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EAN : 9782266023467
Éditeur : Pocket (08/01/1993)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 129 notes)
Résumé :
Ici, il y a des dragons. Il y a des enchanteurs, une mer immense et des îles. Ged, simple gardien de chèvres sur l'île de Gont, a le don. Il va devenir au terme d'une longue initiation, en traversant nombre d'épreuves redoutables, le plus grand sorcier de Terremer, l'Archimage.
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
  17 avril 2017
Terremer : c'est d'abord un monde d'eau qui tolère la présence de quelques pitons rocheux éparpillés ici et là sur lesquels, vaille que vaille, les hommes s'accrochent. Dans ce monde liquide et de terres éparses, la magie est omniprésente. On la trouve dans le vent qui agite les cheveux ; elle pénètre au coeur des arbres vénérables dans les forêts profondes, ou au milieu des haies vives à l'orée des champs. Aux yeux du mortel, elle parait aussi naturelle que la respiration, aussi indiscutable que les cycles de la vie. Pour lui, elle peut se montrer bienveillante ou effroyablement cruelle.
Seuls les mages peuvent maîtriser cette terrible puissance capable d'infléchir les vents, de raisonner la vague impétueuse, de soigner les maladies ou de comprendre le chant des oiseaux. Elle peut être destructrice, cette puissance, si elle n'est pas utilisée avec sagesse et tempérance.
Ainsi commence l'histoire de Ged le chevrier ! Ce sale gosse, insolent, impétueux, a les dons d'un grand mage. Il voit les choses invisibles pour tous les autres ; il comprend et maîtrise les mouvements désordonnés de la nature. Mais la sagesse manque à ce jeune trublion. Malgré les enseignements et les avertissements de ses Maîtres, il fait preuve d'une effarante vanité. Dominé par la jalousie et l'esprit de compétition, il finit par se perdre. Pauvre Ged, l'apprenti mage le plus doué de sa génération, qui se retrouve poursuivi sans trêve ni repos par son ombre maléfique…
Ce premier livre, c'est comme une chanson de geste, un poème épique. C'est un roman de Fantasy différents des autres, enfin ! de ceux que j'ai pu lire… Pas de fracas des armes, pas de râles des morts, pas de civilisation qui s'effondre, où de perfidies immondes… Rien d'autre qu'un malheureux qui expie pour ses errements, aidé dans sa quête par de fidèles compagnons, et qui sème la joie là où il passe. Ce roman, c'est une union permanente avec le vent fou, les arbres, les vagues endiablées, et les grands oiseaux… Et pourtant, allez comprendre ! durant tout le livre, je me suis retrouvé baigné dans une sorte de douceur attachante. J'ai vraiment hâte de retrouver Ged…
Club imaginaire 2017 Poul Anderson et Ursula le Guin
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Siabelle
  18 août 2016
«Cet enfant, ne sera pas non plus un homme comme les autres…»
Je ne connais pas du tout cette auteure, je remarque qu'elle se spécialise dans la science-fiction et la fantasy. En regardant sa fiche, je vois qu'elle reçoit de nombreux prix pour ses ouvrages, dont le roman «La main gauche de la nuit», qui se distingue. Je constate aussi qu'elle gagne un prix pour le conte de Terremer :
- Prix locus du meilleur recueil de nouvelles, 2002
«Car c'est une bien dangereuse chose que de tenir dans l'obscurité l'esprit d'un mage-né.»
Captivant, Intriguant, Angoissant

Quand j'ouvre mon livre, je m'envole dans un autre univers avec notre héros, qui se prénomme Ged. Jeune, il s'aperçoit qu'il possède un don, lorsqu'il grandit, il s'en sert par instinct pour sauver son village. À la suite de cet évènement, un inconnu vient le chercher, pour qu'il exploite son potentiel. Il doit donc partir pour aller à l'école des sorciers.
C'est alors que Ged, à l'école, relève un défi pour son rival et il enfreint les règles, puis il en subit les conséquences. C'est ainsi qu'il est poursuivi par une ombre, qui libère des ténèbres. Pour s'en défaire, il doit la traquer.
C'est dorénavant sa quête, il voyagera alors à travers les terres, il traversera les mers. Sur sa route, il affrontera des obstacles, il fera des rencontres risquées et inattendues. Est-ce qu'il va survivre dans ce territoire obscur et hostile ? Est-ce qu'il va réussir à s'en sortir ?



C'est ma première excursion, dans le monde d'Ursula Le Gain et à ma grande surprise, c'est une belle découverte. Je suis alors conquise par son écriture raffinée, magnifique et soutenue. Pour décrire son récit, elle joue merveilleusement bien avec les mots, ses descriptions sont très imagées et bien détaillés. Au coeur de cette nature sauvage, on imagine bien les couleurs, on hume les odeurs. Au fil des pages, on soupçonne toujours une ombre, qui épie et on suspecte les dangers, qui peuvent survenir, lors de ses contrées étrangères. Elle écrit tellement bien, qu'on se laisse subjuguer par les aventures de notre héros.

L'auteure réussit très bien à nous créer un cadre enchanteur où il fait bon de s'évader. Sa plume est tellement expressive et ses lieux sont tellement bien précis, on s'y croit nous aussi. Je constate que le livre est bien construit, j'aime bien les sous-titres dans la table de matières et il y a une carte aussi. Je trouve que ça permet de nous repérer. C'est un monde à part où il y a une part d'ombre et de lumière, ainsi que le mal et le bien, s'y glisse. C'est subtil, ça se ressent dans l'air où il y a toujours une tension fragile, où un doute persiste autant pour le lecteur que pour son personnage Ged.


Dans l'ensemble, c'est une belle histoire, qui se lit facilement, avec des personnages hauts en couleurs. L'auteure manœuvre bien son intrigue et elle maintient ton attention. Je n'ai pas vu vraiment de points négatifs à part que je n'ai pas tout retenu les noms des villes ou des personnages. Je ne veux pas analyser le côté fantasy, je crois qu'il y a d'autres critiques qui le font et je ne suis pas encore familière avec ce genre, je mentionne plus mon ressenti ici.
Pour terminer, c'est un petit livre à mettre entre deux pavés et je vais poursuivre avec plaisir ma découverte de cette auteure talentueuse. «Est-ce que c'est vrai que seule une ombre peut combattre une ombre ? Seules les ténèbres peuvent vaincre les ténèbres ? »
P.S Je remercie mon ami, qui m'a suggéré cette lecture et vous pouvez aller voir la critique à Bernacho.
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Bernacho
  07 août 2016
Taoïsme et féminisme sont les deux mamelles d'Ursula le Guin. Elle le reconnaît volontiers (peut-être pas exactement en ces termes, j'en conviens), bien que ce fut une découverte pour moi hier. Elle a d'ailleurs produit sa propre version du Tao Te King en anglais.
Le Sorcier de Terremer, publié en 1968, un premier roman célébrissime qui a eu des suites, est d'abord une oeuvre de commande, une « fantasy pour onze ans et plus », qui a séduit et séduit encore par sa poésie et son éthique. Votre mission, Bernacho, si vous l'acceptez, est de relire Terremer (trente ans après) et d'y chercher les traces du taoïsme. (Notez avant de poursuivre : vous trouverez des critiques moins maniaques et meilleures que celle-ci à portée de clic).
Plongeons donc à tire d'ailes vers Terremer, cet archipel imaginaire peuplé de gens de toutes les couleurs (que les adaptations visuelles, notamment le film des studios Ghibli, « blanchissent » systématiquement). le héros de cette histoire se fait appeler Epervier - un collègue. C'est un grand magicien. Ce roman est l'histoire de son adolescence, de sa formation, roman initiatique et quête. On l'appelle Epervier, mais son vrai nom est... secret.
Connaître le vrai nom des êtres et des choses donne du pouvoir sur eux. C'est la base de la magie de cet univers. Ca fait penser à certains aspects de la kabbale (et c'est certainement de l' « analogisme » dans le sens de Descola). Mais lisons donc :
« Ce n'est pas un secret. Toutes les puissances, je pense, ne font qu'un tout en leur source et en leur fin. Les années et les distances, les astres et les chandelles, l'eau, le vent et la sorcellerie, l'art de la main humaine et la sagesse des racines de l'arbre : tout s'élève en même temps. Mon nom, et le tien, et le vrai nom du soleil ou d'une source, ou d'un enfant qui n'a pas encore vu le jour, tous forment les syllabes du grand mot que prononce très lentement l'éclat des étoiles. Il n'y a pas d'autre puissance. Pas d'autre nom. »
S'il n'y a pas du Tao ici je veux bien perdre mes plumes ! Une cosmologie qui définit à la fois la magie et l'éthique de sa pratique, c'est ce qui m'a frappé. Il y a aussi le Tai Chi, le yin et le yang, appelé ici Equilibre, qui occupe une place centrale. Il y a une méprise ou une minimisation du pouvoir. La frugalité est mise à l'honneur chez les magiciens. Et les personnages savent volontiers tenir leur ego à sa place.
« Pour entendre, il faut être silencieux. » Ogion, l'homme qui vit dans la nature, parle aux araignées et aux arbres et méprise le pouvoir, semble être le vrai « saint taoïste » de cette histoire. Son attitude envers son apprenti fait penser à Lie Tseu qui, au bout de dix années, demande à son maître quand son enseignement va enfin commencer, et se fait répondre que comme il n'a rien compris on va en remettre pour dix ans...
Evidemment on peut ignorer tout ça pour apprécier ce livre limpide et éblouissant, au style simple et ciselé, et aux allures de conte.
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PhilippeCastellain
  12 mars 2017
Terremer, ou en anglais Earthsea, est l'un de mes univers de fiction préféré, mais reste assez peu connu en France. Contrairement à d'autres, il n'a jamais bénéficié d'un portage à l'écran ; trop sérieux, il n'a jamais trouvé vraiment sa place entre l'héroïque fantaisie et la poésie de Tolkien.
Son principal charme, c'est d'être constitué uniquement d'îles, des centaines au milieu d'un océan immense. Chacune d'entre elles est un petit monde. Il y en a dévouées à l'agriculture, d'autres occupées par des villes magnifique ; de grande civilisations, des barbares, des terres abandonnées, des repères de dragons… Et tout autours l'océan, et ce qu'il y a au-delà est un mystère. La magie y tient une place très importante. Pour l'essentiel, elle n'est constituée que d'illusions. La magie puissante, la vraie, est complexe et régie par des règles nombreuses et implacables, et la moindre erreur peut coûter très cher.
C'est ce qu'apprendra à ses dépends le héros, Ged. Né dans un village de paysans, il révèle de grandes dispositions pour la magie : encore enfant, il sauve son village d'une attaque de barbares à l'aide d'un brouillard enchanté. Mais il se révèle trop ambitieux. Confié au meilleur magicien de l'île, il n'est pas satisfait de l'apprentissage de celui-ci, et demandé à être envoyé à l'école des magiciens, dans la grande île de Roke. Elève brillant, il progresse rapidement. Mais il en veut toujours plus.
Au cours d'une soirée, un élève rivale lui jette un défi. Il lance un sort qui le dépasse, et ouvre une brèche entre deux mondes. Quelque chose en jaillit, l'attaque ; et son maître sacrifie sa vie pour refermer la déchirure. Gravement blessé, Ged met des mois à guérir. Il n'est plus le jeune magicien prometteur et brillant mais un homme blessé, ayant perdu son talent et traqué par un monstre dont nul ne sait rien…
La plume d'Ursula le Guin est magnifique, et le monde jaillit de son imagination à la fois incroyablement riche et bien construit. Malgré l'abondance d'éléments fantastiques, il garde un côté sobre, voir austère : la magie n'a généralement rien de spectaculaire, et son usage pose plus de problèmes qu'il n'en résout ; la vie dans les îles est souvent montrée comme assez dur. Mais il est magnifique, et c'est une joie de suivre le héros à travers les archipels, les terres inconnues et mystérieuses et l'immense océan.
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jamiK
  23 mars 2017
M'étant accoutumé aux romans de science-fiction de Ursula Le Guin, je découvre le premier opus de son oeuvre de Fantasy, Terremer, et c'est sans doute le plus merveilleux roman de pure Fantasy que j'ai ouvert jusqu'à ce jour.
C'est un livre de sagesse que l'on a envie de lire lentement, à voix haute en prenant un air solennel. Les mots sont aériens, tout en légèreté, appellent à la sérénité. On a aussi envie de s'imprégner de l'enseignement, des paroles d'Ogion, et même de ses silences, on se sent bercé par les vagues et par le vent lors des périples en mer, on se sent apaisé par le flegme de son ami Vesce... Chaque mot est à sa place, chaque image nous fait voyager...
C'est un livre de quête initiatique, Dan/Ged, l'épervier doit affronter son moi profond pour devenir un grand sorcier.
Tout le talent d'Ursula le Guin s'explique par les procédés de magie qu'elle a imaginé dans son roman : le langage, les mots sont au centre de l'intrigue, avec cette magie centrée sur les noms ancestraux de chaque chose « Qui veut être Maître des Mers doit connaître le vrai nom de chaque goutte d'eau de mer. »
Dans ses romans de Science-fiction, L'aspect ethnologique ou anthropologique est toujours très approfondi, finement exploré, imaginé, dans les rencontres entre les différentes sociétés intelligentes. C'est un angle de vue que j'apprécie tout particulièrement chez Ursula le Guin et qui en fait un de mes auteurs préféré de SF. J'avais peur en ouvrant un de ses romans de Fantasy de ne pas retrouver cet aspect. Il est pourtant bien présent ici, avec la visite de tous ces peuples insulaires. Elle imagine un monde cohérent, structuré où la magie tient un rôle social bien campé, bien défini, où chaque fait extraordinaire invoqué a sa raison d'être.
J'ai envie de conclure par cette citation qui résume mon propos et qui donne un aperçu du style d'Ursula Le Guin :
« il eut l'impression de n'être lui-même qu'un mot dans la bouche du soleil »
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
Eric76Eric76   15 avril 2017
Ged s'était imaginé qu'en devenant l'apprenti d'un grand mage, il aurait immédiatement accès aux mystères et à la maitrise du pouvoir. Il comprendrait le langage des bêtes comme celui des feuilles, se disait-il ; d'un mot, il infléchirait les vents, et il apprendrait à changer de forme à son gré. Peut-être son maitre et lui se feraient-ils cerfs pour galoper ensemble, ou survoleraient-ils la montagne jusqu'à Ré Albi, portés par leurs ailes d'aigles.
Mais ce n'est pas du tout ainsi que les choses se passèrent. C'est à pied qu'ils s'en furent, descendant d'abord dans le Val, puis contournant lentement la montagne par le sud-ouest ; on leur offrait le gîte dans les petits villages, ou ils devaient passer la nuit à la belle étoile comme de pauvres sorciers itinérants, dinandiers ambulants ou mendiants. Ils ne pénétrèrent dans aucun domaine étrange. Il ne se passa rien. Le grand bâton de chêne du mage, que Ged avait tout d'abord regardé avec une crainte mêlée d'espoir, se révéla n'être qu'un robuste bâton de marche, rien de plus.
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Eric76Eric76   13 avril 2017
L'Archimage Nemmerle, Gardien de Roke, était un vieillard ; on disait de lui qu'il était le plus âgé de Terremer. Il souhaita aimablement la bienvenue à Ged, d'une voix tremblante comme le chant de l'oiseau. Sa robe, sa barbe et ses cheveux étaient blancs, et l'on aurait dit que le lent passage des années avait épuré de son corps tout ce qu'il avait pu contenir de lourd et de sombre, le laissant blanc et lisse comme du bois flotté qui aurait dérivé pendant un siècle.
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SiabelleSiabelle   12 août 2016
- Il est très rare , dit enfin le jeune homme, que les dragons proposent aux hommes de leur rendre service.
- Mais il est très commun, répondit le dragon, que les chats jouent avec les souris avant de les tuer.
- Je ne suis pas venu ici pour jouer, ni pour que l'on joue avec moi. Je suis venu conclure un marché avec toi.
Aussi effilée qu'une épée, mais cinq fois plus longue, la pointe de la queue du dragon vient s'arquer comme celle d'un scorpion au-dessus de la cuirasse de son dos, plus haut que la tour. Il répliqua sèchement :
- Je ne conclus jamais de marché. Je prends. Qu'as-tu à m'offrir pour que je ne puisse te prendre quand il me plaira ?
- La sécurité. Ta sécurité. Jure de ne jamais venir voler à l'est de Pendor et je jurerai de ne point te faire du mal.
La gorge du dragon émit un son rocailleux, comme une avalanche de pierres sur les flancs d'une montagne. Le feu dansa sur sa langue à triple fourche. Il se dressa encore plus haut, couvrant les ruines de son ombre : ''Tu m'offres la sécurité ! Tu me menaces ? Avec quelle arme ?''
- Avec ton nom, Yevaud.
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MusardiseMusardise   12 novembre 2019
La rage au cœur, Ged le regarda s'éloigner en se jurant qu'il triompherait de son rival, non pas au cours d'une simple joute d'illusions, mais dans une véritable confrontation de pouvoirs. Il montrerait sa valeur, et il humilierait Jaspe. Il ne laisserait pas cet individu le toiser avec sa grâce, sa morgue et sa haine.
Ged ne s'était pas soucié de savoir pourquoi Jaspe le haïssait. Il savait seulement pourquoi lui, il haïssait Jaspe. Les autres apprentis s'étaient vite rendu compte qu'ils pouvaient difficilement se mesurer à Ged, que ce fût pour s'amuser ou sérieusement, et ils disaient de lui, certains avec admiration, d'autres avec aigreur : "C'est un mage-né ; il ne nous laissera jamais gagner." Jaspe était le seul à ne pas faire son éloge, mais il ne l'évitait pas non plus, se contentant de le regarder d'un air dédaigneux, un léger sourire aux lèvres. Et c'est pourquoi Jaspe était son seul rival, qu'il lui fallait écraser.
Ged ne voyait pas, ou refusait de voir, que cette rivalité, à laquelle il se cramponnait et qu'il nourrissait comme une facette de son orgueil, recelait les dangers et les ténèbres contre lesquels le Maître Manuel l'avait doucement mis en garde.
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SiabelleSiabelle   13 août 2016
- Seigneur Épervier (Ged) , vous serait-il possible de dire un mot à ce vent ?
- À quelle distance de Roke sommes-nous ?
- Nous avons parcouru plus de la moitié du chemin, mais depuis une heure nous ne progressons plus, monsieur.
Ged parlait au vent, qui souffla moins fort. Pendant un certain temps; ils progressèrent à une allure respectable. Mais souvent le vent se mit à souffler également du sud par rafales, repoussant la barque vers l'ouest, dans le ciel, les nuages s'éventrèrent et bouillonnèrent. Le patron du bateau, furieux, rugit :
- Ce vent est complètement fou, il souffle de tous les côtés à la fois ! Avec un temps pareil, seul le vent de mage pourra nous faire avancer, Seigneur.
Devant cette requête, Ged se renfrogna, mais puisque marins et navire étaient en danger à cause de lui, il fait appel au vent de mage pour gonfler la voile.
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