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EAN : 9791037509734
156 pages
Les arènes jeunesse (05/10/2023)
4.62/5   55 notes
Résumé :
LʼHistoire telle qu'on l'enseigne encore à lʼécole ne tient pas compte du rôle des femmes au fil des siècles.
À la Préhistoire, elles chassaient. Au Moyen Âge, elles bâtissaient des cathédrales ou gouvernaient des fiefs. Elles se sont battues lors de la Révolution. Au XXe siècle, elles ont lutté pour obtenir l'égalité des droits. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elles aussi ont été résistantes.
Avec humour et pédagogie, Titiou Lecoq nous f... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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Comme j'aurais aimé, petite fille, adolescente, et jeune adulte, avoir ce livre entre les mains!
J'en aurais rêvé, je l'aurais désiré au plus profond de mon coeur.
Car je le sais, je n'aurais pas été celle que je suis si ces mots étaient tombés sous mes yeux plus tôt.

Petite, je ne percevais pas qu'à l'école, dans les livres, dans les médias et dans la rue, on ne me racontait que l'histoire des hommes. Cela ne me posait pas de problème puisque je n'envisageais pas autre chose. L'Histoire avait été faite par les hommes, un point c'est tout.
Aujourd'hui, alors que j'enchaine les lectures féministes, toutes plus passionnantes les unes que les autres, je réalise que j'ai été victime d'une vaste tromperie.
Et je ne suis pas la seule! Toutes et tous, nous avons appris que si le monde est ce qu'il est, c'est parce que des hommes avaient agit, dit, écrit, produit, qu'ils s'étaient battus, avaient milité et résisté.

Pourtant, la moitié de l'Humanité (c'est beaucoup, n'est-ce pas?) avait été effacée du tableau comme du récit collectif. Etait-ce parce que cette moitié (les femmes) n'avaient pas pris part à cet immense mouvement? Aux avancées, aux luttes, combats, productions, écrits?
Non.
C'était simplement parce qu'elles avaient tout bonnement été effacées dudit récit.
Dans un processus conscient. Volontaire. Politique.
J'insiste:
CONSCIENT
VOLONTAIRE
POLITIQUE.
Il fallait maintenir les femmes dans une position d'infériorité, de faiblesse (physique, intellectuelle, psychique) pour assoir le système patriarcal et éviter qu'elles ne découvrent que d'autres avant elles avaient été pleinement actrices de leur destinée et de celle du pays qui les portait.

Ceux qui me lisent régulièrement savent que j'ai fait un article similaire au sujet d'un autre livre de Titiou Lecoq: Les grandes oubliées, Pourquoi l'Histoire a effacé les femmes,
un livre absolument essentiel que je recommande à toutes et tous. de ce livre a découlé celui dont je vous parle aujourd'hui. C'est sa version jeunesse si l'on veut.
Et croyez-moi, Les femmes ont aussi fait L Histoire est tout aussi réussi. S'il s'adresse d'abord à la jeunesse, il mériterait de se retrouver entre toutes les mains - adultes comprises.

Vous savez pourquoi?
Figurez-vous que j'ai réalisé que malgré les nombreux essais féministes que je lisais, les centaines de portraits de femmes que j'y découvrais, je ne parvenais pas à les mémoriser et à en garder trace dans mon esprit.
Pourquoi?
Parce que j'avais une mauvaise mémoire?
Et bien non. J'ai plutôt une très bonne mémoire, d'ailleurs.

Mais il se trouve que ce que je lis aujourd'hui (des essais historiques et sociologiques féministes) est ce que j'aurais dû lire enfant. Ce que l'on aurait dû me rabâcher, années après années, à l'école, au collège, au lycée. Ce que j'aurais fini par savoir, sans même m'en rendre compte, parce que j'aurais eu à lire et voir des dizaines de textes, de pièces de théâtre, de films… Des productions qui se seraient adressées à la partie de mon cerveau la plus plastique, celle que les apprentissages modelaient à leur guise.
Pourtant, ce n'est pas cette Histoire que l'on m'a alors racontée et rabâchée. Ce n'est pas cette histoire que mon cerveau s'est entrainé à mémoriser depuis ses plus tendres années.
Résultat des courses, les noms de ces femmes se perdent et se mélangent. Leurs plus hauts faits aussi.

Alors je me suis dit : et si je lisais un livre qui s'adressait à la jeunesse (et donc à cette part de mon cerveau anciennement plastique et malléable), l'effet n'en serait-il pas décuplé?
Et bien figurez-vous que si!

J'ai plus appris (et retenu) entre ces pages qu'entre les centaines qui l'avaient précédées.
Par exemple:
Je sais que si l'on parle des hommes préhistoriques et non des femmes préhistoriques (que l'on imagine vaguement comme des cueilleuses patientes recueillies au fond des grottes, un enfant accroché à la mamelle) c'est parce que cette période a été redécouverte au XIXème siècle - probablement le siècle le plus misogyne que l'Humanité ait connu - et qu'on y a collé la vision d'alors.
J'ai appris qu'Ulysse, Achille et Hercule n'étaient pas les seuls héros que l'Antiquité avait imaginé, Atalante les dépassait tous.
J'ai découvert qu'au Moyen-âge, les femmes étaient nombreuses à régner, exercer un art (artisanat, médecine, eutocie…), bâtir, s'épanouir dans la cité. Elles n'étaient nullement cantonnées aux foyers.
Qu'à cette période a succédé la Renaissance. Une période de lumières et d'avancées, nous apprend-on. Pourtant, l'obscurantisme le plus abjecte y est également né. C'était, pour les femmes, le début du « grand renfermement ». Au choix, elles devenaient bonnes à rien ou dangereuses, accusées de sorcellerie dès qu'elles étaient jugées trop libres ou trop savantes, renvoyées dans les maisons.
Et même celles qui parvenaient à sortir leur épingle du jeu, comme Catherine de Médicis, se sont vues collées au XIXème siècle une légende noire (merci monsieur Dumas!). Ainsi, cette reine qui avait, sa vie durant, mené une politique de réconciliation entre protestants et catholiques, n'était plus qu'une sombre empoisonneuse, accusée des pires maux et des actes les plus retords.

Et puis Voltaire, vous connaissez? Vous saviez qu'il avait copié (littéralement) certaines de ses plus grandes pièces sur celles d'une autrice éminemment connue à l'époque, Catherine Bernard? Et Jean de la Fontaine, ça vous dit quelque chose? Et bien figurez-vous qu'il a fait de même à partir des fables d'une certaine Marie de France. Mais ça, tout le monde l'a oublié. On a préféré se souvenir des auteurs que des autrices, aussi douées étaient-elles.
Des autrices. Un lien tout trouvé avec les fameux noms de métier sur lesquels on s'écharpe encore aujourd'hui. Saviez-vous qu'au Moyen-âge, les doctoresses, les orfèvresses, les agentes et les tavernières, étaient légion?
Et bien figurez-vous qu'au XVIIème siècle, L Académie Française a décidé que ces mots n'auraient plus droit d'être. Et par là même, nombres de ces femmes se sont vues interdites d'exercer. Hop, une pierre deux coups! Quiconque se penche un instant sur l'histoire du métier de sage-femme constatera l'arnaque du siècle! Les Académiciens en ont même profité pour inventer des règles grammaticales qui n'existaient pas alors, comme la bien célèbre « le masculin l'emporte sur le féminin ». Fastoche, non?

Les femmes ont aussi été à l'initiative de la Révolution Française, c'est par elles que la situation s'est débloquée et c'est encore par le sacrifice de l'une d'entre elles, Charlotte Corday, que le bain de sang qui s'ensuivit a pris fin.
Au début du XIXème, le Code Napoléon s'est empressé de les calfeutrer dans leurs maisons, de les cantonner à la sphère familiale en les emprisonnant par là-même sous des tonnes de tissus, cerceaux et corsets.

Infatigables, elles ont malgré tout continué de se battre pour passer le bac, aller à l'Université, obtenir le droit de vote. Pourtant, personne ne se souvient aujourd'hui de Julie-Victoire Daubié, de Maria Deraismes ou de Marguerite Durand.
Après la première guerre mondiale, Louise Weiss avait beau faire les gros titres des journaux pour ses actions militantes en faveur du droit de vote des femmes, je n'en avais jamais entendu parler avant ce jour. Les députés avaient alors d'autres plans pour les femmes: leur faire faire des bébés, pour repeupler la France, et créer un nouveau modèle: la femme au foyer.

Et puis nous sommes nombreux.ses à connaître le célèbre architecte Le Corbusier. Pourtant, vous saviez que c'était l'une de ses employées, Charlotte Perriand, qui était à l'origine de nombre des pièces de design qui ont fait son succès?
Et la Résistance, pendant la deuxième guerre mondiale, parlons-en! Les maquisards, Jean Moulin et autres hommes portant de longs manteaux et évoluant dans l'ombre… et bien figurez-vous que l'immense majorité des Résistants étaient des Résistantes. Sauf qu'elles ont agi dans l'ombre et qu'elles n'ont pas réclamé de médailles à la fin de la guerre. Citons Yvonne Oddon, à l'origine même du nom « Résistance » ou Emilienne Moreau-Evrard (entre autres, vous l'avez compris).
Le droit de vote (enfin) obtenu, ce sont elles encore qui se sont battues pour disposer de leur corps comme elles le souhaitaient. Heureusement, nous n'avons pas oublié Gisèle Halimi et Simone Veil.

Aujourd'hui, le mouvement #metoo l'a montré, les femmes continuent de se battre pour le droit de dire "Non",
pour celui de ne pas faire d'enfants,
ou de mener une carrière,
celui de faire ce qu'elles veulent de leur corps, de leurs kilos et de leur pilosité,
pour le partage de la charge mentale et contraceptive, du travail domestique,
pour celui de pouvoir se promener dans la rue, habillées comme elles le souhaitent, sans se faire agresser,
celui d'être reconnues pleinement à l'égal des hommes (ni plus bêtes, ni plus sensibles, ni moins scientifiques, ni moins rigoureuses…et ce, dans tous les secteurs de la société).
C'est cela le féminisme.

Ainsi c'est toute L Histoire qui est à réécrire.
Et ne pas se contenter simplement d'ajouter un encart, en bas à droite des pages des manuels scolaires, avec « la femme qui a marqué l'époque » comme s'il s'agissait d'une exception. Mais bien d'inclure. de lier ces deux histoires pour n'en faire plus qu'une.
Vraie.
Complète.
Je souhaite que toutes et tous vous lisiez ce livre. Que vous, parents, mères, pères, l'ouvriez avec vos filles et vos fils. Que cette spirale infernale cesse, que le patriarcat s'effondre et qu'enfin, filles et garçons, puissions-nous vivre ensemble, portées par les mêmes jambes, avec les mêmes perspectives.
Lien : https://www.mespetiteschroni..
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« J'ai écrit l'ouvrage que j'aurais aimé lire quand j'étais plus jeune. » (p. 13) Titiou Lecoq revient systématiquement sur chaque période de l'Histoire pour en démonter les idées reçues, balayer les clichés et rétablir les femmes à leurs places. Non, les femmes du Paléolithique ne se contentaient pas de la cueillette. « J'ai été stupéfaite de découvrir que nos ancêtres préhistoriques adoraient peindre ou graver des vulves sur les parois des grottes. Il y en a beaucoup plus que de symboles de pénis. » (p. 26) Mais le patriarcat a pris racine dans nos sociétés dès le néolithique, déniant aux femmes certaines libertés. Pourtant, les chercheur·euses retrouvent peu à peu la trace de guerrières féroces et de prêtresses respectées de l'Antiquité ou encore de chevaleresses valeureuses ou de reines puissantes au Moyen Âge. Avec la Renaissance s'impose la loi salique en France : les femmes ne peuvent plus être reine du pays, sauf par la régence. de nombreuses chasses aux sorcières sont lancées à travers l'Europe et l'Académie française, fondée au 17e siècle, cristallise une conception misogyne de la langue, effaçant les règles de majorité et de proximité, voire des mots comme « autrice ». « En réalité, on n'a pas seulement oublié le mot, c'est pire, la société a oublié les autrices qui avaient existé, leurs oeuvres ont disparu des bibliothèques. » (p. 82) La Révolution française s'est encore une fois chargée de renvoyer les femmes dans les maisons, bridant leurs velléités d'expression et d'émancipation, puis le 19e siècle culmine au sommet des périodes sexistes. Mais gare au retour de bâton ! « Ce que les misogynes n'avaient pas prévu, c'est que plus on enlève de liberté à des personnes, plus elles risquent de se révolter. » (p. 112) C'est là que se formalise vraiment le féminisme.

De tout temps, les femmes ont porté des revendications, mais avec le féminisme, elles affirment qu'elles ne se laisseront plus renvoyer au foyer et à la maternité et qu'elles refusent définitivement la passivité devant leur propre destin. Les deux guerres mondiales et la résistance leur donnent une place qu'elles refusent de rendre, à raison. Au nombre des victoires des féministes, il faut compter l'acquisition du droit de vote, l'abrogation du Code Napoléon en France ou encore le droit à l'avortement et à la contraception. Les luttes se poursuivent, car les droits de femmes ne sont jamais acquis : il faut sans cesse les défendre et en réclamer d'autres, et ce tant que le monde ne sera pas véritablement et définitivement égalitaire. « Cette histoire nous concerne toutes et tous, parce que, pour lutter contre les inégalités entre les femmes et les hommes, il faut comprendre d'où elles viennent. Pour construire une société plus juste demain, nous avons besoin de connaître notre passé. » (p. 14)

Cette adaptation en album pour la jeunesse est une réussite. Les propos sont clairs, finement expliqués et non dénués d'humour. Ce bel ouvrage rejoint évidemment mon étagère féministe. de Titiou Lecoq, je vous recommande également Les morues et Honoré et moi.
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Après avoir lu Les grandes oubliées, j'ai été heureuse et enthousiaste de découvrir l'édition de cette version adaptée à la jeunesse, richement illustrée. Découpée en grands chapitres chronologiques, l'histoire des femmes (françaises) racontée par Titiou Lecoq est mise en images par un.e illustrateur.ice différent.e pour chacune des 12 périodes abordées.
Il s'agit donc d'un livre très agréable à feuilleter et à lire, d'un format intermédiaire, dont la diversité graphique incarne la volonté de faire évoluer les représentations que nous avons intégrées sans les questionner, au cours de notre scolarité et dans notre culture historique.

Au dynamisme de l'univers graphique s'ajoute le discours direct et chaleureux de l'autrice qui parle, comme toujours, en son nom propre, dans un mélange d'autobiographie et de restitution journalistique de données issues de la recherche en histoire.
Je suis une groupie de Titiou Lecoq et j'apprécie beaucoup son travail. Ma seule appréhension avec cet ouvrage est de savoir si ce style direct n'a pas l'inconvénient de ne prêcher qu'aux convaincu.e.s.
Est ce qu'un.e jeune - à fortiori un jeune homme - qui baigne dans une culture traditionnelle concernant l'histoire pourrait être vraiment convaincu par ce livre ? Pas sûre, après ce n'est peut être pas le public visé. Renforcer les acquis de ceux qui sont déjà gagnés à la cause n'est pas non plus négligeable.
Est ce qu'une bibliographie de références scientifiques n'aurait pas été bienvenue pour donner plus de poids au propos ?

Le livre est recommandé à partir de 12 ans par l'éditeur. Je me suis empressée de l'envoyer à mon filleul passionné d'histoire pour son anniversaire, en espérant que la lecture alimente des questionnements et réflexions.
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Vous le savez sûrement si vous le suivez depuis un moment, je suis une grande admiratrice de Titiou Lecoq. J'avais adoré son essai sur les grandes oubliées de l'histoire, sorti en 2021, et que j'offre depuis régulièrement ou fait lire à mes collègues profs d'histoire notamment (et bonne nouvelle, il vient de sortir en poche à petit prix). Alors vous imaginez ma joie quand j'ai découvert que l'autrice avait écrit une version jeunesse. On y retrouve exactement les mêmes ingrédients que dans le livre pour adulte : des explications simples, de la pédagogie et beaucoup d'humour. C'est une parfaite première approche de l'histoire version féministe pour les ados, pour leur donner envie d'aller plus loin et d'interroger leurs profs : pourquoi on ne parle pas de tout ça dans les manuels ? Je l'ai dévoré une soirée et je vais m'empresser de le mettre sur ma prochaine commande pour le CDI : je suis sure qu'il trouvera beaucoup d'adeptes.
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Le version jeunesse des Grandes oubliées que je vais proposer dans ma classe après avoir lu le livre d'origine de Titiou Lecoq qui reprend l'Histoire de la préhistoire à nos jours sous un angle différent mais réel : l'auteure nous montre l'importance du rôle des femmes dans la société et la façon dont les hommes ont tendance à l'effacer...
Bien que factuel et très documenté, ce livre est parsemé d'humour et de légèreté !
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critiques presse (2)
Ricochet
10 avril 2024
Tout commence au Néolithique par l’agriculture et la segmentation des tâches. Les inégalités entre hommes et femmes se creusement lentement au détriment des dernières, jusqu’à la chasse aux sorcières du Moyen-Âge et un Premier Empire misogyne. L’autrice relève toutefois la tension permanente entre l’idéologie affichée et la réalité pratique du rôle crucial des femmes.
Lire la critique sur le site : Ricochet
LaTribuneDeGeneve
12 décembre 2023
Adaptation dédiée aux jeunes dès 9 ans de son essai de 2021 «Les grandes oubliées» (2021), l’ouvrage revient sur la place accordée aux femmes dans l’histoire et les rôles qui leur ont été assignés de la préhistoire à nos jours. [...] Le tout sur un ton hautement sarcastique tout à fait jouissif.
Lire la critique sur le site : LaTribuneDeGeneve
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
En général, on croit toutes et tous au progrès. On pense que la vie à la Préhistoire était très difficile, et qu'ensuite, de siècle en siècle, tout est allé de mieux en mieux et que cela va continuer ainsi.
Les événements que je viens de te raconter démontrent que ce n'est pas toujours le cas. Et cela implique deux conséquences très importantes. D'abord, les choses peuvent s'aggraver. A certaines époques, les femmes ont perdu des droits, et cela pourrait recommencer. Il faut donc y faire très attention. Ensuite, les choses peuvent s'améliorer. Les femmes ont gagné des droits. Mais cela ne s'est jamais fait tout seul, comme par magie. A chaque fois, il a fallu que des gens s'organisent et se battent - et cela en valait la peine.
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« Cette histoire nous concerne toutes et tous, parce que, pour lutter contre les inégalités entre les femmes et les hommes, il faut comprendre d’où elles viennent. Pour construire une société plus juste demain, nous avons besoin de connaître notre passé. » (p. 14)
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Hier comme aujourd'hui, les femmes veulent vivre comme des êtres humains à part entière, libres de leur corps, de leur vie, de leurs choix.
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« J’ai été stupéfaite de découvrir que nos ancêtres préhistoriques adoraient peindre ou graver des vulves sur les parois des grottes. Il y en a beaucoup plus que de symboles de pénis. » (p. 26)
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« En réalité, on n’a pas seulement oublié le mot, c’est pire, la société a oublié les autrices qui avaient existé, leurs œuvres ont disparu des bibliothèques. » (p. 82)
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Videos de Titiou Lecoq (59) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Titiou Lecoq
Titiou Lecoq vous présente son ouvrage "Une époque en or : les aventures extraordinaires d'une famille ordinaire" aux éditions L'Iconoclaste. Entretien avec Sylvie Hazebroucq.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/3045057/titiou-lecoq-une-epoque-en-or-les-aventures-extraordinaires-d-une-famille-ordinaire
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