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EAN : 9782213681245
234 pages
Éditeur : Fayard (10/01/2018)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 98 notes)
Résumé :
Le monde a changé à partir du forfait Millénium. Désormais, on se parlerait sans limites. On pourrait se dire autre chose que l'essentiel. La jeunesse devenait Millénium, le monde, sous nos yeux, était en train de devenir Millénium. J'ai le Millénium Blues. Vous l'avez aussi ? Est-ce qu'on en guérira un jour ? " De la fin des années 1990 à nos jours, Zouzou promène sur son époque son regard d'enfant, d'adolescente, puis de jeune femme, et enfin de mère, tout cela d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
carre
  31 janvier 2018
Avec son nouveau roman, on retrouve ce qui fait qu'on aime Faiza Guène, le respect de l'autre, la tolérance et un regard toujours juste sur une époque ou il est bien difficile d'y trouver sa place. Ses personnages se débrouillent comme ils peuvent avec leurs tracas et leur part d'ombre. "Millénium blues" ne déroge pas à la règle. Par de courts chapitres à différents moments de la vie, entre légèreté, humour et réalisme, Faiza Guène raconte la difficulté de mener une existence sereine dans un monde qui ne fait pas de cadeaux. Mais l'amitié et l'amour viennent heureusement contrebalancer cette dureté. Ces bulles de petits bonheurs parfaitement décrites sont des soupapes pour avancer et garder l'espoir. L'auteur de "Kiffe kiffe demain" trace sa route avec ce qui fait son charme et son talent, une sincérité évidente.
Le cinquième roman de Faiza Guène est à l'image des précédents, attachant et sincère. A découvrir.
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Ziliz
  28 juillet 2018
Elle rêvait de devenir princesse - comme nous toutes ?
Ou plutôt épouse de pionnier du Minnesota, puisque pour elle, Charles Ingalls incarnait l'homme idéal. Costaud, bosseur, adroit de ses mains, beau, chevelu, doux, aimant, réfléchi, etc.
Son bel Eddy n'a pas tenu longtemps la comparaison...
Sur fond de nostalgie des 90's, avec Abba (des 70's - 80's) en bande-son, l'auteur nous raconte la vie semée d'embûches de Zouzou, petite parisienne métisse - divorce parental, sévère dépression de la bonne copine après une tuile, 'faiblesses' (euphémisme) masculines, maternité (côté fille et côté mère), monoparentalité...
Je situe Faïza Guène et ce livre en particulier entre Marie-Sabine Roger (que j'aime bien) et Virginie Despentes (que j'adore), mais quelques crans en-dessous quand même, à cause des poncifs et d'une certaine facilité.
L'humour et le cynisme de l'auteur m'ont interpellée, amusée, parfois émue. J'avais déjà apprécié son 'Kiffe kiffe demain' et ses 'Gens du Balto'.
Ce style de lecture a fait mon bonheur à l'adolescence et je l'avais laissé de côté. Le plaisir éprouvé ici me donne envie d'y revenir plus souvent.
• Une demi-étoile a sauté avec le dernier chapitre et cette phrase, notamment : « Ça serait bien qu'on ne s'habitue pas à la terreur. »
J'ai dû mal à admettre qu'on puisse parler de 'terreur' quand, en Occident, on a un toit et de quoi vivre, aujourd'hui. L'inquiétude induite par le terrorisme n'a rien à voir avec la 'terreur' des populations d'un pays en guerre, faut quand même pas déconner.
Cette simplification démago/populiste de la part de l'auteur dans la dernière ligne droite m'a paru d'autant plus cocasse et malvenue que ce genre d'idée et de discours simplistes autour de l'insécurité a contribué à couler Lionel Jospin dès le premier tour en 2002 - épisode politique que Faïza Guène évoque par ailleurs avec pertinence dans ce roman.
PS : pour la couverture, j'aurais plutôt mis un casque de walkman que des écouteurs, plus représentatif de ces 90's dont il est tant question dans ces pages...
____
♪♫ « Si, un jour, je rencontre Björn Ulvaeus et Benny Andersson, je les remercierai d'avoir écrit la bande originale de ma vie. » (Zouzou, p. 174)
https://www.youtube.com/watch?v=_NaGikvO9t8
https://www.youtube.com/watch?v=p4QqMKe3rwY
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Bazart
  09 janvier 2018
Faïza Guène, jeune auteur française d'origine algérienne, révélée à 19 ans à peine, avec l'excellent 'Kiffe Kiffe demain' paru il y a déjà 13 ans de cela, avait donné ses dernières nouvelles littéraires en 2014 avec son dernier roman en date, " Un homme ca ne pleure pas, récit drôle et touchant sur le quotidien d'une famille méditerannéenne.
Trois ans après, Faïza Guène revient en librairie ce 10 janvier avec Millenium blues (chez Fayard), dans lequel elle nous parle une nouvelle fois d'une famille aux origines orientales, mais en y apportant une petite touche de singularité et en prenant parti d'un angle assez original.
Ce récit doux amer, comme on dit d'une chronique qui mélange les drames et les joies d'une vie, retrace en effet vingt ans de la vie de Zouzou, jeune femme née de mère française et d'un père kabyle, Zouzou, à travers des moments clés de son existence et aussi de l'histoire contemporaine française ( la victoire de la France à la coupe du monde 1998, le tragique 1er tour de l'élection présidentielle de 2002, la canicule de 2003...) qui s'entrechoquent par le biais de coiencidences souvent plus malheureuses qu'heureuses.
La narratrice promène son regard attachant, mélange de candeur et d'assurance, sur une société mouvante et une existence caothique, et de façon pas forcément chronologique, nous fait vivre plusieurs années de sa vie, et notamment de ce toujours délicat passage de l'enfance à l'âge adulte.
Du divorce de ses parents à un accident de voiture qui va briser (du moins mentalement) la vie de sa meilleure amie, à son histoire d'amour, puis de haine avec un jeune comédien gitan, Millénium blues. suit ainsi une période qui va de la fin des années 90 aux années 2000, bref d'un millénaire à un autre, avec humour et sensibilité.
Touchante chronique d'une belle figure de ce que les médias ont paresseusement nommé "génération Y" , le livre de Faïza Guene, prenant et juste, est parsemé de ce style direct et simple qui sied bien à son auteur. Il est en outre plaisamment rythmé par une playlist fédératrice et éclectique, dont les morceaux d'ABBA, le groupe dont Zouzou est une vraie fan, en constituent les points d'orgue.
On sent tout au long de son récit que Faïza Guène aime ses personnages, et ne peut s'empêcher de leur insuffler un peu de tendresse, même à ceux qu'elle n'épargne guère de prime abord, comme Eddy, le compagnon de Zouzou, un être pourtant violent et égocentrique de prime abord, mais aux félures qui le rachète quelque peu.
Joli récit initiatique qui verra la narratrice va peu à peu perdre son innocence en raisons des épreuves d'une vie bienveillante, ce Millenium blues constitue une des premières belles surprises de cet hiver littéraire 2018.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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petitsoleil
  26 janvier 2018
Des chroniques très touchantes, pleines de nostalgie pour les années 1990, les illusions perdues de Zouzou et Carmen, deux meilleures amies que la vie n'a pas épargnées. J'aime toujours la simplicité et la sincérité de Faiza Guène, dont j'avais déjà beaucoup aimé "Kiffe kiffe demain".
J'ai été touchée aussi par les valeurs et l'espoir de Zouzou pour sa fille, l'avenir et l'espoir. Après des chapitres nostalgiques, puis une partie contemporaine avec Zouzou, Lila et "tatie" Carmen, j'ai aimé la fin, ouverte et positive
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blandine5674
  03 mai 2018
Un roman de détente. Chapitres courts, dialogues percutants, genre chroniques sur les travers de la vie de couple. Belle amitié de deux banlieusardes qu'un drame va renforcer. La verve succulente de Faiza Guène donnerait envie de recopier tout le bouquin. le chapitre sur le premier vote de Zouzou est drôle et le résultat effrayant à la fois. Entendez-vous parler les politiciens ? Mensonges, embobinages, etc. Eh bien la langue de ce roman est le contraire, elle ne tourne pas autour du pot.
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critiques presse (3)
LaLibreBelgique   13 février 2018
"Millénium blues", un 5e roman toujours plein de vie pour la Franco-Algérienne de 32 ans Faïza Guène.
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Actualitte   26 janvier 2018
Un roman qui parle d’une adolescente fougueuse, impétueuse, à qui tout semble réussir, parce qu’elle a l’audace. Et de son amie, toute en contrepoint. Une amitié scellée par la mort.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Actualitte   24 janvier 2018
Un roman qui parle d’une adolescente fougueuse, impétueuse, à qui tout semble réussir, parce qu’elle a l’audace. Et de son amie, toute en contrepoint. Une amitié scellée par la mort.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (62) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   27 juillet 2018
- T'aurais pas 60 balles à me dépanner, s'te plaît ?
- Papa ! Soixante balles ?
- Ouais, j'sais bien que tu gagnes pas des mille et des cents, mais je te les rendrai au début du mois, j'te jure.
- Arrête de jurer, s'te plaît, jure pas.
Il jurait beaucoup trop. Et il disait 'au début du mois' sans jamais préciser de quel mois il s'agissait. Je ne revoyais jamais la couleur de mon argent, mais je lui devait bien ça.
C'était mon père, après tout. Et j'essayais de m'enlever de la tête qu'il avait rarement payé la pension alimentaire pendant toutes ces années.
- Tu dis rien à ta mère, hein, tu la connais, elle est casse-couilles.
- Mais bien sûr que j'dirai rien.
- Tu le jures ?
- Non, je jure pas.
- Ça sera notre petit secret, d'accord ?
- Arrête, papa, c'est dégueu, tu parles comme un pédophile, là.
(p. 63-64)
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ZilizZiliz   29 juillet 2018
C'était ma première fois.
Une première fois, on ne l'oublie pas.
Dans mon entourage, j'étais la seule à ne l'avoir jamais fait.
Ma mère m'avait tout expliqué, patiemment. Cette étape comptait beaucoup pour elle aussi. Je voyais bien qu'elle était émue à l'idée que j'allais vivre ça.
« J'arrive pas à y croire ! Mon bébé, tu es devenue une femme ! »
Maman appréciait Lionel, elle le connaissait depuis longtemps et avait confiance en lui. Elle était rassurée par son air de garçon sérieux. C'était un bosseur, un intellectuel à lunettes qui avait toujours une pile de dossiers sous le bras. On voyait bien qu'il en connaissait un rayon.
Je lui avais demandé de m'accompagner pour le grand jour.
Elle m'attendrait dehors, pas très loin. J'avais le trac. Mes mains moites trahissaient mon anxiété. Je les essuyais sur mon jean, il fallait absolument que j'aie l'air décontractée et naturelle, mais je me posais mille questions. Lionel était-il vraiment le bon ?
J'étais jeune et, à cause de mon manque d'expérience, j'ai douté jusqu'à la toute dernière seconde. Les rideaux étaient tirés, et je pouvais sentir mon rythme cardiaque s'emballer. Pour beaucoup, ce n'était pas grand-chose, juste un détail, mais pour moi non, je savais que ce serait un moment capital.
Quand ce fut terminé, je me suis sentie légère, soulagée. Déjà ? C'était court. Pas si compliqué. Moi qui m'en faisais toute une montagne.
[...]
« A VOTÉ ! »
On n'était pas spécialement militants dans la famille, mais l'élection présidentielle, ça, c'était un événement.
[...]
Voter, c'était encore CHOISIR un candidat.
(p. 113-114)
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ToochaToocha   15 février 2018
Lionel, quelques jours plus tôt, avait éclaté de rire à la télévision lorsqu'un journaliste lui avait suggéré la possibilité qu'il ne soit pas au second tour. Il avait ri assez fort et avait répondu : "J'ai une imagination normale, mais tempérée par la raison quand même."
Tu sais, Lionel, la plupart des gens ont une imagination normale mais tempérée par la raison. Même le plus créatif, même le plus fou, ne pouvait pas prédire ce qui adviendrait de nous. Pense à tout ce qui est arrivé depuis ton éclat de rire, Lionel.
Ma première fois aux urnes fut donc un vrai fiasco. Et ce goût amer m'est resté. Je l'ai dans la bouche, aujourd'hui, plus que jamais.
Une première fois, on ne l'oublie pas.
Et je ne suis pas la seule à penser que le 21 avril 2002 fait partie de ces dates qui ont changé les choses pour toujours. On avait parlé de séisme, de chaos. Je me souviens de cette une d'un quotidien national, avec la photo du patriarche de l'extrême droite sur fond noir. Le journal titrait simplement : "NON".
Je me souviens aussi de la marée humaine à Paris. Une foule compacte de République à Nation. Tous ensemble, les gens disaient NON.
Une foule de gens qui disaient NON, au diapason. Des millions de personnes, en mai 2002, marchaient dans les grandes villes du pays, ensemble, pour refuser ça.
Que s'est-il passé pour que quinze ans plus tard, quinze ans après le rire arrogant de Lionel, nous vivions strictement la même situation, au premier tour d'une élection présidentielle, sans que cela nous fasse lever un sourcil ?
Cette fois-ci, ni séisme, ni chaos. Non, la terre ne tremble plus. Personne ne s'affole, personne ne s'étonne. Plus personne ne se soulève. On a admis avoir perdu le feu.
Et entre les deux tours, quinze ans après, on peut sentir partout, à tous les étages, l'odeur du renoncement. Et c'est un parfum écœurant que celui de la résignation.
C'est si écœurant qu'on aurait pu reprendre, quasiment au mot près, le début du discours de Lionel : "Si comme on peut le penser, les estimations sont exactes, le résultat du premier tour de l'élection présidentielle qui vient de tomber est comme un coup de tonnerre. Voir l'extrême-droite représenter 20% des voix dans notre pays et son principal candidat affronter celui de la droite (gauche ? droite ? haut ? bas ?) au second tour, est un signe très inquiétant pour la France et pour notre démocratie."
J'ai repensé à Youri, et aux autres, au sourire de Zizou qui s'affichait sur l'Arc de Triomphe, à la beauté de cette foule en liesse sur les Champs-Élysées à l'été 1998. Notre imagination collective, même limitée par la raison, nous conduisait à nous rêver en plus grand, à percevoir que quelque chose de meilleur était à construire.
Que s'est-il passé pour que nous laissions ce millénaire nous voler le feu ?
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ZilizZiliz   28 juillet 2018
[ à la salle de 'remise en forme' ]
Et les hommes, ils se ressemblaient tous ! Des bandes dessinées à barbe !
Ils avaient exactement les mêmes tatouages le long des bras, les jambes rasées et la même coiffure (cheveux à ras à l'arrière et longs sur le dessus).
« On est où, là ? A la soirée des sosies ou quoi ? Tout le monde se ressemble, ici ! »
Peut-être qu'on n'avait plus l'âge. Tout simplement. A un peu plus de trente ans, on commençait déjà à se sentir dépassées.
« Regarde-moi tous ces gars avec leurs sourcils épilés ! Putain, vraiment, je suis pas faite pour ce monde. Je crois que je suis pas née à la bonne époque. T'imagines, tu entres dans ta salle de bain le matin et tu vois ton mec s'épiler les sourcils devant le miroir, il le fait sans complexe, il s'applique, il fait une forme et tout... » Genre, normal ? Tu le regardes en face et tu lui demandes : 'Chéri, t'as bientôt fini avec la pince ? J'en ai besoin... Mais dégueu ! Horrible ! Je pourrais vomir. Moi, ça m'arrive, je lui mets un coup de pompe dans le dos ! Dégage de là ! Sortez de ma vie, toi et tes sourcils ! Prends un abonnement chez Body Minute et oublie-moi mon pote ! »
Complètement d'accord avec Carmen. Et cette même question qui me taraude encore. Où es-tu, Charles Ingalls ? Où ??!
(p. 198-199)
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BazartBazart   31 décembre 2017
Ce qui est bien avec la poésie, c'est qu'il y en partout, il y en a tout le temps.
On en trouve même dans la crasse. Même dans un terme juridique froid.
Altération définitive du lien conjugal.
J'ai retrouvé une copie de jugement de divorce de mes parents en faisant du tri, ce qui m'a renvoyée près de vingt ans en arrière. Quelle claque. J'avais déjà au compteur de plus de vingt ans de bons et mauvais souvenirs.
La vie après tout ce n'est que ça : une addition de bons et mauvais souvenirs.
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Videos de Faïza Guène (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Faïza Guène
Faïza Guène est l'auteure de "La Discrétion", paru chez Plon. Le roman sur l'histoire d'une enfant de l'immigration a qui ont fait ressentir qu'elle n'est pas totalement Française en France, mais pas totalement Algérienne en Algérie non plus. 
Le personnage principal est Yamina qui a vécu en Algérie et qui est venue s'installer à Aubervilliers, département de Seine-Saint-Denis. Une Yamina silencieuse, qui ignore consciemment ou pas les provocations, les marques de mépris, la condescendance, laissant de côté, les agressions sournoises du quotidien, comme si "refuser de se laisser envahir par le ressentiment était une façon de résister". La narratrice déclare même que dans la tête de Yamina, "ils ne sont que des invités de la France" et doivent donc être discret, devenir des invisibles et s'intégrer sans bruit... Une manière de vivre que ne supporte plus ses enfants et plus particulièrement Hannah.

Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/
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