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ISBN : 2266239651
Éditeur : Pocket (14/08/2013)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 41 notes)
Résumé :
En l'an 2108, la Ille Guerre mondiale a pris fin depuis déjà plus d'un siècle mais les stigmates de ses destructions atomiques n'ont pas disparu et l'humanité, décimée par les massacres chimiques et bactériologiques, a subi une irréversible mutation.
C'est à la découverte de cette nouvelle espèce animale dont l'instinct sexuel est devenu saisonnier que va se lancer le Professeur Poole, spécialiste néo-zélandais de botanique, dont l'île-continent a été m... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  30 octobre 2012
« Temps futurs »
Oui, c'est bien dans les temps futurs qu' Aldous Huxley situe l'action de ce roman, publié en 1949…. Plus exactement en 2108, alors que la terre vit une paix toute relative depuis un siècle ; depuis la fin de la troisième guerre mondiale qui vit les grandes puissances se combattre à grand renfort d'armes nucléaires, chimiques et bactériologiques…La planète est dévastée… L'humanité a subi une irréversible mutation régressive…
Le Professeur Poole, un spécialiste néo-zélandais de botanique, dont l'île a été miraculeusement épargnée se rend en Californie pour étudier « l'humanité nouvelle »…
Il découvrira une organisation centrée sur le culte de Bélial. Un culte dont les prêtres châtrés président aux cérémonies d'euthanasie des bébés nés difformes et aux accouplements au moment de la période du rut : les hommes et les femmes on régressé dans l'animalité au point qu'ils ne copulent plus que quelques semaines par an !
On observe bien quelques hommes épargnés par ce cycle annuel, les « Chauds » ; capturés, ils sont bannis ou tués.
Dans tout cela, Le Professeur trouvera l'amour et tentera de se réfugier loin de cette « Ordre Nouveau », à proximité d ‘une ville de « Chauds »…
Écrit en 1949, au début de la guerre froide, au moment où l'URSS conduit avec succès des essais de bombe atomique, "Temps futurs" est un ouvrage intéressant. Si l'on s'en tient au premier niveau de lecture, celui du roman d'aventure et de science fiction. Au second degré, il souffre d'un parti pris moralisateur - que ne dénierait pas le nouvel ordre obscurantiste écolo actuel - mais qui m'a un peu gâté le plaisir…
Ajoutons à cela une structure bâtie comme un scénario de film… Bon , le procédé n'est pas neuf, qui alourdit sensiblement le déroulement de l'intrigue et autorise bon nombre de digressions lassantes…
Malgré tout, une bonne dystopie si l'on parvient à faire fi des réserves ci-dessus.
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Kittiwake
  15 septembre 2013
Voilà un bien curieux petit opus qui me laisse perplexe. Signé par l'auteur du célébrissime "Meilleur des mondes", il peut être sans équivoque classé parmi le genre post-apocalyptique. La troisième guerre mondiale est terminée depuis longtemps et la planète en est sortie exsangue. Ont échappé au cataclysme une partie de l'Afrique et la nouvelle Zélande. En Afrique on se retrouve sur la planète des singes de Pierre Boule, et cette partie du récit est rapidement évacuée pour faire place à la redécouverte de l'Amérique par une expédition néozélandaise. Ils débarquent dans une Californie habitée par des êtres humains survivants des retombées nucléaires. Ils voient un culte à Bélial, immolent les nouveau-nés mal formés engendrés lors de cérémonies annuelles dévolues aux accouplements, hors la loi le reste du temps.
Quant à la forme, elle est assez originale : le récit post-apocalyptique est en fait un scénario retrouvé après avoir été jeté au pilon, et qui nous est proposé après un prologue expliquant les circonstances de sa découverte
Et c'est sans doute là que le bât blesse : cela donne vraiment l'impression d'avoir affaire à un brouillon, auquel on a après coup donné un coup de plumeau. L'inégalité entre la partie africaine et la partie américaine est dérangeante. le style scénario est un prétexte à la licence littéraire par forcément très réussie. Enfin la décadence des adorateurs de Bélial n'a rien de très original
C'est très court (120 pages) et la question se pose de savoir si un développement plus consistant aurait compensé l'impression de bâclé qui se dégage de ce récit, qui vient d'être réédité.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Foxfire
  20 novembre 2013
Le début du livre nous présente deux hommes travaillant dans le milieu du cinéma essayer de retrouver l'auteur d'un scénario reçu dans les studios. Arrivés à destination, ils apprennent que l'auteur est décédé et finalement décident de nous offrir à la lecture ce scénario.
Le scénario (qui ne ressemble d'ailleurs pas tout à fait à un scénario, plus écrit, plus littéraire et moins dialogué) dépeint un monde post-apocalyptique dans lequel seule la Nouvelle-Zélande semble avoir été épargnée. Une expédition scientifique néo-zélandaise explore ce qui reste de l'Amérique. Un membre de l'expédition, le professeur Poole, tombe aux mains d'une horde de survivants. Il découvre alors une société barbare et ignorante.
L'auteur livre une dystopie réussie. Tous les maux d'un futur effrayant sont réunis : tyrannie, malformations congénitales (la peur de la bombe atomique est très forte à l'époque où le livre a été écrit et cela se ressent), mépris de la culture (scène de la destruction des livres)...
Mais l'aspect que j'ai trouvé le plus intéressant est l'évocation du fanatisme religieux de cette communauté. A ce titre, l'inversion des valeurs (la religion en vigueur est un culte satanique) est un parti-pris ironique, amusant et finalement malin. Il décrit notamment tous les moyens utilisés par le pouvoir religieux pour entretenir le fanatisme de ses ouailles et ainsi conserver son pouvoir : rationalisation de la foi (les membres du clergé n'ont de cesse d'argumenter afin de prouver qu'il est logique de croire et illogique de ne pas croire), politique de la terreur, maintien du peuple dans l'ignorance... Dans le contexte de ce fanatisme, les femmes sont particulièrement visées. Elles sont appelées "vases" (dans le sens de destinées à contenir un enfant) et sont accusées de par leur nature même d' attiser le désir des hommes. D'ailleurs, le thème de la sexualité est un autre aspect important de cette société. La sexualité est à la fois tabou (les rapports intimes ne sont autorisés que 2 semaines par an et hors cette période les femmes portent, sur leurs seins et leur sexe, des caches sur lesquels sont inscrits le mot "non") et à la fois débridée (la période des 2 semaines où les rapports sexuels sont autorisés est une orgie continue). En fait, dans cette société, la sexualité est réduite à sa dimension reproductrice, la sexualité amoureuse est interdite. Peut-être aussi Huxley a-t'il un rapport complexe et paradoxal à la sexualité, mélange d'attirance et de répulsion (mais ne connaissant pas encore l'auteur, c'est le 1er que je lis, je ne vais pas faire de conjectures en ce sens).
Le livre met un certain temps à démarrer. le prologue était à mon avis inutile et le récit aurait gagné à s'en passer et à entrer directement dans le coeur du sujet. Autre bémol sur la forme, je ne suis pas convaincue par le choix de la forme scénaristique (heureusement atténuée par l'aspect littéraire des interventions du "récitant", par l'abondance de descriptions et par le peu de dialogues). Mais j'aurais tout de même préféré que le livre soit écrit sous la forme d'un roman classique.
Malgré ces petits bémols sur la forme, la richesse et la pertinence du propos font de cette oeuvre un très bon livre.
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Bibliozonard
  16 février 2014
Ape and Essence (Aldous Huxley/1948)

Bob, un pseudo poète autoproclamé pour se stimulé, et son ami Huxley, écrivain ; écrivent des scénarios pour le cinéma. Un jour, ils ramassent un manuscrit du feu Tallis : « Temps futurs ». Huxley nous le partage tel quel.
Voici son histoire:
Les éminents scientifiques (Einstein et Faraday) sont humiliés et tirés par une laisse sur l'estrade d'un cinéma, où ils subissent les railleries de babouins spectateurs. Avant la projection d'un film futuriste, en 2108.
Le film : après une guerre nucléaire, il y a une trentaine d'années, le Dr Pool – un botaniste qui vient de Nouvelle-Zélande, un pays épargné par le conflit — découvre la Californie dévastée avec des espèces de plantes qui ont subi de phénoménales altérations. Durant ce laps de temps magique, il rencontre des humains qui ont survécu mais qui vivent sous un régime drastique et peu commode. Un peuple adulant « IL », selon le culte de Bélial, entre le sectaire et la dictature, n'autorisant les relations sexuelles que deux semaines par an pour une raison précise, la régulation des naissances. Ces gens vivent apeuré
s par la sanction mortelle due au non-respect des règles édictée par le mal supérieur. Une coutume rustique où la femme est considérée comme un objet, un vase d'impiété. Afin de tuer le besoin de satisfaire les pulsions sexuelles de tout un chacun, le mot « NON » est cousu sur les habits des femmes au niveau de la poitrine, des fesses et du sexe.

Avis
L'auteur est friand de digressions culturelles.
Il a une écriture danse, à caractère érudit, très posée.

Il étale bien sa culture générale.

Huxley présente un récit poétique, surréaliste, empli de référence littéraire. L'ensemble est un peu loufoque dans une période post apocalyptique. On sent l'influence prépondérante de la Seconde Guerre mondiale – texte écrit en 1948, de l'évolution technologique et industrielle, de la course à l'armement exacerbé telle la bombe atomique, l'implication des scientifiques comme Einstein ou Faraday. Les singes remplacent les hommes et l'inverse, les hommes sont des singes. (Référence à la planète des singes ?).

Ce texte est quand même exigeant pour les non-amateurs du style. Il faut pouvoir en extraire la matière. Tout y est érudition et très, voire trop, conceptuel. Je devrais le lire plusieurs fois pour approfondir et comprendre. Voilà un beau casse-tête à refiler à un examen de fin d'année si un professeur veut être un peu vache.

Une satire complète de ce qu'était la guerre, la dictature, l'après-guerre et de ce que nous – être humain — sommes toujours, de notre société dans sa course folle au pouvoir, l'évolution technologique (pas toujours utile), au comportement irascible de la race humaine. de ce qu'Huxley pensait que nous serions. Toujours les mêmes finalement.
Ce mélange complexe constitué d'un scénario, de poésies, de récits dans le récit, m'a semblé trop lourd. Il y a un autre point, le passage des singes en introduction qui disparaît du contexte peu après et qui finalement passe pour une idée attirante mais non finie. Pareil pour la relation Bob-Huxley complètement effacée. Un ensemble touffu.

Cet ouvrage ne m'a pas inspiré du tout. Mon avis reste mitigé car l'avant-gardisme, l'imagination, le style de l'auteur ainsi que sa renommée mondial, provoquent une attente d'exceptionnelle avec une construction plus romancée et étonnante. Ce qui n'est jamais arrivée. J'ai eu l'impression que l'auteur en avait fait de trop. Peut-être ne recherchait-il rien d'autre qu'une dénonciation supplémentaire sur son époque. le rendu en tout les cas m'a parut ennuyeux. Son livre le plus célèbre « le meilleur des mondes », me semble-t-il, fût de très loin le plus abouti.
Par contre, la couverture est parfaite.
Il y a d'autres couverture de la même collection parue chez Pocket, illustration de ARNAUD CRÉMET !
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gill
  29 juin 2012
En l'an 2108, la 3ème guerre mondiale a pris fin depuis plus d'un siècle mais l'humanité blessée par des attaques nucléaires, chimiques et bactériologiques a subi une irréversible mutation.
Le professeur néo-zélandais Poole va se lancer dans l'étude d'une drôle d'espèce animale...
Aldous Huxley, l'auteur du formidable "meilleur des mondes" adopte le mode de la fiction littéraire, providentiellement sauvée de la destruction, pour nous raconter avec un brio insurpassable l'un des avenirs de cauchemar qui guettent peut-être le troisième millénaire. Un excellent livre de SF.
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
vichenzevichenze   25 janvier 2014
Dès le début de la révolution industrielle, il avait prévu que les hommes seraient gratifiés d'une présomption tellement outrecuidante pour les miracles de leur propre technologie qu'ils ne tarderaient pas à perdre le sens des réalités. Et c'est précisément ce qui est arrivé. Ces misérables esclaves des rouages et des registres se mirent à se féliciter d'être les Vainqueurs de la Nature, vraiment ! En fait, bien entendu, ils avaient simplement renversé l'équilibre de la Nature et étaient sur le point d'en subir les conséquences. Songez donc à quoi ils se sont occupés au cours du siècle et demi qui a précédé la Chose. A polluer les rivières, à tuer tous les animaux sauvages, au point de les faire disparaître, à détruire les forêts, à délaver la couche superficielle du sol et à la déverser dans la mer, à consumer un océan de pétrole, à gaspiller les minéraux qu'il avait fallu la totalité des époques géologiques pour déposer. Une orgie d’imbécillité criminelle. Et ils ont appelé cela le Progrès. Le Progrès ! Je vous le dis, c'était une invention trop fantastique pour qu'elle ait été le produit d'un simple esprit humain – trop démoniaquement ironique ! Il a fallu pour cela une Aide extérieure. Il a fallu la Grâce de Bélial, qui, bien entendu, est toujours offerte – du moins, à quiconque est prêt à coopérer avec elle.

p. 122
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FioHFioH   19 mai 2015
La cruauté et la compassion viennent avec les chromosomes.
Tous les hommes sont miséricordieux, et tous sont assassins.
Tout en étant fous de leurs chiens, ils construisent leurs Dachaus,
Incendient des villes entières et câlinent les orphelins,
Protestant bruyamment contre le lynchage, mais approuvant vigoureusement Oakridge,
Ils sont pleins de philanthropie pour l'avenir, mais aujourd'hui c'est le NKVD.
Que persécutons-nous, pour qui éprouvons-nous de la pitié ?
Tout cela, c'est l'affaire des mœurs du moment,
Des mots sur de la pâte de bois, de radios rugissantes,
De jardins d'enfants communistes ou de premières communions.
C'est seulement dans la connaissance de sa propre Essence
Que l'homme cesse d'être une multitude de singes.
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vichenzevichenze   24 janvier 2014
Car, en fin de compte, la peur chasse même l"humanité de l'homme. Et la peur, mais bons amis, la peur est la base et le fondement de la vie moderne. La peur de la technologie tant prônée, qui, si elle élève notre niveau de vie, accroit la probabilité de mort violente. La peur de la science, qui enlève d'une main plus encore qu'elle ne donne avec une telle profusion de l'autre. La peur des institutions dont le caractère mortel est démontrable et pour lesquelles, dans notre loyalisme suicidaire, nous sommes prêts à tuer et à mourir. La peur des Grands Hommes que, par acclamation populaire, nous avons élevés à un pouvoir qu'ils utilisent, inévitablement, pour nous assassiner et nous réduire en esclavage. La peur de la Guerre dont ne voulons pas et que nous faisons cependant tout notre possible pour déclencher.

p56
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SachenkaSachenka   09 février 2014
C'était le jour de l'assassinat de Gandhi ; mais sur le Calvaire les curieux s'intéressaient plus au contenu de leurs paniers de pique-nique qu'aux répercussions possibles de l'événement, somme toute assez banal, auquel ils étaient venu assister. En dépit de tout ce que peuvent dire les astronomes, Ptolémée avait parfaitement raison : le centre de l'univers est ici, et non là-bas.
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lecassinlecassin   30 octobre 2012
Si l’on veut de la solidarité sociale, il faut qu’on ait, soit un ennemi extérieur, soit une minorité opprimée.
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Videos de Aldous Huxley (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Aldous Huxley
https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=58814&motExact=0&motcle=&mode=AND
ALDOUS HUXLEY, LE PROPHÈTE OUBLIÉ et Michel Houellebecq en contrepoint
Jean-Claude Mary
Mal-être personnel et vive critique des comportements humains ont conduit Huxley vers une quête éthique et spirituelle incessante. Auteur d'un des livres les plus célèbres, le meilleur des Mondes, si son nom est aujourd'hui connu, le reste de son oeuvre est oublié. Pourtant, ses intuitions quant à l'évolution de la société furent prémonitoires. Comme Houllebecq, il avait compris que l'hégémonie de l'économisme et du divertissement présente tous les risques de désarroi des individus face à leur condition de mortels. L'un et l'autre ont en commun le souci premier du destin humain individuel et collectif auquel Huxley, à la différence de Houellebecq, donna une réponse religieuse.
Jean-Claude Mary, avec son expérience de professeur de sciences économiques et sociales, d'élu local pendant 20 ans, de militant écologiste, ne pouvait qu'apprécier un auteur qui, dès les années 20, avait compris le système économique et ses effets destructeurs.
Broché - format : 15,5 x 24 cm ISBN : 978-2-343-13976-0 ? 1 février 2018 ? 312 pages
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