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ISBN : 2355843392
Éditeur : Sonatine (30/08/2018)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 60 notes)
Résumé :
Après avoir quitté l’armée et l’horreur des champs de bataille du Moyen-Orient, Thad Broom revient dans son village natal des Appalaches. N’ayant nulle part où aller, il s’installe dans sa vieille caravane près de la maison de sa mère, April, qui lutte elle aussi contre de vieux démons. Là, il renoue avec son meilleur ami, Aiden McCall. Après la mort accidentelle de leur dealer, Thad et Aiden se retrouvent soudain avec une quantité de drogue et d’argent inespérée. C... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  27 septembre 2018
Depuis que son père a tué sa mère devant lui avant de se suicider, Aiden McCall vit avec Thad et sa mère, April. Devenus comme deux frères, les deux gamins grandissent ensemble dans un mobile home, juste à côté de la maison d'April et son compagnon d'alors. La vie va cahin-caha pour les deux amis. Thad, combattant au Moyen-Orient, revient handicapé et traumatisé. le chômage ne cesse de toucher la population suite à la crise économique. Aiden et Thad se démerdent comme ils peuvent, de petites embrouilles, notamment le trafic de cuivre, leur permettent de quoi s'acheter de l'alcool et de la came. Un jour, alors qu'ils se trouvent chez leur dealer, ce dernier, s'amusant avec son flingue, se met une balle en pleine tête. Évidemment, sa maison regorge d'un attirant pactole : fric, dope et armes. Une découverte qui pourrait bien les aider à s'en sortir et quitter Little Canada...

L'un est orphelin et a fui son foyer d'accueil. L'autre est rejeté par le compagnon de sa mère qui, elle-même, ne semble guère réussir à l'aimer. Ces deux âmes solitaires et cabossées par la vie sont devenues inséparables. Aujourd'hui âgés de 25 ans, Thad et Aiden tentent de s'en sortir dans ce village de Little Canada où le chômage sévit. Aussi, lorsque tout cet argent et cette dope leur tombent presque du ciel, comment ne pas résister à l'envie de le garder pour enfin quitter les Appalaches. C'est sans compter évidemment que toute cette thune allait en attirer plus d'un. À travers le portrait de ces deux amis, David Joy dépeint avec noirceur et cynisme une Amérique profonde, désenchantée et miséreuse. Entre espoir fou et désillusions, ce roman nous plonge dans une atmosphère accablante, pessimiste et terriblement sombre au coeur de laquelle les personnages, profondément humains et à fleur de peau, espèrent entr'apercevoir la moindre lueur. Un roman violent, saisissant, d'une intensité rare portée par une plume percutante.
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kateginger63
  10 septembre 2018
Une misère plus que noire au fin fond des Appalaches
*
Connaissez-vous un roman noir rural au bord de l'asphyxie, qui vous entraîne au fond d'une spirale dont vous ne pourrez pas remonter à la surface? Oui, je l'ai trouvé! C'est le second roman de David Joy, un jeune auteur qui a déjà secoué le lectorat avec son premier opus "Là où les lumières se perdent" .
*
Il m'a terriblement remué "au fond de mes tripes". Clairement ! Je préfère vous le dire: ne le lisez pas en hiver, quand le peu de lumière a du mal à se faufiler à travers les nuages gris. Mais préférez les jours de grand soleil, munissez-vous d'un transat, lunettes, soda, une dose d'optimisme, et , plongez.....
*
C'est l'histoire de trois personnages cabossés par la vie. Trois êtres en quête de bonheur et de "bonne fortune". Un jeu de mots qui s'apparente soit à de la chance, soit à de l'argent pour....trouver son bonheur? Oui, de la chance, qu'est-ce donc dans ce coin paumé des Appalaches, qui renie les "laissés-pour-compte" ?
Pour Thad, jeune vétéran de retour dans sa caravane, qui tente d'oublier ses démons. Pour Aiden, son ami meurtri, l'espoir d'une vie ailleurs. Et pour April, la mère de Thad, c'est se fabriquer un meilleur souvenir, partir vers un nouvel Eldorado et panser ses blessures.
Forcer leur destin, est-ce bien la meilleure solution? Les deux jeunes hommes courent à leur perte; une folle poursuite qui aura des répercussions terribles et dévastatrices.
*
"Qu'un homme soit né d'un côté ou de l'autre, il finissait toujours par faire des choses qui le hantaient pour le restant de sa vie. Les gens commettaient des erreurs qui ne pouvaient pas être réparées,..."
Voici une des pensées de Thad, dans un moment de pur désespoir ou alors de lucidité? Et c'est bien là tout le paradoxe. A force de vouloir s'élever et s'en sortir, la guigne le rattrape plus vite qu'il n'éternue!
*
Une écriture désespérée et violente qui nous montre les dures réalités de ce petit microcosme américain. Pour ma part, en touriste qui a vadrouillé un petit peu dans ce coin (le comté d'Asheville), j'ai apprécié de voir "l'autre revers de la médaille" ici. C'est cru, c'est terrible, c'est brutal mais c'est surtout leurs vies.

Je me suis attachée à ces personnes , notamment Aiden, cherchant des opportunités d'avenir (vente de drogues).
*
On assiste à une véritable descente aux enfers. On ne lâche pas le livre, on veut savoir, on veut aider. Et on se retrouve sur le carreau. Net, sans bavures. Le coeur en miettes.....
Question de survie: on se dit que ce n'est que de la fiction. Ah oui? C'est tellement bien écrit que cela paraît réel. Vous croyez? Un monde violent, glauque, à la limite du supportable, rempli de vengeance mais aussi de regrets. Allez, on ne fait pas l'autruche, on sait que cela existe .....et on n'en sort pas indemne....Pas complètement.
*
Mr Joy, vous avez un réel talent de conteur et vous gagnez votre place dans le genre "roman noir sociétal".
*
PS: Rendez-vous sur le #Picaboriverbookclub sur FB où l'on en discute.
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Stelphique
  11 septembre 2018
Ce que j'ai ressenti:
…Un nuage de désespoir…
Parce que le ciel est d'un gris sinistre et que la pluie de malchance a déjà déversée plusieurs fois son lot de désolations sur le destin de ces deux paumés des Appalaches, tout le poids du monde m'est tombé dessus, comme un seau d'eau glacée. A vivre ainsi, dans une caravane, au gré des intempéries et des tumultes de la vie, Aiden et Thad, deviennent des frères de misère, pour lutter contre l'acharnement des cieux. Quelle est triste leur vie, à en pleurer des larmes de sang, parce qu'il n'est pas concevable que cette agonie d'immobilité forcée et tous ses rêves étouffés soit, le quotidien de jeunes de 24 ans…
Troublant. Electrique. Désespérant.
On le voit s'amonceler ce mauvais temps, ce maudit karma des laisser-pour-comptes. On aimerait leur tendre un parapluie de mille couleurs, pour contrer un tant soit peu, cette tempête de noirceur qui semble s'accrocher à eux…Mais malheureusement, pour certains, la vie est un rebut de l'enfer…
« La seule chose qui différenciait une personne d'une autre, c'était le fait d'avoir quelqu'un pour sauter à l'eau et vous empêcher de vous noyer. »
…Et le ciel s'obscurcit encore…
« L'argent ne fait pas le bonheur, mais il contribue…« …Foutaises, que ce dicton! Si le sang t'a marqué et que l'argent tombe du ciel, il est plus que probable que c'est encore un mauvais tour du destin, une bonne vieille blague du diable, tiens! Déjà qu'ils les accumulaient les emmerdes, Aiden et Thad dans un effet boule de neige dramatique, alors là, ça ne va pas s'arranger de sitôt, avec cette malchance poisseuse…La malédiction du sang entache irrémédiablement leurs galères et même, s'ils sont si près de toucher un peu du doigt cet espoir d'envol, la chute n'en sera que plus lourde, plus fracassante encore que tous les coups de tonnerre du monde.
Éclair de feu. Tempête d'adrénaline. Brouillard de blanche.
Jouer avec les démons n'a jamais été aussi dangereux et ne pas suivre le bon chemin dans ces montagnes, peut vous emmener vite, sur les chemins de la perdition….Il sonne comme une urgence dans ce roman, mais face aux résonances de l'alcool, de la violence et de la drogue, rien ne semble pouvoir laisser entendre les plaintes dissimulées dans les failles de chacun…Et il te reste, à la fin de ses pages, un goût de fer en bouche…
« Au bout du compte , c'est toujours le sang qui parle. »
…Pour un roman des plus Noirs…
C'était le roman que j'attendais avec le plus d'impatience en cette rentrée littéraire! le roman que je souhaitais lire le plus ardemment, après l'excellent Là où les lumières se perdent. Et c'est donc le roman qui m'aura le plus captivée pendant ses derniers jours, tellement il a une aura de désespérance, une noirceur pesante qui annihile tout futur lumineux…Alors, il ne tient qu'à nous de lire ce roman, parce que ensemble et unis, porter le poids du monde, ne devrait plus être un si lourd fardeau…. Enjoy for David Joy! Faites tourner l'immense talent de cet auteur, portez le aux nues!
« J'essaie juste de survivre chaque jour sans me tirer une balle. »
Ma note Plaisir de Lecture 9/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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Under_The_Moon
  24 octobre 2018
Un jour qui pourrait être comme n'importe quel autre, Thad et Aiden, deux amis d'enfance voient leur quotidien bouleversé par la soudaine acquisition de drogue et d'argent en grande quantité. Cela pourrait être l'occasion pour eux de prendre leur revanche sur la Vie qui ne les a pas épargnés dans ce coin pommé de Caroline du Nord. Il pourrait être là ce rêve américain, à portée de main pour ces deux 'white trash' que l'Amérique enterrent dans des milieux ruraux et isolés.
Mais une fois n'est pas coutume... Si cet événement marque bien le début d'aventures pour ces deux jeunes hommes, ce n'est sans doute pas celles auxquelles ils s'attendaient. Avec un plus grand pouvoir viennent plus de responsabilités, et n'est pas donné à qui veut de pouvoir les assumer - ou les encaisser - ....
David Joy dresse des portraits de personnages et d'un milieu d'une manière extrêmement saisissante avec une atmosphère très étouffante qui traduit bien le carcan social.
On découvre dans ce roman le visage de l'envahissant désespoir de ces "white trash" - ces blancs pauvres des Etats-Unis - dans un néant d'humanité. Elle existe bien, mais on la balaye sous des montagnes de belles images brillantes et divertissantes. En cela, le jeune romancier accompli pleinement son devoir en donnant des voix, une visibilité à ces oubliés de la société de consommation.
Le proverbe le dit bien : tout ce qui brille n'est pas de l'or. Mais dans cet endroit décrit par David Joy, même les rêves ne brillent plus. le quotidien n'est qu'une longue et lancinante répétition de gestes, de faits, de vacuité vertigineuse dont on s'échappe comme on peut. Ici, dans ce coin des Appalaches - cette barrière géographique aussi bien que symbolique -, les dernières lueurs de foi en un monde perfectible ne sont plus, les idéaux et les belles promesses de la morale ne valent plus rien. Et cela chez tous les habitants : chômeurs, visiteurs d'autres Etats, hommes d'église, hommes de loi, ...
Ce roman a été pour moi un vrai coup de poing. Par la violence sociale et morale qui s'en dégagent mais pas seulement. C'est un tout qu'il est difficile d'expliquer. Ce roman sombre et pesant m'a rappelé une chanson des Offspring, 'The Kids Aren't Alright', avec la même colère, le trash social et la violence détaillée en plus.
Les personnages de ce roman vont me hanter encore longtemps, c'est sûr. Des personnages complètement brisés entourés de personnages encore plus brisés et nihilistes qu'eux. Des personnages dont le seul but est de respirer une journée de plus, sans qu'ils sachent vraiment pourquoi car rien ne les motive. Peut-être parce que leur simple existence est un doigt d'honneur à cette vie qui les a trahi...
Je remercie Babelio et les éditions Sonatine pour leur confiance dans ce partenariat Masse Critique.
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belette2911
  17 novembre 2018
♫ On vous souhaite tout le bonheur du monde ♪ Et que quelqu'un vous tende la main ♪ Que votre chemin évite les bombes ♫ Qu'il mène vers de calmes jardins ♪ On vous souhaite tout le bonheur du monde ♪ Pour aujourd'hui, comme pour demain ♫
M'est avis que dans le fin fond des Appalaches, les gentils souhaits de Sinsemilia ne sont pas arrivés.
Sans doute la chaine des montagnes qui les a empêchés de passer, parce que ici, on vit dans la misère noire et crasse, coincé entre le chômage, l'alcool, les drogues et la crise des subprimes de l'été 2007 qui a laissé certaines villes dévastés.
Et oui, le décor des Appalaches est toujours propice à des romans que l'on dit « ruraux » et « noirs » parsemés de purs rednecks et white trash paumés et violents.
Aiden et son ami Thad sont eux-mêmes des dévastés : Thad s'en revenant d'Afghanistan (il est militaire) et Aiden ayant perdu tout espoir de trouver un job puisque tout le monde cherche de la main-d'oeuvre bon marché et donc, des immigrés. Ajoutons à cela que son père a tué sa mère avant de se suicider
Les deux vivent dans une vieille caravane au fond du jardin de la mère de Thad qui elle aussi a trinqué dans sa vie et n'a pas connu beaucoup de bonheur depuis ses 19 ans.
L'auteur n'est pas tendre avec ses personnages principaux, ils ont déjà été malmenés et ils le seront encore, jusqu'au bout ils souffriront d'avoir fait de mauvais choix et jusqu'au bout ils porteront leur passé comme on traine un fardeau, un boulet.
Pourtant, nous sommes dans une réalité et pas dans de la fiction tant le côté social est bien décrit, dans ce cercle vicieux qui veut que les gens possédant peu d'argent le dépensent en alcool et en drogues et s'enfoncent de plus en plus dans la misère.
Pas besoin d'avoir une maîtrise en psychologie ou une boule de cristal planquée sous la table pour se douter, dès les premières pages, qu'on va aller droit dans le mur, enfin, pas nous, mais les personnages et qu'un happy end est proscrit, impossible, inimaginable.
Comme de juste, on va s'enfoncer tout doucement dans du noir de chez noir et aller de plus en plus loin dans la violence et les situations qui ne laisseront aucune issue à nos deux jeunes hommes, leur route n'étant pavée que de coups du sort, de chausses-trapes, croche-pieds et autre saloperies, à croire que la Chance ne leur sourira jamais ou que la Vie leur en veut.
Malgré tout, on tombe assez vite sous le charme de Thad et Aiden, car leur portrait est bien réalisé, leurs fêlures sont décrites avec justesse, sans trop en faire et l'environnement dans lequel ils progressent, dévasté par l'éclatement de la bulle immobilière, vous donne l'impression d'y être et de voir défiler devant vos yeux ces maisons à moitié construites mais tout à fait abandonnées.
Un roman noir serré, sans une once de luminosité (heureusement que je l'ai lu quand il y avait deux jours de soleil parce qu'en ces périodes de grisailles…), avec des personnages écorchés vifs, blessés au plus profond de leurs êtres et à qui la vie, cette hyène, n'a jamais fait de cadeau et qui essaient de vivre au jour le jour.
Un roman noir qui tire à boulets rouges sur cette Amérique à plusieurs vitesse et sur le système social qui, au lieu de leur sortir la tête de l'eau, se complait à la leur enfoncer en leur proposant zéro débouchés ou bien de ceux aux antipodes de leurs objectifs.
Même si tout le monde m'a dit que son dernier roman était encore plus mieux que son premier, ma préférence à moi (♫) restera pour l'excellentissime Là où les lumières se perdent qui m'avait bien plus ému.
Attention, le poids du monde le talonne à une étoile près.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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critiques presse (3)
Liberation   03 décembre 2018
Comme toujours, Joy excelle à rendre l’atmosphère et la topographie de Jackson County, sa terre d’élection. Le titre anglais de son roman est d’ailleurs le Poids de ce monde.
Lire la critique sur le site : Liberation
Lexpress   01 octobre 2018
Le Poids du monde résonne comme un disque de blues tournant dans une caravane rouillée, ampoules allumées à moitié grillées, quand le jour n'est plus. Il souffle la complainte bouleversante des oubliés qui se raccrochent à des lucioles électriques par peur du noir et du désespoir.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde   31 août 2018
Il y a des éclats de rire et de fraternité, de la rage, des élans de tendresse qui font oublier les souvenirs rabotant le cerveau. Appelons ça l’humanité. Alors s’allège « le poids du monde ».
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   27 septembre 2018
Rien ici n'avait changé depuis qu'Aiden McCall était né, et peut-être que c'était pour ça qu'il en était venu à tellement détester cet endroit. Tout était exactement comme avant, ceux qui possédaient possédant, et ceux qui n'avaient rien crevant quasiment de faim. La plupart des habitants n'avaient pas grand-chose à Little Canada, mais c'étaient des gens bien pour qui l'église, le travail et la famille suffisaient à rendre la vie digne d'être vécue. Mais Aiden n'avait jamais rien eu de tout ça. Les années se suivaient et se ressemblaient, encore et encore jusqu'au jour où il mourrait, et peut-être qu'il ne lui restait que ça à attendre. Peut-être que c'était ça le but de cette foutue vie, attendre la mort.
+ Lire la suite
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marina53marina53   27 septembre 2018
Aiden avait toujours cru qu'avec le temps le monde s'ouvrirait à lui, que la vie deviendrait plus facile. Mais tandis qu'il approchait de son vingt-cinquième anniversaire, rien ne s'était arrangé. Tout était de plus en plus dur. La vie avait le don de vous vider. Quoi qu'il fasse, il avait l'impression qu'une puissance supérieure en avait après lui, et ce genre de certitude finissait par vous engourdir au bout d'un moment.
+ Lire la suite
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marina53marina53   28 septembre 2018
Il y avait deux types de vie, et Aiden et lui étaient nés dans celui où les tests d'aptitude au service militaire avaient plus de sens que les tests d'admission à l'université. Mais en y repensant désormais, Thad n'arrivait plus à tracer cette démarcation. Qu'un homme soit né d'un côté ou de l'autre, il finissait toujours par faire des choses qui le hantaient pour le restant de sa vie. Les gens commettaient des erreurs qui ne pouvaient pas être réparées.
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marina53marina53   27 septembre 2018
Quand les choses tournaient mal, ça semblait toujours se produire subitement. Rien n'arrivait graduellement, de sorte à vous laisser le temps de serrer les dents et d'encaisser un petit peu chaque fois. Non, la vie avait le don de vous envoyer la merde par pelletées, comme si Dieu là-haut était en train de nettoyer les écuries et qu'on avait la malchance de se trouver en dessous.

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marina53marina53   28 septembre 2018
Les hommes ne parlaient pas de ça. Les conversations entre hommes avaient toujours été des rivières boueuses, la surface projetant un reflet ondoyant de ce qu'il y avait en dessous, mais le fond demeurant une chose mystérieuse qui serait à jamais cachée.
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Videos de David Joy (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Joy
David Joy - Là où les lumières se perdent .À l'occasion de la 8ème édition du festival America, le festival de littératures et cultures d'Amérique du Nord, David Joy vous présente son ouvrage "Là où les lumières se perdent" aux éditions Sonatine et traduit en français par Fabrice Pointeau. Rentrée littéraire 2016. Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/170870/david-joy-la-ou-les-lumieres-se-perdent Notes de Musique : "TENNESEE HAYRIDE" by Jason Shaw - Free Music Archive. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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