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ISBN : 2809805733
Éditeur : L'Archipel (08/02/2012)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 176 notes)
Résumé :
Angleterre, début du XXe siècle.
Par un mois de novembre froid et brumeux, Arthur Kipps, jeune avoué londonien, est dépêché dans le nord du pays pour assister aux funérailles d'Alice Drablow, 87 ans, puis trier ses papiers en vue d'organiser sa succession.À Crythin Gifford, village où Kipps pose ses valises, les habitants lui battent froid dès qu'il prononce le nom de feue Mme Drablow, unique occupante du Manoir des Marais, demeure isolée, battue par les vent... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (86) Voir plus Ajouter une critique
florencem
  23 juillet 2015
J'ai d'abord vu le film avec Daniel Radcliffe. Je ne suis pas très fan des films d'horreur, mais j'avoue que j'avais hâte de voir le jeune acteur jouer dans un autre registre. Je suis donc allée voir La Dame en noir. Et comme très souvent quand je vois un film ayant été adapté d'un roman, je me penche sur le dit roman.
Là encore, les romans du style horreur/terreur ne sont pas ma tasse de thé habituellement. Mais j'avais trouvé le film plutôt intéressant sans être trop effrayant. Et je dois dire que ma lecture finie, je trouve que les deux oeuvres sont au final très différentes. le fond reste le même, bien entendu, mais je ne pourrais pas les comparer, ni dire si l'un est meilleur que l'autre. En un sens, ce fut plutôt une bonne chose, car je n'ai pas eu l'impression de revivre l'histoire dans sa globalité. Et j'avoue que La Dame en noir, le roman, m'a aussi beaucoup plu.
Nous savons dès le départ qu'Arthur, le héros, est vivant et qu'il a surmonté, ou du moins essayé de surmonter, son histoire. Il nous narre donc sa mésaventure de jeunesse comme il se la rappelle. C'est toujours assez "rassurant" de savoir que le héros de l'histoire que l'on est en train de lire est toujours vivant. Même si l'on se doute que comme dans Dracula, le héros ne s'en tire pas sans séquelle. Je ne dirais pas que j'ai commencé ma lecture plus sereine pour autant. le récit commence donc doucement mettant en place la vie actuelle d'Arthur, puis les événements qui vont nous situer son histoire, sa rencontre avec La Dame en noir. Tout est très bien mesuré. On s'enfonce petit à petit dans les fins fonds de la campagne anglaise, trouvant l'atmosphère et les habitants de ce coin reculé différents, hantés en quelque sorte. Mais rien ne nous présage le reste. Ce sont des petits détails tout d'abord, insignifiants, puis angoissants car en fin de compte incompréhensibles, étranges, irréels. C'est d'ailleurs ce que j'ai apprécié. Il n'y a pas d'horreur. Un ressenti, des émotions, des faits inexplicables, mais rien de terrorisant en soi. Pas de "gore", de giclées de sang et autres réjouissances. Si vous n'êtes pas téméraires mais que vous voulez tester le genre, le roman est fait pour vous.
Arthur, notre héros, est un personnage auquel on s'attache très rapidement. D'abord par compassion, je pense, puis ensuite quand on le rencontre plus jeune pour son histoire, sa personnalité, sa simplicité. J'ai apprécié le suivre. Son discours, sous la plume de son auteur, est très posé, calme, apaisant, mesuré. Très britannique en quelque sorte. Il n'est pas plus courageux qu'un autre, du moins c'est comme cela que je l'ai perçu, mais il veut aller au bout des choses. Ce côté téméraire aide bien sûr l'histoire, mais donne aussi au personnage une certaine prestance, surtout en comparaison des habitants du village. Spider et Monsieur Daily sont aussi deux personnages que j'ai grandement apprécié. C'est sans aucune doute les personnages secondaires que l'on voit le plus, mais aussi pour leurs relations avec Arthur.
L'intrigue en elle-même se déroule petit à petit, monte crescendo. On devine certaines choses avant Arthur, mais c'est avec lui que l'on découvre l'essentiel. Car au final, nous voulons savoir le pourquoi du comment, tout comme Arthur, et son enquête est très précieuse à l'histoire. Tout réside principalement dans l'ambiance, et le schéma de l'intrigue n'est pas forcément original, mais il n'en reste pas moins qu'on est pris dans l'histoire sans aucune difficulté. Les dernières pages sont les plus intenses et la fin est un peu abrupte, mais tellement parfaite pour ce genre de roman.
J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur, je me pencherais donc sur d'autres de ses oeuvres avec le plus grand plaisir. Une bien jolie découverte.
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scarlett12
  14 mars 2018

Arthur Kipps, jeune notaire londonien est envoyé à Crythin Gifford, dans le nord de l'Angleterre, pour trier les papiers d'une vieille dame, Alice Drablow décédée à l'âge de 87 ans en vue d'organiser sa succession.
Il assiste d'abord aux funérailles de cette personne où il n'y a quasiment personne mais a la désagréable surprise d'y apercevoir une dame tout de noir vêtue, au visage et au corps émaciés, ressemblant à une grande malade ou à ... un fantôme. Alice Drablow vivait seule dans un manoir entouré de marais depuis des décennies. Chaque fois qu'il évoque sa mission, les gens du village manifestent leur malaise et leur terreur ...
Il s'installe pourtant seul au manoir pour y accomplir son travail dans des conditions épouvantables : apparitions de la dame en noir, hurlements d'enfant survenant au milieu des marais, pièces sinistres ou condamnées ...
Le suspense est au rendez-vous et la tension nerveuse à son comble. le pauvre notaire en tombe malade d'épouvante et personne ne veut l'assister dans son travail car tous les villageois sont terrorisés par la simple évocation du nom de la défunte ou toute allusion à son manoir mais personne ne lui en explique les raisons.
Vaillant, il décide quand même de poursuivre son travail, accompagné cette fois d'un chien, l'adorable Spider mais le chien subit également la terreur des lieux réputés être hantés.
Un thriller fantastique au suspense hallucinant et envoûtant qui se lit d'une traite tant les nerfs du lecteur sont malmenés. Une réussite absolue ! Mais j'ai aussi trouvé cette histoire bien triste et le dénouement a bien failli me mettre les larmes aux yeux.
Un excellent thriller qui en fera trembler plus d'un, croyez-moi !
A lire pour les amateurs du genre.
P.S. : je n'ai pas vu le film et j'ignorais même qu'il y en avait eu un sur ce livre.
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Melisende
  10 février 2012
Avant de découvrir la publication de la Dame en noir il y a quelques semaines chez L'Archipel, je n'avais jamais entendu parler de l'auteure anglaise, Susan Hill. La première publication en langue d'origine (l'anglais donc) remonte à 1983 mais il semble que celle sortie il y a deux jours (le 8 février) soit la première en France. Il aura fallu attendre presque 30 ans et l'adaptation cinématographique (la sortie est prévue le 14 mars, avec Daniel Radcliff dans le rôle principal) pour qu'une traduction française voit enfin le jour ! On remercie donc les éditions de l'Archipel pour celle-ci et j'en profite également pour les remercier de cette découverte, ainsi que Langage et Projets Conseils. J'ai maintenant très envie d'aller voir l'adaptation qui sort dans un peu plus d'un mois et je suis très curieuse de découvrir d'autres écrits de Susan Hill (en espérant que certains aient été traduits…) !
Je suis sortie de cette lecture très enthousiaste mais tout de même avec une petite impression de manque : une centaine de pages supplémentaires n'aurait pas été superflue.
En effet, le temps que l'intrigue se mette en place (le premier chapitre présente le héros alors qu'il a dépassé la cinquantaine et qu'i les décide, en période de fêtes de fin d'année, a relaté sur papier, l'expérience traumatisante qu'il a vécue alors qu'il n'avait que 23 ans) et que l'auteure pose le décor et le contexte (la découverte du manoir, des gens du village voisin et leurs superstitions), un gros tiers du livre est déjà englouti et il faut attendre d'avoir passé la moitié du texte (au moins la centaine de pages) pour entrer dans le vif du sujet. Ne vous méprenez pas, j'ai adoré cette « introduction », cette mise en place de l'histoire et de son contexte, mais en se référant à la longueur totale du texte, je trouve qu'elle prend beaucoup de place. Enfin non, je ne pense pas qu'il faudrait réduire cette centaine de pages mais plutôt en ajouter autant à la partie principale du récit (à savoir les manifestations « surnaturelles » et l'enquête menée par le héros). Car si la seconde partie du texte est passionnante, elle semble vraiment courte et le dénouement arrive bien trop vite. Vraiment, une centaine de pages supplémentaires, dédiées aux apparitions et scènes mystérieuses, aurait pu offrir plus de relief et donc plus de force à La Dame en noir.
Ceci étant dit, je trouve tout de même que les scènes effrayantes - bien que pas assez nombreuses, mais j'arrête de le répéter - sont particulièrement bien menées et efficaces ! J'en retiens surtout une en particulier : Arthur passe la nuit dans le manoir et est réveillé en sursaut. Après avoir cassé son unique source de lumière, il décide tout de même de jeter un oeil. Il ouvre la porte de la chambre où il s'est installé et s'apprête à sortir sur le palier lorsqu'il sent une présence qui passe devant lui et se dirige au fond du couloir. Alors je suis sans doute très impressionnable - surtout lorsqu'il s'agit d'esprits/fantômes - mais je trouve les scènes du genre terriblement efficaces.
Ajoutez à cela une ambiance, une atmosphère bien flippante : un vieux et sombre manoir isolé au milieu des marais dans l'Angleterre du début du XXe siècle et voilà, vous avez le décor parfait pour une histoire d'épouvante. D'ailleurs, si je ne dois retenir qu'un seul et unique point positif de cette lecture, c'est bien celui-ci : son atmosphère. Susan Hill est particulièrement douée pour mettre en place une ambiance effrayante. Alors il ne se passe peut-être pas grand-chose finalement mais la simple description d'un bruit sourd résonnant au milieu de la nuit dans la pièce fermée à clef au fond du couloir… Efficace. Terriblement efficace.
Côté personnages et intrigue, je dirais que c'est assez classique.
Arthur, le jeune héros de 23 ans au moment des faits, est plein de bonne volonté et de morgue mais revoit vite son enthousiasme à la baisse. Ce n'est pas une figure particulièrement attachante, juste l'intermédiaire par lequel on vit cette histoire (tout le texte est rédigé à la première personne du singulier ce qui aide un peu plus encore à entrer dans l'histoire). Les personnages secondaires ne sont pas très marquants eux non plus, ils sont plutôt là pour incarner les villageois terrifiés par ce qui se passe du côté des marais… rien de plus. Finalement, la figure qui me marquera le plus est baptisée Spider. C'est une chienne de chasse qui tient compagnie au héros pendant son court séjour traumatisant au manoir (et heureusement qu'elle est là !) !
Quant à l'intrigue, c'est vrai qu'elle est assez « bateau ». La découverte de l'identité de la dame en noir et de son histoire passée n'a pas été une grosse surprise mais je pense sincèrement que l'intérêt de ce court (220 pages) roman réside plus dans l'atmosphère qu'il dégage (et les frissons de peur qu'il peut procurer) plutôt que dans la résolution du mystère (même si on prend plaisir à découvrir le pourquoi du comment).
J'ai cru constater, grâce à la bande-annonce, que le côté « épouvante » du texte était bien rendue à l'écran (avec de belles images, un beau visuel dans l'ensemble) ; par contre, j'ai déjà cru voir des modifications dans le scénario (notamment au niveau des personnages)…
Je remercie à nouveau L'Archipel et Langage et Projets Conseils pour cette découverte. La Dame en noir m'a beaucoup plu… même si elle m'a donné quelques cauchemars !
Lien : http://bazar-de-la-litteratu..
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saphoo
  18 avril 2019
Quelle lecture, d'une traître tant on est pris par le récit. Une très belle plume et une atmosphère particulière, tour à tour d'une beauté remarquable par les belles descriptions de paysages, et parfois lugubre, pesante, angoissante.
Un récit qui va crescendo, l'ambiance et le mystère règnent, on veut savoir mais on tremble tout autant qu'Arthur, bien qu'on devine le fin mot du phénomène, pourtant on doute, et veut tout comme lui connaître la réelle histoire ou plutôt drame qui s'est déroulé dans ce manoir isolé de tout, entouré par les marais et par la mer.
Une très belle découverte.
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sarahdu91
  11 mai 2019
Avec ce roman de Susan Hill on est vivement placé dans le suspense, l'atmosphère est bien rendue, le champ lexical du fantastique et paranormal est extrêmement développé. On peut dire que l'auteure a bien travaillé sur ce sujet.
J'aime beaucoup cette écriture, les descriptions sont finement exprimées, les ressentis bien détaillés et le personnage semble bien effrayé par les mystères du manoir du marais et tout ce qui l'entoure.
Cela dit j'ai tout de même trouvé que l'intrigue était bien fade malgré la profondeur de l'écriture qui relève bien le niveau du roman.
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
SourisetdeslivresSourisetdeslivres   02 avril 2012
La veille de Noël, Arthur Kipps a 49 ans ; comme chaque année, sa famille se retrouve autour du feu, tentant de se faire peur en se racontant tout à tour des histoires de fantômes. Quand vient son tour, Arthur, très tendu, sort en trombe de la pièce.
Notre héros décide, afin de se libérer du poids du passé, d'exorciser ses peurs en les couchants sur papier.
Jeune notaire de 23 ans, il fut envoyé à Crythin Gifford pour régler la succession de Mrs Drablow. Celle-ci vivait dans un manoir bordé de marais, coupé du monde dès que la mer monte, établi sur une presqu’île, éloigné de tout, accessible seulement quelques heures par jour à marée basse.

Le lendemain de son voyage de Londres vers ce village du bord de mer, Arthur se rendit aux funérailles de la vieille dame. C'est lors de cette cérémonie qu’il vit pour la première fois la mystérieuse dame en noir.

Arthur séjournera dans ce village afin de trier les papiers de la défunte mais, aussi pour découvrir qui est cette dame au visage émacié qu’il aperçut par plusieurs fois aux abords du manoir, il essayera de comprendre quels sont ces phénomènes étranges qui se produisent à chaque fois qu’elle apparaît.

Livre court (217 pages) mais dense, Susan Hill nous embarque dans le récit grâce aux nombreuses descriptions, l'auteur joue sur les couleurs, elle décrit merveilleusement les changements de temps, d'état d'esprit de notre héros ; ces descriptions n'alourdissent pas le livre, elles permettent de rendre l'atmosphère qui règne autour de ce village. L’auteur restitue l'ambiance de l'époque, l'utilisation de la première personne nous embarque un peu plus encore, nous sommes Arthur Kipps, nous sentons ses peurs, sa détresse, son effroi ou sa tristesse.

La plume de l’auteur est poétique et limpide, le vocabulaire est recherché mais pas compliqué.

L’histoire est intrigante, sombre et mystérieuse. L’intrigue est bien menée, l’auteur cultive le mystère qui plane autour de cette dame en noir.
Même si dès le début on sait de quels sujets le livre va traiter, l’auteur arrive à nous tenir en haleine page après page. L’inquiétude monte au fil de la lecture avec des pics de tension ; elle réussit à nous surprendre jusqu’à la fin.

Il est à regretter que cette fin, justement, ne soit pas plus développée, le livre nous emporte et nous sommes brusquement stoppés, c’est un peu déstabilisant mais en même temps le lecteur reste sur l’effroi de l’évènement. Il manquerait peut-être une centaine de pages supplémentaires pour que nous soyons totalement rassasiés.

Ce roman n’est pas un chef-d’œuvre comme l’indique la quatrième de couverture, ne vous attendez pas à un thriller ce n’en est pas un. Nous sommes dans un récit fantastique, sur une ambiance victorienne ; rondement mené par l’auteur, la force de ce livre réside plus dans l'atmosphère qu'il dégage que dans l’histoire en elle-même.
Cette œuvre tient ses promesses sans aucune prétention : nous offrir un moment de divertissement agréable.

C’est un livre que je vous invite à découvrir !
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scarlett12scarlett12   14 mars 2018
Mais, en la regardant plus attentivement, en la dévorant littéralement des yeux tant j'étais à la fois stupéfait et déconcerté par sa présence, je me rendis compte que son visage reflétait un sentiment que je peux seulement essayer de décrire - et les mots me semblent incapables de traduire ce que je voyais - comme une avidité malveillante, désespérée ; elle semblait avoir perdu quelque chose, quelque chose d'essentiel qu'elle voulait retrouver, dont elle avait besoin, qu'il lui fallait absolument avoir - à quoi elle tenait plus qu'à la vie, et que quelqu'un lui avait pris. Et elle puisait dans ses dernières forces pour diriger à l'encontre de cette personne toutes ses réserves de haine et d'aversion - de pure noirceur.
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florencemflorencem   22 juillet 2015
Si j’avais toujours su au fond de mon cœur que cette expérience demeurerait à jamais gravée en moi, qu’elle était désormais inscrite dans chaque fibre de mon corps, constituant une partie inextricable de mon passé, j’avais néanmoins espéré ne plus avoir à l’évoquer en entier, du début à la fin. Pareille à celle d’une ancienne blessure, la douleur se manifestait parfois par un bref élancement, mais elle était devenue de moins en moins fréquente, de moins en moins cuisante aussi, à mesure que les années s’écoulaient et que mon bonheur, ma raison et mon équilibre étaient assurés. Elle était désormais semblable à la plus légère ride sur la surface d’un étang – rien que le vague souvenir d’un souvenir.
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liratouva2liratouva2   03 février 2012
La grisaille du jour déclinant lui conférait une pâleur singulière, comme lustrée, qui évoquait moins la couleur de la chair que celle de l'os. ... Je me rendis compte que son visage reflétait un sentiment que je peux seulement essayer de décrire - et les mots me semblent incapables de traduire ce que je voyais - comme une avidité malveillante, désespérée; elle semblait avoir perdu quelque chose d'essentiel qu'elle voulait retrouver, dont elle avait besoin, qu'il lui fallait absolument avoir - à quoi elle tenait plus qu'à la vie, et que quelqu'un lui avait pris. ... L'association de ce lieu aussi étrange qu'isolé et de la brusque apparition de cette femme à l'expression effrayante m'emplissait d'une peur insensée.
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tousleslivrestousleslivres   06 mai 2012
Il me semble, monsieur Daily, que j'ai vu le fantôme qui hante le manoir et le cimetière - celui d'une femme vêtue de noir, marquée par la maladie. Je ne doute pas un seul instant qu'il s'agissait de ce que les gens appellent un fantôme, et non d'un être humain réel, de chair et de sang.
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