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Jean Colonna (Traducteur)
EAN : 9782221074015
324 pages
Éditeur : Robert Laffont (28/01/1993)

Note moyenne : 4/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les hommes de troupe.
AZINCOURT, 1415. Quelle distance parcourent à pied les troupes anglaises avant de subir le choc de la cavalerie des barons français ? En quoi consistait l'intendance à l'époque ? Quelles blessures pouvaient être soignées ? Quel était le sort habituel des prisonni... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Walktapus
  09 juillet 2012
Une oeuvre qui a fait date dans l'étude des batailles. Pour la première fois peut-être, on les abordait non plus du point de vue de leur déroulement général, de leurs enjeux, de leurs généraux, mais de celui du combattant, de l'homme de troupe, limité dans sa vision, en proie à ses peurs, devant tuer tout en évitant d'être tué. Une approche nouvelle, vivante, riche d'horreur et d'enseignements. le titre original, the face of battle, est plus évocateur, pour ces hommes qui devaient regarder la bataille "dans les yeux".
Trois batailles : Azincourt (1415), Waterloo (1815), la Somme (1916). Approche très anglo-anglaise - comme l'historiographie militaire anglaise en général - mais les trois touchent aussi les français, et une les belges.
Le livre a fait école. Depuis, on fait même encore mieux. Pour Waterloo, je vais encore une fois recommander le livre de Barbero, plus récent, qui est une sythèse magistrale de l'approche traditionnelle et de l'approche keeganienne, et offre de plus le point de vue des trois protagonistes.
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Torellion
  22 mars 2016
Sir John Keegan donne dans cet ouvrage un éclairage nouveau sur la façon de décrire le phénomène guerrier.
Tout au long de ce livre, et à travers les batailles D Azincourt,Waterloo et de la Somme, nous vivons les manoeuvres, partageons les affres du combat avec les soldats et leurs misères. Quelques exemples bien choisis nous font sentir la cruauté du champ de bataille, et surtout replace la guerre à sa juste place de phénomène humain.
Certes, son oeuvre n'est pas exempt d'imperfections mais elle aura eu le mérite, à l'époque de sa rédaction, de redonner la place légitime du soldat dans la guerre.
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Astroploukos
  20 novembre 2016
Ces trois batailles sont passés au peigne fin par l'auteur britannique le plus reconnu sur le sujet. Sa démarche est innovante et si elle ne porte guère ses fruits pour Azincourt, pour Waterloo en revanche, elle prend toute son ampleur notamment à travers l'analyse des compte-rendus de la bataille qu'en firent les officiers anglais.
Elle montre également ses limites en ne tenant pas compte des avis français mais aussi alliés qui sont passés sous silence, ce qui donne la mauvaise impression que seules les troupes anglaises s'opposaient aux Français et que l'arrivée des prussiens durant la journée n'a rien changé au cours de la bataille.
Une perspicacité qui n'est donc que partielle.
La Bataille de la Somme est traité de manière plus classique. Son étude permet d'analyser les "raffinements" qu'avaient alors adoptés les armées européennes pour arriver à parcourir quelques centaines de mètres sous un déluge de plomb de plus en plus dense.
Comme souvent dans les ouvrages de John Keegan, des informations intéressantes et en annexe du sujet traité, ponctuent ses théories et rendent ses propos captivants.
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SCOman
  22 octobre 2013
La plupart du temps, l'histoire militaire se préoccupe surtout de tactique, d'art opératique, ou bien de grande stratégie. La bataille est y entendue comme un climax des campagnes, comme un événement charnière analysé à l'aune des plans conçus au préalable par les généraux en chef. Dans Anatomie de la bataille, l'historien John Keegan (1934-2012) resserre sa focale pour appréhender la bataille à l'échelle de l'individu, qu'il s'agisse du simple soldat ou de l'officier. En effet, comment expliquer la bataille sans se pencher sur les pressions coercitives s'exerçant sur ces hommes envoyés au coeur d'un combat mortel ? Comment ces soldats, faits de chair et de sang, aux motivations parfois très diverses, peuvent-ils souffrir, tout en remplissant leur office, l'angoisse, l'excitation et la peur qui étreignent au coeur de la mêlée ? de même, que savons-nous aujourd'hui vraiment réellement de ce que signifie traverser une bataille ? Quels sont ses odeurs, ses sons, ses temporalités, ses contrechamps ? Autant de question auxquelles John Keegan tente de répondre en (...)
Lien : http://leslecturesdares.over..
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Cacha
  17 juin 2015
Une enfant du Trentin revient sur son parcours de vie et celui de son père, dont il narre la fin. Où l'Histoire (fascisme, années de plomb) fait partie de l'histoire.
Commenter  J’apprécie          20


critiques presse (1)
LeSpectacleduMonde   01 juillet 2014
Une prodigieuse analyse qui, en replaçant son sujet dans toutes ses dimensions – avec, au centre, le facteur humain –, prouve que « l’histoire-bataille » peut aussi être une histoire totale.
Lire la critique sur le site : LeSpectacleduMonde
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
SCOmanSCOman   22 octobre 2013
« Ce que toutes ces batailles ont de commun c’est l’humain, c’est le comportement des hommes qui tentent de concilier leur instinct de préservation, leur sens de l’honneur et l’accomplissement d’un but au péril de leur vie. L’étude de la bataille c’est donc toujours l’étude de la peur et généralement de l’obéissance, toujours de la contrainte physique et parfois du refus de l’obéissance, toujours de l’angoisse, parfois de l’enthousiasme ou de la catharsis, toujours de l’incertitude, du doute, des fausses nouvelles et des mauvaises interprétations, généralement de la foi et parfois même de la vision, toujours de l violence et parfois de la cruauté du sens du sacrifice et de la compassion. Surtout, c’est l’étude de la désintégration des liens. Après tout, c’est à la désintégration de l’adversaire que tend toute bataille. »
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