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Christine Le Boeuf (Traducteur)
ISBN : 2742755403
Éditeur : Actes Sud (04/05/2005)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 629 notes)
Résumé :
Une histoire d'amitié sur un fond artistique des années 70. Ce n'est pas un hasard si Siri Hustvedt dédie son livre à Paul Auster. On y retrouve dans un décor new-yorkais les mêmes turbulences étranges, le même thème du double, les mêmes intentions gouvernées par le sens de l'amitié. Ici, en l'occurrence, ce sont deux couples qui vivent sur les mêmes rythmes dans les milieux artistiques, emménagent les uns à côté des autres, attendent leur premier enfant ensemble, v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (65) Voir plus Ajouter une critique
carre
  03 août 2014
Deux couples, Léo (le narrateur) et Erica d'un côté, Bill et Violet de l'autre vivent une amitié sans nuages, mais plusieurs évènements dramatiques viennent bouleverser leurs existences.
Siri Hustvedt nous offre une plongée dans le New York artistique et intellectuel dans les années soixante dix.
L'amitié, le désir, le deuil, le mensonge, la maladie, l'addiction mais aussi l'art contemporain et ces dérives. Il faut accepter de se perdre dans cette histoire tant l'écriture est dense, exigeante. D‘une grande sensibilité aussi.
Mais « Tout ce que j'aimais » est aussi un roman extrêmement pessimiste. Siri Hustvedt offre une réflexion sur le temps qui passe inévitablement douloureux. Elle le fait avec un talent et une finesse psychologique remarquables. Une belle découverte même si son livre m'a donné le blues. Préparez vos mouchoirs.
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viou1108
  26 décembre 2014
Au soir de sa vie, Leo Hertzberg égrène ses souvenirs. Toutes les choses, toutes les personnes qu'il aimait, ont peu à peu disparu au fil des années. Les yeux de Leo sont fatigués, sa vision se réduit de plus en plus. Ultime vacherie de la vie, pour lui qui était professeur d'histoire de l'art.
Bien des années plus tôt, Leo et Erica se sont liés d'amitié avec un autre jeune couple, Bill et Lucille. Bill est peintre et plasticien, artiste encore inconnu. Les deux couples évoluent en parallèle, au point qu'Erica et Lucille accouchent presque en même temps. Les deux petits garçons, Matt et Mark, grandiront ensemble. L'harmonie entre les deux familles est parfaite, jusqu'au jour où Matt meurt accidentellement. Les coeurs se brisent, les couples se délitent, le comportement de Mark devient étrange.
Raconté comme ça, on pourrait croire que ce roman est une énième chronique nombriliste de la vie brisée de deux couples issus du milieu intello-artistico-bohème new-yorkais. C'est bien plus que cela. C'est peut-être même beaucoup trop pour 450 pages denses, tellement bien écrites, mais parfois étouffantes. Descriptions détaillées d'oeuvres d'art, réflexions sur le sens de l'art contemporain, recherches sur l'hystérie clinique des femmes au 19ème siècle, études de cas de désordres alimentaires, considérations sur l'identité, l'amour, la filiation, le temps qui passe, analyses en profondeur de la psychologie des personnages, avec, pour créer un peu de suspense et réveiller le lecteur, une enquête autour de Mark, menteur pathologique et psychopathe, aux faits et gestes plus que louches…
Malgré quelques pages magnifiques sur la douleur de la perte, et malgré une écriture intelligente et irréprochable, j'ai dû m'accrocher pour arriver au bout du livre. J'ai souvent eu l'impression d'avoir dans les mains plusieurs petits essais reliés entre eux par l'intrigue autour de Mark, plutôt qu'un roman. A vouloir embrasser trop de thèmes, « Tout ce que j'aimais » m'a mal étreinte. Dommage pour moi…
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basileusa
  22 décembre 2013
Un roman très bien écrit ,sur les relations entre deux familles liées par une forte amitié .
Le premier tiers est un peu lent ,s'attarde sur le quotidien des deux familles ,sur les liens qu'elles entretiennent. C'est à partir du deuxième tiers du livre ,plus dramatique ,que l'on s'attache réellement aux personnages. La dernière partie est sans doute la plus passionnante mais aussi la plus triste . Les émotions des personnages sont très bien rendues ,c'est un roman humaniste ,très beau ...
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ChatDuCheshire
  14 mars 2015
Un très beau roman avec toutefois quelques sérieux bémols à considérer avant de se lancer dans sa lecture.
Siri Hustvedt est l'épouse de Paul Auster, dont j'ai lu et apprécié la plupart des livres, raison pour laquelle j'ai - un peu sottement, il est vrai - rechigné à la lire, craignant que son talent ne soit surestimé par alliance, en quelque sorte. Il faut dire que l'auteure elle-même ne semble pas hésiter à jouer sur ce tableau, dédiant carrément son livre à Paul Auster. Or il s'avère que Hustvedt est effectivement un très bon écrivain mais...
Je ne sais dans quelle mesure elle est responsable de la description de 4ème de couverture, qui m'avait amenée au départ à me lancer dans sa lecture. Or cette description est passablement trompeuse. le livre est décrit comme l'histoire de deux couples d'artistes évoluant dans le milieu bohème new-yorkais à partir de la seconde moitié des années 70. le choix de cette période était pour moi plein de promesses car c'était l'époque de la transition vers l'hyper-capitalisme et effectivement de la mort de nombre d'idéaux qui ont inspiré les jeunes gens durant des générations. Par ailleurs ayant quelques amis proches qui ont effectivement vécu au sein du milieu artistique new yorkais au cours de cette période je m'attendais à des descriptions passionnantes de la New York de l'époque : véritable bouillon de culture crasseux et insécure mais infiniment fascinant, rien à voir avec la New York post tolérance zéro, propre mais sans merci ni intérêt d'aujourd'hui. Or le livre ne nous révèle pratiquement rien à cet égard, à l'exception de quelques menus détails que seul le "connaisseur" reconnaîtra (la localisation de l'atelier d'artiste de l'un des héros, Bill le peintre, dans le Bowery, quelques lignes sur l'effet de la crise financière de 87 sur les galeries de Soho, qui disparurent pour la plupart à partir de cette époque pour être remplacées par des boutiques de fringues, la référence au club Limelight). Il est assez extraordinaire qu'un livre dont une bonne part du propos est dévolu à l'art contemporain (l'un des quatre héros étant artiste peintre) ne consacre pas une seule ligne ou même une mention en passant à Jean-Michel Basquiat qui a vraiment donné le ton à la scène artistique alternative new-yorkaise à la fin des années 70. On a l'impression que de milieu artistique l'auteure a essentiellement fréquenté la frange bon chic bon genre et "académique" au sens de pas alternatif du tout. Ses héros n'ont d'ailleurs strictement rien de bohème: un couple d'universitaires, dont le narrateur, Léo, est professeur d'histoire de l'art et un couple composé d'un artiste peintre à la gloire naissante (et dont les années bohèmes, s'il en fut, sont derrière lui) et de sa muse également universitaire s'intéressant aux troubles mentaux (très intéressantes réflexions sur l'hystérie féminine comme invention liée à l'époque et à la condition de la femme alors !) et du comportement (notamment alimentaire). Les quatre héros sont de petits bourgeois sans problèmes financiers, vivant dans de confortables lofts et passant leurs vacances dans de spacieuses maisons de campagne. Sous cet aspect le livre de Hustvedt revêt le caractère irritant que l'on décèle chez pas mal d'auteurs étasuniens d'aujourd'hui, décrivant essentiellement leur vie plutôt que de s'atteler à la description d'univers qui ne sont pas les leurs...
Quand vous en commencerez la lecture accrochez-vous: 453 pages bien serrées pour l'édition de poche et... 3 chapitres, entrecoupés de petits espaces mais tout de même on aurait préféré de vrais chapitres à l'intérieur de ce qui constitue en réalité trois parties nettement distinctes de l'ouvrage. Accrochez-vous aussi car la première de ces parties n'est guère enthousiasmante. Je l'ai lue en balançant sans cesse entre irritation et agacement: trop de personnages dont certains reviennent bien plus tard alors que l'on a oublié de qui il s'agissait, trop de descriptions d'oeuvres d'art de Bill (si vous n'êtes pas curieux d'art contemporain vous allez souffrir) et la sensation confuse que l'on est en train de perdre son temps à lire par le menu les tribulations par trop ordinaires de ces bourges de héros...
Heureusement les choses changent à partir de la seconde partie (ou second chapitre, c'est-à-dire à partir de la page 171, quand je vous disais qu'il faut s'accrocher...) lorsque de très gros grains de sable s'introduisent dans la vie des héros et que l'on se trouve confronté au mystère de la folie qui elle-même ressemble à une allégorie de notre époque hyper capitaliste et désenchantée où la forme, policée et lisse, dissimule désormais une réalité grimaçante et désespérante. Je ne puis vous en dire plus sans déflorer l'intrigue mais, franchement, accrochez-vous: ce livre en vaut la peine...
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charlitdeslivres
  10 février 2016
Un véritable coup de maitre, un coup de coeur pour ce roman dont la puissance de l'écriture nous transporte avec elle dans une vie si lointaine et si proche à la fois.
Je n'aime pas rester sur un échec, donc quand je découvre un nouvel auteur et si je n'aime pas son roman, je vais lire un autre de ses livres. Comme pour confirmer mon choix. C'est d'ailleurs étrange car en librairie quand je ne connais pas un auteur j'achète toujours deux de ses romans. J'aime laisser une seconde chance. A la suite de ma lecture bien fastidieuse d' « un monde flamboyant », je me suis donc naturellement tournée vers ce livre qui était dans ma PAL.
Cette lecture fut une véritable révélation. L'auteure nous entraîne sur plusieurs niveaux. Un monde très artistique où l'on ressent la passion de cette auteure pour toutes les formes de l'art. Et on applaudie sa connaissance du sujet. J'avais déjà pressenti cela dans ma précédente lecture. Et comme un maître, elle nous confirme sa connaissance des milieux artistiques.
Ensuite il y a l'histoire… Que dire quand une histoire semble si naturelle. On est bercé par les mots qu'elle écrit et on va jusqu'à ressentir ces vies.
Cette histoire se déroule autour de deux couples qui vont se rencontrer grâce et à cause de l'art. Ils vont vivre leur vie qui va s'entremêler entre drame, mensonge et amour. Très vite on comprendra que l'histoire que l'on nous dicte n'est là que pour camoufler le véritable drame qui se construit sous nos yeux. Comme dans un huit clos, on se plait dans une ambiance oppressante où la vérité n'a plus sa place et les faux semblants une obligation.
Ce roman mérite de mon point de vue une seconde lecture, tellement l'histoire créée est dense. On se plait à plonger avec Siri Hustvedt dans ce livre qui paraissait si doux, si beau. Mais très vite il décèlera sa triste vérité. Un roman brutal dont chaque page est une drogue et très vite vous ne pourrez plus vous en passer !
Lien : https://charlitdeslivres.wor..
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Citations et extraits (83) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   31 août 2017
C'est ça le problème, avec la vision des choses. Rien n'est clair. Les sentiments, les idées façonnent ce qu'on a sous les yeux. [...] Dans mon oeuvre, ajouta-t-il, je veux susciter le doute. [...] Parce que c'est la seule chose dont nous soyons sûrs.
P. 18
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SandSand   26 octobre 2009
Nous fabriquons des histoires, après tout, à partir des matériaux sensoriels fugaces qui nous bombardent à chaque instant, suite fragmentée d'images, de conversations, d'odeurs et le contact des objets et des gens. Nous en effaçons la plus grande partie afin de vivre dans un semblant d'ordre et ce remaniement de la mémoire se poursuit jusqu'à notre mort.
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mandarine43mandarine43   29 novembre 2011
Quand je me détournai de la fenêtre pour regarder Violet, elle était si pâle que sa peau paraissait transparente, et je remarquai une rougeur sur son cou. Sous ses yeux baissés, il y avait de vagues ombres mauves. Je savais ce que je voyais : un chagrin sec, un chagrin devenu ancien et familier. Il pénètre les os et c'est là qu'il vit, car il n'a pas besoin de chair, et au bout de quelque temps on a l'impression de n'être plus que des os, durs et desséchés, tel un squelette dans une salle de classe.
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HelenkerrHelenkerr   24 octobre 2015
Mes parents ne me parlaient pas des nazis, seulement de nos préparatifs de départ., et on peut difficilement savoir à quel point mes terreurs enfantines étaient liées à la peur que devaient ressentir à l'époque tous les juifs d'Allemagne. A en croire ce qu'elle racontait, ma mère avait été prise de court. Un parti dont les opinions semblaient absurdes et méprisables s'était soudain, de façon inexplicable, imposé au pays. Elle et mon père étaient patriotes et, lorsqu'ils vivaient encore à Berlin, ils considéraient le national-socialisme comme quelque chose de pas du tout allemand. Le 13 août 1935, nous sommes partis pour Paris, mes parents et moi, et de là nous avons gagné Londres... Quelques semaines après ce voyage en train, les lois de Nuremberg furent imposées. Les juifs n'étaient plus citoyens du Reich et les possibilités de partir étaient réduites.
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HelenkerrHelenkerr   24 octobre 2015
Ma grand-mère, mon oncle, ma tante et leurs deux filles jumelles, Anna et Ruth ne partirent jamais. Nous vivions à New York quand mon père apprit que toute la famille avait été embarquée dans un train pour Auschwitz en 1944. ils ont tous été assassinés. Je possède encore leurs photographies ... Les images en noir et blanc des photographies ont dû me tenir lieu de mémoire et, pourtant, j'ai toujours eu le sentiment que leurs tombes anonymes faisaient partie de ce que je suis. Ce qui alors est resté non écrit est inscrit dans ce que j'appelle moi. Plus ma vie se prolonge, plus je suis convaincu que lorsque e dis "je", en réalité, je dis "nous".
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Videos de Siri Hustvedt (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Siri Hustvedt
Retrouvez le roman Un été sans les hommes de Siri Hustvedt sur Fnac.com : http://livre.fnac.com/a3470426/Siri-Hustvedt-Un-ete-sans-les-hommes
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