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Robert Pépin (Traducteur)Jean-Pierre Sicre (Préfacier, etc.)
ISBN : 2859409998
Éditeur : Phébus (18/05/2004)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 24 notes)
Résumé :

Ce matin-là... un adolescent de dix-neuf ans, son violon sous le bras, quitte à pied son village, dans l'Ouest de l'Angleterre, et prend la route de l'Espagne : un pays dont il ne sait à peu près rien...

Nous sommes en 1935. Notre marcheur va, parcourir en un an, de Vigo jusqu'en Andalousie, plus de mille kilomètres au long des sentiers de transhumance et des chemins muletiers.

Il va découvrir, à la faveur de haltes dans des fa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
raton-liseur
  29 octobre 2013
La quatrième de couverture était dithyrambique, la couverture était originale et jolie, je me suis laissée tenter par ce livre et cet auteur dont je ne connaissais rien. Dommage que la découverte n'est pas été à la hauteur de ma curiosité.
Ce livre retrace deux années de la vie d'un jeune garçon qui quitte sa famille pour d'abord travailler tant bien que mal à Londres puis ensuite pour arpenter les chemins d'Espagne, vivant de sa musique et de ses rencontres. En ces années 30 de profonde récession économique, une telle équipée était ou bien courageuse ou bien très naïve, et l'auteur, qui revient sur ses aventures trente ans plus tard n'hésite pas à nous faire penser que la seconde hypothèse est la bonne. Mais ce livre démontre que l'aventure était possible, dommage que je n'ai pas très bien vu ce qui avait poussé ce jeune homme sur les routes, ce qu'il cherchait, et surtout, ce qu'il y avait trouvé.
Ce livre finalement court pour les deux ans qu'il retrace est surtout une succession de tableaux, dans lequel la vocation poétique de l'auteur se fait sentir, car les descriptions manquent rarement d'être bien menées et manquent encore moins d'originalité. Mais ces descriptions ne prennent pas place dans un récit, dans un propos. Elle se succède au gré des aléas de la route, et doivent se suffire à elles-mêmes, ce qui m'a laissé sur ma faim.
Et pourtant, Laurie Lee a bien dû voir et apprendre plus qu'il ne le dit, car, évacué au début de la guerre d'Espagne, il retournera dans ce pays pour cette fois s'engager, bien loin de l'attitude contemplative du poète sans le sou qu'il prend pendant tout le récit. Et cette seconde aventure en Espagne ne semble pas avoir fait l'objet d'un autre livre, pas même dans ceux de l'auteur non traduits en français.
Dommage donc que cette lecture ne m'ait pas plus accrochée. Un livre plus destiné à ceux qui aiment les descriptions des villes chauffées à blanc de l'Espagne, ou à ceux qui ont tout autant les semelles que la tête ouvertes aux quatre vents.
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topocl
  08 novembre 2015
On retrouve quelques années plus tard le jeune garçon de Rosie, ou le goût du cidre. le voilà à 20 ans, sac à dos et violon sous le bras, parti à pied à la découverte du Grand Monde, de ses chemins, de ses paysages, de ses habitants et de ses bars. le sud de l'Angleterre et Londres d'abord, puis l'Espagne, pays torride où son chemin croise une grande pauvreté, mais aussi une chaleureuse hospitalité. Toute cette partie est un peu angélique, tant tout le monde il est bon, tout le monde il est gentil. J'ai donc vu arriver avec plaisir la guerre (ce n'est sans soute pas une chose à dire!), dans les derniers chapitres, qui met un peu de tripes au récit. Mais il faudra attendre Instants de guerre pour savoir vraiment ce qui s'y passe.
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SophiePatchouli
  31 août 2014
un livre pour les vagabonds, les bohèmes, les idéalistes qui donne foi en l'humanité et espoir... Un style frais et tout plein de poésie nous emmène auprès d'un gamin sans le sou qui a décidé d'être libre...
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EFar
  26 juillet 2011
Avec la pauvreté comme terrain d'entente, on peut rencontrer bien du monde. C'est un peu ce que j'ai retenu de ce journal de voyage chargé de soleil. Cider with Rosy nous avait laissé dans les Cotswold, ce livre quitte l'Angleterre des années 30 et nous emmène en Espagne. La plume de Laurie Lee est ici encore sensible et fine. Avec son écriture épurée, très poétique, il m'a fait voyager sur ses épaules dans ce pays qui devait lui sembler profondément exotique : fruste, ancien, presque mythique, écrasé de soleil, et un monde sans doute disparu aujourd'hui. Un pays où il faisait bon cheminer avec pour bagage un violon.
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MIOP
  09 février 2012
UN BEAU MATIN D'ETE est un véritable "road movie".C'est avec une écriture simple et lumineuse que Laurie Lee nous décrit l'ambiance et les tensions de l'Europe à la veille de la seconde guerre mondiale. A la fois autobiographique et romanesque, ce roman, second d'une trilogie magnifique, nous ouvre les yeux sur toute une époque. C'est d'une manière différente des manuels d'histoire que nous appréhendons la vie des gens, de l'Angleterre à l'Espagne en 1936.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
raton-liseurraton-liseur   29 novembre 2013
Il n’y avait vraiment aucune raison de se presser. Je n’allais nulle part… N’avais d’autre but que l’endroit même où je me trouvais, là, tout près de la chaleur épicée de cette terre étrangère que j’avais à quelques centimètres du visage. Jamais encore je ne m’étais senti aussi repu de temps, aussi libéré du besoin de faire ou de bouger. (p. 127, Chapitre 6, “De Ségovie à Madrid”).
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NanneNanne   25 mai 2009
J'y avais accepté que, bien gras et bien riche, le gros bonnet contemplât tout d'un œil vitreux alors qu'au marché, des hommes se battaient pour quelques déchets, que d'aimables vierges de la haute vinssent à l'église en carrosse alors que des mendiantes accouchaient dans les coins de portes [...]. J'avais cru que les uns et les autres faisaient tout simplement partie du tableau et ne m'étais jamais posé la question de savoir si c'était juste ou injuste. [...] J'eus pour la première fois conscience que le grabuge n'allait pas tarder.
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ivredelivresivredelivres   06 avril 2012
A pied j'étais passé par des villages misérables où, dans le vent et la poussière, des foules d'enfants m'avaient accompagné le long des rues. Les prêtres et les femmes se signaient dès qu'ils m'apercevaient.
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NanneNanne   25 mai 2009
Je remarquai vite qu'il s'y trouvait beaucoup d'autres voyageurs, et que tous, nous avancions vers le nord en une sombre et lente procession. Si certains étaient vagabonds professionnels, la majorité appartenait à la grande armée des chômeurs qui, à cette époque-là, errait sans but à travers toute l'Angleterre.
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SophiePatchouliSophiePatchouli   31 août 2014
Il y avait eu ds soirs empourprés, des soirs aussi juteux que le fruit de la treille, des soirs où la lune toute mince paraissait fendre les nuages ainsi qu'une lame de couteau. Et encore il y avait eu des aurores de bref orage, où, dans le noir, je me réveillais sous des gouttes de pluie qui semblaient dégringoler des éclairs eux-mêmes. Seul je me mettais alors en route vers un village où, dans le froid, je restais à attendre qu'on sortît de son sommeil pour me vendre un bout de pain...
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Dans la catégorie : Poésie anglaiseVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature anglaise et anglo-saxonne>Poésie anglaise (101)
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