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Agnès Desarthe (Traducteur)
EAN : 9782879295336
432 pages
Éditeur : Editions de l'Olivier (02/03/2007)
3.53/5   317 notes
Résumé :
Ils avaient trente ans et des poussières. Le monde leur appartenait. Ils étaient, disait-on, le plus beau Couple de New York. C'était en 1987.
Quatorze ans plus tard, Corrine et Russell Calloway Ont deux enfants et vivent dans un loft, à TriBeCa. Ce soir-là, ils ont invité des amis à dîner (Salman Rushdie vient de se décommander). Nous sommes le 10 septembre 2001. Dans quelques heures, le monde va basculer dans l'horreur. Cette horreur, Jay McInerney se garde... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
3,53

sur 317 notes

Ambages
  14 juillet 2020
« Aimer ce n'est pas comme désirer, Luke. Et c'est encore moins comme posséder. »
Je découvre Jay McInerney avec La belle vie et je suis bluffée. J'ai beaucoup aimé ce roman. Ça commençait difficilement avec la vie des richards de l'Upper East Side qui ont leurs petits problèmes de couple et je me disais que ça allait être long… Et puis il y a eu la magie de l'écrivain qui arrive à me faire connaitre plus avant les personnages, les couples, les enfants, les grands parents. J'entre dans les familles, et les Tours s'effondrent.
Tremblements de vie, chute de corps, poussières noires tombant du ciel et la détresse des Newyorkais. Dans les décombres, un homme, Luke, et une femme, Corinne, vont se rencontrer et aider. La nuit ils vont participer à l'entraide, nourrir les pompiers dans une cantine, avec d'autres mains offrant un café chaud. L'attirance s'installe entre Luke et Corinne, la culpabilité aussi. Vis-à-vis des morts qui sont enfouis à quelques mètres, mais aussi vis-à-vis de leurs familles respectives, chacun étant marié (des mariages malheureux mais il y a des enfants…).
Jay McInerney sait décrire le microcosme de l'Upper East Side sous toutes ses facettes avec finesse et drôlerie. Il prend le temps, dans ce gros roman, de peaufiner ses personnages, leurs amis et leurs familles qui ne paraissent pas tous si superficiels que je le craignais durant les premières pages. C'est une plume, pleine d'humour et de cocasseries, qui croque à merveille la comédie de ce milieu du coeur de Manhattan. Grâce à des retours sur les origines familiales de Luke notamment, l'auteur prend le lecteur à témoin de la difficulté d'aimer, et donne une couleur très particulière à cette lecture. La rend juste, de bout en bout. Un très beau roman.
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carre
  18 janvier 2012
le roman débute la veille des attentats du 11 Septembre, les Calloway ont organisé un diner avec plusieurs amis. Ils possèdent un magnifique loft, sont parents de deux enfants et une situation bien établie.
Tout ce décor parfait va s'écrouler avec la déflagration des attentats du lendemain. Toutes leurs certitudes vont se trouvées ébranlées. Mais petit à petit, une fois le chaos et la compassion passée, ces golden boys vont tenter de reprendre leurs habitudes. Mais peut' on reprendre la vie comme avant ? l' amour est aussi au centre du questionnement. L'enfant terrible de la littérature américaine s'est drôlement assagit la cinquantaine venue, il choisit de raconter ce terrible choc par le prisme d'une famille aisée. C'est bien vu, le ton doux-amer, drôle et léger nous charme avec beaucoup sensibilité et la douleur de la population américaine est plûtot bien décrite. Mc Inerney mets aussi en avant le cynisme de certains et la prise de conscience d'autres., Une belle surprise, moi qui n'avait pas aimé " La fin de tout" un de ces précédents romans.
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yann-frat
  17 août 2009
La belle vie
Histoire: L'effondrement des tours du 11 septembre fait trembler sur leurs bases les échafaudages de vies de plusieurs couples new yorkais, chacun face à sa vie mise en perspective essaye de se débattre comme il peut entre négation, recherche de sens et romance...
Style : Au début tout va bien, la description du diner dans Tribeca puis du onze septembre et de l'urgence physique et métaphysique qu'il a impliqué est tout à fait réussie, brillante, prenante etc...(bon pas révolutionnaire mais bien fait et sentant clairement le vécu donc touchant). Donc tout va bien jusqu'a ce que deux protagonistes se retrouvent ensemble à monter une cantine aux abords de ground zero... En fait l'idée est bonne: Que penser d'une relation qui se noue dans ces conditions là? A-t-on le droit d'aimer, de tomber amoureux sur des décombre etc??? Sauf qu'à ce moment là nous ne sommes qu'au milieu du livre et qu'il y a encore 200 pages à tenir... Et malheureusement c'est là que comme les tours (bien que je doute que cette figure stylistique soit absolument voulue...)… tout s'écroule et s'envase dans un roman pathos entre "arlequin" et "les jours de notre vie" (question soulevées en vrac: Puis-je abandonner mon mari et mes deux jeunes enfants que j'ai eu par fiv pour vivre l'amour de ma vie ? Puis-je abandonner ma fille alors qu'elle tombe juste dans la drogue (paf!)? Mon dieu pouvons-nous aimer sur les ruines d'une catastrophe ? Pourquoi ai je tant besoin de son corps? O rage O désespoir etc...). Inerney franchement embourbé dans sa situation et ne sachant apparemment pas comment s'en sortir accumule alors les lieux commun (description d'un week-end dans les Hampton à manger des homard et a se rouler dans le sable comme des gamins tout fous) et large ellipses inutiles (stimulation ovarienne d'un personnage, souvenirs divers et variés etc...) jusqu'a un dénouement dans les dernières pages franchement décevant voire euh... juste mauvais.
Donc voila, autant le dire carrément j'ai été un peu déçu, ce livre qui part comme un grand roman sur le 11 septembre se finit en roman de gare tire larme et gentillet... donc bof.
La question qui reste en suspens est quand même le parallèle récurent que fait la presse entre Inerney et Ellis. Mis à part le fait qu'ils se connaissent et parlent un peu des mêmes sujets (tiens si on parlait des riches de new York?) leurs univers sont totalement différents !! Ellis est cynique, stoïcien et nihiliste (enfin quand il est en forme hein pas comme dans lunar park par exemple... ) là ou Inerney est juste un chroniqueur de la vie mondaine un tantinet ironique. Donc je ne vois pas le rapport… Et puis les textes de Ellis ont un double fond politique et philosophique assez fort (Patrick Bateman est une personnification parfaite du système capitaliste et de ses délires) là ou Inerney , euh... non.
Bref pour moi ils n'ont aucun rapport ou alors il faudra qu'on m'explique...
Sauf que, allez pour ne pas être totalement à charge, je tiens à reconnaitre qu'Inerney gère mieux les descriptions de scène de cul et le rapport au sexe qu'Ellis... Oui évidemment ca ne fait pas tout, mais bon hein il faut rendre à césar...
Donc voila "la belle vie" à lire pour le 11 septembre et les bonnes scène de cul, fait rare chez un américain...
Voilà voilà...
;)))

Lien : http://xannadu.canalblog.com
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JehanneDD
  25 août 2020
Critique pour la trilogie entière, à savoir Trente Ans et des poussières, La belle Vie et Les Jours enfuis.
Belle découverte que cette trilogie…Cela faisait longtemps que je souhaitais la lire. le résumé du 1er ouvrage m'avait intéressée car je me reconnaissais dans les protagonistes : un couple dans la trentaine, qui se pose des questions sur les enfants, qui a des fragilités, … En plus, New York comme cadre a renforcé mon envie de lire la trilogie. J'ai enfin été attirée par les 3 années correspondant à chaque tome : 1987, 2001 et 2007… Un panorama intéressant, surtout pour le 2e qui montre les quelques jours suivant le 11 septembre 2001 et le vécu de la population intra muros : je n'avais jamais encore lu de témoignage aussi sincère sur les évènements vécus de l'intérieur.. le traumatisme apparaît pleinement.
Je me suis parfaitement identifiée à Corinne, à ses inquiétudes, joies, tourments, revirements, … C'est cela qui m'a permis de venir à bout du premier tome, selon moi le moins facile. En effet, il est dur au début de s'habituer à la profusion des personnages, de se rappeler qui est qui, et de s'habituer au schéma narratif qui fait que presque chaque nouveau chapitre concerne un nouveau personnage, d'abord décrit pour lui-même avant de le voir approcher ceux que nous connaissons déjà. le tome n°2, à côté, est plus simple à aborder : moins de nouveaux personnages, et l'habitude de cette profusion d'évènements, de sorties, …
On a une impression très vivace de la vie new-yorkaise : dealers, drogués, éditeurs, financiers, grands magnats, bobos, millionnaires… Tous se côtoient, s'embrouillent, se réconcilient… pour parvenir à créer cette fresque bouillonnante.
Une belle découverte donc !
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cinecirque
  23 mai 2012
Un peu sceptique au début, je me suis vite rendue compte que ce roman était bien plus que les questions et les "renaissances" redondantes de la quarantaine, ce qui ne m'auraient pas interessée du tout (à seize ans, c'est compréhensible...). La Belle Vie ouvre grand les yeux sur les conséquences sociales de l'attentat du onze septembre, que j'avais toujours cantonnées aux dimensions politique et économique. Mais ce roman nous rappelle qu'il est évident qu'avec deux tours qui explosent, il y a forcément des vies qui sont vont, et que par conséquent, cela en rapproche d'autres. Les personnages sont parfaitement taillés pour nous faire comprendre ça. Assez bien taillés en tout cas pour que l'on éprouve des sentiments diverses envers chacun d'eux, pour qu'ils soient vivants, et surtout qu'il se retrouvent porte-paroles involontaires de cet évènement.
Au-delà de ça, ou plutôt dans la continuité, La Belle Vie est une satyre sociale de qualité, qui condamne les paillettes et faux-semblant de la vie mondaine, de ses galas de charité, de ses lignes snifées et de ses coupes descendus, de ses flirts anodins et de ses tromperies égoïstes - rendant l'histoire vécue par deux des personnages totalement, naturellement légitime.
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
Alice_Alice_   04 mai 2014
- Les livres sont les objets les plus merveilleux qui soient, tu ne trouves pas?
Il eut l'air surpris, se rendit-elle compte, de la banalité de cette réflexion.
- Je veux dire, parce que ce sont des objets informes, ils ont une existence physique, comme nous. Mais chaque livre est l'actualisation d'une forme platonicienne - l'idéal, la création d'un auteur, qui existe indépendamment de l'objet réel. Et ils sont là, posés sur l'étagère: comme si l'idéal restait latent jusqu'à ce qu'on s'empare du volume pour se connecter à l'esprit d'un homme ou d'une femme qui parfois est mort depuis longtemps. Et, dans le cas des romans, avec un monde qui n'a en fait jamais existé.
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AmbagesAmbages   14 juillet 2020
Aimer ce n'est pas comme désirer, Luke. Et c'est encore moins comme posséder. Ce n'est pas une question d'attirance ou de satisfaction. Au bout du compte, il s'agit de vouloir ce qu'il y a de meilleur pour l'autre personne. Il s'agit de donner, et même, parfois, de laisser filer. Souvent je me dis que l'amour a plus à voir avec la renonciation qu'avec la possession.
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AmbagesAmbages   11 juillet 2020
Lorsqu'il fut de retour, il déplaça sa chaise pour s'asseoir tout près d'elle, passa son bras autour de ses épaules, et sa sa main se mit à explorer les alentours.
- Merci, c'est mon sein gauche, dit-elle. Je l'ai cherché toute la soirée.
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AmbagesAmbages   12 juillet 2020
Se rappelant, vaguement, que la nuit n'est jamais assez longue quand on est en train de tomber amoureux.
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line70line70   24 mars 2011
Aimer ce n'est pas comme désirer, Luke. Et c'est encore moins comme posséder. Ce n'est pas une question d'attirance ou de satisfaction. Au bout du compte, il s'agit de vouloir ce qu'il y a de meilleur pour l'autre personne. Il s'agit de donner, et même, parfois, de laisser filer. Souvent je me dis que l'amour a plus à voir avec la renonciation qu'avec la possession.
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Payot - Marque Page - Jay McInerney - Les jours enfuis
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