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EAN : 9782756112411
355 pages
Éditeur : Léo Scheer (29/08/2018)
4.18/5   11 notes
Résumé :
Jean Lafargue, écrivain méconnu et à court d'argent, accepte au pied levé un « remplacement » dans un lycée professionnel de la banlieue bordelaise. Le nouveau professeur découvre, autant effaré qu'amusé, la réalité de l'enseignement. Il montre, avec un humour féroce, la démagogie du personnel enseignant et l'acculturation d'une jeunesse imprégnée de complotisme. Mais il noue aussi des liens étroits avec une élève qui a suscité l'hostilité de ses camarades ; et qui ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Henri-l-oiseleur
  06 octobre 2018
Comme nous vivons, peut-être à notre insu, dans une époque de guerre, nous avons droit à une littérature de propagande. Les auteurs primés par la presse sont tous du même côté et prêchent tous le même sermon : de Plenel à Ernaux, de Gaudé à Kerangal, ces faiseurs de romans engagés et d'essais fumeux jouissent de toutes les complaisances du pouvoir culturel. Ils ont des adversaires qui pratiquent la propagande inverse et sont exclus des médias, passés sous silence et ignorés du public formaté.
"L'ivraie", roman engagé contre Edwy Plenel et sa "bande à Gaza", expose des idées inverses, des "thèses nauséabondes", comme disent les libraires indépendants et antifas. Ce roman "de droite" est écrit dans une langue qui évite soigneusement les tics verbaux progressistes et bien-pensants : c'est déjà une raison pour prendre un plaisir littéraire à sa lecture. La prose de gauche est souvent marquée par l'incorrection et la haine de la langue. Mais "L'ivraie" est un roman engagé : il fera plus rire que les oeuvres d'Edouard Louis ou de Gavalda, c'est certain, grâce aux satires du monde contemporain qu'il ose faire. Mais il ennuiera à proportion de son engagement, comme la prose des grandes consciences : de longs passages sortent du romanesque pour exposer des idées politiques, des idées hétérodoxes bien sûr, mais des idées engagées. Qu'elles soient plus vraies ou plus fausses que la bouillie des faiseurs médiatisés n'a aucune importance littéraire : elles figurent comme idées dans un récit, elles rompent l'illusion romanesque et ne s'intègrent pas dans le roman comme elles devraient le faire. Par ce défaut contre lequel Stendhal met en garde, Bruno Lafourcade rejoint les Kerangal et autres plumitif-ves en usant des mêmes armes qu'eux/elles (eulles?). le roman raconte en plus les conditions de sa propre naissance et de son écriture : cette banalité de structure lui enlève de son charme. Mais il a bien fait rire le "prof" que je suis, par ses satires du milieu enseignant, de la vie quotidienne en classe, des intellectuels reconnus et nommés par leur nom, en somme par ses vertus mordantes.
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critiques presse (2)
Lexpress   05 novembre 2018
L'Ivraie, par sa radicalité, regorge de scènes justes, cruelles, dérangeantes. On peut le lire comme un anti-Entre les murs, le roman de François Bégaudeau, dont l'adaptation au cinéma avait obtenu la Palme d'or à Cannes. La langue fluide et classique de Lafourcade parvient même à intégrer les tics de langage de l'époque.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   05 octobre 2018
Bruno Lafourcade, inspiré de sa propre expérience dans l'enseignement, exprime sa colère contre les dérives d'une société qui tend à nous imposer des normes.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   06 octobre 2018
- Bien, commençons, dit Plenel. D'abord, bonjour et merci d'être venus nombreux parce que vous aimez les livres et ceux qui les font... L'an dernier, je sais que vous vous êtes interrogés sur qu'est-ce que c'est que traiter un homme comme autre chose qu'un homme... Aujourd'hui, on va se demander ce que c'est l'identité... L'identité, c'est quoi ? C'est la question que nous avons eu envie de poser à des écrivains d'aujourd'hui, des écrivains de leur temps, des écrivains qui viennent souvent d'horizons bigarrés... Malika Chebel, vous avez vingt-huit ans, vous êtes née au Mirail, à Toulouse, dans un quartier populaire, un de ceux qu'on dit sensibles, dans une famille originaire d'Algérie. Vous avez dû être une enfant précoce parce qu'on voit sur votre fiche Wikipédia que vous avez sauté la classe de CP... C'est vrai ?
- Oui, c'est vrai, je savais déjà lire... (...)
- A seize ans, vous commencez un premier roman, "La caillera vous salue bien", que vous montrez à votre professeure de français qui est elle-même auteure, qui le montre à son éditrice... Et, huit jours après, vous recevez un coup de téléphone de Grasset. (...) Ce roman, tout le monde le sait, a remporté un grand succès... A votre propos, un critique a écrit ceci : "On l'appelle la Sagan des cités, ou la Bridget Jones du Mirail. Trempée dans le bitume des banlieues, sa plume apporte un vent frais... Dans son premier roman, elle raconte le quotidien d'une adolescente, et elle le fait dans une langue colorée, qui mélange le verlan, l'arabe, et même le français classique, et revivifie l'imaginaire hexagonal par la peinture de la banlieue et des petites gens."...

p. 173-174
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   06 octobre 2018
"Nos pensées vont d'abord à la communauté musulmane de France, première victime des ces attentats", osaient dire ces journalistes, ces militants, ces ministres, avant même que les cadavres des Français chrétiens ou juifs d'origine ou de confession fussent froids. On aurait pu croire à une parodie, tant le retournement était spectaculaire ; ce n'était pas une parodie, ou bien le monde était une parodie. Néanmoins, plus aucun Français un tant soit peu éclairé n'était dupe : on pouvait toujours jeter de l'euphémisme sur le pays, de la pudeur sur son sang et un drap de mensonge sur son cadavre, c'était toujours du sel que l'on versait sur ses plaies.

pp. 250-251
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mimo26mimo26   05 octobre 2018
Je confesse que la phrase : « ... il était dans son lit, reposant dans un
silence et une obscurité impeccables, sans un bruit d’aiguille ni une tache
de jour » (première partie, premier chapitre) vient directement du roman
de Michel de Saint-Pierre, Les Écrivains ; que le jeu de mots sur « Bernanos »,
confondu avec « tétanos » (première partie, chapitre XIII), m’a été soufflé
par un épisode de la série H ; que je ne crois pas de moi la phrase : « des
Blancs qui devaient demander pardon pour des crimes qu’ils n’avaient
pas commis à des gens qui ne les avaient pas subis » (deuxième partie,
chapitre X), bien que je sois incapable de dire qui en est l’auteur ; que la
remarque de Tina sur les jeunes gens qui miment, faute de mots
(troisième partie, chapitre IV), est inspirée par un internaute dont le nom
m’échappe, comme celui du site où elle a paru ; enfin que je ne suis pas
l’auteur du néologisme « édulcoran » (troisième partie, chapitre X), bien
que je sois là encore incapable de dire qui en est l’auteur.
On le voit : les sources sont parfois incertaines ; ce dont je suis sûr,
en revanche, c’est que les extraits des articles (deuxième partie, chapitre XII)
sont bien de Mme Savigneau.
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