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EAN : 9782070234813
Gallimard (30/11/1966)
3.83/5   26 notes
Résumé :
Les gens de Beaugency voulaient un pont, bien sûr, mais que leur en coûterait-il ? " Pas un sou, dit le diable, tout ce que je demande, c'est que la première personne qui passera le pont m'appartienne.
" Une légende drôle et malicieuse de James Joyce à raconter aux petits et que les plus grands liront avec plaisir.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Bien sûr je connais James Joyce, comme tout le monde.
Mais j'ai-je déjà lu ?
Je crois bien que non hélas.
Et bien voilà, je commence.
Mais très humblement, avec un très court ouvrage.
Et pour enfant en plus.
C'est en fait une lettre adressée par l'auteur à son petit-fils.
Lettre dans laquelle il lui raconte l'histoire du chat de Beaugency.
Comment fut bâti le pont de Beaugency reliant les deux rives de la Loire.
C'est mignon, gentil, amusant.
Attendrissant cette démarche d'un grand-père à son petit-fils.
Et c'est joliment illustré par Roger Blachon.
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Tous les habitants de mon petit coin de France connaissent les chats de Beaugency. Mais savez-vous que cette appelation féline nous vient d'un grand monsieur de la littérature irlandaise, James JOYCE, à qui il prit un jour la lubie de raconter une histoire à son petit-fils. C'est ainsi que naquit le chat et le diable. de la légende urbaine ou du conte pour enfants, j'aime cette histoire pour le côté bon enfant du diable, boudeur et cajoleur de minet.

L'album illustré par Roger BLACHON est coloré, drôle et très enfantin, une vraie histoire à lire et relire en compagnie des plus jeunes.

Une histoire à découvrir pour les curieux de la Loire et de ses secrets, qu'ils soient véridiques ou non, il est quand même bien agréable de savoir qu'un aussi grand écrivain s'intéressât un jour à ce petit coin de France.
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« le Chat et le Diable » de James Joyce, traduit par Jacques Borel, illustré par Roger Blachon (2023, Gallimard Jeunesse, 32 p.). C'était une agréable transition, quasi mystique pour en arriver au pont du diable de Beaugency.
Avant cet épisode les gens de Beaugency, le gentilé les appellent les Balgentiens, longeaient la Loire, sans pouvoir la traverser. Dans « Ulysse », Stephen Dedalus a la solution puisqu'il fait marche le Christ sur l'eau. Bien que par ailleurs, il rejette Dieu et le confort de la religion. James Joyce découvre une variante, qui fait intervenir le Diable. Comme le pont à construire coutait cher, le Diable propose d'en construire un à ses frais. Que coutera t'l ? « Pas un sou », dit le diable, « tout ce que je demande, c'est que la première personne qui passera le pont m'appartienne ». et effectivement, le pont est construit dans la nuit. Mais personne ne veut traverser.
« le diable piqua une vraie colère de diable. / Messieurs les Balgentiens, hurla-t-il de l'autre bout du pont, vous n'êtes pas de belles gens du tout ! Vous n'êtes que des chats ! / Et il dit au chat : / - Viens ici, mon petit chat ! Tu as peur mon petit chou-chat ? Tu as froid, mon pau petit chou-chat ? Viens ici, le diable t'emporte ! On va se chauffer tous les deux ». Et le chat traversa, ce fut la première personne. On ne dit pas s'il était noir. Par contre, c'est depuis cet épisode que les habitants s'appellent aussi « les chats de Beaugency ».

Les relations entre James Joyce et la religion sont quelque peu tumultueuses. Né en 1882, Joyce entre en 1888 chez les jésuites au « Clongowes Wood College», dans le Kildare County . Puis à l'école des « Christian Brothers » à Dublin, avant qu'on ne lui offre une place au collège jésuite de « Dublin Belvedere College » en 1893, avec la perspective d'intégrer l'ordre des jésuites. Mais Joyce rejette le catholicisme dès l'âge de 16 ans, tout en reconnaissant l'influence indélébile de Thomas d'Aquin. Pourtant, il compose un poème, « le Saint-Office » peu de temps avant de quitter Dublin à l'automne 1904. Intitulé d'après l'église catholique qui a statué sur les questions d'hérésie, le poème attaque les lettrés irlandais, y compris plusieurs écrivains qui ont encouragé Joyce dans sa carrière, tels que WB Yeats et George Moore. Ces écrivains autoproclamés « Celtic Twilight » (Aube Celtique), il les appelait les « Cultic Twalette »
Alors que personne n'imprimait « le Saint-Office », Joyce l'auto-publia sous forme de bordée, mais il ne pouvait pas se permettre de récupérer le texte avant de quitter l'Irlande. Les imprimeurs ont fini par détruire les feuillets. Après s'être installé à Trieste en 1905, Joyce a imprimé une centaine d'exemplaires à la papeterie la plus célèbre de la ville. Puis il a envoyé la moitié de l'édition à son frère Stanislaus à Dublin, lui demandant de distribuer la bordée à des amis et écrivains spécifiques, dont certains ciblés par Joyce dans le poème. « Je me donnerai / Ce nom, Katharsis-Purgatif. / Moi qui ai abandonné les voies échevelées / Tenir la grammaire des poètes, / Amener à la taverne et au bordel / L'esprit du spirituel Aristote ». Et il poursuit « Ces choses pour lesquelles Grand-Mère Église / M'a laissé sévèrement dans le pétrin ». Ce n'est pas franchement une adhésion aux thèses ecclésiastiques.
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Cet album est né de la conjugaison de trois "sources" ou trois univers. Il y a, au départ, un conte traditionnel relativement classique où le diable essaie de s'offrir une âme en échange d'une construction rapide et normalement impossible ; il y a ensuite James Joyce racontant cette histoire à son petit-fils et il y a, enfin, le magnifique travail de Roger Blachon, qui dessine toujours ses personnages avec des vraies gueules comme si chaque scène dépeinte était à la fois un dessin de presse, une caricature et une illustration. A mon sens, c'est le choix de l'illustrateur qui donne à l'album toute sa force car bien que le texte vienne de James Joyce, (excusez-moi du peu !) l'histoire ne sera pas forcément une grande surprise pour les grands lecteurs de contes diaboliques.
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Et voilà, j'ai enfin lu un livre de James Joyce ! D'accord, il a moins de 30 pages, dont la moitié d'illustrations, mais on ne va pas chipoter !!

Une charmante légende, que Joyce a écrit en 1936 pour son petits-fils, alors âgé de quatre ans, sous forme d'une longue lettre.
C'est drôle, sympathique, bien écrit évidemment.
Un texte simple mais beaucoup d'humour dans les détails, par un auteur à la fois profondément irlandais mais exilé notamment en France à cette époque.
Les illustrations de Roger Blachon complètent à merveille ce texte.
De beaux fonds de couleurs, des images très précises, des maisons moyenâgeuses notamment, et en même temps, des détails pleins d'humour.

Une longue préface du petit-fils, destinataire de ce conte, nous permet d'en savoir un peu plus et d'entrer un brin dans l'intimité du grand auteur.

J'ai lu ce conte à deux enfants de 6 et 8 ans, nous nous sommes régalées toutes les trois. Et une recherche ensuite sur Beaugency nous a permis de voir que le pont est conforme au dessin de Blachon, et que certaines maisons ressemblent encore à ce qu'elles étaient à cette lointaine époque !

Dans la belle collection "Je lis tout seul" de Folio Benjamin, un joli petit cadeau pour lecteurs débutants, ou non.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Le diable piqua une vraie colère de diable.
- Messieurs les Balgentiens, hurla-t-il de l'autre bout du pont, vous n'êtes pas de belles gens du tout ! Vous n'êtes que des chats !
Et il dit au chat :
- Viens ici, mon petit chat ! Tu as peur mon petit chou-chat ? Tu as froid, mon pau petit chou-chat ? Viens ici, le diable t’emporte ! On va se chauffer tous les deux.
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Le diable parle la plupart du temps une langue à lui appelée le diababélien qu’il invente à mesure mais quand il est très en colère, il sait aussi parler à la perfection un très mauvais français, quoique ceux qui l’on entendu assurent qu’il a un fort accent de Dublin.
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Le maire lui demanda combien il voulait pour bâtir un tel pont.
-Pas un sou, dit le diable, tout ce que je demande, c’est que la première personne qui traversera le pont m’appartienne.
-D’accord, dit le maire.
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Savez-vous quel livre célèbre la ville de Dublin et ses habitants ? Enfin… quand je dis « célèbre »… il les montrent surtout comme une belle bande d'hypocrites…
« Gens de Dublin », de James Joyce, c'est à lire en poche chez GF.
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