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EAN : 9782359103991
48 pages
Éditeur : Ankama Editions (24/10/2013)

Note moyenne : 3.29/5 (sur 36 notes)
Résumé :
An 2157. De façon aussi subite qu’incompréhensible, l’eau ne gèle ni ne s'évapore plus sur Terre. L’inquiétude qui naît dans les milieux scientifiques vire à la panique lorsque les glaces des pôles se mettent brusquement à fondre : tsunamis et raz-de-marée submergent la planète. Les villes englouties se comptent par milliers, le climat est totalement perturbé, un tiers des terres habitées sont ravagées. Comment la structure moléculaire de l’eau a-t-elle pu se trouve... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  01 septembre 2016
Les éditions Ankama se sont lancé dans la réactualisation et la modernisation de la bibliographie de Stefan Wul, qui quoi qu'en disent les littéros est un figure majeure de la SF française qui a maintes fois prouvé l'efficacité de son pouvoir d'évocation, et pour cela je ne peux que les en féliciter !
Mais si j'avais beaucoup aimé le roman "La Peur géante", son adaptation en BD est bien décevante, d'abord et surtout parce que les auteurs ont voulu le transformer et l'édulcorer en blockbuster Marvel. Alors le tome 1 fait illusion parce qu'on suit d'assez près la première partie du roman, mais ensuite tout s'effondre et on tombe dans l'action movie à la "G.I. Joe" où les héros gagnent en muscles et perdent en cervelle au fil des pages… Donc on passe d'une belle relecture de "La Guerre des mondes" à un remake pas très inspiré d'"ID4"…

Dans ce tome 1, intitulé "La Révolte des océans", Bruno Daix, nageur de combat d'élite, et Pol Nazaire, champion de catch cyborg, renouent avec le bon vieux temps lors d'un duel de polyparcours avant que le général Driss ne convoque son protégé pour lui annoncé que les semaines de l'humanité sont comptées… Puis nous retrouvons le héros à l'aéroport d'Oran où il fait la connaissance de la linguiste Kou-Sien Tchéi en transit entre le Pakistan et la Chine (visiblement les auteurs ne sont pas forts en géographie hein !), mais pas de bol l'apocalypse est finalement pour tout de suite et est causée par une ennemi mystérieux venus des profondeurs des mers…
Bon ben, l'essentiel est réussi puisque le tsunami qui emporte l'humanité est bien réalisé. Les dessins de Mathieu Raynès sont satisfaisants en rendant bien l'ambiance futuriste, si on passe sur le héros plus prognathe tu meurs, et les couleurs d'Aintzane Land Chillon et Pedro Colombo sont correctes également. Mais…
- Pourquoi avoir fait de Pol Nazaire un malabar cyborg dans la lignée des super héros Marvel / DC Comics ?
- Pourquoi annoncer que les personnages ont six mois pour trouver une solution, pour expliquer quelques pages plus loin qu'en fait tout le monde s'est planté et que la fin du monde est pour dans 10 minutes ?
- Pourquoi avoir occulté la restructuration du monde après la catastrophe ayant rayé de la carte Russie et Etats-Unis ?
- Pourquoi avoir occulté la dimension écologique d'avant-garde dans le roman et aujourd'hui d'une criante actualité ?
- Pourquoi avoir laissé de côté l'Afrance avec ses champs sahariens et ses polders méditerranéens pour les remplacer par i-machins, des drones porteurs de cocktails et des écrans holographiques pour les civils, des appareils antigravs, des champs de forces et des canons laser spatiaux pour les militaires…
- Pourquoi les Torpèdes ne ressemblent à rien à la version aquatique géante d'un stitch patibulaire croisé avec un pikachu ?

Je suis bien conscient de ne pas laisser sa chance à cette série, parce que ce tome 1 n'est pas si mal… Mais elle ne fait que décliner en enchaînant les clichés, et pas de bol pour elle j'ai lu le roman d'origine qui est plus riche dans son contenu et plus subtil dans on propos… Les auteurs auraient du mieux potasser leur projet au lieu de se loler en en mettant Wolverine en caméo page 10 !
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terryjil
  11 octobre 2016
Petit préambule: je n'ai absolument pas lu le roman dont est adaptée cette bd, et je ne peux donc pas être déçue d'une comparaison que je ne peux pas faire ^^ Ce sera forcément une trahison puisque tout ne peut pas être traité de la même manière, et pour ma part j'aime autant ça: ça en fait deux oeuvres bien distinctes malgré le lien qui les unit, avec chacune leur intérêt propre; on n'a pas l'impression de lire deux fois la même chose ( et je dirais le même chose des reprises de chanson, ou d'une adaptation de manga en DA...).
Bref! La couverture interpelle avec Bruno Daix, le personnage principal, en gros plan, avec si vous regardez bien, dans la prunelle de ses yeux, le véritable ennemi auquel il devra faire face avec l'aide de ses amis, Pol Nazaire, journaliste et catcheur, Kou-Hsien, une jeune linguiste chinoise, et Driss, son supérieur à l'armée.
Ca commence plutôt calmement, en posant l'univers d'anticipation - grâce au petit téléphone volant, le bras cybernétisé de Pol, l'aéro-taxi, la mer rouge, les hologrammes, le vocabulaire "polyparcours" etc. - et en expliquant la menace puis vers la vingtième page, tout s'accélère! Et on a droit en quelques minutes à un véritable cataclysme digne d'un film catastrophe hollywoodien.
Ensuite , on entame la seconde partie, celle de la guerre, où les compétences "subaqua" du héros serviront.
Alors les dessins sont très chouettes, avec de grandes cases qui permettent de profiter des panoramas, j'aime bien la colorisation, les certaines ambiances fluorescentes, la narration est efficace, le scénario bien construit... D'où me vient donc ce sentiment de série B, bonne mais loin d'être indispensable? Peut-être des personnages... le héros est jeune et beau gosse ( même si je déteste son look de footballeur-hipster!), la linguiste qu'il rencontre est aussi jeune et mignonne comme par hasard, son pote noir fait le faire-valoir idéal avec muscles et humour, et Driss (dont j'adore par contre la trogne, très Robert Dalban des Tontons flingueurs!) est sans doute le supérieur dont tout troufion rêverait, compétent, sérieux mais chaleureux.
Bref des stéréotypes de blockbuster américain ( à part Driss qui fait donc plutôt échappé de vieux film français)... Pas mauvais en soi mais trop calibrés, ils manquent de ce petit supplément d'âme (cet indéfinissable charme ^^) qui fait qu'on s'attache aux héros d'une aventure
Les autres défauts:
- un petit côté "united colors of benetton": le blanc, le noir, le berbère, la chinoise... ça part d'une bonne intention de montrer un monde au racisme éradiqué, mais du coup le monde devient hyper binaire: l'union sacrée des humains contre les méchants qui cherchent à les exterminer. de nouveau, on retrouve un caractère très hollywoodien.
- le truc qui m'énerve un peu : à la toute fin, Kou-Hsien dit "je veux vous aider, vous aurez besoin d'une linguiste pour traduire la langue de l'ennemi" et Bruno qui lui répond "oui, bon, on va voir ce qu'on va faire pour vous mon petit. " Mon petit. Mon. Petit... MON PETIT?!! Mais qu'est-ce que c'est que cette espère de condescendance à deux francs? Quelque chose que je pardonne à un grand blond musclé de BD de science-fiction des années 70, Luc Orient pour ne pas le nommer, je ne le pardonne pas à un grand blond musclé de BD de science-fiction des années 2010, ou plutôt à leurs auteurs. Justement l'action prend place dans le futur, pas dans une société dont ils seraient obligés de traduire le machisme à travers le langage des personnages. Je pense qu'ils ont largement adapté le roman original donc même si le dialogue se trouvait texto chez Wul, ils auraient pu se permettre de le modifier pour éliminer ce "mon petit"...
Bon, mis à part ça, la BD reste très sympathique à lire, produit calibré certes mais qui procure un bon moment de divertissement, et dont on a envie de lire la suite.
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meygisan
  27 décembre 2016
N'ayant pas lu le roman dont cette bd est l'adaptation, je ne pourrais comparer. Habituellement je me procure le roman mais ma bibliothèque favorite ne le possède pas dans ses rayons et l'attraction pour cette bd est trop forte pour que je puisse patienter. C'est donc dénué de toute comparaison que j'entreprend la lecture puis la critique de celle ci, pour ce qu'elle est. Ma dernière expérience en date ( lecture de l'adaptation avant l'oeuvre originale) s'est soldée par une grosse déception.
Ce premier tome se lit très vite. L'auteur place d'emblée le lecteur au coeur de l'action et de l'intrigue. Ici pas de longues introductions ou présentations, en témoignent les pages entières sans aucun dialogue. l'auteur place ses personnages, et donc le lecteur face à une catastrophe planétaire sans précédent, et face à une menace extraterrestre. Pas de place non plus pour un quelconque mystère, l'objectif de l'auteur est bien ailleurs... Mais où donc? Rien ne laisse présager dans ce tome 1, très rapide, d'une quelconque direction au profit d'une autre, les 48 pages servent uniquement à placer les humains face à leur propre destruction, orchestrée par une race inconnue d'alien, mais dont les motivations sont présentées comme clairement belliqueuses. Ici encore pas de place au dialogue, la riposte humaine lors de la "rencontre" est traitée de manière offensive, par le militaire de service. On tire d'abord et on pose les questions ensuite.
Si sur le fond, l'histoire ressemble à de la bonne action sf, genre la Guerre des mondes ou Monsters, la forme ne semble ni réhausser le niveau tant attendu, ni démentir la direction que prend à priori l'intrigue. J'ai comme un mauvais pressentiment.
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py314159
  22 février 2021
La révolte des océans est le premier tome de la trilogie de la peur géante. En 2157, l'humanité est menacée par un phénomène aussi étrange qu'inattendu. L'eau ne gèle plus et au bout de quelques jours, le niveau des océans augmente dangereusement. Denis Lapière et Mathieu Reynès adaptent un roman de Stefan Wul écrit en 1957 et qui prend une nouvelle dimension de nos jours avec le dérèglement climatique. Sans préjuger de la qualité de l'adaptation, l'intrigue est plaisante et les dessins agréables, même si les hommes semblent tous sortis d'une salle de musculation. La lecture donne envie de se plonger dans le roman original.
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bibliomanu
  25 mars 2014
Je serais bien le dernier à me plaindre de travailler en médiathèque. Non pas pour tous les avantages que les gens s'imaginent en général. Je précise au passage, pour tenter de briser un cliché largement répandu et qui revient le plus souvent, que non, je ne passe pas mon temps à lire au boulot. En revanche, j'ai l'opportunité de lire certains livres ou autres bandes dessinées, ou bien de voir des films avant qu'ils ne soient mis à disposition du public. Tout ça en direct de my home associated, histoire d'être cohérent avec ce que je vous disais à l'instant.
Et parfois il arrive que je découvre des perles au hasard de mes pérégrinations dans les locaux de réception, quand bien même la curiosité naturelle n'aurait pas été activée. Une BD en tête de rayonnage et l'affaire est jouée. C'est dire si l'équipe d'Ankama, ou même Denis Lapière et Mathieu Reynès, qui avaient déjà eu l'occasion de bosser ensemble sur l'incontournable Alter Ego, ont fait du bien beau job en matière de couverture qui attire l'oeil, avec cette teinte bleutée dans laquelle se baigne un grand visage d'homme barbu, des bulles éparses autour de son visage, les yeux grands ouverts avec une forme énigmatique se dessinant dans ses iris.
Ce visage on va très vite apprendre à le connaître. Il s'agit de celui de Bruno Daix, nageur pour l'A.U.E.M. Il est en congès depuis peu mais son boss, Driss Bouira le sollicite pour une mission de la plus haute importance dans le Pacifique Nord. Il s'agirait, peut-être, de découvrir pourquoi depuis quelque temps, l'eau ne gèle plus sur Terre. Nous sommes en 2157, la chaos est à portée de mains.
A l'image de la couverture, le lecteur de la Peur géante se retrouve très vite hypnotisé par l'histoire et les dessins qui la portent. Hypnotisé et néanmoins porté par le courant d'une narration vive et alerte. L'action se met très vite en place après la scène d'introduction. Bruno Daix se retrouve en transit à l'aéroport d'Oran quand l'inexplicable se produit. La fonte des glaces s'est accentuée provoquant un gigantesque tsunami qui ravage toute la surface de la Terre. Les planches qui décrivent la catastrophes se révèlent totalement sidérantes, angoissantes.

J'ai lu La Peur Géante, le livre de Stefan Wul, il y a fort longtemps, sans en garder un souvenir très prégnant. A la lecture de la BD, je mesure combien je devais être trop jeune à l'époque pour en apprécier toute la teneur. le roman puise en effet sa force dans des considérations écologiques dont je ne mesurais pas la portée à l'époque. L'adaptation riche en événements et en rebondissements parfaitement maîtrisés, appuyée d'une pertinence et d'une cohérence coloristiques, a provoqué, je l'avoue, la volonté de me replonger dans le roman pour avoir – à nouveau – le fin mot de l'histoire... en attendant la suite de l'adaptation. Mission accomplie en tout cas de la plus belle des manières pour Denis Lapière, Mathieu Reynès, y compris pour ce qui est du dossier consacré à Stefan Wul en fin d'ouvrage. A sa lecture on aurait envie cette fois-ci de lire toute l'oeuvre de l'auteur et toutes celles que les éditions Ankama ont eu la bonne idée d'adapter. Quand les mots et l'images se complètent de la sorte, c'est du tout bon.
Lien : http://bibliomanu.blogspot.com
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critiques presse (4)
BoDoi   09 décembre 2013
Une aventure de science-fiction trépidante, tendance film catastrophe à thématique écolo.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Auracan   14 novembre 2013
Le scénario de Lapière est idéalement rythmé et on se laisse emporter par cette Révolte des Océans comme par une vague de… plaisir de lecture !
Lire la critique sur le site : Auracan
BDGest   22 octobre 2013
Le choix a été fait de miser sur l’action et le spectacle mis en scène dans un cadre graphique privilégiant les cases imposantes. Il y a du mouvement, la démesure des vagues assaillant les métropoles est suffisamment bien rendue, l’étendue des dégâts également, mais il manque quelque chose pour installer un climat d’angoisse découlant de la menace qui projette de noyer l’Humanité.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   17 septembre 2013
Ce premier tome est une des meilleures surprises que j'ai lu ces derniers jours. J'aime beaucoup ce genre de récit et j'ai hâte de découvrir la suite. Les amateurs ne seront pas déçus ! Une œuvre à posséder dans toutes bonnes bibliothèques.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   06 septembre 2016
- Vous êtes têtu, vous.
- Je suis militaire.
- Pourquoi je ne suis pas étonnée ?
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TellaTella   21 juillet 2014
La planète entière s'est battue pendant plus d'un siècle pour éviter le réchauffement climatique et voilà que maintenant, par on ne sait quel mystère, le danger est à nouveau là et plus aigü que jamais. Car le compte à rebours a commencé: si d'ici quelques semaines nous n'avons pas inversé ce phénomène, 25% des terres habitées seront submergées par de gigantesque tsunamis!
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reve2003reve2003   31 mai 2018
La matière la plus répandue sur terre aurait changé de propriétés physiques en un claquement de doigts ?!
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Erik_Erik_   21 novembre 2020
L'ignorance préserve de la peur.
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