AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : SIE25171_1591
Éditeur : (30/11/-1)
4.5/5   8 notes
Résumé :

A travers le récit de ces quatre journées de décembre 1851, Hugo se fait historien et dramaturge. Il met en scène un événement particulier de l'Histoire ayant eu un impact direct sur son histoire personnelle : le coup d'Etat de Louis Bonaparte, l'assassinat de la République. Extrait: L’hypothèse d’une violence illégale de la part de M. Louis Bonaparte s’évanouissait devant un sérieux ex... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Sevlipp
  17 mai 2020
Histoire d'un crime est un essai très militant sur le coup d'État de Louis-Napoleon.
Victor Hugo raconte ces 4 jours où les soldats mettent à terre l'assemblée nationale et ses représentants.
Il tente en vain d'appeler à la révolte, galvaniser la population, monter des barricades.
Sous la plume de Victor Hugo, on retient son souffle ; il y a les massacres, les espoirs, les désillusions, les héros et les traitres.
Certaines scènes m'ont quand même fait sourire car j'ai eu l'impression de voir Jean-Luc Melenchon haranguer les soldats ... mais bon les enjeux n'étaient pas les mêmes.
Vicotr Hugo s'exilera pour ne être fusillé à l'issue des ces 4 jours de tuerie.
Un essai vraiment intéressant pour s'approprier la vision historique et personnelle d'un des plus grand écrivain français.
Commenter  J’apprécie          100
david19721976
  12 juin 2018
Le premier mérite de Victor Hugo, c'est d'avoir décelé la signification classe et l'avènement du pouvoir personnel: Monsieur Louis Napoléon Bonaparte a réussi. Il a pour lui désormais l'argent, l'agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d'un bord à l'autre quand il n'y a à enjamber la honte.
Il a pour celà dénoncé l'exploitation éhontée de la peur de la classe ouvrière et du communisme par l'aspirant dictateur cherchant à s'assurer l'appui des possédants.
Victor Hugo n'a pas analysé, en économiste, les racines de la classe de la dictature de Napoléon III, mais il en a dégagé la supercherie essentielle: la fausse jacquerie communiste et le réel bonapartiste. Cette vérité s'inscrit dans le mouvement des valeurs en Bourse et pour se rendre compte qu'à partir du 1er novembre 1849 les valeurs françaises montent et descendent selon la hausse et la baisse des actions bonapartiste...
L'arme principale de la dictature, c'est la peur.



+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Flouvrage
  01 mai 2021
Livre historique sur le coup d'état de Louis Napoléon et ses conséquences. Nous avons la vision d'un représentant de la gauche : Victor Hugo. le lecteur se sent à côté d'Hugo tout au long du roman. Il nous montre encore une fois, son talent dans cet ouvrage que je recommande.!
Commenter  J’apprécie          10
Griffon3
  18 décembre 2015
De la mauvaise propagande, rien de plus. Ce livre sera l'étendard des gauchistes pour détruire la mémoire d'un empereur à qui l'on doit bien des choses. Napoléon III, contrairement à ce qu'en fait la propagande, est le plus grand dirigeant français.
Commenter  J’apprécie          10
sachavla
  31 octobre 2012
aux editions jules rouff format poche in32 entre 1880 et 1900
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
MMartinsMMartins   08 janvier 2013
Ma femme regarda cet homme fixement et lui dit :
— Monsieur, vous venez pour arrêter mon mari.
— C’est vrai, madame, répondit l’homme en entr’ouvrant son paletot, qui laissa voir une ceinture de commissaire de police.
Il ajouta après un silence : – Je suis commissaire de police et je suis porteur d’un mandat pour arrêter M. Victor Hugo. Je dois faire perquisition et fouiller la maison.
— Votre nom, Monsieur ? lui dit Madame Victor Hugo.
— Je m’appelle Yver.
— Vous connaissez la Constitution ?
— Oui, madame..
— Vous savez que les représentants du peuple sont inviolables ?
— Oui madame.
— C’est bien, monsieur, dit-elle froidement. Vous savez que vous commettez un crime. Les jours comme celui-ci ont un lendemain. Allez, faites.
Le sieur Yver essaya quelques paroles d’explication ou pour mieux direde justification ; il bégaya le mot conscience, il balbutia le mot honneur. Madame Victor Hugo, calme jusque-là, ne put s’empêcher de l’interrompre avec quelque rudesse.
— Faites votre métier, monsieur, et ne raisonnez pas ; vous savez que tout fonctionnaire qui porte la main sur un représentant du peuple commet une forfaiture. Vous savez que devant les représentants le président n’est qu’un fonctionnaire comme les autres, le premier chargé d’exécuter leurs ordres. Vous osez venir arrêter un représentant chez lui comme un malfaiteur ! Il y a en effet ici un malfaiteur qu’il faudrait arrêter, c’est vous.
Le sieur Yver baissa la tête et sortit de la chambre, et, par la porte restée entre-bâillée, ma femme vit défiler derrière le commissaire bien nourri, bien vêtu et chauve, sept ou huit pauvres diables efflanqués, portant des redingotes sales qui leur tombaient jusqu’aux pieds et d’affreux vieux chapeaux rabattus sur les yeux ; loups conduits par le chien. Ils visitèrent l’appartement, ouvrirent çà et là quelques armoires, et s’en allèrent, – l’air triste, me dit Isidore.
Le commissaire Yver surtout avait la tête basse ; il la releva pourtant à un certain moment. Isidore, indigné de voir ces hommes chercher ainsi son maître dans tous les coins, se risqua à les narguer. Il ouvrit un tiroir, et dit : Regardez donc s’il ne serait pas là ! – Le commissaire de police eut dans l’œil un éclair furieux, et cria : – Valet, prenez garde à vous. – Le valet, c’était lui.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
MMartinsMMartins   08 janvier 2013
Tel est le privilège de cette France ; elle est à la fois solaire et étoilée ; elle a dans son ciel autant d’aube que l’orient et autant d’astres que le septentrion. Quelquefois c’est dans les ténèbres que sa lueur se lève, c’est dans la nuit noire des révolutions et des guerres que son resplendissement flamboie, et ses aurores sont boréales.
Commenter  J’apprécie          40
SevlippSevlipp   11 mai 2020
Violer, le droit, supprimer l'Assemblée, abolir la Constitution, terrasser la nation, salir le drapeau, déshonorer l'armée, prostituer le clergé et la magistrature, réussir, triompher, gouverner, administrer, exiler, bannir, déporter, ruiner, assassiner, exiler, régner, avec des complicités telles que la loi finit par ressembler au lit d'un fille publique, quoi !
Commenter  J’apprécie          20
MMartinsMMartins   08 janvier 2013
Le carnage du boulevard Montmartre constitue l'originalité du coup d'Etat. Sans cette tuerie, le 2 décembre ne serait qu'un 18 brumaire. Louis Bonaparte échappe par le massacre au plagiat.
Il n'avait encore été qu'un copiste. Le petit chapeau de Boulogne, la redingote grise, l'aigle apprivoisé, semblaient grotesques. Qu'est-ce que cette parodie ? disait-on. Il faisait rire ; tout à coup il fit trembler.
L'odieux est la porte de sortie du ridicule.
Il poussa l'odieux jusqu'à l'exécrable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
SevlippSevlipp   15 mai 2020
Il n'y eut plus de drapeau, il n'y eut plus de loi, il n'y eut plus d'humanité, il n'y eut plus de patrie, il n'y eut plus de France ; on se mit à assassiner.
Commenter  J’apprécie          50

Videos de Victor Hugo (251) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Victor Hugo
On ne va pas vous réexpliquer Les Misérables de Victor Hugo. On connaît tous les histoires de ses personnages. Celle du pauvre bougre Jean Valjean qui un jour vola un pain, se fit mettre au bagne pendant 19 ans et toute sa vie tenta de racheter ses pêchés. Celle de la petite Cosette, orpheline et élevée par les raclures de Thénardier. Celle de cet indécrottable adorateur du livre des lois qu'est Javert, défenseur obstiné de la justice. Celle de Marius, jeune intellectuel bohème et amoureux de Cosette. Celle de Gavroche, archétype du joyeux gamin des rues parisien... Tout ça, on le sait déjà plus ou moins, mais ce qu'on ne connait pas, ce que jamais on n'aurait pu imaginer, c'est la version des faits par Éric Salch.
Drôle et tragique, aidé d'une poésie fiévreuse et souillée bien à lui, Éric Salch livre une vision personnelle et décalée des Misérables. Si le récit suit parfaitement la narration de l'oeuvre originale et que la pertinence de son propos reste indéniable, Éric Salch grossit les traits, ajoute anachronismes et absurdités pour ainsi nous faire rire du drame et du terrible de cette sublime tragédie romanesque.
Les Misérables, disponible en librairie ! https://www.glenat.com/hors-collection-glenat-bd/les-miserables-9782344042472
Suivez-nous sur Facebook : https://www.facebook.com/GlenatBD/ Suivez-nous sur Twitter : https://twitter.com/GlenatBD
+ Lire la suite
autres livres classés : dictatureVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox






Quiz Voir plus

Victor Hugo (niveau facile)

Lequel de ces livres n'est pas de Victor Hugo ?

Les Misérables
Notre-Dame de Paris
Germinal
Les Contemplations

10 questions
1039 lecteurs ont répondu
Thème : Victor HugoCréer un quiz sur ce livre