p. 167-168)
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Videos de Faïza Guène (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Faïza Guène
Faïza Guène est l'auteure de "La Discrétion", paru chez Plon. Le roman sur l'histoire d'une enfant de l'immigration a qui ont fait ressentir qu'elle n'est pas totalement Française en France, mais pas totalement Algérienne en Algérie non plus. 
Le personnage principal est Yamina qui a vécu en Algérie et qui est venue s'installer à Aubervilliers, département de Seine-Saint-Denis. Une Yamina silencieuse, qui ignore consciemment ou pas les provocations, les marques de mépris, la condescendance, laissant de côté, les agressions sournoises du quotidien, comme si "refuser de se laisser envahir par le ressentiment était une façon de résister". La narratrice déclare même que dans la tête de Yamina, "ils ne sont que des invités de la France" et doivent donc être discret, devenir des invisibles et s'intégrer sans bruit... Une manière de vivre que ne supporte plus ses enfants et plus particulièrement Hannah.

Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/
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