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ISBN : 2752907060
Éditeur : Libretto (22/09/2011)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 71 notes)
Résumé :
Certains livres vieillissent, d'autres conservent leur fraîcheur intacte à travers le temps. C’est le cas des "Contes de l'Alhambra", écrits par Washington Irving, diplomate, historien et voyageur américain, qui vécut quelque temps dans l'Alhambra même. L'oeuvre, éditée pour la première fois en 1832, fut aussitôt traduite en plusieurs langues et attira à Grenade des pélerins de toutes les latitudes. Nous y découvrons une perspective, une couleur et une ambiance roma... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
migdal
  08 août 2018
Relire les contes de l'Alhambra, en cette semaine de canicule andalouse, est un régal car qui mieux que Washington IRVING a su mettre en parallèle la civilisation mahométane et la civilisation chrétienne et nous décrire les bienfaits respectifs de leurs apports culturels ?
Faciles à lire, enrichissants sur le plan culturel, ces contes nous font revivre des siècles d'histoire dans des paysages paradisiaques.
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Arakasi
  30 juin 2014
Avant d'aller baver tout à loisirs devant les palais délicatement ouvragés et les jardins luxuriants de l'Andalousie, je m'étais préparée un joli petit programme de lecture destiné à me mettre en appétit. Bien entendu, comme la plupart de mes bonnes résolutions, celle-ci est tombée à l'eau, mais j'ai tout de même réussi à lire in extremis les « Contes de l'Alhambra » de Washington Irving, juste avant d'embarquer dans mon avion pour Séville. Et j'en suis ravie, car j'ai pu ainsi me la péter abondamment en récitant des versions approximatives des contes d'Irving dans les lieux même auxquels il furent consacrés : la charmante Tour des infantes où trois splendides princesses maures se firent chantées la sérénade par des esclaves chrétiens, le palais de la Généralife où fut enfermé l'héritier de l'émir afin d'être protégé des vices de ce monde (le sexe, quoi) ou la chambre des secrets où deux statues muettes gardèrent pendant des siècles le trésor de Boabdil, le malheureux dernier prince musulman de Grenade. Joyaux de l'Al Andalus, la forteresse de l'Alhambra a suscité presque autant de mythes qu'elle possède de recoins et ce n'est pas peu dire : chaque patio, chaque fontaine, chaque salle possède son histoire fantasmée.
Et quel meilleur moyen de les découvrir que par la plume de Washington Irving qui vécut lui-même pendant plusieurs mois dans les appartements de Charles Quint aménagés au coeur des palais nasrides ? le salopard de chanceux… A mi-chemin entre le récit de voyage et le recueil de contes, son livre nous fait découvrir l'Alhambra comme nous aurions voulu la voir nous-même, vide de touristes, mais fourmillante de spectres enturbannés, de miséreux à la langue d'or et de trésors cachés. Mêlant poésie et réalisme, ce très joli recueil surpasse de loin tous les guides touristiques du monde : une mise en bouche idéale avant de partir soi-même arpenter les dalles poussiéreuses de la Cour aux Lions !
(Et pour y avoir été quelques jours auparavant, je peux le confirmer : l'Alhambra, ça DECHIRE sa race ! Surtout, le soir sous la lune, quand les voutes du palais se reflètent sur l'eau des bassins, que les lumières de l'Albaicin piquètent la colline d'en face et que tout brille, tout scintille, au point que, pendant quelques secondes, on en pleurerait presque d'émotion…)
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Walktapus
  21 mai 2015
Si j'étais tolérant aux touristes je pourrais avoir envie de visiter l'Alhambra, mais hélas une allergie sévère m'en tient éloigné. J'envie donc un peu Washington Irving qui y a résidé - oui, résidé - bien avant l'invention du tourisme de masse.
Il en a tiré un livre qui révèle une fascination sur l'Andalousie, son histoire et surtout sur son passé mauresque. Il débute comme un récit de voyage avec épisodes pittoresques, se poursuit dans une description poétique de l'Alhambra tel qu'il l'a découvert, et se termine en contes récoltés sur place.
Ces contes, qui tiennent un peu des mille et une nuits, parlent tous de trésors, ou d'amours contrariées, mais surtout de trésors. A croire que les pauvres drapés dans leur fierté que décrit Irving rêvaient beaucoup dans les nuits chaudes de déterrer un trésor enfoui du temps des maures.
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Taraxacum
  15 novembre 2017
Quel excellent récit de voyages/contes, tout à fait approprié pour glisser dans ses bagages lors d'un voyage en Andalousie. Difficile de dire ce qui est le plus intéressant entre les chapitres consacrés plus au voyage en lui-même, Irving nous faisant découvrir avec beaucoup de talent l'Andalousie telle qu'elle fût à son époque, ou les contes en eux-même où il tisse tout un réseau de légendes autour de la mythique Alhambra.
Mon coeur balance plutôt vers les contes, l'amie qui me l'a recommandé, et qu'elle avait raison, préfère le récit de voyage, mais les deux s'emmêlent et se complètent. Ce n'est pas étonnant que ce livre ait presque sauvé l'Alhambra, qui tombait en ruines à l'époque, à lui seul !
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Ys
  05 mars 2015
Il y a quand même des voyageurs qui ont une sacré veine.
L'époque, déjà. C'est quand même autre chose de partir en escapade en pleine époque romantique, alors que tant de choses sont encore à redécouvrir, alors que la notion de patrimoine émerge tout juste devant les ruines d'un passé à demi fantasmé, que d'aller voir en vrai des sites déjà trop vus en photos, trop rabâchés, banalisés malgré leur beauté. C'est quand même autre chose de sillonner les chemins d'Andalousie sur un âne et avec un guide, que de s'entasser dans un charter Paris/Grenade avec Le Routard entre les slips et l'appareil photo. (Oui, c'est sans doute nettement moins pratique, certes, mais ceux qui me connaissent savent ce que le pense de la dictature du pratique. Bref.)
L'époque, donc. Et le milieu, la culture, les relations, le temps, la curiosité... tout ce qui peut permettre à un homme de se retrouver logé au coeur de l'Alhambra dans les appartements abandonnés d'Elizabeth Farnèse, avec des chauves-souris et des bestioles sauvages rôdant la nuit derrière les portes improvisées. de flâner au clair de lune dans les patios et les jardins désertés, de discuter avec de vieux briscards gardiens des lieux, et de regarder les fils de l'Alhambra pêcher les hirondelles à la ligne du haut des murailles.
Et puis de revenir avec un livre pour conter son voyage et les légendes qu'on y a entendues. Des histoires de magiciens et de rois, de sortilèges, d'armées enchantées et de princesses enfermées sous les tours, des histoires où soufflent les parfums fabuleux de l'Orient, les mystères des civilisations disparues.
Un livre délicieux, qui prend tout le temps nécessaire pour plonger son lecteur dans l'ambiance du vieux palais mauresque, avant de lui offrir les contes promis. Les deux parties sont à la hauteur l'une de l'autre et se complètent à merveille pour donner envie, bien mieux que toutes les photos et tous les guides du monde, d'aller se perdre dans les dédales de l'Alhambra.
Un point de plus pour cette édition rapportée d'Espagne par une amie, où de nombreuses gravures d'anciennes éditions des Contes sont compilées. Vous prendrez bien un peu de Gustave Doré en prime ?
Lien : http://ys-melmoth.livejourna..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
ArakasiArakasi   08 juin 2014
Jamais anéantissement ne fut plus complet que celui des Maures d'Espagne. Où sont-ils ? Interrogez les rivages de Barbarie et ses déserts. Ce qui restait de cet empire si puissant s'est fondu dans l'exil parmi les barbares d'Afrique et a cessé d'être une nation. Après avoir été pendant près de huit cent ans un peuple connu, ils n'ont pas même laissé un nom. La terre qu'ils ont adoptée et occupée pendant des siècles refuse de les reconnaître, si ce n'est comme envahisseurs et usurpateurs. Seuls survivants, quelques monuments en ruine attestent leur puissance révolue, à la façon dans certains rochers solitaires, perdues dans l'intérieur d'un pays, portant témoignage de l'étendue de quelque importante inondation. Tel est l'Alhambra : palais musulman au sein d'une terre chrétienne, édifice oriental parmi les bâtiments gothiques occidentaux, élégant vestige d'un peuple brave, intelligent et raffiné qui conquit, gouverna, et passa.
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krzysvancokrzysvanco   23 octobre 2018
— O sage Ibrahim, demande tout ce que tu voudras. Je suis là pour te fournir tout ce qui est nécessaire dans ta solitude.
— Eh bien, dit le philosophe, j’aimerais bien avoir quelques danseuses.
— Des danseuses ! répéta le trésorier abasourdi.
— Oui, des danseuses, affirma gravement le sage... Oh, quelques unes seulement, car je suis un vieux philosophe, qui se contente de peu. Il faudrait, tout de même, qu’elles soient jeunes et agréables à voir, car la vue de la jeunesse et de la beauté rafraîchit la vieillesse.
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ArakasiArakasi   09 juin 2014
J'ai remarqué que les histoires de trésors enfouis par les Maures, si populaires dans toute l'Espagne, reviennent souvent dans la bouche des plus infortunés. C'est ainsi que mère Nature, miséricordieuse, offre des mirages à ceux qui manquent de choses palpables. L'homme altéré rêve de fontaines et d'eaux courantes, l'affamé, de banquets fabuleux, et le miséreux, de monceaux d'or enfouis ; rien n'est plus riche que l'imagination d'un mendiant.
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EferyEfery   21 mai 2012
Attraper ces oiseaux au milieu de leurs étourdissants tournoiements, voilà l'amusement favori des "fils de l'Alhambra" en guenilles qui, avec l'infaillible ingéniosité des fainéants fieffés, ont inventé l'art de pêcher dans le ciel.
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WalktapusWalktapus   01 mai 2015
Il n'est pas un Espagnol, si pauvre soit-il, qui ne revendique une noble origine.
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