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ISBN : 2823609237
Éditeur : Editions de l'Olivier (16/08/2018)

Note moyenne : 2.89/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Jules Epstein a disparu. Après avoir liquidé tous ses biens, ce millionnaire new-yorkais est retrouvé à Tel-Aviv, avant qu’on perde à nouveau sa trace dans le désert. L’homme étrange qu’il a rencontré, et qui l’a convié à une réunion des descendants du roi David, y serait-il pour quelque chose ?

À l’histoire d’Epstein répond celle de Nicole, une écrivaine américaine qui doit affronter le naufrage de son mariage. Elle entreprend un voyage à Tel-Aviv, a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  01 février 2019
Voici un livre complexe où l'auteur trace le parcours de deux personnes épuisées par leur vécu, en quête de réponses et de renaissance , le sentiment de non accomplissement , dévorées et fragilisées par le doute ....
Cherchent - elles une reconstruction , une métamorphose, une renaissance , une connaissance d'elles mêmes et du monde?
S'abandonnent - elles à leurs incertitudes entre rêve et réalité ?

Jules Epstein , richissime avocat New- Yorkais qui s'est fait tout seul, Pére de trois enfants , Jonah, Lucie, Maya , dix et treize ans de moins que ses aînés a disparu.
Il se dépouille de tous ses biens .
S'installe dans un logement minable à Tel - Aviv, s'évapore dans l'entourage d'un rabbin mystique...
Y serait - il pour quelque chose ?
Emporté par sa perte d'intérêt pour le plaisir, l'énergie tempétueuse ne souffle plus en lui....
Il divorce de sa femme Lianne aprés trente - six ans de mariage ...
Le deuxième personnage Nicole , 40 ans , le double de la Romanciére , aprés la dissolution de son mariage séjourne au Hilton de Tel- Aviv., lieu qui peut être intégré à la narration tellement il y est présent ...
Photographié au coeur de l'ouvrage , ce bâtiment ressemble à une barre de béton, glaciale et affreuse .
Par la grâce de l'écrivain, il apparaît comme un endroit chaleureux et ouvert sur le monde , propice au rêve ...
L'architecture est omniprésente dans ses romans .
Ce roman intense et riche évoque la création littéraire , l'identité juive et l'invention de soi -même , la création du monde et la théorie du" multivers", les faux semblants et les jeux de miroirs, le deuil et la mémoire, les fantasmes, l'invention de soi -même , le poids du passé ....
L'auteur embrasse une multitude de sujets , la responsabilité dans l'écriture de nos vies, leur orientation, la possibilité d'en changer le cours à tout moment, entre rêve et réalité .
Oú l'on croise Kafka ....l'écrivain Max Brod , Esther Hoffe, Shimon Pérez , Madeleine Albrigt , une façon d'humaniser ces gens célébres , Eliezer Friedman , professeur de littérature retraité, qui confie à Nicole une mission d'un ordre un peu spécial ....
L'auteur cherche par le biais de la littérature à élargir la réalité , à visiter le champ des possibles , à pénétrer dans l'esprit de quelqu'un d'autre afin de s'interroger sur qui elle est, un voyage oú la métamorphose n'est jamais loin , oú le fantastique s'invite.
....
Un roman plus complexe que " L'histoire de l'amour ", un concentré de philosophie, qui offre une multitude de sillons à creuser , dans le champ des possibles, pas du tout facile à decripter par sa densité .....
La vie serait- elle un roman ?
Il se déroule intégralement en Israël ..
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Archie
  30 septembre 2018
Il m'arrive de m'assoupir le soir, au cinéma, au théâtre ou à l'opéra. Ce n'est pas par ennui. C'est au contraire parce que l'harmonie de ce que je perçois me détend. Je perds le fil, mais je suis bien, je me relâche, je pique du nez.
J'ai à plusieurs reprises ressenti la même chose dans Forêt obscure, le dernier roman de Nicole Krauss, un ouvrage très joliment écrit (et traduit). En relisant plusieurs fois certaines passages touffus et obscurs pour essayer en vain d'en comprendre le sens, je finissais par ne plus percevoir que l'effet murmurant et lénifiant de la musique des mots.
L'auteure, dont le roman L'histoire de l'amour m'avait enchanté, a écrit là un livre difficile d'accès, où l'on se promène, non sans curiosité, à mi-chemin entre rêverie et réalité, entre souvenir et présent, entre mythe et actualité, entre désert flamboyant et forêt obscure. Elle trace le parcours parallèle de deux personnes lasses de leur vécu, en quête d'un renouveau, d'une renaissance, d'une reconstruction, voire d'une métamorphose,… pourquoi pas d'une réincarnation.
Jules Epstein est un richissime avocat new-yorkais, qui s'est construit tout seul, à l'énergie. Bientôt septuagénaire, il entreprend de tout déconstruire, quitte son cabinet, divorce après trente-six ans de mariage, se désintéresse de l'image qu'il donne de lui. Comme s'il était atteint de ce que son notaire appelle le syndrome de générosité absolue, il se dépouille progressivement de tous ses biens, s'installe dans un logement misérable à Tel-Aviv, et s'évapore dans l'entourage d'un rabbin mystique qui l'avait coopté dans un cénacle de descendants du roi David.
L'autre personnage se prénomme Nicole. Si ce n'est l'auteure, c'est donc sa soeur jumelle, son double. Mère de deux enfants, elle envisage de divorcer de leur père. Une perspective qu'elle vit mal. Mais elle doit regarder la réalité en face : comment un intellectuel peut-il être pleinement soi-même, se consacrer aux enfants, et jouer en plus un rôle de conjoint parfait ? Une difficulté que Jonathan Safran Foer, l'ex-mari de l'auteure, pointait aussi du doigt dans Me voici, son dernier roman.
Pour mettre au clair ses idées, Nicole s'est échappée pour un temps en Israël. Depuis l'hôtel Hilton de Tel-Aviv, elle est projetée dans une étonnante odyssée, sur les traces de Franz Kafka, le génial écrivain juif de la Mitteleuropa, qui, lui aussi, étouffait dans son carcan familial. Elle entre en possession de ses manuscrits inédits – dont la propriété a fait l'objet d'un long débat juridique, aujourd'hui arbitré en faveur de la Bibliothèque Nationale d'Israël –. Se pourrait-il qu'elle soit chargée d'une mission sur certains textes non achevés ? Elle pénètre dans un univers onirique, dans lequel Kafka ne serait pas mort de sa tuberculose à Prague en 1924. Miraculeusement exfiltré en Palestine, où le climat lui aurait été bénéfique, il se serait métamorphosé – non, pas en cloporte ! – en jardinier de talent et aurait fini ses jours dans une petite cabane dans le fond d'un désert. Un lieu isolé, parfait pour la méditation, où elle ira au bout de son introspection.
Dans une interview, Nicole Krauss clarifie son parti de mettre en scène son double : « Invitons-la dans un univers de fiction pour voir ce qu'il lui arrive lorsqu'elle est soumise à toutes sortes d'expériences imaginaires. Voyons comment sa personnalité se transforme, se développe, et quelles en sont les conséquences. Voyons ce qu'il en sort d'intéressant, en espérant que le lecteur fasse la même expérience pour lui-même ».
Espérons que Nicole Krauss en aura tiré des enseignements profitables. Pour ma part, malgré les difficultés rencontrées en tant que lecteur de Forêt obscure, je n'éprouve pas le besoin de suivre le même chemin.

Lien : http://cavamieuxenlecrivant...
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Pasoa
  14 octobre 2018
Roman remarqué, Forêt obscure de Nicole Krauss est un livre à la part assez belle et singulière.

Jules Epstein a 68 ans. Célèbre avocat d'affaires new-yorkais, c'est un homme fortuné et influent. Il participe un soir dans les salons d'un grand hôtel à une rencontre officielle entre Mahmoud Abbas, chef de l'autorité palestinienne, et quelques uns des plus importants représentants de la communauté juive de New-York. C'est durant cette cérémonie qu'il fait la connaissance subreptice d'un certain Menachem Klausner, un rabbin vivant à Tel-Aviv. La soirée se prolonge un peu. Impatient et quelque peu importuné par le rabbin, Jules Epstein décide de s'en aller prématurément. Arrivé au vestiaire où il veut récupérer ses effets, il s'est produit un fait surprenant : son manteau et son téléphone portable ont été donnés par erreur à une autre personne, celle-ci a déjà quitté l'hôtel. Sorti dans la rue, démuni, Jules Epstein va tenter de regagner son domicile. Dans la nuit, il subit une agression à l'arme blanche, sans cependant de conséquences physiques graves mais arrivé à son appartement, désorienté, il sent une impression de vide profond le submerger.
Nicole a 40 ans. Elle est une romancière de renommée internationale. Avec son époux et ses jeunes enfants, elle vit également à New-York. Elle traverse un moment difficile de son existence d'auteure, peine à progresser dans son travail. La cause, elle l'éprouve intimement et douloureusement, c'est celle du délitement de sa vie de couple, cette incapacité qu'elle a avec son époux à imaginer un présent, un avenir en commun. Cet abandon à soi-même, cette impuissance à modifier le cours des choses, de sa relation avec son mari, l'enserrent dans un quotidien qui ne lui dit plus rien d'elle-même, de sa personne. Arrivée dans un moment, presque totalement démunie, elle sent l'urgence d'agir, de faire quelque chose.
Ce sentiment de vide où tout bascule, où les points de repère se dispersent et s'éloignent, va être pour Jules Epstein et Nicole, le moment opportun (le kairos) pour agir, celui pour tout quitter et partir. Ils vont l'un et l'autre s'engouffrer dans cette forêt obscure, dans ce lieu fascinant des possibles, pour tenter chacun de trouver un nouveau sens à leur existence. Ce lieu a pour nom Tel-Aviv.
En Israël, sur la terre de ses ancêtres, Jules Epstein va retrouver Menachem Klausner, ce rabbin rencontré à New-York. Ce dernier convaincu que le célèbre avocat est un descendant direct du roi David va tenter de l'initier au courant religieux hassidique. Mais les aspirations de Jules Epstein, bien qu'indéterminées, sont ailleurs.
Nicole est elle peu de temps après son arrivée contactée par son oncle Effie. Celui-ci lui fait connaître un de ses amis Eliezer Friedman, professeur émérite de littérature à l'université de Tel-Aviv. Homme âgé, cet ancien professeur souhaite rencontrer Nicole pour lui confier un projet tout particulier, menant à une valise dissimulée en Israël contenant de nombreux manuscrits, de lettres, de romans et pièces de théâtre inachevés, ceux d'un certain Franz Kafka.
Si Forêt obscure n'est pas tout à fait facile d'abord (il y figure de nombreux points de vue philosophiques, historiques et politiques autour d'Israël, religieux et théologiques sur le judaïsme et le hassidisme notamment - ceux-ci ne saturent cependant pas le propos du livre), le roman de Nicole Krauss recèle une beauté étrange et fascinante. J'ai particulièrement apprécié la part incertaine de ses personnages, de leur histoire. Jules Epstein et Nicole ne sont pas assignés à un but recherché par l'auteure. Ils errent avec leurs convictions, avec leur intuition pour se fondre dans le réel, pour approcher au plus près ce que chacun recherche et ne parvient pas à trouver.
Leur histoire bien qu'inscrite dans le temps et le lieu (Tel-Aviv, l'hôtel Hilton situé sur les bords de la Méditerranée), entretient un état de latence, créé un espace libre, propice à l'imaginaire, à l'imprévu qui m'ont séduit.
C'est, je pense, un roman dans lequel le lecteur a une part active, où il lui faut aller vers l'inconnu, le méconnu, vers un savoir qu'il n'a peut-être pas, où il lui faut apprendre aussi à se défaire de quelques unes de ses certitudes, de ses habitudes de lecture d'un roman.
J'ai trouvé Forêt obscure original aussi dans sa construction car l'auteure y développe trois angles d'écriture, de narration : la fiction (Jules Epstein), l'autobiographie (Nicole est Nicole Krauss) et l'histoire, factuelle (les manuscrits de Franz Kafka rapportés en Israël par son éditeur et ami Max Brod). Trois récits, trois approches différentes qui confluent vers un seul et même sujet, celui du vide, de cet espace nécessaire à faire en soi pour s'ouvrir à la possibilité d'une vie différente.
J'ai également beaucoup aimé le style, l'écriture sobre et intuitive de ce roman.
Pour ces quelques raisons énumérées, pour tout ce que je ne dis pas de la suite et de la fin saisissante et particulière de l'histoire, je recommande vivement la lecture de Forêt obscure de Nicole Krauss, un beau roman intime, surprenant et édifiant.
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lucia-lilas
  05 septembre 2018
C'est une oeuvre exigeante que nous propose Nicole Krauss, un texte nourri de philosophie, de métaphysique, de théologie et qui s'intéresse aussi à la création littéraire. 
En effet, dans son dernier roman, elle met en scène deux personnages que l'on va suivre et qui ont comme point commun d'arriver à un tournant de leur vie, à un moment où ils ressentent la nécessité de tout remettre en cause. Dévorés par le doute et le sentiment de ne pas avoir suivi le bon chemin sur la route de l'existence, ils vont vivre chacun à leur manière une espèce de basculement, un nouveau départ qui revêt la forme d'une quête : quitter une petite vie bien ordonnée, bien organisée pour se lancer ailleurs dans une espèce de chaos dont ils sortiront, du moins l'espèrent-ils plus ou moins consciemment, peut-être autres, en tout cas réinventés. C'est risqué, très risqué même, mais les personnages de Nicole Krauss osent. C'est leur caractéristique et c'est aussi ce qui permet… le roman !
Pour Jules Epstein, un richissime avocat juif new-yorkais qui a brillé toute sa vie durant, la « transformation » (transfiguration?) va tout d'abord consister à donner une grande partie des ses biens et de son argent. S'alléger du poids des possessions matérielles pour se tourner vers plus de spiritualité. Pour ce retour en lui-même, il lui faut impérativement revenir vers les lieux qui l'ont vu naître en Israël.
Il va séjourner à l'hôtel Hilton de Tel-Aviv où Nicole, une écrivaine juive américaine à succès, va également résider. Elle aussi est en pleine crise : son couple va mal, elle n'a plus d'inspiration et s'ajoute à cela le sentiment étrange d'être double : une mère aimante mais engluée dans sa vie de famille et une écrivaine à la recherche de l'inspiration. Souhaitant écrire sur l'hôtel Hilton de Tel-Aviv où elle passait ses vacances, enfant, elle part en Israël, elle aussi. 
Le voyage des deux protagonistes ainsi que les rencontres qu'ils feront les conduiront à se remettre en question : Epstein s'interrogera par exemple sur les liens qu'il a créés avec sa femme et ses enfants, sur le sens de sa vie et sur Dieu. 
Quant à Nicole, il lui faut accomplir une mission qu'un universitaire lui a confiée : retravailler la biographie de Kafka.
Tous deux, contrairement à Joseph K. dans le Procès - qui demeure assis devant la porte de la Loi sans jamais oser pénétrer dans la pièce alors qu'il se devait de le faire - , iront plus loin, franchiront les limites, accompliront leur destin, s'échapperont et pénétreront dans la forêt obscure de leur être et du monde afin d'y trouver une forme de liberté, de vérité et de repos (for rest...).
Peut-être  qu'Epstein et Nicole avaient « une prédisposition à l'espoir et au désir ardent » dont Joseph K. (Kafka) était dépourvu.
Forêt obscure est un roman complexe dans lequel les références aux textes et aux rites juifs, les analyses et interprétations des livres sacrés, les réflexions sur le sens de la vie, la notion de destin à accomplir sont autant d'interrogations qui invitent à de multiples interprétations. 
Une lecture passionnante et intellectuellement stimulante !
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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Bazart
  16 décembre 2018
Voilà un des événements littéraires de la précédente rentrée littéraire tant «Forêt obscure» arrive tard, plus de dix ans après «L'histoire de l'amour» un roman au succès incroyable qui a fait connaître l'Américaine en France.
Le roman de Nicole Krauss est vraiment un superbe roman, très riche en thèmatiques passionnantes ( la survie, la trahison, le nazisme , la famille, la passion) et présentait surtout une construction narrative ingénieuse et très maitrisée au fil de périodes et de lieux différentes qui se répondaient l'un à l'autre.
Plus exigeant encore que "l'histoire de l'amour," le nouveau roman de Nicole Krauss embrasse les mêmes thèmes,la judéité, le travail de mémoire; le poids du passé ;la création littéraire, et toujours par le prisme d'une construction littéraire ambitieuse et singulière.
Car c'est à une oeuvre exigeante que nous invite Nicole Krauss, à cheval sur deux histoires ; l'une concernant un certain Jules Epstein, un sexagénaire new-yorkais et philanthrope qui dilapide sa fortune au gré d'une crise mystique entre deux rencontres étranges dans les couloirs du Hilton. et l'autre une concerne une certaine Nicole qui commence un roman et qui pourrait être l'auteur elle-même.
Un texte fort et exigeant, où il est question de métaphysique, de théologie . un texte nourri d'intense réflexions philosophiques qui ravira les lecteurs plutôt aguerris à ce genre de littérature peu acessible mais profondément intelligente, mais qui laissera de côté ceux qui se sentiront vite perdus par les références et l'éruditionpermanente de l'auteur.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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critiques presse (4)
LeMonde   07 septembre 2018
Dans « Forêt obscure », l’écrivaine américaine pousse ses personnages au plus loin d’eux-mêmes – vers la lumière de Terre sainte.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaPresse   31 août 2018
Dans Forêt obscure, Krauss fait écho au roman Moi aussi de son ex-mari, l'écrivain Jonathan Safran Foer, qui racontait à sa manière la dissolution de leur mariage. On retrouvera l'auteure de L'histoire de l'amour avec plaisir.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeDevoir   27 août 2018
Avec ce livre à la tonalité mélancolique, Nicole Krauss explore ici en virtuose les questions complexes de l’identité, de l’ambition littéraire, de la judéité, de l’être et du paraître. Jeux de miroirs, faux-semblants, jeux de mains ou de vilains, elle y dessine surtout un puissant dédale narratif qui nous entraîne entre la réalité et le fantastique. À la fois dense et léger.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Bibliobs   24 août 2018
Qu'advient-il lorsqu'on a perdu son chemin dans la vie ? Deux personnages, dont le double de la romancière, cherchent la réponse à Tel-Aviv. Happés par le fantasme de la disparition, ils s'abandonnent à leurs incertitudes. Un polar philosophique.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
berni_29berni_29   11 mai 2019
En observant les étoiles, nous mesurons notre propre incomplétude, notre éternel inachèvement, c'est-à-dire notre potentiel de changement, voire de transformation. Le fait que notre espèce se distingue des autres par son désir et sa capacité de changement est intimement lié à notre aptitude à reconnaître les limites de notre entendement et à contempler l'insondable.
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berni_29berni_29   11 mai 2019
Ce qu'il avait fallu oublié pour pouvoir croire dans la grandeur et l'unicité des choses qui vous arrivaient, susceptibles de marquer la vie à la manière d'une nouvelle combinaison de lettres s'imprimant sur le ruban d'une machine à écrire. Mais il n'était plus jeune. Il était fait d'une matière plus ancienne que n'importe quel temple et, depuis peu, quelque chose lui revenait, resurgissait en lui, telle l'eau d'une rivière regagnant le lit asséché qu'elle avait jadis creusé.
+ Lire la suite
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PiatkaPiatka   17 septembre 2018
Écrire, en un sens, c’est chercher à comprendre, c’est donc quelque chose qui arrive après le fait lui-même, c’est faire du tri dans le passé, et le résultat, si on a de la chance, est toujours une suite de marques permanentes sur une page. Mais danser, c’est se rendre disponible (pour le plaisir, pour une explosion, pour l’inaction) ; cela ne s’inscrit que dans le moment présent - l’instant d’après, la danse a déjà disparu. La danse disparaît sans cesse, dit souvent Ohad (Naharin). Les liens abstraits qu’elle suscite dans son public, celui de l’émotion accompagnée de la forme, ainsi que l’excitation née de notre univers de sentiments et d’imagination, tout cela provient de ce qu’elle disparaît.

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PiatkaPiatka   15 septembre 2018
Penser en mer, ce n’était pas la même chose que penser sur terre. Ce qu’il voulait, c’était dépasser les vagues déferlantes afin de pouvoir réfléchir comme on ne peut le faire que bercé par la mer. On est toujours sous l’emprise du monde, sans toutefois l’éprouver physiquement, sans s’en expliquer l’effet. On ne tire aucun réconfort de l’emprise du monde, qui donne l’impression d’un vide indifférent. Mais la mer, elle, on la sent. On y est parfaitement entouré, si fermement soutenu, si doucement bercé - structuré de façon si différente - que les pensées se présentent sous une autre forme. Lâchées en toute liberté dans l’abstrait. D’une grande fluidité.
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Annette55Annette55   01 février 2019
"La narration ne supporte pas plus l'informe que la lumiére ne supporte l'obscurité ".
Elle est "l'antithèse" de l'informe et ne peut véritablement le communiquer .....
Le chaos est la seule vérité que la narration se doit de toujours trahir. "


"Pour les anciens juifs , le monde était à la fois caché et révélé..".....
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Videos de Nicole Krauss (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nicole Krauss
Où l'on parle de Nicole Krauss au Festival America 2018.
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