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Marc de Gouvenain (Traducteur)Lena Grumbach (Traducteur)
EAN : 9782742764945
149 pages
Éditeur : Actes Sud (23/10/2006)
3.73/5   88 notes
Résumé :
Loin de chez lui, Gunnar passe ses journées à jouer du violon au détriment de ses études. Lorsqu'il apprend que le domaine familial est en décrépitude, que sa mère est ruinée, il décide de rentrer, d'oublier sa musique et d'être enfin raisonnable. Confiant, le jeune héritier se met donc au travail en investissant leurs derniers sous dans l'élevage. Mais le troupeau est décimé par l'hiver. Impuissant, désespéré et hon­teux, Gunnar perd la raison.
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
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iz43
  11 novembre 2020
Une belle surprise.
Si je connaissais bien le merveilleux voyage de Nils Holgersson, j'avoue que je n'étais pas plus emballée que ça à l'idée de lire une histoire sur la folie. Pourtant au bout de quelques pages, je me suis prise au jeu et j'ai fini par succomber au charme de l'écriture de l'auteure et à cette histoire surprenante mêlant conte et fantastique.
Le violon du fou est l'histoire d'un jeune étudiant qui passe son temps à jouer du violon. Mais lorsqu'il apprend que sa mère est endettée et son domaine sur le point d'être vendu; il entreprend de gagner de l'argent dans l'élevage et la vente de chèvres. Opération qui tourne à la catastrophe et le pousse aux portes de la folie. le jeune homme devient alors colporteur.
Parallèlement on suit l'histoire d'Ingrid, une jeune orpheline entraperçue alors qu'il était étudiant. Entre les deux jeunes gens , un lien puissant et surnaturel les unit. Pourront-ils se retrouver? L'amour pourra -t-il triompher?
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sylvaine
  08 janvier 2020
Premier pas pour moi dans l'univers de Selma Lagerlöf et ma foi c'est une agréable surprise.
Le violon du fou est paru en 1899 , ce court roman ou longue nouvelle nous conte la vie de Gunnar Hedde, de ses succès et surtout de sa détresse qui le mène à la folie..La belle Ingrid pourra t'elle le ramener "à la raison"?
Légende, conte, fantasmagorie je ne sais trop, par contre lieux et gens sont finement croqués. le lecteur est aux premières loges de ce récit , à lui de se laisser porter et d'accepter de voguer entre rêve et réalité.
Une lecture qui me donne envie de découvrir un peu plus l'oeuvre de cette femme , la première a avoir reçu le prix Nobel de littérature en 1909
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Fifrildi
  17 octobre 2021
Le violon du fou, "Le Vieux Manoir" selon le titre original (En herrgårdssägen, 1899) est un livre que j'ai trouvé dans une boîte à livres. J'ai pensé que ce serait l'occasion de découvrir l'écriture de Selma Lagerlöf.
Selon la quatrième de couverture, l'auteure «surprend par la puissance de son écriture. » Je ne suis pas convaincue par cette affirmation, j'ai trouvé cette lecture assez ennuyeuse, je n'ai pas du tout été séduite par son style.
Pour l'histoire, je trouve qu'elle est mal amenée et mal racontée. le titre m'a donné une fausse idée du livre. Je pensais qu'il serait essentiellement question du violon mais c'est surtout une romance fantastique.
Une lecture qui sera vite oubliée.

Challenge SFFF 2021
Challenge ABC 2021-2022
Challenge mauvais genres 2021
Challenge multi-auteures SFFF 2021
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artemisia02
  29 mars 2020
Ce roman est ma deuxième lecture de cette auteure après l'anneau maudit.
Un conte suédois très intéressant et tellement différentes dz ceux que nous connaissons.
Deux êtres qui se cherchent, et même quand ils se rencontrent, ils n'arrivent pas à se trouver, un amour puissant continuellement contrarié par des événements et des personnes qui feront tout pour les éloigner l'un de l'autre.
Selma Lagerlöf est vraiment une grande conteuse, je prends beaucoup de plaisir à lire ses histoires. En plus, dans celle-ci, elle ajoute un soupçon de fantastique qui rehausse l'histoire : un tumulte amoureux sur fond de folie et de musique, ici le violon tient une grande importance.
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Meps
  11 mars 2017
Petite lecture d'un court roman qui me réconcilie avec Selma Lagerlof. Là où dans "Le livre de Noël", ses allusions à la religion confinaient parfois au prosélytisme selon ma lecture, ce récit est plus empreint de magie et de légendes locales. Son lyrisme dans la description des paysages se marie très bien avec cette histoire qui s'assume comme un conte où les passages irréels sont assimilés à un rêve mais toujours à la frontière avec la réalité qui permet de brouiller les cartes.
J'ai aussi beaucoup apprécié la position où elle met le lecteur beaucoup plus conscient des enjeux et de la vérité que les personnages eux-mêmes que l'on voit se débattre avec leurs doutes et leurs espoirs.
Même si le personnage principal féminin m'a longtemps irrité, par son côté ingénue qui rend bien malheureusement la seule image de la jeune femme qu'on retranscrivait à l'époque, son évolution laisse aussi espérer une même évolution de l'image de la femme en général.
L'évocation de la folie est également très réussie dans ce roman, toujours sur le fil qui sépare les fous des gens normaux, car rien n'est définitif et il est si facile de basculer du mauvais côté, au moins dans le regard des autres.
Un roman-conte réussi en somme !
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
TempsdelectureTempsdelecture   23 juin 2019
Ingrid et la mère Anna Stina marchaient dans les bois sombres. Elles marchaient depuis quatre jours et avaient dormi trois nuits dans des bergeries. Ingrid était épuisée, son visage était d’une pâleur transparente, ses yeux creux brillaient de fièvre. La mère Anna Stina jetait de temps à autre à la dérobée un regard inquiet sur elle et priait Dieu qu’Il maintienne les forces de la jeune fille, afin qu’elle n’aille pas s’affaisser sur une touffe de mousse avec l’idée d’y mourir. Régulièrement aussi, la vieille ne pouvait s’empêcher de regarder derrière elle d’un œil farouche. Car elle avait la désagréable sensation que la Faucheuse les suivait dans la forêt pour reprendre celle que les paroles du pasteur et les pelletées de terre lui avaient offerte.

La mère Anna Stina était petite et trapue, avec un grand visage carré si plein de sagesse qu’il en devenait beau. Elle n’était pas superstitieuse, elle habitait seule sans craindre ni les trolls ni les mauvais génies des bois mais, marchant là à côté d’Ingrid, elle sentait, aussi nettement que si on le lui avait dit, qu’elle côtoyait quelqu’un qui n’appartenait pas à ce monde. Et cela elle l’avait perçu dès qu’elle avait découvert Ingrid chez elle le lundi matin.

Si elle n’avait pas regagné sa maison le dimanche soir, c’était qu’au presbytère la maîtresse de maison était tombée gravement malade, et mère Anna Stina savait si bien s’occuper des malades qu’elle était restée pour la veiller. Toute la nuit, elle avait entendu l’épouse du suffragant répéter dans son délire qu’elle avait vu Ingrid revenir. La vieille, cependant, n’en avait pas cru un mot.

Et, quand enfin elle était rentrée chez elle et y avait découvert la jeune fille, la vieille voulut sans tarder retourner au presbytère pour leur dire que ce n’était pas un fantôme qu’elles avaient vu. Pourtant, quand elle avait informé Ingrid de son projet, cette dernière s’était montrée si affolée que la mère Anna Stina n’avait pas osé mettre son projet à exécution. La vie avait presque quitté la jeune fille, comme la flamme d’une bougie prête à s’éteindre dans un fort courant d’air. Elle aurait pu mourir aussi facilement que cela arrive à certains oiseaux en cage. La mort était sur les traces de cette fille, et il fallait veiller sur elle avec énormément de douceur pour qu’elle reste en vie.
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SachenkaSachenka   01 juin 2016
Le cirque les avait rejetés, racontait Blomgren, mais pas l'art. Ils servaient toujours l'art, et celui-ci valait qu'on lui reste fidèle jusqu'à la mort. Toujours, toujours des artistes!
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LounimaLounima   11 janvier 2014
"Rien n'est plus sûr et certain que le fait que le soleil adore les esplanades dégagées qui s'étendent devant les petites églises de campagne. Y en aurait-il qui n'auraient pas remarqué qu'on ne voit jamais autant de soleil que durant l'office du dimanche devant une petite église toute blanche? Nulle part les rayons ne tissent un réseau aussi dense de lumière, nulle part l'air ne demeure dans une telle immobilité emprunte de respect. C'est comme si le soleil était là pour veiller à ce que les gens ne restent pas sur le parvis à discuter. Il tient à ce que tous soient docilement assis dans l'église pour écouter le sermon, et c'est pour cette raison qu'il inonde à profusion de ses rayons les murs de l'église." (Babel - p.37)
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mimifasolamimifasola   17 avril 2014
Le jour de Pentecôte, Ingrid était à l'église, en compagnie de sa mère adoptive. Un tel jour de fête, elles avaient le droit de prendre la voiture. Autrefois, Ingrid avait adoré arriver au grand galop devant l'église, tandis que ceux qui se tenaient le long du muret de pierre et au bord de la route ôtaient leur chapeau pour saluer, et que ceux qui marchaient sur la route s'écartaient à grands pas comme fascinés. Mais désormais, plus rien ne la réjouissait. "La nostalgie retire à la rose son parfum et à la lune son éclat", dit le dicton.
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michelekastnermichelekastner   26 janvier 2018
Il soupirait fortement, car c'était une tare lourde et contraignante dans la vie que d'avoir comme lui peur de tous les animaux à quatre pattes. A vrai dire, il n'avait peur que des chèvres, et il n'aurait eu peur ni des chevaux ni des chiens ni des chats si seulement il avait pu être sûr qu'ils n'étaient pas quelque espèce de chèvres transformées. Et, de cela, il n'en était jamais certain. De sorte que, finalement, il vivait dans la déraison d'avoir peur de tous les quadrupèdes.
Il ne lui servait à rien de se souvenir de la force qui était la sienne, pas plus que de savoir que ces petits chevaux de paysans étaient en général inoffensifs. Quiconque a laissé entrer la crainte en son âme ne peut plus raisonner ainsi. La crainte est chose difficile, et pesante pour celui en qui elle a élu domicile.
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Video de Selma Lagerlöf (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Selma Lagerlöf
Selma Lagerlöf (1858-1940), du bleu de la nuit au bleu des neiges : Une vie, une œuvre (1986 / France Culture). Photographie : Selma Lagerlöf en 1907 (akg-images / NordicPhotos). Émission “Une vie, une œuvre”, intitulée “Selma Lagerlöf : Du bleu de la nuit au bleu des neiges" : un documentaire sur la grande romancière suédoise à l’univers onirique, dont l’œuvre la plus connue est “Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson à travers la Suède”. 1ère diffusion sur France Culture le 06 février 1986. L’univers de Selma Lagerlöf (1858-1940), romancière suédoise, première femme prix Nobel de littérature, est peuplé de sorcières, de génies mauvais de la forêt, d’elfes noirs mais aussi d’oiseaux rédempteurs, on y trouve une parfaite conjonction de l’ombre et de la lumière. Cet univers onirique, poétique se déploie dans ses contes, ses romans étranges, brûlants d'amour, et aussi bien sûr dans son magnifique récit du “Merveilleux Voyage de Nils Holgersson à travers la Suède”. Dans ce documentaire, Claude Metra et Michel Abgrall, donnaient la parole à Florence Bouteiller, Laurence Jeanneret, André Almuro et Isabelle Attali, et laissaient une large place à des lectures d'extraits des œuvres de Selma Lagerlöf. Production : Claude Mettra. Réalisation : Michel Abgrall.
Source : France Culture
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